LasĂ©pulture « n’étant pas situĂ©e immĂ©diatement Ă  cĂŽtĂ© d’une pyramide royale, le propriĂ©taire du mastaba n’était probablement pas un membre de la famille royale », est-il mentionnĂ© dans le texte du communiquĂ© , qui Ă©voque encore une « dĂ©couverte remarquable() qui va contribuer Ă  comprendre » les techniques de construction des bateaux dans l’Égypte
Sous le nom d’Amarna ou Tell el-Amarna, on dĂ©signe le site de Moyenne Égypte oĂč le pharaon de la XVIIIe dynastie XIVe s. av. AmĂ©nophis IV-AkhĂ©naton choisit d’édifier sa nouvelle capitale pour prendre ses distances avec ThĂšbes et pour fournir un cadre appropriĂ© au culte, plus ou moins exclusif, du dieu solaire Aton qu’il tenta d’imposer au pays. Par extension le terme amarnien » peut Ă©galement s’appliquer Ă  tout ce qui touche Ă  ce rĂšgne peu banal dans l’histoire Ă©gyptienne et en particulier Ă  l’art et aux idĂ©es nouvelles en vigueur Ă  cette Ă©poque. CrĂ©dit Barry Kemp et Kate Spence, Egypt exploration society ; infographie Michael Mallinson La ville d’Amarna, bien que trĂšs ruinĂ©e, constitue un cas exceptionnel dans l’archĂ©ologie Ă©gyptienne, tant par son caractĂšre Ă©phĂ©mĂšre que par son importance historique et la richesse des informations de toute sorte qu’elle peut apporter. À cĂŽtĂ© des tombes et des temples, on trouve aussi lĂ  une ville proprement dite avec des palais, des rĂ©sidences de notables, des maisons plus modestes, un quartier ouvrier, des rues, tout un vaste ensemble dont la fouille progressive permet de mieux apprĂ©hender l’urbanisme pharaonique dont les trop rares tĂ©moignages n’ont encore intĂ©ressĂ© que peu de spĂ©cialistes. Des recherches archĂ©ologiques de plus ou moins grande envergure ont en effet lieu depuis plus d’un siĂšcle sur ce site ; si elles ont d’abord permis de mettre en valeur les aspects exceptionnels de ce qu’il est convenu d’appeler l’aventure amarnienne », elles donnent lieu Ă©galement, dĂ©sormais, Ă  d’autres approches, tout aussi stimulantes et fĂ©condes, sans verser pour autant dans le sensationnel, voire le romanesque, que suscite trop souvent cette pĂ©riode. Plan du site de Tell El-Amarna Le site d’Amarna Amarna est situĂ© en face de la ville antique d’Hermopolis magna, non loin de la ville moderne de Mellawi. Le nom erronĂ©, mais entrĂ© dans l’usage, de Tell el-Amarna est le fruit de la dĂ©formation des noms d’un village actuel, el-Till, et d’une tribu arabe installĂ©e lĂ  anciennement, les Beni Amran. LocalisĂ© sur la rive est du Nil, le site est remarquable et d’une grande beautĂ©. Il consiste en une vaste Ă©tendue 10 km Z 5 km limitĂ©e Ă  l’ouest par le Nil et Ă  l’est par la chaĂźne arabique qui forme Ă  cet endroit comme un cirque. C’est dans ce paysage presque clos et somme toute vierge qu’AkhĂ©naton, accompagnĂ© de la reine NĂ©fertiti, dĂ©cida de bĂątir la nouvelle capitale dĂ©diĂ©e au dieu Aton et baptisĂ©e Akhetaton Horizon d’Aton », le territoire symĂ©trique situĂ© sur la rive gauche constituant une sorte d’arriĂšre-pays pour la nouvelle citĂ©. La dĂ©cision et sa mise en application datent de l’an 4 ou 5 du rĂšgne ; la construction de la ville dut se faire trĂšs rapidement, mais en un sens elle ne fut jamais complĂštement terminĂ©e et il faut imaginer qu’Amarna resta plus ou moins un chantier permanent. CrĂ©dit Barry Kemp et Kate Spence, Egypt exploration society ; infographie Michael Mallinson Les limites de la ville et de son territoire, ainsi que les circonstances de la fondation, sont fixĂ©es par des stĂšles-frontiĂšre de grande taille, accompagnĂ©es de statues, qui furent taillĂ©es Ă  mĂȘme le rocher. Elles sont au nombre de trois sur la rive gauche et de onze du cĂŽtĂ© d’Amarna proprement dit. Elles se dĂ©gradent mais certaines sont encore assez bien conservĂ©es et leurs reprĂ©sentations la famille royale adorant Aton et leurs textes constituent des tĂ©moignages prĂ©cieux ; les inscriptions surtout, du fait que leur langue comme leur phrasĂ©ologie sont caractĂ©ristiques de cette pĂ©riode et des bouleversements qu’elle suscita. La ville Il faut rappeler qu’Amarna n’est encore que partiellement connu du fait de son Ă©tendue et de la prĂ©sence de gros villages ou de cultures dans l’ancienne zone urbaine proprement dite le long du fleuve, et parce que les fouilles n’ont portĂ© que sur une partie du site. Certes, aprĂšs le passage rapide des grandes expĂ©ditions et des voyageurs du XIXe siĂšcle J. G. Wilkinson en particulier, puis les brefs sĂ©jours de plusieurs Ă©gyptologues W. F. Petrie, U. Bouriant, vint le temps des grandes prospections, des relevĂ©s systĂ©matiques de tombes et des fouilles proprement dites grandes expĂ©ditions britanniques puis allemandes jusqu’en 1914, grandes campagnes de l’Egypt Exploration Society de Londres entre 1921 et 1936. Mais il reste encore des zones entiĂšres Ă  explorer, et cela selon une dĂ©marche plus lente, plus mĂ©ticuleuse - comme le veut l’archĂ©ologie actuelle - qui est d’ailleurs celle des chercheurs britanniques qui ont repris les recherches sur ce site depuis les annĂ©es 1980. La ville au sens strict du terme en dehors des nĂ©cropoles et des territoires agricoles ou semi-dĂ©sertiques est en fait constituĂ©e de tout un vaste ensemble plus ou moins discontinu, avec son centre, ses quartiers suburbains, voire ses dĂ©pendances parfois Ă©loignĂ©es ; le tout s’étale du reste sur toute la longueur du site. Du nord au sud les principaux quartiers ou ensembles Ă©taient les suivants. 1. La ville du nord, avec ses maisons et son palais qui aurait Ă©tĂ© la rĂ©sidence royale principale. 2. Une sorte de rampe ou de plate-forme qui enjambait la voie royale laquelle traversait tout le site longitudinalement. 3. Le palais du nord, construit peut-ĂȘtre Ă  l’origine pour la reine NĂ©fertiti, avec ses dĂ©pendances. Des peintures montrant entre autres la vie dans les marais couvraient certains murs. 4. Le faubourg nord qui pourrait avoir Ă©tĂ© une extension postĂ©rieure et inachevĂ©e de la ville centrale. 5. Cette derniĂšre est en un sens la mieux connue ; du fait de son importance elle a en effet Ă©tĂ© particuliĂšrement Ă©tudiĂ©e, mais les inconnues demeurent nombreuses, les bĂątiments n’ayant conservĂ© que leurs arasements. Une bonne partie de cette ville centrale est constituĂ©e par des constructions cultuelles et officielles sĂ©parĂ©es par des rues, le tout suivant un plan gĂ©nĂ©ral en quadrillage. Parmi un certain nombre de sanctuaires consacrĂ©s au dieu solaire se trouvait lĂ  le grand temple d’Aton ; appelĂ© Maison d’Aton dans Akhetaton », c’était un vaste ensemble de cours et de portiques avec des autels Ă  ciel ouvert, diffĂ©rent en cela du temple Ă©gyptien classique. La principale construction officielle Ă©tait le grand palais, ensemble Ă©galement considĂ©rable comprenant divers bĂątiments et cours Ă  destination publique ou privĂ©e. La rĂ©sidence royale proprement dite, situĂ©e de l’autre cĂŽtĂ© de la voie royale, Ă©tait reliĂ©e au palais par un pont. PrĂšs de lĂ  se trouvait aussi le bureau des archives oĂč Ă©taient conservĂ©es les dĂ©pĂȘches diplomatiques et la correspondance officielle en rapport avec les affaires du Proche-Orient. Parmi les nombreuses maisons privĂ©es enfin, il faut mentionner celle du grand-prĂȘtre d’Aton, Panehesy. 6. Plus au sud se trouve un autre quartier oĂč l’on a retrouvĂ© la maison et l’atelier d’un sculpteur de tout premier plan, Thoutmes. 7. Une structure mal identifiĂ©e a Ă©galement Ă©tĂ© repĂ©rĂ©e prĂšs du Nil ; elle est connue sous le nom de temple du fleuve ». À la mĂȘme hauteur, mais beaucoup plus Ă  l’est, ont Ă©tĂ© dĂ©couvertes les traces d’une occupation d’époque romaine, avec en particulier un camp. 8. Plus au sud encore se trouvait le Marou-Aton, sorte de rĂ©sidence annexe comprenant des bĂątiments divers, des sanctuaires, des jardins et mĂȘme un lac de plaisance. Toutes les parties d’Akhetaton Ă©numĂ©rĂ©es ci-dessus sont plutĂŽt situĂ©es dans la zone occidentale du site, plus ou moins prĂšs du Nil. Plus Ă  l’est, dans le dĂ©sert et non loin des falaises, se trouvent encore d’autres Ă©lĂ©ments de la ville et de ses dĂ©pendances. Ainsi y a-t-il tout au nord trois autels », constructions faites de brique et de pierre ; sans doute en relation fonctionnelle avec les tombes septentrionales, ils ont aussi dĂ» ĂȘtre utilisĂ©s lors de la cĂ©rĂ©monie de la prĂ©sentation du tribut Ă©tranger. Vers le centre du site, on trouve encore les restes d’un village fermĂ© par un mur, sorte de citĂ© ouvriĂšre qui dut abriter les hommes qui creusĂšrent et dĂ©corĂšrent la tombe royale et les sĂ©pultures des grands personnages on songe Ă  Deir el-MĂ©dineh, Ă  ThĂšbes, oĂč vĂ©curent les ouvriers de la nĂ©cropole. Une autre zone d’habitation, sans doute destinĂ©e au mĂȘme usage, a Ă©tĂ© dĂ©couverte encore plus Ă  l’est. La tombe royale et les sĂ©pultures des notables On n’a retrouvĂ© Ă  Amarna qu’un nombre insignifiant de tombeaux quand on songe Ă  la population qui habita cette ville et y mourut. C’est que, comme trĂšs souvent en Égypte, on ne s’est intĂ©ressĂ© surtout qu’aux sĂ©pultures les plus importantes. Or, du fait qu’Akhetaton a Ă©tĂ© assez rapidement abandonnĂ© par ses habitants, et en premier lieu par ses notables qui n’avaient pas coupĂ© tous les liens avec ThĂšbes, ces derniers n’avaient pas toujours eu le temps ni la volontĂ© ? de se faire construire un tombeau dans la nouvelle capitale. Du reste, les grands hypogĂ©es d’Amarna sont pour certains inachevĂ©s et semblent n’avoir pas Ă©tĂ© utilisĂ©s Ă  moins que les dĂ©funts et leur Ă©quipement funĂ©raire n’aient Ă©tĂ© dĂ©mĂ©nagĂ©s lors de l’abandon de la ville ?. Vers le nord-est s’ouvre dans la falaise l’entrĂ©e d’un long vallon, le Darb el-Malek. Il mĂšne, quelques kilomĂštres plus loin, Ă  ce qui devait ĂȘtre le cimetiĂšre royal. Mais des quelques sĂ©pultures prĂ©sentes, une seule a Ă©tĂ© dĂ©corĂ©e et sans doute utilisĂ©e celle d’AkhĂ©naton. TrĂšs profond et d’un plan assez proche de ceux qu’on connaĂźt Ă  la vallĂ©e des Rois, Ă  ThĂšbes, le tombeau du roi comporte comme deux prolongations latĂ©rales. Sans doute a-t-il Ă©tĂ© agrandi pour recevoir la reine et en tout cas la princesse Maketaton, morte prĂ©maturĂ©ment. Bien que trĂšs dĂ©gradĂ©s, les reliefs qui ornent l’hypogĂ©e tĂ©moignent encore du renouvellement de la thĂ©matique et du savoir-faire de ceux qui conçurent et exĂ©cutĂšrent sa dĂ©coration. Princesse AmarniĂšne Les sĂ©pultures des grands dignitaires Ă©taient quant Ă  elles creusĂ©es dans la falaise qui entoure le site. On en compte six, regroupĂ©es au nord, et dix-neuf, concentrĂ©es au sud, qui sont particuliĂšrement notables. Quoique assez proches des tombes thĂ©baines de la seconde moitiĂ© de la XVIIIe dynastie, elles prĂ©sentent parfois certaines diffĂ©rences entre elles, tant dans leur plan que dans leur dĂ©cor. LĂ  encore, l’état de conservation est malheureusement des plus mĂ©diocres. C’est regrettable car on avait affaire Ă  des reliefs et Ă  des textes du plus haut intĂ©rĂȘt documentaire et artistique famille royale, culte rendu Ă  Aton dans son temple, hommage d’étrangers, vie quotidienne Ă  Akhetaton, hymnes plus ou moins dĂ©veloppĂ©s... Cela d’autant plus que ces tombes rupestres appartenaient aux plus hauts dignitaires, ceux qui contrĂŽlaient la marche mĂȘme de la ville et du pays vizir, haut clergĂ© d’Aton, chefs du trĂ©sor, chancelier, chambellan, chef de la police, gĂ©nĂ©raux, maire, directeur des travaux... Il faut tout particuliĂšrement signaler la tombe du pĂšre divin AĂż qui, aprĂšs le retour Ă  l’ orthodoxie », finira par succĂ©der Ă  ToutĂąnkhamon et par monter sur le trĂŽne. Le Divin PĂšre AĂż L’importance d’Amarna Tell el-Amarna n’a pleinement fonctionnĂ© comme ville et n’a vraiment Ă©tĂ© habitĂ© que pendant une vingtaine d’annĂ©es une occupation sporadique a pu subsister prĂšs du Nil et on sait que des traces d’époque romaine ont Ă©tĂ© retrouvĂ©es en un ou deux points. L’histoire du site se limite donc au rĂšgne d’AkhĂ©naton et de ses successeurs immĂ©diats ; mais ce rĂšgne ne se ramĂšne pas entiĂšrement Ă  Amarna ; l’Égypte, ThĂšbes, Memphis ont continuĂ© Ă  vivre leur vie propre pendant ce temps. C’est dire qu’il faut toujours garder un certain recul pour situer Amarna dans l’histoire et dans la civilisation Ă©gyptiennes. Il est vrai que malgrĂ© son caractĂšre Ă©phĂ©mĂšre et les destructions auxquelles il fut condamnĂ© avec Horemheb et ses successeurs, le site a fourni des documents exceptionnels, qui ont enrichi notre vision de l’Égypte du Nouvel Empire et mĂȘme du Proche-Orient contemporain. C’est lĂ  par exemple qu’ont Ă©tĂ© dĂ©couvertes, provenant du bureau des archives, les lettres d’Amarna », c’est-Ă -dire environ quatre cents tablettes Ă©crites en akkadien et faisant connaĂźtre avec prĂ©cision la situation politique en Syrie-Palestine, les intrigues, les renversements d’alliances. C’est Ă  Amarna Ă©galement qu’ont Ă©tĂ© dĂ©couvertes des oeuvres qui ne sont pas seulement les productions les plus Ă©tonnantes du nouvel art amarnien », mais qui comptent parmi les plus grandes rĂ©ussites de l’Égypte ancienne ainsi le trĂšs cĂ©lĂšbre buste de NĂ©fertiti maintenant Ă  Berlin, qui fut retrouvĂ© dans l’atelier du sculpteur Thoutmes. Mais l’importance d’Amarna ne rĂ©side pas seulement dans ce que cette ville a eu d’exceptionnel. Akhetaton fut aussi la ville d’innombrables Égyptiens anonymes, entraĂźnĂ©s sans bien comprendre dans des Ă©vĂ©nements qui les dĂ©passaient. Des tĂ©moignages modestes montrent par exemple qu’ils conservaient au cƓur mĂȘme de la citĂ© d’Aton leur dĂ©votion pour les divinitĂ©s traditionnelles. C’est cet autre visage d’Amarna, complĂ©mentaire du premier, qui est de plus en plus l’objet des recherches menĂ©es sur le site.
AutrefoissituĂ©e dans une cataracte du Nil, l’üle de Philae Ă©tait considĂ©rĂ©e comme l’un des lieux de sĂ©pulture du dieu Ă©gyptien antique Osiris. Il Ă©tait considĂ©rĂ© comme sacrĂ© pour sa femme, Isis, par les Égyptiens et leurs voisins nubiens et les archĂ©ologues ont trouvĂ© des preuves que des temples honorant Isis existaient sur l’üle depuis au moins le 6Ăšme siĂšcle avant JC
DerniĂšres Infos AFP / le 01 fĂ©vrier 2016 Ă  16h48 Les restes relativement bien conservĂ©s d'un bateau de 18 mĂštres vieux de quelque ans ont Ă©tĂ© mis au jour dans la nĂ©cropole des pyramides d'Abousir prĂšs du Caire, a annoncĂ© lundi l'Ă©quipe d'archĂ©ologues tchĂšques Ă  l'origine de cette "dĂ©couverte remarquable".Cette embarcation, enterrĂ©e sur un lit de pierres Ă  proximitĂ© d'un mastaba -sĂ©pulture abritant traditionnellement des notables importants dans l'Egypte antique-, devait "appartenir au propriĂ©taire de la tombe, une personnalitĂ© au rang extraordinairement Ă©levĂ©", a commentĂ© dans un communiquĂ© du ministĂšre Ă©gyptien des AntiquitĂ©s le TchĂšque Miroslav Barta, qui dirige la Ă  une vingtaine de kilomĂštres au sud du Caire, est un site archĂ©ologique qui recĂšle notamment les pyramides de plusieurs pharaons mais d'une taille bien plus modeste que celles de Guizeh, dans la banlieue de la capitale sĂ©pulture "n'Ă©tant pas situĂ©e immĂ©diatement Ă  cĂŽtĂ© d'une pyramide royale, le propriĂ©taire du mastaba n'Ă©tait probablement pas un membre de la famille royale", a poursuivi le texte, Ă©voquant toutefois une "dĂ©couverte remarquable... qui va contribuer Ă  comprendre" les techniques de construction des bateaux dans l'Egypte antique et "leur place dans les rites funĂ©raires"."Car lĂ  oĂč il y a un bateau, il pourrait bien y en avoir beaucoup d'autres", s'est enthousiasmĂ© M. Barta, de l'Institut TchĂšque d'Egyptologie, qui a prĂ©dit de nouvelles excavations dans la zone."MĂȘme si le bateau est situĂ© Ă  prĂšs de 12 mĂštres du mastaba ..., son orientation, sa taille et les poteries trouvĂ©es Ă  l'intĂ©rieur montrent qu'il y a un lien Ă©vident entre cette tombe et l'embarcation, les deux datant de la toute fin de la IIIe ou du dĂ©but de la IVe dynastie, soit 2550 avant JĂ©sus-Christ", a prĂ©cisĂ© le communiquĂ© du ministĂšre."Les planches de bois Ă©taient attachĂ©es les unes aux autres par des chevilles en bois qui sont toujours visibles dans leur position initiale", a expliquĂ© le ministĂšre des AntiquitĂ©s. "De maniĂšre extraordinaire, le sable du dĂ©sert qui le recouvrait a prĂ©servĂ© les matiĂšres vĂ©gĂ©tales dont Ă©taient recouverts les joints" et "certaines des cordes qui maintenaient la structure du bateau sont toujours en place", a-t-il prĂ©cisĂ©. Les restes relativement bien conservĂ©s d'un bateau de 18 mĂštres vieux de quelque ans ont Ă©tĂ© mis au jour dans la nĂ©cropole des pyramides d'Abousir prĂšs du Caire, a annoncĂ© lundi l'Ă©quipe d'archĂ©ologues tchĂšques Ă  l'origine de cette "dĂ©couverte remarquable".Cette embarcation, enterrĂ©e sur un lit de pierres Ă  proximitĂ© d'un mastaba -sĂ©pulture abritant traditionnellement des...

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L'Égypte ancienne — une terre de mystĂšres. Aucune autre civilisation n'a tant captivĂ© l'imagination des spĂ©cialistes comme des profanes. Ses origines, sa religion et son architecture monumentale — les temples colossaux, les pyramides et l'Ă©norme Sphinx — sont nimbĂ©es de mystĂšre. Les pyramides d'Égypte sont les plus cĂ©lĂšbres de tous les monuments de l'AntiquitĂ©, la seule des sept merveilles du monde antique qui ait survĂ©cu. De mĂȘme que la vie surgit des eaux, de mĂȘme le Nil a arrosĂ© les semences de la civilisation. Ce fleuve puissant, qui coule vers le nord depuis le cƓur de l'Afrique jusqu'Ă  la MĂ©diterranĂ©e, entretint la croissance du royaume pharaonique. La longue et Ă©troite plaine inondable fut un vĂ©ritable aimant pour la vie, attirant humains, animaux et plantes. À l'Ă©poque prĂ©dynastique, des chasseurs nomades s'Ă©tablirent dans la vallĂ©e et commencĂšrent Ă  cultiver la terre pour diversifier leur alimentation. Tenue pour un don des dieux, la crue annuelle du fleuve dĂ©posait sur la terre un limon riche en Ă©lĂ©ments nutritifs, crĂ©ant des conditions idĂ©ales pour la culture du blĂ©, du lin et d'autres plantes. Les premiers travaux communautaires de cette sociĂ©tĂ© naissante furent l'amĂ©nagement de canaux d'irrigation Ă  des fins agricoles. Le soleil Ă©tait une divinitĂ© importante dont le passage dans le ciel symbolisait le cycle Ă©ternel des naissances, des morts et des renaissances. Les pharaons Ă©taient considĂ©rĂ©s comme des dieux, des reprĂ©sentants divins sur la terre qui, grĂące aux rites, assuraient la perpĂ©tuation de la vie. AprĂšs leur mort, ils devenaient immortels, rejoignant les dieux dans l' Égyptiens croyaient Ă©galement que le corps et l'Ăąme Ă©taient importants pour l'existence humaine, tant dans la vie que dans la mort. Leurs usages funĂ©raires, par exemple la momification et l'ensevelissement dans des tombes, visaient Ă  aider le dĂ©funt Ă  trouver son chemin dans l'au-delĂ . Les tombes Ă©taient remplies d'aliments, d'outils, d'articles mĂ©nagers, de trĂ©sors — toutes les choses essentielles Ă  la vie — pour garantir le retour de l'Ăąme dans le corps afin que le dĂ©funt vive heureux Ă  jamais. Les tombes les plus imposantes sont les cĂ©lĂšbres pyramides, qui ont la forme de la colline sacrĂ©e oĂč les dieux sont apparus pour la premiĂšre fois dans le rĂ©cit de la crĂ©ation. Fruit de travaux incroyablement ambitieux, ce sont lĂ  les plus grosses structures jamais construites. Leur Ă©dification Ă©tait dirigĂ©e par des architectes et des ingĂ©nieurs d'une grande compĂ©tence. Des ouvriers rĂ©munĂ©rĂ©s dĂ©plaçaient les massifs blocs de calcaire sans l'aide de roues, de chevaux ou d'outils de fer. Les conscrits Ă©taient peut-ĂȘtre motivĂ©s par une foi profonde dans la divinitĂ© de leurs dirigeants et une croyance en l'immortalitĂ©. Il est possible qu'ils aient pensĂ© que leur contribution amĂ©liorerait leur propre sort lors du jugement dernier dans l'au-delĂ . Les gigantesques pyramides Ă©taient des cibles voyantes pour les pilleurs de tombes, dont les mĂ©faits compromettaient les chances d'accĂ©der Ă  la vie Ă©ternelle. Les gĂ©nĂ©rations subsĂ©quentes de rois cachĂšrent leurs tombes dans la VallĂ©e des Rois pour Ă©chapper aux voleurs. Dans cette vallĂ©e dĂ©sertique proche de ThĂšbes, l'antique capitale appelĂ©e maintenant Louxor, ils prĂ©parĂšrent leurs tombes royales en dĂ©coupant les flancs de la montagne. En dĂ©pit des efforts dĂ©ployĂ©s pour dissimuler les entrĂ©es, des voleurs rĂ©ussirent Ă  dĂ©couvrir les tombes, Ă  les piller et Ă  les vider de leurs trĂ©sors. Une tombe fut cependant Ă©pargnĂ©e, celle de Toutankhamon. Ce lieu de sĂ©pulture fut bien visitĂ© deux fois par des voleurs, mais l'entrĂ©e en fut refermĂ©e et demeura cachĂ©e durant plus de 3000 ans. Sa dĂ©couverte par l'archĂ©ologue britannique Howard Carter en 1922 est considĂ©rĂ©e comme la plus grande trouvaille archĂ©ologique de l'histoire. Carter a passĂ© le reste de sa vie Ă  travailler sur la tombe, Ă  transfĂ©rer ses trĂ©sors au Caire et Ă  documenter et Ă©tudier son contenu, dont les sarcophages et le masque d'or du pharaon. La momie de Toutankhamon demeure dans sa tombe. C'est le seul pharaon qui ait Ă©tĂ© laissĂ© dans la VallĂ©e des Rois. Aujourd'hui, des archĂ©ologues Ă©gyptiens continuent de faire d'importantes dĂ©couvertes, et l'Ă©tude scientifique des momies royales Ă©claire la gĂ©nĂ©alogie des pharaons. Le dĂ©chiffrement des Ă©crits hiĂ©roglyphiques et les recherches sur la vie des paysans, qui se poursuivent toujours, rĂ©pondent aussi Ă  de nombreuses questions relatives Ă  l'Ă©volution de la culture Ă©gyptienne. La religion pharaonique donne l'impression que les Égyptiens Ă©taient prĂ©occupĂ©s de la mort, mais beaucoup d'indices suggĂšrent qu'ils Ă©taient un peuple heureux sachant jouir de la vie. GĂ©ographie Architecture Gouvernement Écriture Religion Vie quotidienne Sciences Chronologie Glossaire menu principal
Pourpromouvoir, en cette pĂ©riode de confinement, les nombreuses merveilles antiques qu'elle recĂšle, l'Egypte a mis en ligne des visites virtuelles permettant d'explorer plusieurs sites archĂ©ologiques dont une tombe de 4.300 ans richement dĂ©corĂ©e situĂ©e Ă  Saqqarah. La momie de Woseribre Senebkay, un pharaon inconnu jusqu’à prĂ©sent, a Ă©tĂ© dĂ©couverte et rĂ©cemment reconstituĂ©e par des archĂ©ologues dans le sud de l'Egypte. Il y a des pharaons qui marquent l’histoire et d’autres qui finissent dans l’oubli. Woseribre Senebkay fait partie de ces monarques qui, aprĂšs des siĂšcles de mĂ©connaissance finissent par s’inscrire dans la grande fresque des personnages historiques. Sa momie morcelĂ©e a Ă©tĂ© dĂ©couverte sur le site d’Abydos, dans le sud de l'Egypte. Et grĂące au travail acharnĂ© d’archĂ©ologues de l'universitĂ© de Pennsylvanie, le squelette du roi a finalement pu ĂȘtre reconstituĂ©. Les observations prĂ©liminaires indiquent que le pharaon mesurait environ 1,75 m. MĂȘme si le tombeau de Senebkay ne se dĂ©marque pas par sa taille, tout laisse Ă  penser qu’il abritait bien la sĂ©pulture d’un pharaon. Le souverain est la premiĂšre preuve tangible de l’existence de la dynastie Abydos, une lignĂ©e soupçonnĂ©e d’avoir existĂ© sans jamais avoir Ă©tĂ© mise au jour. "C’est excitant de trouver en mĂȘme temps que le tombeau d’un pharaon inconnu auparavant, la nĂ©cropole de toute une dynastie oubliĂ©e" a soulignĂ© dans un communiquĂ© Josef Wegner directeur des travaux de mobilier volĂ© et rĂ©utilisĂ©Les archĂ©ologues ont dĂ©couvert les restes du squelette de Senebkay l’étĂ© dernier lors de fouilles. Le corps, bien endommagĂ© Ă©tait enfermĂ© dans un Ă©norme sarcophage de quartzite rouge d’environ 60 tonnes. Mais davantage de recherches ont Ă©tĂ© nĂ©cessaires pour dĂ©couvrir que le cercueil appartenait en fait Ă  Sobekhotep I. La sĂ©pulture du pharaon, dissimulĂ©e dans une pyramide d’Abydos, aurait reçu un siĂšcle plus tard, la visite d’autres monarques. Et les visiteurs ne se seraient pas gĂȘnĂ©s pour piller le tombeau Ă  leurs propres ainsi que Senebkay a rĂ©cupĂ©rĂ© quelques Ă©lĂ©ments du mobilier pour orner sa propre tombe, prenant soin de recouvrir le nom du propriĂ©taire original par le sien. Le tombeau de Senebkay a Ă©tĂ© datĂ© Ă  1650 avant JC. Il se compose de quatre chambres dont une funĂ©raire. Les murs blancs en calcaire de celle-ci sont peints avec des images colorĂ©es de divinitĂ©s. Les chercheurs ont identifiĂ© les figures de Nout, dĂ©esse du ciel, de Nephtys, dĂ©esse protectrice des morts, de Serket, dĂ©esse protectrice du venin de serpents, scorpions et autres animaux dangereux, et enfin d’Isis, dĂ©esse protectrice et inscription en guise de confirmation Un cartouche retrouvĂ© sur les murs de la tombe attesterait de l’identitĂ© du propriĂ©taire. Sur celui-ci est Ă©crit "roi de Haute et Basse Egypte, Woseribre, le fils de RĂą, Senebkay". La dĂ©couverte confirme donc l'existence de la dynastie Abydos de Senebkay, dont le nom apparaĂźt notamment sur le papyrus de Turin datant de 1200 avant JC, soit environ 400 ans aprĂšs que le monarque a gouvernĂ©. Le document mentionne Ă©galement les noms d’une douzaine de rois appartenant Ă  la dynastie, malheureusement, la plupart d’entre eux sont illisibles. Les archĂ©ologues soupçonnent l’existence d'au moins 16 tombes de pharaons de cette Ă©poque ensevelies sur le site d’AbydosCrĂ©dit photo Jennifer Wegner, Penn Museum
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Letombeau du jeune pharaon -mort à 19 ans en 1324 avant J.C. aprÚs avoir régné neuf ans- est le seul mausolée de l'Egypte antique à avoir livré un tel trésor.
PubliĂ© le 18/12/2021 Ă  0630, Mis Ă  jour le 18/12/2021 Ă  1651 Les derniĂšres fouilles archĂ©ologiques menĂ©es en novembre et dĂ©cembre sur le site de l'ancienne Oxyrhynque aujourd'hui Al-Bahnasa, en Égypte ont livrĂ© aux chercheurs plusieurs momies, quelques sĂ©pultures romaines et byzantines ainsi que deux tombes datĂ©es de la pĂ©riode saĂŻte VIIe-VIe siĂšcle av. Egyptian Ministry of Tourism and Antiquities ARCHÉOLOGIE - DatĂ©es de l'Ă©poque romaine, trois sĂ©pultures ont livrĂ© aux chercheurs de nouveaux spĂ©cimens d'amulettes dorĂ©es, en vogue dans les derniers siĂšcles de l'Égypte un silence d'or, ils parlaient la langue des morts depuis des siĂšcles. DĂ©couverts cet automne, trois anciens Ă©gyptiens inhumĂ©s Ă  l'Ă©poque romaine renfermaient, dans le secret de leurs mĂąchoires, de petites amulettes en forme de langue recouvertes de feuilles d'or, a annoncĂ© le 5 dĂ©cembre le ministĂšre Ă©gyptien du Tourisme et des AntiquitĂ©s. De petits trĂ©sors qui n'avaient pas pour fonction de souligner les talents oratoires des dĂ©funts mais, au contraire, d'assurer qu'ils ne se retrouvent pas sans voix dans l' lire aussiDes momies Ă  la langue en or vieilles de 2000 ans dĂ©couvertes en ÉgypteÀ VOIR AUSSI - Égypte des momies exposĂ©es dans des musĂ©es avant le dĂ©filĂ© de pharaons»Ces prĂ©cieux vestiges funĂ©raires ont Ă©tĂ© retrouvĂ©s par une mission archĂ©ologique espagnole achevĂ©e le 10 dĂ©cembre. MenĂ© par l'Institut du Proche-Orient ancien de l'universitĂ© de Barcelone, le chantier de fouille avait pour objectif d'Ă©tudier les diffĂ©rents sites funĂ©raires de l'antique citĂ© d'Oxyrhynque, Ă  l'emplacement de laquelle se dresse la ville moderne d'Al-Bahnasa, Ă  quelque 170 kilomĂštres au sud du Caire. Les trois amulettes dorĂ©es ne sont pas les premiĂšres Ă  y avoir refait surface, loin de lĂ . Il s'agissait d'un rituel de protection des morts tout Ă  fait caractĂ©ristique de la nĂ©cropole romaine d'Oxyrhynque, puisque quatorze de ces langues d'or ont Ă©tĂ© retrouvĂ©es Ă  ce jour», ont prĂ©cisĂ© le 6 dĂ©cembre les archĂ©ologues Maite Mascort et Esther Pons, dans un communiquĂ© de l'universitĂ© de amulettes en forme de langues dĂ©couvertes cet automne Ă  Al-Bahnasa, dans l'une des nĂ©cropoles anciennes de la citĂ© antique d'Oxyrhynque. Egyptian Ministry of Tourism and AntiquitiesÀ la maniĂšre des Grecs, qui dĂ©posaient une obole dans la bouche de leurs dĂ©funts pour payer Charon, le nocher des morts, quelques Égyptiens glissaient, parfois, des amulettes en forme de langue entre les dents des trĂ©passĂ©s pour assurer la continuitĂ© de la facultĂ© de parler de ces voyageurs partis vers le domaine d'Osiris. Il s'agirait d'un genre d'amulette apparu tardivement dans la culture Ă©gyptienne. DĂ©couvertes Ă  l'ouest d'Alexandrie au dĂ©but de l'annĂ©e, plusieurs momies Ă©galement pourvues de langues en or, dataient elles aussi de l'Ă©poque romaine de l'Égypte, dont le dĂ©but est traditionnellement fixĂ© Ă  l'annexion du royaume en 30 avant notre de deux tombes saĂŻtesAussi impressionnantes soient-elles, les langues d'or d'Oxyrhynque ne constituent cependant pas les plus fertiles dĂ©couvertes de la derniĂšre campagne de fouille menĂ©e par l'Ă©quipe espagnole. Parmi les trouvailles les plus notables, les chercheurs ont mis au jour depuis novembre cinq cryptes byzantines ainsi que trois tombes romaines dont les dĂ©funts Ă©taient enveloppĂ©s dans des cartonnages polychromes. Surtout, les archĂ©ologues ont Ă©galement mis la main sur deux tombes Ă  sarcophages datĂ©es de la XXVIe dynastie. Correspondant Ă  l'Ă©poque dite saĂŻte, du VIIe au VIe siĂšcle av. elles sont contemporaines des derniers rois Ă©gyptiens autochtones Ă  avoir rĂ©gnĂ© sur le pays, avant la conquĂȘte perse et la domination successive des souverains hellĂ©nistiques puis des sarcophages dĂ©couverts lors de la derniĂšre campagne de fouille de la mission archĂ©ologique espagnole. Egyptian Ministry of Tourism and AntiquitiesÀ lire aussiLa plus grande ville antique» d'Égypte dĂ©couverte prĂšs de LouxorMieux encore, si l'une de ces deux tombes a Ă©tĂ© ouverte et pillĂ©e dĂšs l'AntiquitĂ©, le mĂȘme sort a Ă©tĂ© Ă©pargnĂ© au second tombeau. DescellĂ©e par les Ă©gyptologues, la chambre contenait des tombereaux de vestiges funĂ©raires. L'individu inhumĂ©, sans doute un homme selon le dĂ©cor de son sarcophage, baignait par consĂ©quent dans un ocĂ©an de parures en faĂŻence ainsi que d'amulettes les plus diverses pilier Djed, yeux d'Horus, scarabĂ©es, figurine d'Horus, 
 Le tableau se complĂ©tait par la prĂ©sence des quatre vases canopes, contenant les viscĂšres de la momie. Sans oublier la prĂ©sence d'un modeste cortĂšge de 399 ouchebtis, de petites statuettes reprĂ©sentants les serviteurs funĂ©raires du belle dĂ©couverte qui promet d'approfondir les connaissances sur les Ăąges les plus reculĂ©s du site, bien avant l'accumulation de vestiges romains plus rĂ©cents. La tombe fermĂ©e et scellĂ©e de la pĂ©riode saĂŻte dĂ©ploie une structure architecturale diffĂ©rente du reste de ce qui a Ă©tĂ© trouvĂ© jusqu'Ă  prĂ©sent sur le site, ont ainsi prĂ©cisĂ© Maite Mascort et Esther Pons. De plus, comme il est intact, il nous permettra d'en apprendre plus sur les rituels funĂ©raires de cette pĂ©riode chronologique Ă  Oxyrhynque.» Une trouvaille en or, en somme, plus propre Ă  alimenter de futures discussions dans les cercles d'Ă©gyptologues que des tĂȘte-Ă -tĂȘte avec Osiris.
I Dans l’analyse des procĂ©dures politiques du monde mycĂ©nien, il convient de distinguer nettement entre le niveau central de l’autoritĂ© palatiale et le niveau local 4. Les donnĂ©es archĂ©ologiques ne nous Ă©clairent guĂšre sur la prise de dĂ©cision dans les capitales palatiales. Il n’y a pas de grande place publique Ă  l’intĂ©rieur des forteresses mycĂ©niennes, mais on ne saurait
Le site archĂ©ologique de Sedeinga se situe au Soudan, Ă  une centaine de kilomĂštres au nord de la troisiĂšme cataracte du Nil, sur la rive Ouest du fleuve. Surtout connu pour abriter les ruines du temple Ă©gyptien de la reine Tiyi, Ă©pouse royale d’Amenhotep III, ce site accueille Ă©galement une grande nĂ©cropole, rassemblant des sĂ©pultures datant des royaumes de Napata et de MĂ©roĂ© VIIe siĂšcle avant / IVe aprĂšs une civilisation mĂȘlant traditions locales et influences Ă©gyptiennes. Des tombes, stĂšles et linteaux viennent d’ĂȘtre mis au jour par une Ă©quipe internationale pilotĂ©e par des chercheurs du CNRS et de Sorbonne UniversitĂ© dans le cadre de la Section française de la direction des antiquitĂ©s du Soudan, cofinancĂ©e par le CNRS et le ministĂšre de l’Europe et des affaires Ă©trangĂšres2. Ils reprĂ©sentent l’une des plus grandes collections d’inscriptions mĂ©roĂŻtiques, la langue la plus ancienne d’Afrique noire, connue Ă  ce jour. Photo aĂ©rienne de la fouille en dĂ©cembre 2017 La nĂ©cropole de Sedeinga s’étend sur plus de 25 hectares et abrite les vestiges d’au moins quatre-vingt pyramides de briques et de plus d’une centaine de tombes, datant des royaumes de Napata et de MĂ©roĂ© VIIe siĂšcle avant / IVe siĂšcle aprĂšs Les programmes de recherche effectuĂ©s depuis 20093 ont portĂ© sur la chronologie de la construction de cette nĂ©cropole, une question difficile car il ne reste que trĂšs peu d’informations historiques sur cette civilisation. Les chercheurs ont notamment montrĂ© que la plupart des pyramides et des tombes sont un rĂ©amĂ©nagement, par les MĂ©roĂŻtes, de structures datant de l’époque du royaume de Napata. Un amĂ©nagement qui intervient donc cinq siĂšcles aprĂšs la premiĂšre Ă©dification et que les MĂ©roĂŻtes ont complĂ©tĂ© par de nouvelles chapelles, bĂąties en briques et en blocs de grĂšs sur le flanc oriental des pyramides et destinĂ©es au culte du dĂ©funt. Cette pratique est une particularitĂ© des NapatĂ©ens et des MĂ©roĂŻtes, qui ont une vĂ©ritable vĂ©nĂ©ration pour les monuments du passĂ©, Ă  la diffĂ©rence de leurs voisins Ă©gyptiens. Pyramides de MĂ©roĂ© Des Ă©lĂ©ments de grĂšs dĂ©corĂ©s, comme des stĂšles, mais aussi des linteaux et des montants de porte, ont Ă©tĂ© retrouvĂ©s en surface, fournissant de magnifiques exemples de l’art funĂ©raire mĂ©roĂŻtique. Citons une stĂšle retrouvĂ©e sur la tranche, qui a conservĂ© tous ses pigments, notamment bleus, une raretĂ© pour ce type d’objets soumis habituellement aux alĂ©as du temps. Autre piĂšce d’exception dĂ©couvert un linteau de chapelle reprĂ©sentant MaĂąt, la dĂ©esse Ă©gyptienne de l’ordre, de l’équitĂ© et de la paix. Il s’agit de la premiĂšre reprĂ©sentation de cette dĂ©esse avec des traits africains. Le montant de chapelle funĂ©raire avec la figure de la dĂ©esse MaĂąt. Il date Ă©galement du IIe siĂšcle apr. Royaume de MĂ©roĂ©. © Vincent Francigny / Mission archĂ©ologique de Sedeinga Lors de la derniĂšre campagne de fouille, fin 2017, les chercheurs ont dĂ©couvert une stĂšle au nom de la Dame Maliwarase. Ses liens de parentĂ© avec les notables de Nubie le nord du royaume de MĂ©roĂ© y sont dĂ©taillĂ©s elle est ainsi la sƓur de deux grands-prĂȘtres d’Amon et l’un de ses fils a exercĂ© la fonction de gouverneur de Faras, une grande citĂ© en bordure de la deuxiĂšme cataracte du Nil. StĂšle au nom de la Dame Maliwarase. /© Claude Rilly / Mission archĂ©ologique de Sedeinga Les archĂ©ologues ont aussi mis au jour un linteau sur lequel figurent quatre lignes de textes qui prĂ©sentent le propriĂ©taire de la sĂ©pulture, une autre haute dame, Adatalabe. Elle est issue d’une illustre lignĂ©e qui comprend un prince royal, membre de la famille rĂ©gnante de MĂ©roĂ©. Ces deux stĂšles Ă©crites pour des femmes de haut rang ne sont pas isolĂ©es Ă  Sedeinga. Dans la sociĂ©tĂ© mĂ©roĂŻtique, ce sont en effet les femmes qui incarnaient le prestige de la famille et qui en transmettaient l’hĂ©ritage. La stĂšle d’Ataqeloula, trouvĂ©e en novembre 2017 sur la nĂ©cropole de Sedeinga. Elle date du IIe siĂšcle de notre Ăšre et commĂ©more une femme de la haute sociĂ©tĂ© de Sedeinga, ainsi que les membres prestigieux de sa famille. Toutes ces dĂ©couvertes permettent de progresser dans la connaissance de la civilisation mĂ©roĂŻtique, issue du mĂ©tissage culturel entre l’Égypte et l’Afrique noire qui caractĂ©rise encore le Soudan d’aujourd’hui. Ces objets funĂ©raires reprĂ©sentent ainsi la plus grande collection de textes rĂ©digĂ©s en mĂ©roĂŻtique, la langue la plus ancienne d’Afrique noire, Ă©crite avec des caractĂšres empruntĂ©s Ă  l’égyptien ancien. Le directeur de la mission, Claude Rilly, est chercheur CNRS au laboratoire de Langues et Cultures d’Afrique Noire CNRS/Inalco. Il codirige cette mission avec Vincent Francigny, directeur du SFDAS MEAE. Ces recherches ont Ă©tĂ© financĂ©es par la commission des fouilles du MinistĂšre français de l’Europe et des Affaires EtrangĂšres MEAE et par le laboratoire de Textes-ArchĂ©ologie-Histoire d’Orient et MĂ©diterranĂ©e CNRS/UniversitĂ© Sorbonne/UniversitĂ© PanthĂ©on-Sorbonne/EPHE/ France. La recherche menĂ©e entre le 14 novembre et le 19 dĂ©cembre 2017, derniĂšre en date, a reçu le prix de la Fondation Jean et Marie-ThĂ©rĂšse Leclant. Source
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Les 13 et 14 juin 2022, le dĂ©partement d’études historiques de l’universitĂ© de Turin organisait un colloque au terme d’un programme biennal, labellisĂ© et soutenu par l’universitĂ© sur La forza delle acque, dĂ©diĂ© aux rapports hommes/eau/environnement. Celui-ci comprenait trois axes l’eau comme ressource, l’eau comme danger, l’utilisation et la valeur symbolique de l’eau qui ont servi de fil rouge au colloque, intitulĂ© La forza delle acque. Indagini su regimentazione, raccolta, distribuzione, utilizzo e significato nel mondo antico. L’objectif Ă©tait d’instaurer un dialogue croisĂ© entre historiens et archĂ©ologues autour d’une mĂȘme thĂ©matique pour confronter les approches et les mĂ©thodes des uns et des autres et en dĂ©gager des points d’accroche communs, comme on le fait aujourd’hui couramment sur d’autres sujets. Trois sessions de bilans et d’études de cas nous ont Ă©tĂ© proposĂ©s. La premiĂšre, intitulĂ©e La gestion des eaux dans le monde grec entre ressource et pĂ©ril, Ă©tait centrĂ©e sur les sociĂ©tĂ©s grecques et la maniĂšre dont elles avaient perçu et exploitĂ© leurs eaux. Assimilant le statut de l’eau Ă  celui de la terre, Gianluca Cuniberti a dessinĂ© une histoire du droit et des droits hydrauliques en partant des textes homĂ©riques et hĂ©siodiques, puis des philosophes et en soulignant le fait que les inscriptions juridiques sur cet Ă©lĂ©ment Ă©taient rares, ce qu’a confirmĂ© l’étude de Marcello Valente consacrĂ©e Ă  quelques exemples de gestion des eaux publiques en Attique, pourtant la mieux documentĂ©e, et en BĂ©otie. Daniela Marchiandi a repris le cas bien connu de l’épidĂ©mie d’AthĂšnes au dĂ©but de la Guerre du PĂ©loponnĂšse, en cherchant Ă  Ă©valuer le rĂŽle de l’eau dans sa propagation et en s’interrogeant sur la fiabilitĂ© des textes bien connus de Thucydide, Diodore de Sicile et de Plutarque. On rappellera Ă  ce sujet l’article de Reine-Marie BĂ©rard qui vient de sortir Nous sommes en guerre » ? », Histoire, mĂ©decine et santĂ© [En ligne], 19 Ă©tĂ© 2021, mis en ligne le 12 janvier 2022, consultĂ© le 19 aoĂ»t 2022. URL ; DOI La peste d’AthĂšnes fait toujours couler beaucoup d’encre ! De l’eau qui tue Ă  l’eau qui dĂ©lasse en visioconfĂ©rence depuis AthĂšnes, Carmelo di Nicuolo a dressĂ© un panorama inĂ©dit des Ă©difices balnĂ©aires grecs, en s’appuyant sur la synthĂšse Ă  la fois dĂ©passĂ©e et irremplaçable de RenĂ© GinouvĂšs BalaneutikĂš. Recherches sur le bain dans l’AntiquitĂ© grecque, BEFAR n° 200, Paris, 1962, et les travaux de Monika TrĂŒmper. Du monde Ă©gĂ©en on est passĂ©s au monde grec d’Occident. J’ai prĂ©sentĂ© les derniĂšres dĂ©couvertes sur l’aqueduc du Galermi Ă  Syracuse un billet lui sera consacrĂ© ultĂ©rieurement. Diego Elia a illustrĂ© par plusieurs exemples de Grande GrĂšce MĂ©taponte, Cumes, Locres EpizĂ©phyrii, Poseidonia ou ElĂ©e et de Sicile Agrigente en particulier son fil directeur la forme de la citĂ© grecque d’Occident a Ă©tĂ© conditionnĂ©e et modelĂ©e par la nĂ©cessitĂ© de gĂ©rer de l’eau. IdĂ©e dĂ©jĂ  proposĂ©e par d’autres, mais Diego Elia l’approfondit et la documente de maniĂšre mĂ©thodique et magistrale. La deuxiĂšme session Ă©tait consacrĂ©e au monde romain La gestion des eaux dans le monde romain entre ressource et pĂ©ril. Un peu plus Ă©clectique, elle a abordĂ© plusieurs exemples sans dresser de synthĂšse ou de panorama gĂ©nĂ©ral. Dans un contexte historiographique surchargĂ©, il est difficile de proposer du neuf sur l’hydraulique romaine ! Silvia Giorcelli a ouvert l’aprĂšs-midi sur une communication Ă  la thĂ©matique hydraulique Ă©largie les voies d’eau comme vecteur du commerce romain dans le nord de l’Italie. Giordana Amabili, Alessandra Armirotti et Maria Clara Conti ont prĂ©sentĂ© une Ă©tude de cas les derniĂšres dĂ©couvertes hydrauliques de la colonie romaine d’Augusta Praetoria Aoste. Une communication Ă  deux voix a traitĂ© l’exemple incontournable de l’archĂ©ologie romaine PompĂ©i. Federico Giletti nous a offert un point de vue original en centrant son approche sur la ville prĂ©romaine celle-ci exploitait la nappe phrĂ©atique et distinguait alimentation publique et privĂ©e en privilĂ©giant une exploitation collective de la ressource par le biais de puits publics. AprĂšs d’autres chercheurs citĂ©s lors de sa communication K. Duncan Jones, Somma-Vesuvian Ground Movements and the Water Supply of Pompeii and the Bay of Naples, AJA, 2015. 191–215 ; ou C. Monteleone, M. Crapper, and D. Motta, The Discharge of Pompeii public lacus Fountains Water History, 2021, Marco Serino a prĂ©sentĂ© les systĂšmes de recueillement et de distribution des eaux et leur Ă©volution au cours de l’histoire de la ville. Nicolo Masturzo a passĂ© en revue les installations de la colonie augustĂ©enne de Leptis Magna par typologie aqueduc, citernes, fontaines en insistant sur le rĂŽle que certaines d’entre elles, comme l’aqueduc de 24km de longueur, avaient jouĂ© dans la propagande des notables romains en Libye. La troisiĂšme session, consacrĂ©e Ă  L’eau et le sacrĂ©, a offert quelques Ă©tudes de cas de la Protohistoire italienne Ă  l’AntiquitĂ© classique. Cristiano Iaia a Ă©voquĂ© un phĂ©nomĂšne plus que millĂ©naire, rĂ©pandu en Europe protohistorique, que ce soit en Angleterre, Irlande, France ou Europe centrale le dĂ©pĂŽt votif de bronzes dans des eaux courantes ou dormantes. TrĂšs diffusĂ©e en Italie, en particulier en Italie du nord, dans le Trentin ou dans les Alpes, cette pratique peut ĂȘtre interprĂ©tĂ©e de plusieurs maniĂšres selon que l’eau du cours d’eau, de la source ou du lac, est considĂ©rĂ©e comme une force surnaturelle, comme un point de passage vers un autre monde, un lieu de mĂ©moire, ou comme un lieu de sĂ©pulture symbolique qui atteste le statut social du dĂ©funt. C’est ainsi que des sites comme Pila del BrancĂČn VĂ©rone ou le lac de Viverone prĂšs de Biella ont rĂ©vĂ©lĂ© des ensembles exceptionnels. Il faudrait aussi s’interroger sur les fonctions thĂ©rapeutiques de ces corps d’eau, comme on a pu le proposer ailleurs et pour d’autres Ă©poques, en particulier aux sources de la Seine, exemple emblĂ©matique de la permanence de telles pratiques Ă  l’époque romaine S. Deyts, Les bois sculptĂ©s des sources de la Seine, XLII supplĂ©ment Ă  Gallia », Éditions du CNRS, 1988. Betsey Ann Robinson a exposĂ© le projet de l’American School of Classical Studies at Athens sur la vallĂ©e de PeirĂ©nĂš en en dressant le bilan historiographique fouillĂ© dĂšs 1896, le quadrilatĂšre autour de la fontaine PeirĂ©nĂš a rĂ©vĂ©lĂ© de nombreux vestiges sur lesquels le nouveau programme se greffe. C’est en rĂ©alitĂ© un quartier disparate, fait de structures sacrĂ©es successives pĂ©ribole romain d’Apollon avec dĂ©pĂŽts votifs antĂ©rieurs, temple A et naĂŻskos, artisanales avec le trĂšs intĂ©ressant atelier de travail du murex et la teinturerie ; quartier qui s’est dĂ©veloppĂ© autour d’une fontaine combinant toutes ces fonctions Ă  la fois religieuses et laĂŻques Robinson, Histories of Peirene A Corinthian Fountain in Three Millennia, Princeton, 2011. Valeria Meirano a dressĂ© une synthĂšse des sanctuaires de Grande GrĂšce en relation avec l’eau. Le sujet avait Ă©tĂ© dĂ©frichĂ© dans certaines rĂ©gions, comme la Basilicate dans les annĂ©es 1960/1970 par Dinu Adamesteanu et ses collaborateurs voir par ex. H. Dilthey, Sorgenti, acque, luoghi sacri in Basilicata, in E. Lattanzi dir., AttivitĂ  archeologica in Basilicata, 1964-1967. Scritti in onore di D. Adamesteanu. Matera, 1980 539-557 ou esquissĂ© pour Poseidonia G. Tocco Sciarelli, I culti. In A. Stazio, S. Ceccoli a cura di, Poseidonia – Paestum. Atti del ventisettesimo Convegno di studi sulla Magna Grecia, Taranto-Paestum, 9-15 ottobre 1987, Tarente, 1988 361-374. V. Meirano s’est s’appuyĂ©e notamment sur les exemples rĂ©cemment Ă©tudiĂ©s de Poseidonia, lue comme une vĂ©ritable citĂ© des eaux G. Zuchtriegel, P. Carter, M. E. Oddo a cura di, Poseidonia cittĂ  d’acqua. Archeologia e cambiamenti climatici, Paestum, 2019, CyrĂšne Lorenzo Cariddi, Cirene e l’acqua, Rome, 2020, ou Tarente avec le sanctuaire de la source de Saturo et la nymphe Satyria. Puis elle a dĂ©veloppĂ© les dĂ©couvertes effectuĂ©es par l’universitĂ© de Turin au centre de l’espace urbain de Locres EpizĂ©phyrii. Locres est elle aussi une citĂ© des eaux, comme le soulignent les nombreux lieux de culte Grotta Caruso, Grotta Imperatore, Vallone Milligri, ainsi que des personnages Ă  la fois mythiques et historiques comme le lutteur Euthymos ou les nymphes omniprĂ©sentes dans la citĂ©, et bien sĂ»r cette remarquable aire urbaine dont on attend la publication dĂ©taillĂ©e. Marina Albertocchi, qui vient juste de publier une Ă©clairante monographie sur le sujet Il Thesmophorion di Bitalemi. La fase arcaica, Rome, 2022, nous a proposĂ© une autre vision du cĂ©lĂšbre Thesmophorion de Bitalemi. Le sanctuaire, installĂ© Ă  l’embouchure du fleuve GĂ©las nourricier de la citĂ© et de son territoire, devrait donc reflĂ©ter l’importance de cet emblĂšme de GĂ©la toutefois, s’il a livrĂ© de trĂšs nombreux vases, en particulier des hydries miniaturisĂ©es, on a mis au jour peu de tĂ©moignages du rĂŽle purificateur et rĂ©gĂ©nĂ©rant de l’eau, comme les louteria et les bassins. Il faut peut-ĂȘtre alors envisager que les rites de purification aient eu lieu directement dans le fleuve ou Ă  ses abords, comme on le voit dans la littĂ©rature antique. Enfin, Elisa Ercolin nous a proposĂ© une rĂ©flexion sur les reprĂ©sentations de l’hydrie dans la cĂ©ramique lucanienne et apulienne et le rĂŽle que ce vase spĂ©cifique de l’activitĂ© fĂ©minine joue dans la construction de l’espace fĂ©minin domestique. Ces journĂ©es ont donc constituĂ© une pause rĂ©gĂ©nĂ©ratrice aprĂšs deux annĂ©es de pandĂ©mie qui nous ont coupĂ©s les uns des autres, et le plaisir de se retrouver a donnĂ© lieu Ă  de fructueux Ă©changes. Les communications et riches dĂ©bats qui les ont accompagnĂ©s doivent ĂȘtre publiĂ©s par Diego Elia et ses collĂšgues de l’universitĂ© de Turin. L’ouvrage permettra de faire un bilan trĂšs utile des recherches menĂ©es sur certains sujets.
En2022, l’Egypte antique n’a jamais Ă©tĂ© autant d’actualitĂ©. On cĂ©lĂšbre cette annĂ©e le bicentenaire du dĂ©chiffrement des hiĂ©roglyphes par Jean-François Champollion et le centiĂšme anniversaire de la dĂ©couverte de la sĂ©pulture inviolĂ©e de Toutankhamon par l’archĂ©ologue britannique Howard Carter.
Carte mentaleÉlargissez votre recherche dans UniversalisLe Nouvel Empire ThĂšbes et MemphisThĂšbes, en Haute Égypte, fut Ă  son Ă©poque la plus glorieuse, celle du Nouvel Empire vers 1550-1070 av. l'un des lieux majeurs de l'histoire Ă©gyptienne. À Karnak, le grand temple dynastique, avec ses annexes, mĂ©riterait Ă  lui seul une longue Ă©tude, tant sa prospection a Ă©tĂ© l'objet de travaux – et pourtant une partie considĂ©rable des ruines demande encore Ă  ĂȘtre fouillĂ©e et beaucoup des vestiges dĂ©gagĂ©s ne sont pas Ă  proprement parler publiĂ©s. De nombreux archĂ©ologues, tels G. Legrain, M. Pillet, H. Chevrier, C. Robichon, Labib Habachi y ont, pendant des dĂ©cennies, dĂ©veloppĂ© une activitĂ© inlassable ; les secteurs de recherches sont multiples depuis Karnak-Nord, oĂč la mission de l'Institut français d'archĂ©ologie orientale a repris en 1968 les fouilles interrompues depuis 1951, jusqu'au temple de Mout, qu'explore une mission amĂ©ricaine. Le Centre franco-Ă©gyptien, fondĂ© en 1967, a entrepris des travaux d'importance relevĂ© du dĂ©cor et des inscriptions des monuments, fouilles, travaux de restauration et d'anastylose. Dans l'enceinte du temple d'Amon, qui est sans doute le site le plus Ă©tudiĂ© de toute l'Égypte pharaonique, on continue Ă  faire des dĂ©couvertes importantes. Ainsi, le mĂŽle ouest du neuviĂšme pylĂŽne du temple, construction massive qui menaçait de s'effondrer, a Ă©tĂ© dĂ©montĂ© pierre par pierre depuis 1968 ; dans le remplissage ont Ă©tĂ© recueillis plus de 13 000 blocs les talatates » dĂ©corĂ©s de reliefs, qui provenaient d'un temple disparu, Ă©difiĂ© Ă  l'est de la grande enceinte de Karnak par le pharaon hĂ©rĂ©tique AmĂ©nophis IV vers 1360 av. et consacrĂ© par lui Ă  Aton, le disque solaire. AprĂšs l'Ă©chec de la rĂ©volution religieuse amarnienne, on tenta d'en faire disparaĂźtre jusqu'au souvenir ; les pierres du temple furent dĂ©montĂ©es et rĂ©utilisĂ©es par le pharaon Horemheb vers 1330-1300 av. pour le remplissage du neuviĂšme pylĂŽne. Les talatates sont enregistrĂ©es et Ă©tudiĂ©es par les archĂ©ologues de Karnak ; leur assemblage permet peu Ă  peu de reconstituer les parois dĂ©corĂ©es de ce temple inconnu ; des informations prĂ©cieuses sont obtenues sur l'architecture, l'urbanisme et la vie dans la capitale thĂ©baine sous la XVIIIe dynastie, et plus prĂ©cisĂ©ment durant la pĂ©riode face de Karnak, sur la rive ouest du Nil, de nombreuses missions archĂ©ologiques poursuivent des fouilles, des travaux de relevĂ©s, de nettoyage et de restauration dans les tombes ou les temples funĂ©raires de la nĂ©cropole thĂ©baine. Une mission de l'universitĂ© de Berkeley Californie, dirigĂ©e par K. R. Weeks, a travaillĂ© Ă  l'Ă©laboration d'une nouvelle carte de l'ensemble de la nĂ©cropole en rĂ©alisant pour ce faire une prospection topographique et archĂ©ologique gĂ©nĂ©rale du secteur, avec des plans, des coupes et des relevĂ©s de tombes. Dans la VallĂ©e des Rois, une mission amĂ©ricaine est en train de poursuivre le dĂ©blaiement de ce qui pourrait ĂȘtre une tombe collective des enfants de RamsĂšs II. À Deir el-Bahari, la mission polonaise reconstruit le cĂ©lĂšbre temple funĂ©raire de la reine Hatshepsout et celui de son implacable rival Thoutmosis III. Dans la vallĂ©e des Reines, plusieurs tombes posent de graves problĂšmes de conservation. C'est le cas en particulier de la sĂ©pulture si dĂ©licatement peinte de la cĂ©lĂšbre reine NĂ©fertari, Ă©pouse de RamsĂšs II, qui a Ă©tĂ© l'objet d'une magnifique restauration sous l'Ă©gide de la fondation la nĂ©cropole thĂ©baine ne saurait se prĂ©valoir du monopole des tombes du Nouvel Empire. Dans l'autre capitale, Memphis, il faut mentionner la dĂ©couverte importante, Ă  Saqqara, de la tombe prĂ©parĂ©e pour Horemheb, Ă  la fin de la XVIIIe dynastie. On ne connaissait de cette sĂ©pulture que de magnifiques fragments de reliefs dĂ©robĂ©s au xixe siĂšcle et conservĂ©s dans les grands musĂ©es ; son emplacement exact a Ă©tĂ© mis en Ă©vidence par la mission conjointe de l'Egypt Exploration Society de Londres et du musĂ©e de Leyde ; construite par Horemheb lorsqu'il n'Ă©tait pas encore souverain, cette sĂ©pulture est devenue celle de son Ă©pouse, la reine Moutnedjemet. Le matĂ©riel recueilli a fourni de prĂ©cieuses indications sur la fin de la XVIIIe dynastie, pour laquelle nos connaissances demeurent assez contradictoires. À proximitĂ© immĂ©diate, les dĂ©blaiements ont fait connaĂźtre les tombes aux beaux reliefs de Tya et de Maya. C'est Ă  Saqqara encore, dans la [...]1 2 3 4 5 
pour nos abonnĂ©s, l’article se compose de 15 pagesAfficher les 9 mĂ©dias de l'articleÉcrit par secrĂ©taire perpĂ©tuel de l'AcadĂ©mie des inscriptions et belles-lettresClassificationHistoireArchĂ©ologieArchĂ©ologie aires gĂ©ographiquesAfrique, archĂ©ologieÉgypte, archĂ©ologieHistoireArchĂ©ologieArchĂ©ologie aires gĂ©ographiquesAfrique, archĂ©ologieSoudan, archĂ©ologieHistoireHistoire chronologiePrĂ©histoireHistoireHistoire chronologieAntiquitéÉgypte antique, histoireAutres rĂ©fĂ©rences ÉGYPTE ANTIQUE » est Ă©galement traitĂ© dans ÉGYPTE ANTIQUE - Vue d'ensembleÉcrit par François DAUMAS ‱ 1 614 motsLorsque, au vie siĂšcle de notre Ăšre, l'empereur Justinien fit amener Ă  Constantinople les statues d'Isis qu'on adorait encore dans l'Ăźle de Philae, Ă  la premiĂšre cataracte, lorsqu'il emprisonna les derniers prĂȘtres de la dĂ©esse, il semblait vraiment que la civilisation de la vieille Égypte Ă©tait bel et bi [
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Touristes accompagnĂ©s de leurs guides bĂ©douins sur le plateau de Gizeh devant le sphinx et la pyramide de KhĂ©ops, 1900-1925, Collection Vicente, GV030 En ce mois de septembre, au cours duquel nous cĂ©lĂ©brons la conservation du patrimoine, Ă©loignons-nous un peu de l’hexagone pour nous transporter au Moyen-Orient, et plongeons-nous dans la contemplation des monuments de l’Égypte antique les collections de la StĂ©rĂ©othĂšque conservent en effet – comme nous l’avons dĂ©jĂ  observĂ© Ă  plusieurs reprises – des tĂ©moignages photographiques parmi les plus prĂ©coces sur ces monuments qui passionnaient dĂ©jĂ  les EuropĂ©ens du XIXe siĂšcle, au premier rang desquels les Français, Ă©gyptologues comme touristes. L’intĂ©rĂȘt pour les monuments de l’Égypte antique, on le sait bien, ne se dĂ©ment pas depuis plus de deux siĂšcles !Cette passion de tout un continent va se rĂ©vĂ©ler ĂȘtre un puissant moteur pour la sauvegarde de ce patrimoine, actions qui culminĂšrent, en quelque sorte, avec la campagne menĂ©e par l’UNESCO pour sauver des eaux les sites de Haute-Égypte et de Nubie, campagne initiĂ©e en 1960, et totalement achevĂ©e en France, dĂšs la toute fin du XVIIIe siĂšcle, deux ouvrages marquent l’opinion et les hommes politiques le Voyage en Égypte et en Syrie 1787 et Des Ruines ou MĂ©ditations sur les RĂ©volutions des Empires 1791 du comte de la Giraudais, dit Volnay ; ils vont inciter fortement Talleyrand et Bonaparte Ă  lancer la campagne d’Égypte. 01-Le gĂ©nĂ©ral Bonaparte devant le Sphinx, par Jean-LĂ©on GĂ©rĂŽme Wikipedia / San Simeon, California, USA Au retour de cette expĂ©dition qui fut par ailleurs un Ă©chec militaire, l’écrivain et diplomate Vivant Denon connu pour s’ĂȘtre vu confier la premiĂšre organisation des musĂ©es français passionna la France entiĂšre avec son rĂ©cit Voyage dans la Basse et la Haute-Égypte publiĂ© en 1802 et rééditĂ© durant tout le XIXe siĂšcle. Ensuite, le style Empire, conçu par les architectes Charles Percier et Pierre Fontaine sur demande de NapolĂ©on lui-mĂȘme, prolongea cet effet et contribua Ă  diffuser cet intĂ©rĂȘt dans toute l’ le voyagiste britannique Thomas Cook encore lui ! lança ses premiĂšres croisiĂšres sur le Nil, Ă  bord de bateaux Ă  vapeur, Ă  partir de 1869 la bourgeoisie europĂ©enne eut ainsi trĂšs tĂŽt l’opportunitĂ© d’aller voir sur place les sites qui, Ă  l’époque, Ă©taient dĂ©jĂ  accessibles depuis le outre, durant tout le XIXe siĂšcle, de grands archĂ©ologues de toute l’Europe allĂšrent fouiller et expertiser ce patrimoine antique, donc en initier la conservation, en parallĂšle avec le mouvement de classement des monuments que connut autant la France que le reste de l’ donc dans la peau de voyageurs de la fin du XIXe siĂšcle ou du dĂ©but du XXe et laissons-nous guider dans un circuit qui, partant du Caire et de la Basse-Égypte, nous fera remonter jusqu’en Haute-Égypte, puis en Nubie, sur la base d’une sĂ©lection de clichĂ©s conservĂ©s dans la StĂ©rĂ©othĂšque, dont certains tĂ©moignent d’un Ă©tat dĂ©finitivement rĂ©volu du site. Ces photos nous montrent que tous ces sites Ă©taient dĂ©jĂ  offerts Ă  la curiositĂ© des voyageurs privilĂ©giĂ©s du XIXe siĂšcle. Pendant longtemps, le seul moyen d’y accĂ©der est le bateau Ă  vapeur qui remonte le Nil. Mais, le chemin de fer arrive Ă  Louxor et Ă  Assouan en 1898, permettant dĂšs lors aux voyageurs une alternative en trains pourtant pas ces voyages comme de tout repos il fallait dĂ©jĂ  plusieurs jours pour traverser la MĂ©diterranĂ©e en bateau Ă  vapeur au dĂ©part de Marseille ou de GĂȘnes, aprĂšs Ă©ventuellement plusieurs jours de chemin de fer pour les europĂ©ens du nord de l’Europe – dont les Britanniques aprĂšs la traversĂ©e de la Manche. Ensuite, la remontĂ©e du Nil prenait elle-mĂȘme plusieurs jours ; Ă  chaque Ă©tape, il fallait un transfert, parfois de plusieurs heures Ă  dos de chameau, par des tempĂ©ratures avoisinant ou dĂ©passant les 40° C, la plupart des EuropĂ©ens conservant pour ces trajets leurs tenues de ville sombres, totalement inadaptĂ©es Ă  ce climat ! La contrainte Ă©tait Ă©videmment la mĂȘme au dĂ©part des gares d’Assouan ou de Louxor lorsqu’elles furent ouvertes. Bref, de tels voyages prenaient souvent un bon mois et nĂ©cessitaient une part d’intrĂ©piditĂ© qu’on a du mal Ă  imaginer de la part de voyageurs plus habituĂ©s au confort des beaux quartiers des grandes villes europĂ©ennes ! Touristes descendant d’une pyramide, 1905-1907, Collection Vergnieux, RVX428 Pour les photographes, aux contraintes gĂ©nĂ©rales du voyage s’ajoutaient celles, spĂ©cifiques, liĂ©es Ă  leur technique matĂ©riel lourd et encombrant, traitements chimiques des plaques et produits rĂ©vĂ©lateurs extrĂȘmement sensibles Ă  la chaleur – et, naturellement aussi, au vent de sable. Enfin, Ă  partir des annĂ©es 1860, avec la diffusion de techniques plus commodes, le photographe dĂ©veloppe de prĂ©fĂ©rence sur place, ce qui nĂ©cessite un surcroĂźt de bagages pour transporter son laboratoire itinĂ©rant bref, il faut alors Ă  un photographe plusieurs chameaux pour transporter tout son barda » et le personnel pour les conduire, ainsi que, sur le Nil, une embarcation spĂ©cialement affrĂ©tĂ©e
 Parvenir Ă  rapporter en Europe des photos correctement exposĂ©es est donc Ă  chaque fois un exploit dont on ne mesure peut-ĂȘtre pas l’ampleur ! Ces documents doivent donc ĂȘtre regardĂ©s avec d’autant plus d’admiration !Ainsi, c’est avec le bateau atelier que l’on voit ci-dessous que le photographe Francis Frith opĂ©ra lors de plusieurs expĂ©ditions successives de 1856 Ă  1859 ; on lui doit notamment les vues MAG3886 Denderah, GV026 Karnak et WIE918 Louxor qui sont prĂ©sentĂ©es dans cette chronique. Sur cette pĂ©riode, la desserte du Nil en bateau Ă  vapeur n’est pas encore mise en place c’est donc entiĂšrement au moyen de felouques, ces voiliers traditionnels, qu’il remonta le Nil Ă  la force du vent. Cette immersion sur les sites antiques est en outre l’occasion de constater que les menaces sur la conservation du patrimoine, sous prĂ©texte de dĂ©veloppement Ă©conomique, ne datent pas d’aujourd’hui
Mais ce circuit sera aussi l’occasion d’allers-retours » avec les pĂ©riodes plus rĂ©centes, qui mettront en Ă©vidence les actions particuliĂšrement spectaculaires de sauvegarde de ce mĂȘme patrimoine qui furent entreprises et menĂ©es Ă  bien dans la seconde moitiĂ© du XXe siĂšcle les sites de l’Égypte antique concentrent ainsi, poussĂ©s Ă  leur paroxysme, ces deux aspects antagoniques !Embarquons donc pour dix Ă©tapes photographiques. Par soucis de clartĂ©, elles ont Ă©tĂ© reportĂ©es sur la carte ci-contre, celle de l’expĂ©dition Ă  laquelle participa Jean-François Champollion avec l’UniversitĂ© du Grand-DuchĂ© de Toscane Ă  partir de Philae, qui n’était pas encore inondĂ©e en 1828, toutes les autres photos nous montrent les sites tels que Champollion a pu les admirer une cinquantaine d’annĂ©es plus tĂŽt. 04 - Ci-dessus, carte de l’expĂ©dition franco-toscane en Egypte Ă  laquelle participa Champollion en aoĂ»t 1828, sur laquelle ont Ă©tĂ© reportĂ©es encadrĂ©es en rose les dix Ă©tapes de notre parcours ci-aprĂšs Photo Ch. Bernadat / Carte du MusĂ©e Champollion Ă  Figeac. Basse Égypte Gizeh dans les environs du Caire SituĂ© dans les environs du Caire, le plateau de Gizeh et ses nombreux monuments sera Ă©videmment notre premiĂšre Ă©tape. Vue d’ensemble des pyramides du plateau de Gizeh, 1863-1915, Collection Magendie, MAG3064 Les ruines du temple, le sphinx et la grande pyramide de KhĂ©ops, plateau de Gizeh, 1896, Collection Magendie, MAG3038 Sur la vue ci-dessus, au premier plan, les ruines sont celles du petit temple qui Ă©tait consacrĂ© au dieu RĂȘ, le Dieu Soleil des Égyptiens. ImmĂ©diatement en arriĂšre, voici le sphinx, puis Ă  l’arriĂšre-plan, la grande pyramide de KhĂ©ops. Cette derniĂšre est la plus grande et la plus volumineuse de toutes les pyramides d’Égypte. Elle caractĂ©rise l’apogĂ©e de l’architecture monumentale Ă©gyptienne. En fait, le mausolĂ©e de KhĂ©ops n’est pas une simple pyramide c’est un grand complexe funĂ©raire, comprenant plusieurs Ă©lĂ©ments, dont la pyramide est le plus impressionnant. Elle fut construite approximativement entre 2589 et 2566 avant KhĂ©ops est le nom du deuxiĂšme pharaon de la IVe dynastie de l’Égypte antique qui marqua son rĂšgne par un dĂ©veloppement des mines de cuivre et de turquoise SinaĂŻ, Nubie. L’horizontalitĂ© de l’édifice est proche de la perfection. De 146,60 m de haut Ă  sa construction, cet Ă©difice ne mesure plus que 138 m. Ses quatre faces sont orientĂ©es sur les points cardinaux. Le sphinx et la pyramide de KhĂ©ops, 1900-1915, Collection Wiedemann, WIE063 Le sphinx statue vivante » en Ă©gyptien regarde le soleil levant ; sa partie infĂ©rieure est ensablĂ©e. Il mesure 73,50 m de longueur et sa tĂȘte 5,20 m de haut ; la hauteur totale originelle du monument Ă©tait de 20,22 m. Il reprĂ©sente un lion Ă  tĂȘte d’homme ; taillĂ© directement dans la roche d’un promontoire calcaire, ses pattes avant sont en maçonnerie ; le tout Ă©tait autrefois recouvert d’une sorte de plĂątre peint. La tĂȘte est taillĂ©e dans un bloc rocheux qui dĂ©passait du promontoire. Quant au corps, il fut sculptĂ© progressivement, au fil du creusement de la roche. En descendant en profondeur, les ouvriers dĂ©couvrirent que le sol comportait diffĂ©rentes strates de calcaire, de diffĂ©rentes couleurs et d’une duretĂ© diffĂ©rente de la roche. Ceci explique pourquoi le corps du sphinx est striĂ© horizontalement, les diffĂ©rentes couches calcaires s’étant Ă©rodĂ©es Ă  des vitesses diffĂ©rentes. Le sphinx de Gizeh est l’un des plus vieux et le plus grand des sphinx du monde. Il pourrait ĂȘtre le portrait gĂ©ant du pharaon KhĂ©phren qui l’a fait sculpter durant son rĂšgne 2558-2532 av. BĂ©douins devant la pyramide de KhĂ©phren, 1898, Collection Magendie, MAG0437 La pyramide de KhĂ©phren est la deuxiĂšme pyramide d’Égypte par sa taille. Elle est Ă  faces lisses et fut Ă©levĂ©e sous la IVe dynastie de l’Ancien Empire pour le pharaon KhĂ©phren, fils de KhĂ©ops. Elle se dresse au sud-ouest de celle de son pĂšre, bien identifiable avec son sommet encore couvert de calcaire. LĂ©gĂšrement plus petite que celle de KhĂ©ops, elle paraĂźt pourtant plus haute car elle est Ă©rigĂ©e sur une proĂ©minence rocheuse avec un angle d’inclinaison supĂ©rieur Ă  celui de la grande Égypte le site de Memphis Statue colossale de Ramses II, Ă  l’époque sur le site de Memphis, 1915-1925, Collection Vergnieux, RVX271 La photo de cette statue est un document, trace d’une pĂ©riode rĂ©volue elle a en effet Ă©tĂ© prise sur le site de Memphis, ancienne capitale du pays, et non au Caire. Pour les Ă©gyptologues Sydney AufrĂšre et Jean-Claude Goyon, elle se trouvait, comme sa jumelle, Ă  l’entrĂ©e du temple de Ptah Dans l’axe de la ville, approximativement lĂ  oĂč devait se trouver l’entrĂ©e, s’élevaient deux colosses de RamsĂšs II. » D’autres sources annoncent mĂȘme le chiffre de quatre
Le premier colosse, sculptĂ© dans du calcaire, a Ă©tĂ© dĂ©couvert en 1820 par Giovanni Battista Caviglia et Charles Sloane, couchĂ© face contre terre. Le bas des jambes brisĂ©, il n’a jamais Ă©tĂ© relevĂ©, mais a Ă©tĂ© dĂ©placĂ© en 1958 afin d’ĂȘtre exposĂ© dans un bĂątiment construit sur le second colosse, celui de notre photo, fut dĂ©couvert pendant l’hiver 1853-1854, par Leonard Horner, un gĂ©ologue britannique, venu pour analyser la profondeur et l’accroissement des alluvions du Nil. Il profita de cette mission pour entreprendre l’étude archĂ©ologique du site, sous la supervision de Joseph Hekekyan, un ingĂ©nieur armĂ©nien de Constantinople. LĂ©gĂšrement plus petit que le premier colosse, il gisait Ă  200 m au nord-ouest, brisĂ© en six morceaux. La statue demeurera sur place jusqu’en 1887
 Cette annĂ©e-lĂ , le major Arthur Bagnold voulut la soustraire Ă  l’effet des eaux du Nil qui le recouvraient pendant une longue pĂ©riode de l’annĂ©e et voulut la mettre Ă  l’abri. Il en informa les autoritĂ©s et une maigre somme de 20 livres lui fut allouĂ©e. C’est ainsi que ce colosse fut dĂ©gagĂ©, puis traĂźnĂ© sur une butte voisine et surĂ©levĂ© afin qu’il fĂ»t visible en y resta jusqu’en fĂ©vrier 1955
 date Ă  laquelle le prĂ©sident Nasser, rĂ©cemment installĂ© Ă  la tĂȘte du pays, la fit transporter et relever sur une place en plein centre du Caire, en face de la gare, au bout de la grande voie rebaptisĂ©e avenue RamsĂšs. La couronne, qui gisait Ă  cĂŽtĂ© de la statue, fut Ă©galement rĂ©installĂ©e sur la tĂȘte du souverain. Mais la statue Ă©tait devenue invisible au milieu d’une circulation dĂ©bridĂ©e, et son calcaire Ă©tait fortement attaquĂ© par le gaz carbonique des pots d’échappement. 05 –La statue colossale de RamsĂšs II, en face de la gare du Caire de 1955 Ă  2006 – L’ Elle a Ă  nouveau Ă©tĂ© transportĂ©e en grandes pompes en 2006 dans l’enceinte du Grand MusĂ©e Egyptien, bĂąti Ă  la pĂ©riphĂ©rie du Caire, pour la mettre en valeur et la soustraire Ă  la pollution automobile galopante. Les travaux ayant traĂźnĂ© en longueur, il faudra attendre janvier 2018 pour qu’elle s’offre enfin Ă  l’admiration des visiteurs, bien en vue Ă  l’entrĂ©e du MusĂ©e. 06 - Statue colossale de Ramses II, dĂ©sormais Ă  l’abri Ă  l’entrĂ©e du Grand MusĂ©e Egyptien du Caire Image virtuelle Egytian Grand Museum / L’ Par deux fois donc, le dĂ©placement et la mise en sĂ©curitĂ© du colosse ont Ă©tĂ© utilisĂ©s par le gouvernement en place comme un symbole de puissance politique. Mais, ce motif servit aussi effectivement Ă  la sauvegarde de cette piĂšce tout Ă  fait exceptionnelle hĂ©ritĂ©e de l’Égypte Égypte Saqqarah, la pyramide de DjĂ©ser La pyramide Ă  degrĂ©s de DjĂ©ser, 1867-1876, Collection Magendie, MAG3065 Saqqarah est le nom de l’ancienne nĂ©cropole de la citĂ© de Memphis, une des capitales de l’Égypte antique. SituĂ©e Ă  moins de 30 kilomĂštres du Caire, sur la rive gauche du Nil, presque en face de Memphis elle-mĂȘme, elle contient les sĂ©pultures de nombreux pharaons et hauts fonctionnaires Ă©gyptiens. La nĂ©cropole est impressionnante elle mesure 6 km de long sur 1,5 km de large, soit la plus grande superficie d’une nĂ©cropole Ă©gyptienne, sur un vaste plateau qui domine la vallĂ©e du Nil. Le complexe funĂ©raire compte une quinzaine de monuments de diffĂ©rentes Ă©poques. Lorsque la Haute et la Basse Égypte furent rĂ©unies en un seul royaume, les premiĂšres tombes firent leur apparition sur le site principalement celles des grands notables. Au dĂ©but, les tombeaux n’étaient pas encore des pyramides, mais des mastabas, grandes constructions rectangulaires d’abord en briques puis en monument le plus intĂ©ressant de Saqqarah est cette pyramide Ă  degrĂ©s, tombeau du pharaon DjĂ©ser ou Djoser IIIe dynastie. Il s’agit de la premiĂšre pyramide Ă©gyptienne et du premier tombeau construit intĂ©gralement en pierres, dans le but de rĂ©sister aux Ă©preuves du temps. Son architecte fut le cĂ©lĂšbre Imhotep celui qui vient en paix » en Ă©gyptien. En construisant un mastaba d’environ 121 m de long sur 109 m de large, puis en en superposant d’autres de tailles dĂ©croissantes jusqu’au sommet, son idĂ©e Ă©tait de rapprocher le plus possible le souverain du ciel et donc des dieux. Cette structure en degrĂ©s peut donc ĂȘtre vue comme une sorte d’escalier divin » pour faciliter l’ascension du pharaon Denderah, le temple d’Hathor La façade du temple d’Hathor Ă  Denderah, 1856-1859, Collection Magendie, MAG3886 Denderah est Ă  460 km au sud du Caire. Le temple d’origine, dĂ©diĂ© Ă  la dĂ©esse Hathor, fut construit par PĂ©pi 1er sous la VIe dynastie. Le temple actuel fut fondĂ© le 16 juillet 54 avant notre Ăšre, jour du lever hĂ©liaque annuel de Sirius. Les travaux commencĂšrent sous le rĂšgne de PtolĂ©mĂ©e XII AulĂšte, pĂšre de ClĂ©opĂątre. Cette derniĂšre lui succĂšde en 51 avant notre Ăšre. Cette nouvelle construction fut achevĂ©e trente-quatre ans plus tard, sous le rĂšgne d’Auguste. La dĂ©coration des parois se poursuivit jusqu’à la fin de la pĂ©riode romaine. C’est la raison pour laquelle, Ă  l’intĂ©rieur du temple, on peut trouver les cartouches d’Auguste, de TibĂšre, de Caligula, de Claude et de Karnak et Louxor site de l’ancienne ThĂšbes A environ 500 km au sud du Caire, faisons halte Ă  Louxor, l’ancienne ThĂšbes, sur la rive est du Nil. La StĂ©rĂ©othĂšque conserve les vues de deux monuments distincts qu’il convient de ne pas confondre le grand temple d’Amon au sein du complexe religieux de Karnak, et un second temple d’Amon, Ă  la pĂ©riphĂ©rie immĂ©diate de Louxor. La salle hypostyle du grand temple d’Amon de Karnak, 1856-1859, Collection Vicente, GV026 Nous avons ici une des vues les plus anciennes de nos collections. Le complexe religieux de Karnak comprend un vaste ensemble de ruines de temples, chapelles, pylĂŽnes, et d’autres bĂątiments situĂ©s au nord de ThĂšbes, aujourd’hui ville de Louxor. Ce complexe religieux, a Ă©tĂ© construit et dĂ©veloppĂ© pendant plus de 2 000 ans par les pharaons successifs, de SĂ©sostris Ier, au Moyen Empire, jusqu’à l’époque ptolĂ©maĂŻque ; il s’étend sur plus de 2 km2, morcelĂ© en trois domaines », chacun entourĂ© de sa propre enceinte. C’est le plus grand complexe religieux de toute l’AntiquitĂ©. Le temple le plus important, le Grand Temple d’Amon, date de la XVIIIe dynastie. Il Ă©tait consacrĂ© Ă  la triade thĂ©baine, avec Ă  sa tĂȘte le dieu Amon-RĂȘ. Il Ă©tait reliĂ© au temple de Louxor voir ci-aprĂšs par une allĂ©e de sphinx de prĂšs de trois kilomĂštres de long. Le site a fait l’objet de fouilles conduites dĂšs le XIXe siĂšcle par des archĂ©ologues français, dĂ©sormais organisĂ©s depuis 1967 au sein du Centre franco-Ă©gyptien d’étude des temples de Karnak. Bien que toujours en ruine, le site a nĂ©anmoins fait l’objet d’un redressement des colonnes comme on peut en juger sur la photo d’ensemble ci-contre la salle hypostyle Ă©tant au centre du second plan, bel exemple de conservation respectueuse de l’édifice. 07 – Vue d’ensemble du complexe religieux de Karnak avec, au centre, la salle hypostyle du Grand Temple d’Amon Jerzy Strzelecki / Wikipedia Trois kilomĂštres plus loin, voici le temple d’Amon de Louxor. Vue du temple de Louxor, 1857, Collection Wiedemann, WIE918 La vue WIE918 qui nous est prĂ©sentĂ©e ci-dessus – Ă©galement une des plus anciennes concernant l’Égypte au sein de la StĂ©rĂ©othĂšque – est malheureusement peu explicite ; c’est une vue latĂ©rale du temple depuis le nord-ouest qui laisse voir en arriĂšre-plan le minaret de la mosquĂ©e de Louxor toujours prĂ©sente aujourd’hui. 08-Le temple d’Amon Ă  Louxor vu du nord-ouest avec, en arriĂšre-plan, le mĂȘme minaret que sur la WIE918 Marc Ryckaert / Wikipedia Une fois franchis les pylĂŽnes du temple qui marquaient son entrĂ©e, on peut admirer ce qui reste de la grande colonnade qui formait l’intĂ©rieur de l’ancien temple. Les murs tout autour portent la reprĂ©sentation des diffĂ©rentes phases de la fĂȘte de l’Opet ; Ă  l’entrĂ©e de la colonnade, se trouvent deux groupes de statues. La grande colonnade du temple de LouxorI, 1898, Collection Magendie, MAG0515 Haute-Égypte Louxor ancienne ThĂšbes, Les colosses de Memnon Les colosses de Memnon Ă  ThĂšbes, 1863-1915, Collection Magendie, MAG3036 Les colosses de Memnon sont deux statues de pierre monumentales situĂ©es sur la rive occidentale de ThĂšbes, sur la route qui mĂšne Ă  la nĂ©cropole thĂ©baine. Elles sont les derniers vestiges du gigantesque temple d’Amenhotep III, construit durant la XVIIIe dynastie, qui n’existe plus de nos jours. Depuis 1998, le site du temple est fouillĂ© par la Mission des colosses de Memnon et du temple d’AmĂ©nophis III, dirigĂ©e par l’égyptologue ArmĂ©nien Hourig Edfou Edfou Behdet, Apollinopolis est situĂ© sur la rive gauche du Nil entre Louxor et Assouan, Ă  105 km au sud de cette derniĂšre. Toutefois, la vue que nous montrons ci-aprĂšs n’est pas prise sur ce site mais au sein du Parc Egyptien de l’Exposition Universelle de Paris en avons dĂ©jĂ  soulignĂ© Ă  l’occasion de plusieurs de nos Unes » le climat de modernitĂ© qui a marquĂ© la France du Second Empire dans le mĂȘme Ă©lan que dans toute l’Europe. Nous en avons ici un nouvel exemple Ă  l’occasion de cette Exposition Universelle, l’Égypte qui est en 1867 un pays indĂ©pendant qui se veut moderne expose, entre autres, une reconstitution rĂ©duite du temple d’Edfou. Il s’agit non seulement d’offrir aux visiteurs une vision caractĂ©ristique du pays, mais d’attirer aussi les premiers touristes Ă©videment au sein de la bourgeoisie favorisĂ©e pour un circuit de tourisme culturel au sein du pays de la publicitĂ© touristique avant l’heure, il y a plus de 150 ans ! Reconstitution Ă  Ă©chelle rĂ©duite du temple d’Edfou au sein du Parc Egyptien, Exposition Universelle de Paris, 1867, Collection Archives Nationales, AN287-1 Le temple rĂ©el, dĂ©diĂ© au culte d’Horus, est le plus grand temple de la dynastie lagide et le deuxiĂšme sanctuaire le plus important d’Égypte aprĂšs Karnak 137 m de long, 79 m de large, 36 m de haut pour les pylĂŽnes. Construit entre 237 et 57 av. il est l’un des mieux prĂ©servĂ©s d’ Égypte l’üle de Philae Vue d’ensemble de l’üle de Philae, avec sur la gauche son temple et Ă  droite le kiosque de Trajan, 2de moitiĂ© du XIXe siĂšcle, Collection SAB, SAB033 Philae se situe sur la 1Ăšre cataracte du Nil, au sud d’Assouan, Ă  presque 700 km au sud du Caire. Cette Ăźle comprenait les ruines d’une ville de l’Égypte ancienne, avec, notamment, le magnifique petit temple d’Isis. Jusqu’en 1902, les ruines de l’ensemble antique de Philae sont au sec sur une Ăźle. 09- Le site de Philae tel qu’il se prĂ©sentait jusqu’en 1902 Wikimedia / David Roberts Le rapprochement entre la vue SAB033 ci-dessus et RVX436 plus bas est particuliĂšrement intĂ©ressant depuis l’inauguration du grand barrage d’Assouan en 1970, qui noya dĂ©finitivement le site, notre mĂ©moire collective avait peut-ĂȘtre un peu oubliĂ© que, dĂ©jĂ  en 1894 les Britanniques avaient entrepris la construction d’un premier barrage juste en aval, Ă  Assouan, pour dĂ©velopper l’irrigation et, en particulier, pour promouvoir sur de vastes surfaces une culture pratiquement industrielle du coton ! 10 – Le site de Philae aprĂšs la construction du 1er barrage d’Assouan Photo Luigi Fiorillo / TIMEA / Wikimedia Ce barrage, mis en eau en 1902, a eu immĂ©diatement pour effet d’inonder le site de Philae 10 mois sur 12, en dehors de la saison sĂšche. Ainsi, Ă  partir de cette date, les touristes devaient venir sur le site en barque, ce que Pierre Loti dĂ©plora profondĂ©ment dans un texte La mort de Philae ». C’est donc de cet Ă©tat que la photo ci-dessous tĂ©moigne. En outre, le premier barrage fut surĂ©levĂ© par deux fois entre 1907 & 1912, puis entre 1929 & 1934 aggravant Ă  chaque fois les dommages causĂ©s aux Ă©difices. Le temple de Philae inondĂ©, 1905-1907, Collection Vergnieux, RVX436 Le temple d’Isis, situĂ© dans le quart sud-ouest de l’üle, est la principale construction de Philae. L’esplanade situĂ©e devant le premier pylĂŽne est fermĂ©e par un portique aux chapiteaux variĂ©s. Le mur occidental est percĂ© de fenĂȘtres donnant sur l’üle de Biggeh, dĂ©sormais un petit Ăźlot depuis le dĂ©placement du temple, et d’un escalier entre la douziĂšme et la treiziĂšme colonne menant Ă  un nilomĂštre ». La corniche du portique est dĂ©corĂ©e de disques solaires situĂ©s prĂ©cisĂ©ment face aux temples d’Arensnouphis, de Biggeh et d’Imhotep ; le plafond est ornĂ© de vautours aux ailes dĂ©ployĂ©es regardant vers l’ouest. Le kiosque de Trajan, 1905-1907, Collection Vergnieux, RVX431 Sur un cĂŽtĂ© de l’üle, le kiosque de Trajan est bien une construction rĂ©alisĂ©e sous le rĂšgne de l’empereur romain Trajan. InachevĂ©, ce pavillon trĂšs Ă©lĂ©gant Ă©tait le seul visible lorsque l’üle Ă©tait submergĂ©e. C’est une petite construction en forme de portique rectangulaire, mise en chantier vers l’an 100. Elle comporte quatorze colonnes avec de beaux chapiteaux campaniformes. A l’intĂ©rieur, sur deux de ses murs, on voit l’empereur cĂ©lĂ©brer les rites d’offrandes Ă  Isis et Horus, puis Ă  Isis et Osiris. Les processions qui se rendaient sur l’Ile accostaient ici et passaient vraisemblablement sous ce kiosque. Les chapiteaux des quatorze colonnes du kiosque s’étagent en ombrelles de papyrus de taille croissante entre lesquelles s’intercalent des boutons floraux. Le kiosque devait servir de reposoir Ă  la barque sacrĂ©e de la dĂ©esse Isis lorsque celle-ci quittait l’üle ou la rejoignait, Ă  l’occasion de cĂ©rĂ©monies partir de 1960, aprĂšs plusieurs annĂ©es de tractations politiques et d’arrangements financiers, le prĂ©sident Nasser prit la dĂ©cision dĂ©finitive de la construction du haut barrage d’Assouan. Ce projet constituait une nouvelle menace pour Philae, car l’üle se trouvait entre les deux barrages. Le lac de retenue de l’ancien barrage d’Assouan fut en partie transformĂ© mais maintenu. Il Ă©tait prĂ©vu d’abaisser le niveau moyen de ce lac qui atteindrait alors le premier pylĂŽne du temple d’Isis Ă  la moitiĂ© de sa hauteur, permettant aux ruines d’ĂȘtre en plus grande partie Ă  l’air libre. Mais cette transformation induisait une hausse du niveau de la nappe phrĂ©atique ; l’üle ne pouvait donc plus ĂȘtre totalement Ă  sec pendant une partie de l’annĂ©e. En outre, les fluctuations quotidiennes du niveau du lac devaient atteindre six mĂštres d’amplitude, risquant de provoquer une Ă©rosion accrue des pierres et une accĂ©lĂ©ration de la disparition des sauvetage de Philae fut alors dĂ©cidĂ© par l’UNESCO qui lança Ă  cette occasion des travaux d’une ampleur inĂ©dite, la solution retenue Ă©tant la mĂȘme que pour les temples d’Abou Simbel quelques annĂ©es plus tĂŽt voir plus bas le dĂ©montage des ruines et leur reconstruction sur un nouveau site Ă  l’abri des eaux du lac. Ce dĂ©placement fut orchestrĂ© par le ministĂšre de la Culture Ă©gyptien et les services d’archĂ©ologie du Caire sous l’égide de l’UNESCO, la responsabilitĂ© du projet Ă©tant confiĂ©e Ă  Christiane Desroches Noblecourt, cĂ©lĂšbre Ă©gyptologue française, dĂ©jĂ  Ă  l’origine du sauvetage des temples d’Abou Simbel. L’Égypte prit Ă  son compte la moitiĂ© du coĂ»t de ce transfert. Le dĂ©placement des temples Ă  proprement parler commença avec le dĂ©coupage des ruines et leur transport en barges vers un site de stockage provisoire. Entretemps, l’üle d’Aguilkia situĂ©e Ă  environ trois cents mĂštres au nord-ouest de Philae fut prĂ©parĂ©e pour accueillir les ruines. Le sauvetage fut achevĂ© en 1976. Malheureusement, des dizaines d’autres sites archĂ©ologiques d’Égypte, jugĂ©s de moindre importance, mais qui faisaient encore l’objet de recherches, ont Ă©tĂ© dĂ©finitivement engloutis par la montĂ©e des eaux. 11 – Le temple de Philae tel qu’il apparaĂźt dĂ©sormais sur l’üle d’Agilika, Ă  quelques centaines de mĂštres de l’ancien site de Philae Wikimedia Basse Nubie Le temple de Maharraqa Le temple de Maharraqa en Basse-Nubie, situĂ© Ă  environ 1 010 km du Caire, est le site le moins connu de tout notre parcours, souvent ignorĂ© des guides francophones. Le temple d’Al-Maharraqa en Basse-Nubie, 2Ăšme moitiĂ© du XIXe siĂšcle, Collection SAB, SAB032 Il s’agit d’un ancien temple Ă©gyptien dĂ©diĂ© Ă  Isis et SĂ©rapis. Maharraqa, en Basse Nubie, se situe Ă  environ 140 km au sud d’Assouan. Quelques annĂ©es aprĂšs la conquĂȘte romaine de l’Égypte en 30 avant JC, les Koushites du royaume de MĂ©roĂ© ont lancĂ© un raid sur la premiĂšre cataracte. Le prĂ©fet romain d’Égypte, PĂ©trone, a ripostĂ© et vaincu l’armĂ©e d’invasion mĂ©roĂŻtique. Il a ensuite placĂ© une garnison romaine de 400 hommes Ă  l’avant-poste sud du territoire une frontiĂšre entre le royaume de MĂ©roĂ© et l’Égypte romaine a ainsi Ă©tĂ© Ă©tablie Ă  Maharraqa ; c’était alors la frontiĂšre sud de l’Égypte romaine. Aujourd’hui, la frontiĂšre entre l’Égypte moderne et le Soudan se trouve Ă  plusieurs centaines de kilomĂštres plus au sud, au-delĂ  d’Abou temple Ă©tait dĂ©diĂ© aux anciens dieux Ă©gyptiens Isis et SĂ©rapis. Construit par les Romains, il ne peut ĂȘtre attribuĂ© avec certitude au rĂšgne d’un empereur romain en particulier puisqu’il n’a jamais Ă©tĂ© entiĂšrement achevĂ© ni inscrit. Cependant, dans la mesure oĂč la construction de temples a dĂ©clinĂ© en Nubie aprĂšs le rĂšgne d’Auguste, le temple de Maharraqa pourrait ĂȘtre attribuĂ© Ă  son rĂšgne. La seule partie de la structure achevĂ©e Ă©tait une cour de 13,5 m sur 15,7 m, entourĂ©e sur trois cĂŽtĂ©s par des colonnes c’est exactement ce que nous montre notre photo temple de Maharraqa a lui aussi dĂ» ĂȘtre dĂ©placĂ© en 1966 Ă  cause de la construction du barrage d’Assouan sur le site dit du nouveau Wadi es-Sebua », Ă  4 km Ă  l’ouest de l’emplacement d’origine. Pour ce cas prĂ©cis, l’Égypte finança la totalitĂ© du Les temples d’Abou Simbel Le petit temple » d’Abou Simbel, 1863-1915, Collection Magendie, MAG3054 Ainsi se termine notre circuit Ă©gyptien une vĂ©ritable vitrine en matiĂšre de sauvetage du patrimoine monumental antique ! 12- Les deux temples d’Abou Simbel tels qu’ils apparaissent dĂ©sormais sur leur nouveau site Ă  gauche, celui de RamsĂšs II et Ă  droite celui de NĂ©fertari ; le lit du Nil se trouve juste en arriĂšre du photographe. – Holger Weinandt / Wikipedia Ainsi se termine notre circuit Ă©gyptien une vĂ©ritable vitrine en matiĂšre de sauvetage du patrimoine monumental antique !

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Lecouple d'artistes Christo et Jeanne-Claude, cĂ©lĂšbre pour ses installations iconoclastes, envisage de construire dans le dĂ©sert d'Abu Dhabi une gigantesque pyramide faite de barils de pĂ©trole, rapporte le quotidien bulgare Dnevnik. Voici toutes les solution SĂ©pulture pour notable de l'Égypte antique. CodyCross est un jeu addictif dĂ©veloppĂ© par Fanatee. Êtes-vous Ă  la recherche d'un plaisir sans fin dans cette application de cerveau logique passionnante? Chaque monde a plus de 20 groupes avec 5 puzzles chacun. Certains des mondes sont la planĂšte Terre, sous la mer, les inventions, les saisons, le cirque, les transports et les arts culinaires. Nous partageons toutes les rĂ©ponses pour ce jeu ci-dessous. La derniĂšre fonctionnalitĂ© de Codycross est que vous pouvez rĂ©ellement synchroniser votre jeu et y jouer Ă  partir d'un autre appareil. Connectez-vous simplement avec Facebook et suivez les instructions qui vous sont donnĂ©es par les dĂ©veloppeurs. Cette page contient des rĂ©ponses Ă  un puzzle SĂ©pulture pour notable de l'Égypte antique. SĂ©pulture pour notable de l'Égypte antique La solution Ă  ce niveau mastaba Revenir Ă  la liste des niveauxLoading comments...please wait... Solutions Codycross pour d'autres langues Parmiles titres honorifiques utilisĂ©s dans l'Égypte antique, on trouve souvent celui de sȝb ou sˁង [1], c'est-Ă -dire dignitaire, mais d'un rang inconnu.Toutefois, il est souvent observĂ© que mĂȘme de hauts fonctionnaires, Ă  titre posthume, portent seulement ce titre, signifiant alors la supĂ©rioritĂ©, mais gĂ©nĂ©ralement il est en prĂ©fixe d'autres, tels que :
Des archĂ©ologues ont annoncĂ© avoir dĂ©couvert par hasard la tombe d'un scribe royal dans la vaste nĂ©cropole de ThĂšbes en Égypte. Vieille de ans, la chambre funĂ©raire prĂ©sente des murs richement dĂ©corĂ©s de dieux mais aussi de babouins. Une tombe peut en cacher une autre. C'est ce qu'ont dĂ©couvert des archĂ©ologues japonais menant des fouilles Ă  Louxor en Égypte. Anciennement nommĂ©e ThĂšbes, la ville est cĂ©lĂšbre pour les nombreux temples et nĂ©cropoles antiques qu'elle abrite. C'est ainsi sur l'un de ces sites que Jiro Kondo et son Ă©quipe de l'UniversitĂ© de Waseda ont mis au jour une sĂ©pulture inconnue. Alors qu'ils nettoyaient les dĂ©bris de la tombe d'Userhat, un officiel au service du pharaon Amenhotep III, les archĂ©ologues ont dĂ©couvert un trou au niveau de l'avant-cour. En l'explorant, ils ont constatĂ© que la cavitĂ© menait vers une chambre funĂ©raire sĂ©parĂ©e et totalement Jiro Kondo et son Ă©quipe, la tombe en forme de T aurait plus de ans et remonterait Ă  la pĂ©riode ramesside entre 1292 et 1069 avant notre Ăšre. Quant Ă  l'identitĂ© de son propriĂ©taire, celle-ci a rapidement pu ĂȘtre dĂ©terminĂ©e grĂące aux hiĂ©roglyphes prĂ©sents sur les murs de la sĂ©pulture. NommĂ© Khonsu, le dĂ©funt dĂ©tenait "le titre de scribe royal". Une tombe richement dĂ©corĂ©eOutre des hiĂ©roglyphes, la tombe est richement dĂ©corĂ©e de scĂšnes reprĂ©sentant le dĂ©funt et des dieux. "Sur la partie Sud du mur Est du hall transversal, Khonsu et sa femme sont montrĂ©s adorant les dieux Osiris et Isis. DerriĂšre Khonsu et sa femme se trouve une reprĂ©sentation de deux divinitĂ©s Ă  tĂȘte de bĂ©lier, probablement, Khnoum ou Khnoum-RĂȘ", expliquent les archĂ©ologues dans un communiquĂ©. La frise observĂ©e au niveau du plafond est selon Jiro Kondo, d'un style typique de la pĂ©riode ramesside. Mais une autre scĂšne a attirĂ© l'attention des spĂ©cialistes. "Sur le mur Nord de l'entrĂ©e, se trouve une scĂšne gravĂ©e montrant le bateau solaire du dieu RĂȘ-Atoum adulĂ© par quatre babouins en pose d'adoration", expliquent-ils. Bien qu'ils ne soient pas natifs de la rĂ©gion, les babouins Ă©taient des animaux trĂšs apprĂ©ciĂ©s durant l’Égypte les historiens, ils Ă©taient mĂȘme rĂ©guliĂšrement associĂ©s Ă  RĂȘ-Atoum, le dieu crĂ©ateur et parfois dĂ©crits comme la muse spirituelle des scribes. Ce qui expliquerait probablement la prĂ©sence de l'animal sur les murs de la tombe de Khonsu qualifiĂ© de "vĂ©ritable scribe renommĂ©". Des fouilles Ă  poursuivre Selon les images dĂ©voilĂ©es par l'Ă©quipe, les peintures sont dans un Ă©tat variable. Certaines sont encore clairement visibles alors que d'autres ont Ă©tĂ© effacĂ©es par le temps. De façon gĂ©nĂ©rale, celles du plafond paraissent mieux conservĂ©es que celles des murs. Une Ă©tude plus approfondie pourrait permettre d'en apprendre plus sur le dĂ©funt mais les fouilles sont loin d'ĂȘtre terminĂ©es. Les archĂ©ologues pensent que toute une partie de la tombe reste Ă  mettre au jour. "L'entrĂ©e de la chambre intĂ©rieure est actuellement obstruĂ©e par des colonnes de blocs rocheux", prĂ©cisent les chercheurs dans le communiquĂ©. Ils s'attendent ainsi Ă  dĂ©couvrir davantage de murs peints Ă  l'intĂ©rieur de cette piĂšce inexplorĂ©e.
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DesarchĂ©ologues ont annoncĂ© avoir dĂ©couvert par hasard la tombe d'un scribe royal dans la vaste nĂ©cropole de ThĂšbes en Égypte. Vieille de 3.000 ans, la chambre funĂ©raire prĂ©s Cet article est issu du Hors-sĂ©rie de Sciences et Avenir n°197 datĂ© avril-mai 2019. Le parcours effectuĂ© par la dĂ©pouille du pharaon ressemble peu au cheminement post mortem qu’imaginaient les anciens Égyptiens, dĂ©crit notamment dans le Livre des morts. À l’issue de ce voyage fait d’épreuves, de dangers, de monstres, de chausse-trapes et d’énigmes insolubles, le dĂ©funt - suprĂȘme rĂ©compense - peut renaĂźtre chaque matin grĂące au Soleil rĂ©gĂ©nĂ©rĂ©. Et Pharaon maintenir l’ordre cosmique, car il est le garant de la permanence des choses. Au fond, les Égyptiens n’ont qu’une peur que le ciel leur tombe sur la tĂȘte. Et ils rĂȘvent qu’aprĂšs la mort, rien ne change dans ce monde parfait. "Ils avaient plusieurs mots pour parler du temps et de l’éternitĂ©, explique FrĂ©dĂ©ric Servajean, Ă©gyptologue, professeur Ă  l’UniversitĂ© Montpellier III. Notamment djet et neheh. Souvent accolĂ©s dans les textes, ils ont Ă©tĂ© traduits par 'pour toujours et Ă  jamais'. Faute de mieux. Car, en fait, ils dĂ©signent des Ă©ternitĂ©s diffĂ©rentes et complĂ©mentaires. Djet est utilisĂ© pour ce qui est immuable, la structure du monde, le ciel, la montagne, etc. Neheh, au contraire, dĂ©signe un temps cyclique, ce qui se modifie, comme le Nil avec ses crues, les Ă©toiles qui se dĂ©placent dans le ciel, la vĂ©gĂ©tation qui Ă©volue selon les saisons. Le divin, qui est djet par essence, se manifeste auprĂšs des humains Ă  travers ce qui est neheh." Or, le souhait des Égyptiens est de devenir immuables. Dans cette quĂȘte de stabilitĂ©, Pharaon joue un rĂŽle clĂ©, incarnant la survie d’un royaume autour duquel rĂšgne le chaos le dĂ©sert et ses animaux sauvages, l’étranger
. Sa mort est conçue comme un passage et son tombeau comme le lieu du cheminement magique. Les pyramides sont abandonnĂ©es par les rois au profit d'hypogĂ©es Paradoxe dĂšs l’Ancien Empire, les tombes furent presque systĂ©matiquement violĂ©es. Les gĂ©nĂ©rations suivantes n’eurent de cesse de trouver un moyen d’éviter les dĂ©prĂ©dations, et les pilleurs de dĂ©nicher l’entrĂ©e des sĂ©pultures
 La vallĂ©e des Rois, prĂšs de l’actuelle Louxor, oĂč sont construites Ă  partir du Nouvel Empire les derniĂšres demeures des souverains, constitue une tentative pour les en empĂȘcher. AprĂšs les troubles de la fin du Moyen Empire, deux pharaons, Kamosis dernier roi de la DeuxiĂšme PĂ©riode intermĂ©diaire et Ahmosis premier du Nouvel Empire, entreprennent de rĂ©unifier l’Égypte. Leur rĂ©ussite marque le dĂ©but d’une pĂ©riode de stabilitĂ© prospĂšre. ThĂšbes, d’oĂč sont issus les souverains, acquiert une importance religieuse majeure. Et Amon, dieu tutĂ©laire de la citĂ©, devient de fait celui du pays tout entier, trĂšs tĂŽt associĂ© Ă  RĂȘ, sous la forme d’Amon-RĂȘ. Des personnes regardent, le 20 octobre 2004, le sarcophage en bois peint dorĂ© et dĂ©corĂ© de la momie du pharaon Ahmosis. CrĂ©dits THOMAS COEX / AFP C’est Ă©galement Ă  partir de cette Ă©poque que de nouvelles pratiques funĂ©raires se mettent en place. Les pyramides sont abandonnĂ©es par les rois au profit de tombes creusĂ©es hypogĂ©es dans la montagne qui se dresse de l’autre cĂŽtĂ© du fleuve. "Ce changement d’architecture implique-t-il une nouvelle fonction, ou est-il simplement dĂ» Ă  la gĂ©ographie d’une rĂ©gion importante Ă  cette pĂ©riode ? s’interroge l’épigraphiste Philippe Martinez, ingĂ©nieur de recherche CNRS au Laboratoire d’archĂ©ologie molĂ©culaire et structurale Sorbonne UniversitĂ©. Au temps des pyramides, les centres politiques et religieux Ă©taient situĂ©s dans le nord du pays, dans un paysage particuliĂšrement plat. Pour avoir une montagne sacrĂ©e, il fallait l’édifier
" Rien n'a jamais dĂ©couragĂ© les pillards A ThĂšbes, la montagne qui domine la rive gauche, et dont la forme Ă©voque celle d’une pyramide, s’impose. D’autant qu’elle est dĂ©jĂ  chargĂ©e de puissance sacrĂ©e. À ses pieds, Deir el-Bahari, un cirque cernĂ© de falaises, sert depuis longtemps de nĂ©cropole. Le site est liĂ© Ă  Hathor, dĂ©esse de la sexualitĂ© qui accueille le mort, lui redonne naissance et l’allaite. Les pharaons de la 18e dynastie trouvent donc dans ce paysage mythique et mystique une Ă©minence naturelle qui reliera leur sĂ©pulture au divin, et des oueds arides et inhospitaliers pour - espĂšrent-ils - prĂ©venir les pillages. Ils constitueront mĂȘme un dispositif policier pour protĂ©ger cette gorge une garde royale formĂ©e de medjay, guerriers d’origine nubienne. Cependant, l’endroit ne connaĂźtra pas que le calme et le silence espĂ©rĂ©s. Ce que l’on appelle la vallĂ©e des Rois se trouve, certes, Ă  l’abri des crues du Nil. Mais cet oued a Ă©tĂ© creusĂ© par des torrents pluviaux qui, lorsqu’ils se rĂ©veillent, s’avĂšrent dĂ©vastateurs. Bien des tombes, Ă  commencer par celles de RamsĂšs II et de ses fils, ont Ă©tĂ© comblĂ©es par la boue. Plus grave encore, aucun dispositif n’a jamais totalement dĂ©couragĂ© les pillards. C’est Amenhotep Ier 1525-1504 qui aurait inaugurĂ© la vallĂ©e des Rois. Si son tombeau n’a pas encore Ă©tĂ© identifiĂ© avec certitude, lui et sa mĂšre, AhmĂšs-Nefertari, apparaissent sur les parois de sĂ©pultures de notables ramessides, dont celles d’artisans royaux de Deir el-MĂ©dineh. Ils y sont montrĂ©s, en procession, comme les patrons de la nĂ©cropole. La premiĂšre tombe royale dont on connaisse sans doute aucun le destinataire est celle de la reine-pharaon Hatchepsout 1479-1457. Avant de s’y faire enterrer, elle y installa la dĂ©pouille de son pĂšre, Thoutmosis Ier 1492-1479, la sĂ©pulture creusĂ©e pour ce dernier restant vide. Les archĂ©ologues pensent l’avoir mise au jour, sans preuve formelle. "La vallĂ©e des Rois a Ă©tĂ© occupĂ©e selon une organisation chronologique, les tombes Ă©tant disposĂ©es comme en Ă©ventail, observe Philippe Martinez. Ainsi viennent d’abord celles d’Hatchepsout et de ses successeurs, Thoutmosis III, Amenhotep II, Thoutmosis IV, etc. Quand cette premiĂšre boucle est bouclĂ©e, Amenhotep III s’installe dans un autre lieu, la vallĂ©e de l’Ouest." Amenhotep IV, futur AkhĂ©naton 1353-1337, se fait lui aussi creuser une tombe dans cette mĂȘme vallĂ©e occidentale avant de dĂ©placer la cour Ă  Amarna. Quant au pharaon AĂż, il y fut Ă©galement inhumĂ©, dans un tombeau qui semble-t-il avait Ă©tĂ© prĂ©vu pour son jeune prĂ©dĂ©cesseur, Toutankhamon. Mais Horemheb, gĂ©nĂ©ral devenu pharaon, reviendra dans la vallĂ©e des Rois pour se faire amĂ©nager le plus beau des hypogĂ©es de l’oued. AkhĂ©naton, la rĂ©volution culturelle
 Ă  des fins personnelles. DĂ©laissant le culte d’Amon-RĂȘ, le pharon Amenothep IV fait construire Ă  Karnak, sur la rive opposĂ©e Ă  la vallĂ©e des Rois, un temple au dieu RĂȘ-Horakhty se manifestant dans la lumiĂšre Ă©mise par le disque solaire. Il impose ce dieu au dĂ©triment d’Amon mais aussi bientĂŽt de toutes les autres divinitĂ©s. Puis il se rebaptise AkhĂ©naton "le profitable au Disque [solaire]" et fonde, en Moyenne Égypte, la ville d’AkhĂ©taton la moderne Amarna. C’est lĂ  qu’il sera enterrĂ©, aprĂšs dix-sept ans de rĂšgne. Entre-temps, le pays aura connu une rĂ©forme religieuse, politique et sociĂ©tale dont il est difficile de mesurer l’ampleur. Mais a-t-il pour autant inventĂ© un monothĂ©isme, comme l’affirment d’aucuns ? "En rĂ©alitĂ©, les grandes cosmogonies Ă©gyptiennes parlent depuis longtemps d’un dieu dĂ©miurge unique se manifestant sous diffĂ©rentes formes, explique l’égyptologue Philippe Martinez. DĂšs lors, on ne peut exclure que les divinitĂ©s du panthĂ©on Ă©gyptien aient dĂ©jĂ  Ă©tĂ© perçues comme les avatars du dieu originel." Dans ce cas, en quoi cette parenthĂšse dite amarnienne aurait-elle changĂ© la donne ? "Peu de textes subsistent de cette Ă©poque, reprend l’égyptologue. On ne sait mĂȘme pas si la croyance en Aton devient obligatoire. Lorsqu’Amenhotep IV-AkhĂ©naton arrive au pouvoir, l’élite se livre dĂ©jĂ  Ă  des spĂ©culations religieuses. DĂšs le rĂšgne de Thoutmosis III, une piĂ©tĂ© personnelle s’était dĂ©veloppĂ©e. Des hymnes reproduits sur les parois de certaines chapelles funĂ©raires de la vallĂ©e des Nobles montrent que ce n’était plus le roi qui priait pour le dĂ©funt, mais ce dernier qui s’adressait directement aux dieux solaires, RĂȘ-Horakhty et Amon-RĂȘ." Perçu sans doute comme un retour aux sources, ce nouveau paradigme religieux serait alors apparu comme une façon, pour AkhĂ©naton, de reprendre la main. Non seulement en soulignant avec force le rĂŽle central d’un dieu dĂ©miurge, mais en affirmant son pouvoir, celui d’un pharaon divinisĂ© de son vivant. "Plus qu’à l’émergence d’une idĂ©e rĂ©volutionnaire, on assiste en rĂ©alitĂ© Ă  une forme de rĂ©action, prĂ©cise le chercheur. Un retour Ă  l’époque glorieuse des 5e et 6e dynasties, quand le roi Ă©tait le seul interlocuteur du divin." Le modĂšle proposĂ© n’est plus celui d’une Ă©ternitĂ© lointaine, souterraine, mais d’une immortalitĂ© qui s’affirme dans le monde prĂ©sent. Ainsi, Ă  Amarna, point de textes mystiques aux parois des sĂ©pultures, mais des scĂšnes montrant le dĂ©funt en contact avec la famille royale, dont dĂ©pend l’éternitĂ©. Quant Ă  l’architecture des hypogĂ©es, qui comportait jusqu’alors des angles, l’enfilade linĂ©aire des couloirs et des salles devient la norme, comme pour faciliter la sortie du Soleil une fois rĂ©gĂ©nĂ©rĂ©. Les pharaons suivants s’empresseront de rĂ©habiliter Amon-RĂȘ, mais les tombes royales conserveront cette disposition linĂ©aire. Et les pharaons entretiendront le mythe bien terrestre de leur osmose avec la divinitĂ©. À partir de la 19e dynastie, les souverains choisissent Ă  nouveau la vallĂ©e principale pour faire bĂątir leurs tombes, dans les espaces laissĂ©s libres entre les sĂ©pultures des pharaons de la dynastie prĂ©cĂ©dente. Les archĂ©ologues en ont mis au jour soixante-trois, dont vingt-quatre identifiĂ©es comme royales. La vallĂ©e des Rois contient en effet toute une sĂ©rie de tombes privĂ©es appartenant Ă  des membres de la famille royale et quelques proches triĂ©s sur le volet. L’aprĂšs-AkhĂ©naton marque non seulement un retour dans la vallĂ©e des Rois, mais Ă©galement un changement dans la maniĂšre de construire les hypogĂ©es. Auparavant, ils consistaient en une succession de corridors et d’escaliers dont l’axe changeait Ă  une ou deux reprises. "Comme si l’ensemble contournait la demeure d’Osiris, le dieu souverain de l’au-delĂ , avance Philippe Martinez. L’hypogĂ©e, dans sa descente vers le monde souterrain, cherchait Ă  atteindre la 'salle cachĂ©e' dĂ©crite dans le texte de l’Am-douat. Tout au bout se trouvait la chambre funĂ©raire oĂč Ă©tait dĂ©posĂ© le sarcophage. Soutenue par des piliers qui tiennent le ciel, cette salle Ă©tait vue comme un petit cosmos." AkhĂ©naton inaugure Ă  Amarna une structure linĂ©aire que conservera, dans la vallĂ©e des Rois, l’époque ramesside. Si certaines tombes dessinent encore des angles, ce n’est que pour Ă©viter un gros bloc de silex, comme on peut le voir dans celle de RamsĂšs IV. Autre nouveautĂ© du Nouvel Empire le temple funĂ©raire se transforme. Cet espace conçu pour rendre un culte d’offrandes au mort cĂŽtoyait jusqu’alors la tombe royale. La vallĂ©e des Rois et son encaissement sĂ©curitaire ne se prĂȘtent guĂšre Ă  ces dĂ©ploiements architecturaux. Les souverains se font donc Ă©riger un bĂątiment cultuel Ă  l’écart, sur la ligne sĂ©parant l’ariditĂ© funĂšbre de la montagne dĂ©sertique de la fĂ©conditĂ© vivante des terres cultivĂ©es. Si les caveaux plongent vers l’au-delĂ , ces complexes religieux immenses sont, eux, des lieux oĂč l’on cĂ©lĂšbre l’énergie divine qui anime la royautĂ©. Cadre de fĂȘtes, ils prennent le nom de "chĂąteaux de millions d’annĂ©es". Une chrysalide magique enveloppant le roi en cours de mĂ©tamorphose Celui de RamsĂšs II, le Ramesseum, couvre dix hectares sur la rive ouest du Nil. Il est l’un des mieux conservĂ©s parmi la quinzaine que l’on a mis au jour. MalgrĂ© la fragilitĂ© de ce matĂ©riau, il garde de nombreuses traces des parties construites en brique oĂč se dĂ©ploie l’activitĂ© quotidienne des prĂȘtres, qu’ils soient hauts dignitaires ayant la responsabilitĂ© de lire les textes sacrĂ©s ou simples gardiens de chĂšvres. Au centre subsistent aussi des vestiges de l’espace cultuel, bĂąti en pierre pour ceux qui vivront au-delĂ  du temps terrestre les dieux, le roi divinisĂ© et les morts transfigurĂ©s. Une photo aĂ©rienne prise depuis une montgolfiĂšre le 10 septembre 2017 montre le temple Ramesseum. CrĂ©dits KHALED DESOUKI / AFP Car le chĂąteau de millions d’annĂ©es est surtout le théùtre d’une Ă©popĂ©e mystique la transformation du roi en ĂȘtre divinisĂ©. Toute l’architecture est au service de cette mĂ©tamorphose, comme en tĂ©moigne encore le Ramesseum. D’abord, une esplanade ouverte sur la vallĂ©e. LĂ , Pharaon reçoit les hommes les plus mĂ©ritants pour les rĂ©compenser de leur fidĂ©litĂ© et leur permettre d’ĂȘtre les tĂ©moins privilĂ©giĂ©s de sa magnificence. Ensuite vient la cour solaire oĂč le roi, accompagnĂ© des seuls hauts membres du clergĂ©, n’est dĂ©jĂ  plus tout Ă  fait un simple humain c’est lĂ  que sont Ă©rigĂ©s les "colosses osiriaques", selon les termes employĂ©s par le savant français du 19e siĂšcle Jean-François Champollion pour dĂ©crire ces statues gĂ©antes qui montrent un personnage comme momifiĂ©. Les chercheurs pensent que ce bandelettage ne reprĂ©sente pas un mort, mais une chrysalide magique qui enveloppe le roi en cours de mĂ©tamorphose. AprĂšs la cour solaire s’ouvre la salle hypostyle, lieu oĂč celui-ci va devenir une des manifestations d’Amon. Comme tout temple, le chĂąteau de millions d’annĂ©es est construit sur une Ă©minence. Plus on progresse, plus on monte, passant une sĂ©rie de seuils. Les plafonds, eux, s’abaissent. La derniĂšre piĂšce au Ramesseum, elle a disparu, oĂč se trouve l’image du dieu-pharaon, s’organise autour d’une petite chapelle monolithe, le naos. Ces temples gigantesques abritaient en rĂ©alitĂ© une statue d’une cinquantaine de centimĂštres Ă  peine ! Pour autant, ces "chĂąteaux" n’étaient pas destinĂ©s Ă  durer des millions d’annĂ©es. Objets terrestres, ils Ă©taient soumis Ă  l’éternitĂ© cyclique, et donc sujets Ă  transformations. À ce titre, celui d’Amenhotep III est frappant. Il a Ă©tĂ© construit en zone inondable et en grande partie en brique, matĂ©riau sensible Ă  l’humiditĂ©. Ce n’était pas une erreur chaque annĂ©e, la crue y pĂ©nĂ©trait, symbolisant l’idĂ©e d’une relation avec le chaos initial, de la dĂ©crĂ©pitude naturelle des choses et d’une renaissance. En outre, les parties en pierre ont Ă©tĂ©, par endroits, dĂ©montĂ©es un siĂšcle aprĂšs leur Ă©dification et les matĂ©riaux, rĂ©utilisĂ©s. MystĂ©rieuses disparitions dans la vallĂ©e des Reines. Une centaine de tombes vides. Pas l’ombre d’une momie. VoilĂ  l’étrange singularitĂ© de la vallĂ©e des Reines, ce dĂ©filĂ© de la montagne thĂ©baine destinĂ© Ă  accueillir, Ă  l’époque ramesside, les dĂ©pouilles des Ă©pouses royales, princesses et princes. Seuls deux fragments de genou y ont Ă©tĂ© retrouvĂ©s, dans la sĂ©pulture de NĂ©fertari, Ă©pouse de RamsĂšs II. Pour expliquer cette anomalie, deux hypothĂšses s’opposent. "Toutes ces tombes ont Ă©tĂ© pillĂ©es, puis presque toutes rĂ©occupĂ©es dĂšs la TroisiĂšme PĂ©riode intermĂ©diaire et Ă  l’époque romaine, avance Guy Lecuyot, chercheur associĂ© au laboratoire d’archĂ©ologie de l’École normale supĂ©rieure. Les restes de NĂ©fertari montrent que sa momie a Ă©tĂ© malmenĂ©e. Les autres ont dĂ» connaĂźtre le mĂȘme sort." Christian Leblanc, responsable de la Mission archĂ©ologique française de ThĂšbes-Ouest, garde, lui, espoir. "Des commissions d’enquĂȘte ont Ă©tĂ© mises en place aprĂšs les profanations Ă  la 21e dynastie, raconte-t-il. Les prĂȘtres d’Amon ont sorti et restaurĂ© les momies abĂźmĂ©es des nĂ©cropoles thĂ©baines, les ont soigneusement rĂ©emmaillotĂ©es, remises dans des linceuls, marquĂ©es et replacĂ©es dans de nouveaux cercueils." Les prĂȘtres ont ensuite dissimulĂ© les royales dĂ©pouilles dans des diffĂ©rentes cachettes. "Celle de Deir el-Bahari, retrouvĂ©e en 1871, abritait une quarantaine de rois et quelques reines, poursuit l’archĂ©ologue. La deuxiĂšme, une annexe de la tombe d’Amenhotep II, dans la vallĂ©e des Rois, renfermait prĂšs d’une douzaine de momies. Mais les informations des prĂȘtres d’Amon indiquent qu’aucune ne provient de la vallĂ©e des Reines !" La momie de NĂ©fertari, dont la tombe fut l’une des rares Ă  n’avoir jamais Ă©tĂ© rĂ©utilisĂ©e, aurait Ă©tĂ© placĂ©e dans une troisiĂšme cachette
 qui reste Ă  dĂ©couvrir. L’abandon d’un temple est inĂ©luctable. Quelques dĂ©cennies aprĂšs la mort du pharaon, on considĂšre progressivement qu’il ne remplit plus sa fonction originelle. Les prĂȘtres s’en dĂ©tournent et les domaines qu’il possĂšde sont rĂ©cupĂ©rĂ©s au profit du projet d’un successeur. Quand il n’y a plus de ressources pour entretenir le culte, le bĂątiment est dĂ©laissĂ©. Un peu plus loin, un autre chĂąteau de millions d’annĂ©es resplendit Ă  son tour
 Rares sont les temples qui ont Ă©tĂ© achevĂ©s. Parfois parce qu’une fin de rĂšgne prĂ©maturĂ©e oblige Ă  rĂ©orienter les ressources vers un nouveau chantier. Le plus souvent, pour une raison symbolique "Parce qu’une chose achevĂ©e sort de l’éternitĂ© cyclique, de la possibilitĂ© de vivre un lendemain", explique Philippe Martinez. Impensable ! Une centaine d’annĂ©es aprĂšs la mort de RamsĂšs II, le Ramesseum s’est ainsi endormi peu Ă  peu. Deux siĂšcles plus tard, dans les cuisines comme Ă  l’intĂ©rieur du temple, on installera des chapelles de culte et des tombeaux. Cette fois, ce sont des membres de la famille royale, mais aussi des subalternes, qui s’y feront enterrer. "On pensait qu’à cet endroit, la relation directe avec la divinitĂ© Ă©tait encore possible", rĂ©sume Philippe Martinez. Et que les morts qui y reposaient pourraient se trouver en contact avec elle. Pour l’éternitĂ©. Par Henri Morel Icivous trouvez la solution exacte Ă  SĂ©pulture Pour Notable De L'Ă©gypte Antique pour continuer dans le paquet CodyCross Londres Groupe 481 Grille 5. Solution pour SĂ©pulture Pour Notable De L'Ă©gypte Antique. MASTABA. PrĂ©cĂ©dent. Suivant . Solutions du mĂȘme Grille. Spectre Revenant Actrice AmĂ©ricaine PrĂ©nommĂ©e Faye Bloc De Glace Flottant Sur LocĂ©an Elles Composent
– créé le Ă  21h04 – La rĂ©daction Google Maps Le tombeau d’un scribe royal datant de 1 200 ans avant l’ùre chrĂ©tienne a Ă©tĂ© dĂ©couvert Ă  Louxor, en Egypte, par des chercheurs japonais. De magnifiques fresques en ornent les parois intĂ©rieures. Une tombĂ© inviolĂ©e depuis plus de trois millĂ©naires L’Egypte antique n’en finit pas de livrer ses trĂ©sors. Dans le site Louxor, sur la rive droite du Nil, en Haute-Egypte, des chercheurs japonais de l’universitĂ© de Waseda ont mis au jour la tombe d’un scribe royal vieux de 3 200 ans. La sĂ©pulture, situĂ©e dans la nĂ©cropole de ThĂšbes, n’a jamais revu la lumiĂšre depuis le dĂ©cĂšs du notable qui remonte Ă  1200 avant JĂ©sus-Christ. La dĂ©couverte de ce tombeau s’est faite par hasard, raconte Paris Match. Alors qu’il effectuait des relevĂ©s sur le parvis d’une autre tombe, celui d’un haut fonctionnaire sous le roi Amenhotep II, le chef de l’équipe de chercheurs, Jiro Kondo, a repĂ©rĂ© une ouverture menant Ă  une piĂšce secrĂšte. Et lĂ , surprise, un conduit mĂšne au tombeau du scribe royal Konsu qui vivait pendant la pĂ©riode ramesside. Lire aussi Une soixantaine de photos retrouvĂ©es sur la tombe de Sitarane De magnifiques fresques sur les murs du tombeau Les chercheurs ont examinĂ© les dĂ©corations du tombeau du scribe royal. Il s’agit de magnifiques fresques murales tapissant les parois intĂ©rieures du caveau de 4,6 mĂštres par 5,5 mĂštres. Une gravure montre le navire du dieu Ra-Atum au pied duquel se prosternent quatre babouins. Des hiĂ©roglyphes qualifient Konsu de "vrai scribe de renom". D’autres images tapissent les murs du tombeau du scribe royal, notamment celles des dieux Osiris et Isis. Les chercheurs ne diffusent les images qu’au compte-gouttes, mais ils ont promis de redescendre dans le caveau pour en prendre d’autres. Suivre l’actualitĂ© de l’Egypte.
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LEgypte antique vous passionne ? Si oui, alors vous avez bien de la chance : plusieurs musĂ©es et monuments Ă  Paris mettent en lumiĂšre des Ɠuvres datant de l'Ă©poque des Pharaons. Suivez le Vue partielle du sarcophage de Toutankhamon, le 28 septembre 2015 dans son tombeau de la VallĂ©e des rois, Ă  Louxor en Egypte DESOUKI - Un trĂ©sor inviolĂ© -En novembre 1922, aprĂšs six saisons de fouilles infructueuses, l'archĂ©ologue britannique Howard Carter et son riche mĂ©cĂšne Lord Carnarvon, dĂ©couvrent une sĂ©pulture inviolĂ©e dans la VallĂ©e des Rois, prĂšs de Louxor en Haute-Egypte. Le trĂ©sor funĂ©raire, rĂ©parti dans les cinq piĂšces du tombeau, est intact, avec objets mobilier, bijoux, statuettes, dont bon nombre en or massif. Le tombeau du jeune pharaon est le seul mausolĂ©e de l'Egypte antique Ă  avoir livrĂ© un tel trĂ©sor. Offre limitĂ©e. 2 mois pour 1€ sans engagement Les innombrables autres tombeaux de pharaons et notables mis au jour jusqu'alors avaient Ă©tĂ© pillĂ©s au fil des millĂ©naires. Parmi les piĂšces notables un lit en bois plaquĂ© or ornĂ© d'une tĂȘte de lion, un char ou encore un poignard au manche d'or, forgĂ© Ă  partir du fer de mĂ©tĂ©orites selon des chercheurs. Le spectaculaire sarcophage en quartzite rouge hĂ©bergeait trois cercueils emboĂźtĂ©s les uns dans les autres, dont le dernier 110 kg en or massif abritait la momie de Toutankhamon. Mais la piĂšce maĂźtresse du trĂ©sor est un masque funĂ©raire en or de plus de 10 kg incrustĂ© de lapis-lazuli et d'autres pierres semi-prĂ©cieuses. Il a Ă©tĂ© abĂźmĂ© en 2014 lorsque la barbe postiche, symbole de tous les pharaons, s'Ă©tait dĂ©tachĂ©e du menton lors de travaux dans le musĂ©e du Caire. Des employĂ©s avaient alors grossiĂšrement recollĂ© la barbe au moyen d'une importante couche de colle epoxy, nĂ©cessitant deux mois de travaux de restauration menĂ©s par une Ă©quipe d'experts allemands. - Les Ă©nigmes de "l'enfant pharaon" - Toutankhamon, pharaon de la XVIIIe dynastie Ă©gyptienne, qui serait mort Ă  l'Ăąge de 19 ans, Ă©tait peu connu jusqu'Ă  la dĂ©couverte de son tombeau. Depuis, le destin de "l'enfant pharaon" mort Ă  la sortie de l'adolescence aprĂšs un bref rĂšgne, n'a cessĂ© de fasciner les Ă©gyptologues confrontĂ©s Ă  de nombreuses Ă©nigmes sur les circonstances de sa mort et sur sa filiation. Des tests ont permis d'Ă©tablir que le pĂšre de Toutankhamon Ă©tait le pharaon AkhĂ©naton, Ă©poux de la lĂ©gendaire reine NĂ©fertiti. Pour autant, celle-ci n'est pas la mĂšre de Toutankhamon. La mĂšre du jeune pharaon, dont la momie a Ă©tĂ© retrouvĂ©e, serait la soeur de son pĂšre. L'analyse gĂ©nĂ©tique montre en effet une consanguinitĂ© entre les parents. C'est Ă  l'Ăąge de neuf ans, vers 1333 avant JĂ©sus Christ, que Toutankhamon serait montĂ© sur le trĂŽne de Haute et Basse Egypte, mais les Ăąges et les dates varient d'un spĂ©cialiste Ă  l'autre. Le pays sort alors d'une pĂ©riode troublĂ©e, marquĂ©e par la volontĂ© d'Akhenaton d'instaurer une forme de monothĂ©isme avec le dieu du soleil Aton. L'arrivĂ©e au pouvoir du jeune prince permet aux tenants du culte d'Amon de reprendre le dessus et de rĂ©tablir les divinitĂ©s traditionnelles. Toutankhamon aurait Ă©pousĂ© sa demi-soeur, Ankhsenpaamon. Le mariage entre frĂšre et soeur Ă©tait commun dans l'Egypte des pharaons. Le couple n'a pas de descendance connue mais deux momies d'enfants mort-nĂ©s ont toutefois Ă©tĂ© dĂ©couvertes dans la tombe du jeune roi. Plusieurs thĂ©ories ont circulĂ© sur les causes de son dĂ©cĂšs maladie, accident de char ou meurtre. En 2010, des tests gĂ©nĂ©tiques et des Ă©tudes radiologiques ont rĂ©vĂ©lĂ© que l'adolescent serait en fait mort de paludisme combinĂ© Ă  une affection osseuse. Le jeune roi boitait d'un pied en raison d'une nĂ©crose osseuse et son systĂšme immunitaire Ă©tait dĂ©ficient. - Un trĂ©sor maudit ? -Quelques mois aprĂšs la fabuleuse dĂ©couverte, le mythe de la malĂ©diction du pharaon, qui frapperait ceux qui ont ouvert le tombeau, prend corps lorsque le financier des recherches Lord Carnavon meurt en avril 1923 de septicĂ©mie, aprĂšs une coupure infectĂ©e. La lĂ©gende se nourrit aussi d'une sĂ©rie de dĂ©cĂšs, comme celui de Carter qui meurt d'un cancer en 1939 Ă  l'Ăąge de 64 ans sans avoir achevĂ© la publication de son ouvrage sur la sĂ©pulture, alors qu'il avait consacrĂ© dix ans Ă  rĂ©pertorier le trĂ©sor. Une explication Ă  certains dĂ©cĂšs pourrait rĂ©sider dans l'existence de champignons toxiques Ă  l'intĂ©rieur de la tombe. Agatha Christie s'inspirera de la malĂ©diction de Toutankhamon pour une de ses cĂ©lĂšbres nouvelles The adventure of the egyptian tomb L'aventure du tombeau Ă©gyptien. Les plus lus OpinionsLa chronique d'Albert MoukheiberAlbert MoukheiberLa chronique de Vincent PonsVincent Pons, avec Boris VallĂ©eLa chronique de Marion Van RenterghemPar Marion Van RenterghemLa chronique de Sylvain FortPar Sylvain Fort Fw6h.
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