PrĂ©sencede symptĂŽmes cliniques dâordre sensitifs (sensibilitĂ© exagĂ©rĂ©e), sudomoteurs (sudation plus importante), vasomoteurs (ĆdĂšme et changement de couleur et de tempĂ©rature entre les membres atteints), moteurs (amplitude des mouvements modifiĂ©e, tremblements, faiblesse), ou trophiques (aspect de la peau et des ongles).
Fiche technique parue dans lâACROnique du nuclĂ©aire n°62 de septembre 2003 Lorsquâon sâintĂ©resse aux rayonnements ionisants et Ă leurs consĂ©quences sur la santĂ©, il y a deux phĂ©nomĂšnes que lâon doit distinguer, ce sont lâirradiation et la contamination. Si le premier est spĂ©cifique dâune atteinte extĂ©rieure de lâorganisme, le second fait rĂ©fĂ©rence Ă une atteinte par voie interne. Les diffĂ©rences entre ces deux processus viennent, dâune part, des rayonnements mis en cause, dâautre part, du type dâeffets quâils produisent sur lâorganisme. Ce sont ces points particuliers qui vont ĂȘtre prĂ©sentĂ©s par la suite. Lâirradiation DĂ©finition Lâirradiation est la consĂ©quence directe de lâexposition externe dâun corps inerte ou vivant Ă des rayonnements ionisants RĂ©alisĂ©e de façon contrĂŽlĂ©e, lâirradiation trouve des applications dans diffĂ©rents secteurs tels que lâindustrie agroalimentaire assainissement et conservation des aliments ou encore le milieu mĂ©dical radioexpositions externes lors des radiographies. Mais lorsque les conditions dâirradiation ne sont plus maĂźtrisĂ©es accident de transport de source radioactive ou accident de criticitĂ© [1] par exemple ce phĂ©nomĂšne prend une autre ampleur et on le considĂšre essentiellement par rapport Ă ses effets au niveau biologique et physiologique gĂ©nĂ©ralement dus Ă de fortes doses de rayonnements. Pour des doses plus faibles, de lâordre de celles induites par lâirradiation naturelle rayonnements cosmiques, telluriques et radioactivitĂ© interne du corps humain dâune moyenne de 2,4 millisievert par an 2,4 mSv/an, Equivalent de dose efficace, on parle plutĂŽt dâexposition, Ă©tant donnĂ© la difficultĂ© Ă Ă©tablir une relation entre ces rayonnements et dâĂ©ventuels effets sur la santĂ©. En ce qui concerne lâutilisation mĂ©dicale des rayonnements ionisants, on considĂšre que les doses reçues font partie du rayonnement artificiel tolĂ©rable câest Ă dire qui peut ĂȘtre justifiĂ© dose moyenne dâirradiation due aux activitĂ©s humaines 0,9 Ă 1 mSv/an, dont 0,7 mSv/an dus aux radio-diagnostiques. Quels sont les rayonnements mis en cause ? Lors des accidents par irradiation, les rayonnements Ă©lectromagnĂ©tiques photons gamma et X sont le plus souvent impliquĂ©s, essentiellement parce quâils ont une grande distance de parcours dans lâair plusieurs centaines de mĂštres pour les hautes Ă©nergies. De plus, possĂ©dant un certain pouvoir de pĂ©nĂ©tration, ils peuvent traverser des matĂ©riaux qui auraient arrĂȘtĂ© les rayonnements alpha ou bĂȘta. Ce pouvoir de pĂ©nĂ©tration peut ainsi impliquer ces rayonnements Ă©lectromagnĂ©tiques dans des irradiations plus ou moins profondes de lâorganisme, en fonction de leur Ă©nergie. Comment sâen protĂ©ger ? La premiĂšre façon de se protĂ©ger des rayonnements ionisants est de sâĂ©loigner de la source. En ce qui concerne le rayonnement alpha et les bĂȘta dâĂ©nergie infĂ©rieure Ă 65 keV Kilo electronVolt, le risque dâirradiation externe nâexiste pas car ces rayonnements ne peuvent franchir la couche cornĂ©e de la peau ; ils nâirradient ainsi aucun tissu vivant. De plus, nâayant quâun faible parcours dans lâair, ils sont naturellement stoppĂ©s avant dâatteindre le corps, mĂȘme pour des distances source-cible de quelques centimĂštres. Quant aux photons gamma, ils auront une probabilitĂ© dâatteindre leur cible dâautant plus faible que celle-ci sera Ă©loignĂ©e de la source lâintensitĂ© du rayonnement dĂ©croĂźt selon lâinverse du carrĂ© de la distance. La deuxiĂšme protection consiste Ă placer un Ă©cran entre soi et la source. Une feuille de papier suffira pour stopper les rayonnements alpha ; les particules bĂȘta seront absorbĂ©es par quelques millimĂštres de verre, de plexiglas ou dâaluminium ; le rayonnement X par quelques millimĂštres de plomb, mais pour les photons gamma, il est nĂ©cessaire dâinterposer au moins plusieurs centimĂštres voire quelques dizaines de cm de matĂ©riaux Ă densitĂ© Ă©levĂ©e plomb, bĂ©ton, uranium appauvri afin dâattĂ©nuer efficacement le rayonnement. Un exemple de ce type de protection existe dans les services hospitaliers de radiologie dans lesquels le personnel manipulant est protĂ©gĂ© par des tabliers et des vitres de plomb. Quelles peuvent ĂȘtre les consĂ©quences dâune irradiation ? Les premiers effets des rayonnements ionisants sur la matiĂšre vivante sont dits non stochastiques ou prĂ©coces. Ils apparaissent toujours effets obligatoires Ă partir dâune dose seuil [2] au-delĂ de laquelle, la gravitĂ© de lâeffet est proportionnelle Ă la dose. Parfois, une rĂ©versibilitĂ© est possible si les lĂ©sions ne sont pas trop importantes. Les rayonnements Ă©lectromagnĂ©tiques X et gamma qui sont par nature peu ionisants câest Ă dire quâils ne dĂ©livrent pas toute leur Ă©nergie aux cellules quâils rencontrent peuvent nĂ©anmoins ĂȘtre Ă lâorigine de lĂ©sions relativement importantes. Ces lĂ©sions, qui dĂ©pendent de la dose reçue, dĂ©pendent Ă©galement de lâĂ©tendue de lâirradiation. Parmi les victimes, on distingue ainsi gĂ©nĂ©ralement celles ayant subi une irradiation localisĂ©e Ă dose Ă©levĂ©e de celles ayant subi une irradiation corporelle globale. Lâirradiation localisĂ©e elle est le plus souvent due Ă la prise en main » dâune source radioactive qui, suite Ă un Ă©garement, est ramassĂ©e irradiation de la main puis mise dans une poche irradiation de la cuisse ou de la partie du corps la plus proche. Le premier effet visible sâapparente Ă une brĂ»lure de la peau Ă©rythĂšme accompagnĂ©e de nausĂ©es, puis successivement avec lâaugmentation de la dose on observe une Ă©pidermite sĂšche inflammation de la peau, une Ă©pidermite exsudative suintement pathologique, jusquâĂ la nĂ©crose des tissus pour des doses extrĂȘmement fortes plusieurs dizaines de grays, Gy. Si dans ce dernier cas, heureusement rare et gĂ©nĂ©ralement observĂ© pour des accidents de contact », lâamputation est parfois inĂ©vitable, les traitements les plus couramment effectuĂ©s sâassimilent Ă ceux, classiques, des brĂ»lures du second degrĂ©. En ce qui concerne lâobservation des premiers symptĂŽmes, le temps nĂ©cessaire Ă leur apparition est de quelques heures dans le cas des trĂšs fortes doses, alors quâun retard faussement rassurant a lieu dans la plupart des cas. Lâirradiation corporelle globale il peut sâagir de lâexposition accidentelle Ă une source radioactive, mais les cas les plus flagrants, ayant permis de mieux connaĂźtre la symptomatologie, restent lâaccident de Tchernobyl et les explosions atomiques japonaises. Les signes cliniques prĂ©curseurs que sont nausĂ©es, vomissements, cĂ©phalĂ©es, douleurs parotidiennes glandes salivaires, sĂ©cheresse buccale et diarrhĂ©es, deviennent persistants avec des doses de plus en plus fortes 4 Ă 6 Gy. Pour des doses dĂ©passant 10 Gy, le pronostic vital est gĂ©nĂ©ralement trĂšs rĂ©duit. Dans le cas de doses non lĂ©tales, le principal problĂšme est dâordre hĂ©matologique. La numĂ©ration rĂ©guliĂšre de la formule sanguine permet gĂ©nĂ©ralement de suivre la dĂ©croissance des lymphocytes globules blancs, suivie aprĂšs plusieurs jours, de la chute des plaquettes, entre autres. Des aberrations chromosomiques peuvent Ă©galement ĂȘtre observĂ©es par lâintermĂ©diaire dâun caryotype rĂ©alisĂ© Ă partir des lymphocytes, leur nombre Ă©tant fonction de la dose. Cette Ă©tude des effets biologiques des appelĂ©e dosimĂ©trie biologique, qui cherche Ă prĂ©ciser les conditions dâirradiation dose reçue et volume rĂ©ellement irradiĂ©, notamment vis-Ă -vis de la protection de la moelle osseuse, constitue un examen dâautant plus important que la personne irradiĂ©e ne portait pas de dosimĂštre. Les traitements appliquĂ©s pour des doses reçues ne permettant pas la rĂ©versibilitĂ© spontanĂ©e de la chute des lymphocytes par exemple sont gĂ©nĂ©ralement des transfusions de plaquettes ou de leucocytes [3]. Lâutilisation de facteurs de croissance hĂ©matopoĂŻĂ©tiques peut aider au redĂ©marrage des cellules de moelle osseuse et dans certains cas, des greffes de moelle peuvent ĂȘtre pratiquĂ©es. Ceci nous amĂšne donc Ă classer certains tissus en fonction de leur sensibilitĂ© vis-Ă -vis des rayonnements ionisants. Dâune maniĂšre gĂ©nĂ©rale, les tissus Ă renouvellement rapide divisions cellulaires nombreuses sont les plus sensibles aux radiations et les effets produits sont alors prĂ©coces. Sont classĂ©s selon leur radiosensibilitĂ© dĂ©croissante les tissus suivants les tissus embryonnaires les organes hĂ©matopoĂŻĂ©tiques [4] les gonades lâĂ©piderme la muqueuse intestinale le tissu conjonctif le tissu musculaire le tissu nerveux + radiosensibles â radiosensibles Au niveau des gonades, des stĂ©rilitĂ©s temporaires ou permanentes Ă partir de certaines doses peuvent ĂȘtre observĂ©es. Chez lâembryon ou le fĆtus, câest le stade du dĂ©veloppement qui conditionne les effets, Ă savoir que la radiosensibilitĂ© est maximale entre le 9Ăšme et le 60Ăšme jour. Les consĂ©quences possibles sont la mort intra-utĂ©rine, lâapparition de malformations ou encore la mort nĂ©o-natale et post-natale. PassĂ© le 60Ăšme jour croissance fĆtale, ce sont des malformations nerveuses ou encore des cancers qui peuvent ĂȘtre ainsi avoir vu les effets prĂ©coces dâune irradiation sur lâorganisme, il convient de sâarrĂȘter sur un deuxiĂšme type dâeffets qui sont appelĂ©s stochastiques ou alĂ©atoires. Ces effets se manifestent longtemps aprĂšs lâirradiation plusieurs annĂ©es et peuvent ĂȘtre causĂ©s soit par une irradiation aiguĂ« soit par une exposition chronique Ă de faibles doses dâirradiation. Leur apparition chez un individu est dâautant moins probable que le niveau dâirradiation est faible, aussi nâapparaissent-ils pas systĂ©matiquement chez toutes les personnes irradiĂ©es. Parmi ces effets, les cancers reprĂ©sentent certainement les consĂ©quences les plus importantes de lâaction des rayonnements ionisants et, dans une moindre mesure, lâapparition dâanomalies gĂ©nĂ©tiques. Ces derniĂšres rĂ©sultent des lĂ©sions induites sur les chromosomes ADN de la lignĂ©e germinale irradiation des gonades pouvant entraĂźner des anomalies dans la descendance de lâindividu irradiĂ©. Lorsque la molĂ©cule dâADN est touchĂ©e, ceci engendre gĂ©nĂ©ralement des mutations qui peuvent apparaĂźtre dans les cellules-filles lors de la division cellulaire. Toutefois, il existe certains agents de protection comme les vitamines E et C, ainsi que des mĂ©canismes de rĂ©paration de lâADN, de mĂȘme quâil existe des systĂšmes de rĂ©paration cellulaire et ce qui concerne le risque de dĂ©velopper un cancer ou dâĂȘtre touchĂ© par une mutation gĂ©nĂ©tique suite Ă une irradiation, celui-ci reste trĂšs dĂ©licat Ă Ă©valuer, dâautant quâil nây a aucune forme de cancer spĂ©cifique des rayonnements ionisants et que lâĂ©tude de lâeffet des faibles doses est loin dâĂȘtre achevĂ©e. La contamination DĂ©finition Comme lâirradiation, la contamination nâest pas un terme spĂ©cifique au corps humain et sâapplique Ă©galement Ă lâenvironnement elle reprĂ©sente la prĂ©sence dâune substance radioactive dans un milieu ou au contact dâune matiĂšre oĂč elle est indĂ©sirable. Concernant lâĂȘtre humain, on parle de contamination lorsquâun individu entre en contact direct avec une source radioactive et ce, de deux maniĂšres diffĂ©rentes, mais parfois simultanĂ©es par dĂ©pĂŽt de substances radioactives poussiĂšres au niveau de lâĂ©piderme ou des cheveux câest la contamination externe par incorporation dâĂ©lĂ©ments radioactifs Ă lâintĂ©rieur de lâorganisme câest la contamination interne. Les principales voies de pĂ©nĂ©tration sont la voie respiratoire la voie directe par blessure la voie digestive la voie transcutanĂ©e Une fois le dĂ©pĂŽt effectuĂ©, la deuxiĂšme Ă©tape de la contamination correspond au transit du contaminant, depuis lâentrĂ©e poumons, plaie, tube digestif vers le sang. On comprend alors que les deux premiĂšres voies dâentrĂ©e sont les plus dangereuses et le plus souvent impliquĂ©es dans les accidents de contamination importante vascularisation des bronchioles. Vient ensuite lâintĂ©gration du contaminant dans le mĂ©tabolisme lâorganisme va lâutiliser dans diffĂ©rents organes, dits critiques, de la mĂȘme maniĂšre que ses homologues non radioactifs. Par exemple, la thyroĂŻde fixe indiffĂ©remment lâiode stable ou lâiode radioactif. Parfois, câest un autre Ă©lĂ©ment qui est fixĂ© Ă cause de la similitude de ses propriĂ©tĂ©s. Câest le cas du squelette qui fixe le strontium de la mĂȘme maniĂšre que le calcium. On dit alors que le strontium est un mimĂ©tique du calcium. Parfois encore, il nây a pas dâorgane cible et lâĂ©lĂ©ment diffuse dans tout le corps câest le cas du cĂ©sium qui peut ĂȘtre fixĂ© prĂ©fĂ©rentiellement au potassium et se retrouver dans tous les muscles. Lorsque la quantitĂ© de radionuclĂ©ides incorporĂ©e est importante, on se comporte alors comme une vĂ©ritable source et on Ă©met des rayonnements sur notre entourage. Dâune maniĂšre gĂ©nĂ©rale, les accidents de contamination radioactive sont dus Ă une contamination prĂ©alable de lâenvironnement habitations, sols et aliments comme dans les rĂ©gions autour de Tchernobyl Ukraine et BĂ©larus ou au BrĂ©sil Goiania-1987 oĂč une source de radiothĂ©rapie de 50 TBq de cĂ©sium 137 a Ă©tĂ© dispersĂ©e et a contaminĂ© lâenvironnement et 100 000 personnes. Irradiation interne Lâirradiation interne accompagne souvent la contamination et ce, Ă cause des corps radioactifs ingĂ©rĂ©s ou inhalĂ©s qui irradient de lâintĂ©rieur les organes sur lesquels ils se sont temporairement fixĂ©s. Lâirradiation des tissus, quâelle soit interne ou externe, produit le mĂȘme type dâeffets. En revanche, les rayonnements considĂ©rĂ©s comme les plus dangereux, ne sont plus les X et les gamma, mais les rayonnements dits particulaires. Les rayonnements particulaires alpha et bĂȘta possĂšdent un pouvoir dâionisation Transfert dâEnergie LinĂ©ique plus Ă©levĂ© que celui des rayonnements Ă©lectromagnĂ©tiques, aussi dĂ©livrent-ils de façon certaine toute leur Ă©nergie dans la matiĂšre quâils rencontrent et qui les arrĂȘte. En dosimĂ©trie, la dose Ă©quivalente H en Sievert, Sv dĂ©pend directement de la nature du rayonnement puisque son calcul consiste en la multiplication de la dose absorbĂ©e en Gray, Gy par un facteur de pondĂ©ration Wr caractĂ©ristique du rayonnement HSv = DGy * Wr Wr est Ă©gal Ă 1 pour les bĂȘta, gamma et X, alors quâil est de 20 pour les alphas. Cela signifie que, pour une mĂȘme Ă©nergie, le rayonnement a est 20 fois plus radiotoxique que les autres. Par exemple, dans le cas des isotopes gazeux du radon radon 222 et radon 220, inhalĂ©s avec lâair ambiant, ce sont surtout les descendants, Ă©metteurs alpha Ă vie courte polonium 218, polonium 214 et bismuth 212, qui vont causer des dĂ©gĂąts aux cellules et qui peuvent, Ă terme, ĂȘtre la cause du dĂ©veloppement dâun cancer du poumon. On estime les doses annuelles moyennes dues Ă lâinhalation des radon 222 et radon 220 et Ă leurs descendants Ă 60 et 10 ”Sv respectivement. ConsĂ©quences En ce qui concerne lâirradiation interne, les consĂ©quences sont du mĂȘme type que lors dâune irradiation externe, câest-Ă -dire quâil peut y avoir des effets au niveau cellulaire, tissulaire ou gĂ©nĂ©tique. Ils peuvent se dĂ©clarer rapidement ou tardivement cancĂ©rogĂšnes, essentiellement en fonction de la dose et, mis Ă part dans les cas extrĂȘmes comme Ă Goiania en 1987, on meurt rarement des suites dâune incorporation de radionuclĂ©ides. La diffĂ©rence avec lâirradiation rĂ©side dans la localisation des effets. En cas de contamination interne, il est possible de connaĂźtre la zone touchĂ©e si lâon connaĂźt le radionuclĂ©ide incorporĂ© fixation prĂ©fĂ©rentielle. Les dĂ©gĂąts seront alors souvent localisĂ©s, au niveau dâun organe ou des tissus voisins. Enfin, Ă la diffĂ©rence de lâirradiation externe, souvent de courte durĂ©e, une contamination entraĂźne gĂ©nĂ©ralement une irradiation interne des tissus pendant un temps beaucoup plus long. Ce temps sera dĂ©terminĂ© entre autres par deux facteurs la pĂ©riode physique et la pĂ©riode biologique de lâĂ©lĂ©ment incorporĂ© cf § suivant. A la diffĂ©rence dâune source radioactive qui se trouve Ă distance dâun corps et contre les rayonnements de laquelle on peut se protĂ©ger, on voit quâen cas de contamination interne, aucune protection nâest possible, puisquâon est porteur de la source. Il existe pourtant des moyens de faire diminuer cette contamination, en Ă©liminant directement la source qui continue dâĂ©mettre. Ces processus de dĂ©contamination nont quâune efficacitĂ© limitĂ©e, surtout devant des accidents de grande ampleur. DĂ©contamination Lorsque la contamination est externe, on procĂšde par lavages successifs de la zone touchĂ©e mais plus gĂ©nĂ©ralement du corps entier douches. Si des poussiĂšres sont en cause, des adhĂ©sifs sont parfois utilisĂ©s pour rĂ©cupĂ©rer les contaminants, dans les deux cas, les eaux de lavage comme les produits utilisĂ©s doivent ĂȘtre gĂ©rĂ©s comme des dĂ©chets radioactifs. Lorsque la contamination est interne, le but est de faire migrer les particules radioactives vers les voies dâĂ©limination naturelles. LâefficacitĂ© des traitements va surtout dĂ©pendre de la prĂ©cocitĂ© de lâintervention mais Ă©galement des propriĂ©tĂ©s du contaminant. On sait que chaque radionuclĂ©ide se dĂ©sintĂšgre au cours dâun pĂ©riode radioactive qui lui est propre. Beaucoup dâentre eux ont des pĂ©riodes trop longues pour ne compter que sur le temps pour que lâactivitĂ© disparaisse. De plus, dans le corps humain, chaque radionuclĂ©ide possĂšde une pĂ©riode biologique [5]. Par la combinaison de ces deux facteurs pĂ©riode physique et biologique, on peut dĂ©finir la pĂ©riode effective, comme le temps au bout duquel la quantitĂ© de contaminant dans lâorganisme est divisĂ©e par deux. Te = Tb*Tp/Tb+Tp Te pĂ©riode effective ; Tb pĂ©riode biologique ; Tp pĂ©riode physique. Exemples pĂ©riode radioactive pĂ©riode biologique pĂ©riode effective iode 131 8 jours 30 jours thyroĂŻde 6,3 jours plutonium 239 24000 ans 100 ans os ~100 ans Dans le cas particulier de la mĂ©decine nuclĂ©aire oĂč des sources de radionuclĂ©ides sont injectĂ©es Ă des patients aprĂšs lâintervention, on cherche Ă forcer lâĂ©limination par les voies naturelles. Ainsi, aprĂšs une scintigraphie thyroĂŻdienne pour laquelle on aura reçu 20 MBq de TechnĂ©tium 99m, il faudra boire beaucoup dâeau pour que lâĂ©limination par les voies urinaires soit la plus rapide possible. On limitera Ă©galement le temps de contact avec lâentourage, pendant lequel on peut reprĂ©senter un danger, surtout auprĂšs des on peut noter lâexistence, pour certains radionuclĂ©ides particuliers, de traitements mĂ©dicaux plus poussĂ©s, dont le principe est de dĂ©loger le radionuclĂ©ide de lâemplacement oĂč il sâest fixĂ© on nomme ceci la dĂ©corporation. On peut citer par exemple comme agent dĂ©corporant, le Bleu de Prusse, qui a Ă©tĂ© utilisĂ© suite Ă lâaccident de Goiania au BrĂ©sil en 1987 et qui a permis dâĂ©liminer notablement le cĂ©sium des personnes ActivitĂ© Nombre de transformations nuclĂ©aires spontanĂ©es qui se produisent dans une quantitĂ© dâun radionuclĂ©ide pendant, un certain temps. Dans le systĂšme international, lâunitĂ© dâactivitĂ© dâune source radioactive est le becquerel unitĂ© standard de mesure de la radioactivitĂ© Ă©quivalent Ă une dĂ©sintĂ©gration par seconde. Dose absorbĂ©e QuantitĂ© dâĂ©nergie absorbĂ©e par la matiĂšre vivante ou inerte et par unitĂ© de masse. LâunitĂ© de dose absorbĂ©e est le gray dose absorbĂ©e dans une masse de matiĂšre de 1 kilogramme Ă laquelle les rayonnements ionisants communiquent en moyenne, de façon uniforme, une Ă©nergie de 1 joule. Dose efficace Pour les besoins de la radioprotection on dĂ©finit une grandeur appelĂ©e dose efficace qui essaie de tenir compte, chez lâhomme, des dommages radiologiques occasionnĂ©s. Une mĂȘme dose de rayonnement ne provoque pas les mĂȘmes dommages suivant quâil sâagit dâirradiation ou de contamination, suivant le type de rayonnement alpha, bĂȘta ou gamma et enfin suivant la nature des tissus touchĂ©s. LâunitĂ© est le sievert pour les rayonnements gamma et beta, Wr =1 ; La rĂ©glementation europĂ©enne fixe une limite annuelle dâexposition de 1mSv/an pour le public ; cette limite a Ă©tĂ© transposĂ©e en droit national en mars 2001. [1] CriticitĂ© conditions dans lesquelles un systĂšme est capable dâentretenir une rĂ©action en chaĂźne. [2] sievert dĂ©livrĂ©s en une seule fois dose seuil au-delĂ de laquelle lâapparition dâun effet prĂ©coce est certaine. [3] Leucocytes terme gĂ©nĂ©ral dĂ©signant les globules blancs, parmi lesquels on trouve les lymphocytes. [4] A lâorigine des cellules sanguines. [5] Temps au bout duquel lâorganisme Ă©limine la moitiĂ© de la radioactivitĂ© incorporĂ©e. Ancien lien
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Solutions Codycross pour d'autres languesCortisone: des effets secondaires sur la peau. Les crĂšmes Ă base de cortisone peuvent, sur le long terme, fragiliser la peau et augmenter sa sensibilitĂ© aux rayons ultra-violets solaires. On Objectifs pĂ©dagogiques ConnaĂźtre les diffĂ©rents types de LAP ConnaĂźtre les critĂšres de gravitĂ© ConnaĂźtre les principales stratĂ©gies thĂ©rapeutiques mĂ©dico-chirurgicales et leurs indications ConnaĂźtre la place des traitements immunosuppresseurs et les biothĂ©rapies ConnaĂźtre la place des traitements obturateurs et des cellules souches Testez-vousNous vous invitons Ă tester vos connaissances sur lâensemble des QCU tirĂ©s des exposĂ©s des diffĂ©rents POST'U. Les textes, diaporamas ainsi que les rĂ©ponses aux QCM seront mis en ligne Ă lâissue des prochaines journĂ©es vos connaissances sur le sujet. Les 5 points forts Les lĂ©sions anopĂ©rinĂ©ales de la maladie de Crohn ont une incidence Ă©levĂ©e et sont de mauvais pronostic elles se compliquent et laissent des sĂ©quelles fonctionnelles. Lâexploration par IRM pelvi-pĂ©rinĂ©ale est nĂ©cessaire suppuration et non suffisante lĂ©sions non fistuleuses au bilan anatomique des lĂ©sions anopĂ©rinĂ©ales. LâĂ©valuation des lĂ©sions doit combiner examen proctologique et IRM. Le traitement des abcĂšs est chirurgical le recours exclusif aux antibiotiques nâest pas suffisant. Les anti TNF alpha permettent de tarir les suppurations mais la cicatrisation nâest effective quâune fois sur trois. Les techniques chirurgicales dâĂ©pargne sphinctĂ©rienne ont encore besoin de progresser. Conflits dâintĂ©rĂȘt Takeda, MSD, Ferring, AbbVie Mots-clĂ©s maladie de Crohn, fistules anales, anti TNF alpha DĂ©finitions et position du problĂšme On appelle lĂ©sions anopĂ©rinĂ©ales de la maladie de Crohn, lâensemble des lĂ©sions attribuĂ©es Ă la maladie de Crohn qui touchent le canal anal, la peau du pĂ©rinĂ©e, le bas-rectum et la cloison recto-vaginale. Les principales lĂ©sions Ă©lĂ©mentaires sont reprĂ©sentĂ©es par les ulcĂ©rations, les suppurations et les stĂ©noses. La notion de lĂ©sion primaire correspond au processus contemporain dâune poussĂ©e aiguĂ« de la maladie de Crohn elles sont principalement reprĂ©sentĂ©es par les ulcĂ©rations. Les suppurations et les stĂ©noses sont souvent considĂ©rĂ©es comme la consĂ©quence des lĂ©sions primaires on parle de lĂ©sions secondaires. La nature crohnienne des lĂ©sions anopĂ©rinĂ©ales est souvent Ă©voquĂ©e devant un processus trĂšs inflammatoire, un Ă©paississement de la peau pĂ©ri-anale, des marisques ĆdĂ©mateuses, des lĂ©sions multiples, des lĂ©sions qui sâĂ©tendent au-dessus de la ligne pectinĂ©e Figure 1. Les fistules prennent classiquement naissance au sein dâune ulcĂ©ration ou dans une cicatrice plutĂŽt quâau niveau des cryptes du canal anal. Les lĂ©sions Ă©lĂ©mentaires de la maladie de Crohn sont rarement isolĂ©es et elles sont le plus souvent observĂ©es en association. La prĂ©sence dâune stĂ©nose du canal anal ou du rectum est trĂšs souvent associĂ©e Ă un processus inflammatoire et suppuratif [1]. Les ulcĂ©rations anales sont compliquĂ©es dâune suppuration dans la moitiĂ© des cas [2]. Figure 1. LĂ©sions primaires anopĂ©rinĂ©ales de la maladie de Crohn. Les ulcĂ©rations sont multiples et ne ressemblent en rien dans leur aspect ou leur topographie Ă une fissure anale. Les bords sont dĂ©collĂ©s, oedĂ©mateux et la composante inflammatoire est majeure. Notez, sur la photographie de droite, le fond de lâulcĂ©ration qui met Ă nu un sphincter anal interne partiellement lĂ©sĂ© par le processus. Les Ă©tudes en population prĂ©cisent lâincidence des lĂ©sions anales de la maladie de Crohn de façon plus fidĂšle que les Ă©tudes de centres de recours ou les Ă©tudes collaboratives [3, 4]. Lâincidence des suppurations anales concerne plus de 21 % des malades souffrant dâune maladie de Crohn aprĂšs 15 ans dâĂ©volution. Lâincidence des lĂ©sions non fistuleuses est de 20 % pour les ulcĂ©rations et de 5 % pour les stĂ©noses. Finalement, câest plus dâun malade sur trois qui aura une atteinte anale, 15 ans aprĂšs le dĂ©but de la maladie de Crohn. Les malades prĂ©sentant une lĂ©sion primaire de type dâulcĂ©ration ont un risque de deux fois supĂ©rieur de dĂ©velopper une suppuration anale. Les lĂ©sions anales de la maladie de Crohn cicatrisent lentement. Les ulcĂ©rations anales ne sont durablement cicatrisĂ©es que dans 40 % des cas, aprĂšs un an de suivi [5]. Les suppurations anales complexes imposent souvent un ou plusieurs gestes de drainage et la durĂ©e de prise en charge excĂšde souvent plus dâun an. Les lĂ©sions anales de la maladie de Crohn constituent un processus inflammatoire chronique et exposent Ă un risque propre de dysplasie et de cancer du canal anal, du rectum ou dans le trajet de la suppuration chronique. Elles imposent une vigilance particuliĂšre notamment dans le cas des stĂ©noses anorectales et justifient la rĂ©alisation de biopsies. Contrairement Ă une opinion rĂ©pandue, les lĂ©sions proctologiques de la maladie de Crohn sont souvent symptomatiques et handicapantes. Les symptĂŽmes associĂ©s aux lĂ©sions anales de la maladie de Crohn sont principalement reprĂ©sentĂ©s par des douleurs en rapport avec une suppuration sous tension ou un syndrome fissuraire. Il existe frĂ©quemment des phĂ©nomĂšnes de suintement et dâĂ©mission de pus, parfois un syndrome rectal, des difficultĂ©s dâĂ©vacuation ou des troubles de la continence fĂ©cale. Les manifestations douloureuses permanentes doivent toujours faire craindre une suppuration profonde sous tension. Les difficultĂ©s dâĂ©vacuation peuvent ĂȘtre le tĂ©moin dâune stĂ©nose du canal anal ou du bas-rectum. Les troubles de la continence fĂ©cale peuvent ĂȘtre en rapport avec des sĂ©quelles de lĂ©sion sphinctĂ©rienne, mais elles peuvent ĂȘtre Ă©galement liĂ©es Ă un processus inflammatoire de la paroi rectale ou Ă une fistule rectovaginale. En conclusion, la prĂ©valence Ă©levĂ©e des lĂ©sions anales de la maladie de Crohn incite Ă rechercher systĂ©matiquement des symptĂŽmes proctologiques lors des consultations de suivi. Lâexamen proctologique doit ĂȘtre systĂ©matique. La prĂ©sence de lĂ©sions anopĂ©rinĂ©ales de la maladie de Crohn grĂšve le pronostic de la maladie. La constatation dâune ulcĂ©ration anale est le tĂ©moin dâune Ă©volutivitĂ© de la maladie de Crohn [2]. Plusieurs Ă©tudes de cohortes soulignent que la prĂ©sence de lĂ©sions anales inaugurales de la maladie de Crohn reprĂ©sente un facteur indĂ©pendant de complications ultĂ©rieures de la maladie de Crohn dans son ensemble [6]. La moitiĂ© des gestes chirurgicaux, effectuĂ©s dans le cadre de la prise en charge thĂ©rapeutique de la maladie de Crohn, concerne des gestes proctologiques[7]. La prĂ©sence de lĂ©sions anales de la maladie de Crohn peut Ă©galement provoquer des dĂ©labrements sphinctĂ©riens importants et irrĂ©versibles le sphincter anal interne est souvent lĂ©sĂ© en cas dâulcĂ©ration profonde du canal anal ou en cas de suppuration. Le sphincter anal externe peut ĂȘtre lĂ©sĂ© en cas de suppuration ou en cas de chirurgies de drainage itĂ©ratives. Les stratĂ©gies ultĂ©rieures de rĂ©paration sphinctĂ©rienne sont inopĂ©rantes sphincter anal interne ou non Ă©valuĂ©es dans cette indication sphincter anal externe. Cette gravitĂ© anatomique particuliĂšre influence Ă la fois les symptĂŽmes fonctionnels, la qualitĂ© de vie et les stratĂ©gies de prise en charge thĂ©rapeutique. Les troubles de la continence fĂ©cale sont reportĂ©s avec une prĂ©valence trĂšs Ă©levĂ©e dans certaines Ă©tudes de cohortes de centres tertiaires les trois quarts des patients ressentent des phĂ©nomĂšnes dâincontinence, et, pour la moitiĂ© dâentre eux des accidents rĂ©guliers ou frĂ©quents [8]. La qualitĂ© de vie peut ĂȘtre altĂ©rĂ©e par ces troubles fonctionnels sĂ©quellaires, mais Ă©galement par les phĂ©nomĂšnes de suintement et la prĂ©sence de drains pendant plusieurs mois aprĂšs les interventions chirurgicales [9]. MĂȘme lorsque les lĂ©sions anales de la maladie de Crohn sont prises en charge, les patientes retardent souvent lâĂ©chĂ©ance de leur premiĂšre grossesse de plusieurs annĂ©es comparativement Ă celles qui nâont pas de lĂ©sion anale [10]. La sĂ©vĂ©ritĂ© des lĂ©sions anales de la maladie de Crohn est corrĂ©lĂ©e Ă la taille des lĂ©sions et Ă leur retentissement anatomique. Plusieurs classifications sont proposĂ©es pour quantifier cette gravitĂ©. La classification la plus courante est celle de Cardiff ou classification UFS qui offre lâavantage de prendre en considĂ©ration lâensemble des lĂ©sions anales de la maladie en trois rubriques classiques ulcĂ©ration, fistules et abcĂšs, stĂ©nose Tableau I [11]. Les recommandations amĂ©ricaines proposent une autre classification des fistules, en sĂ©parant schĂ©matiquement les fistules simples superficielles, intersphinctĂ©riennes, transsphinctĂ©riennes basses et les fistules complexes intersphinctĂ©riennes hautes, transsphinctĂ©riennes hautes, extra sphinctĂ©riennes, suprassphinctĂ©riennes, recto-vaginales, Ă trajets multiples [12]. Ces classifications sont proches mais la classification de Cardiff est facile Ă mĂ©moriser et Ă utiliser en pratique courante, dans sa version simplifiĂ©e. Dans les essais thĂ©rapeutiques ou les Ă©tudes de cohortes, une classification anatomo-fonctionnelle simple est utilisĂ©e pour quantifier la sĂ©vĂ©ritĂ© des lĂ©sions anales Tableau II. Elle est facilement Ă©valuable en pratique clinique elle recueille deux donnĂ©es symptomatiques, deux donnĂ©es dâexamen clinique et une donnĂ©e de retentissement personnel des troubles. Elle permet une quantification globale sous forme dâun score et elle est facile Ă mĂ©moriser [13]. LâĂ©valuation clinique de la gravitĂ© des lĂ©sions anales se heurte malheureusement Ă deux Ă©cueils importants qui sont une concordance inter observateur parfois insuffisante en fonction du type de lĂ©sion dâune part, un manque de sensibilitĂ© pour le diagnostic et lâĂ©valuation des suppurations dâautre part. En effet, lâĂ©valuation et la description des lĂ©sions sont trĂšs variables lorsquâelles sont apprĂ©ciĂ©es par des praticiens diffĂ©rents et de façon indĂ©pendante. Il existe un relatif consensus pour qualifier le caractĂšre inflammatoire dâun orifice externe, mais pas pour la qualitĂ© du drainage ou le caractĂšre complexe ou non de la fistule. LâĂ©valuation de la sĂ©vĂ©ritĂ© dâune ulcĂ©ration anale ne bĂ©nĂ©ficie pas dâune bonne concordance inter observateur [14]. Tableau I. Classification anatomique Ă©lĂ©mentaire des lĂ©sions anopĂ©rinĂ©ales de la maladie de Crohn dite de Cardiff [11]. En pratique courante, le classement des lĂ©sions peut se rĂ©sumer Ă un acronyme UFS en adjoignant une valeur numĂ©rique Ă chaque lettre en fonction de la sĂ©vĂ©ritĂ© de la lĂ©sion de 0 Ă 2. Ăcoulement de pus ou de matiĂšre par lâorifice 0 â Aucun 1 â Minime Ă©coulement de pus 2 â Ăcoulement modĂ©rĂ© de pus 3 â Important Ă©coulement de pus 4 â Ăcoulement de matiĂšres SensibilitĂ© et douleurs 0 â Aucune perception 1 â Inconfort minime 2 â Inconfort modĂ©rĂ© 3 â Inconfort important 4 â Douleur importante Retentissement sur la sexualitĂ© 0 â Aucune restriction 1 â Minime 2 â Moyenne 3 â Importante 4 â Inenvisageable Nature des lĂ©sions 0 â Aucune ou marisque 1 â Fissure 2 â Moins de 3 fistules 3 â Trois fistules et plus 4 â UlcĂ©ration avec dĂ©collement Induration palpatoire lors de lâexamen clinique 0 â Aucune 1 â Minime 2 â ModĂ©rĂ©e 3 â Importante 4 â AbcĂšs Tableau II. Principaux items symptomatiques et anatomiques recueillis lors de lâentretien et lâexamen clinique dâune personne ayant des lĂ©sions anales de la maladie de Crohn. Chaque item est associĂ© Ă une valeur de pondĂ©ration numĂ©rique. Lâanalyse de lâensemble des items permet dâobtenir un score global de sĂ©vĂ©ritĂ© qui peut varier entre 0 et 20 score PDAI pour Perineal Disease Activity Index. AdaptĂ© de Irvine [13] Lorsquâon compare les donnĂ©es de lâexamen clinique Ă celle de lâIRM en utilisant la mĂȘme classification, il apparaĂźt que la concordance entre les donnĂ©es cliniques et radiologiques nâest correcte que dans 58 % des cas pour Ă©valuer la gravitĂ© des fistules [15]. Lâexamen clinique sous-estime les fistules complexes dans un quart des cas et elle surestime les fistules simples dans trois quarts des cas Tableau III. Dans le cas particulier des suppurations anales, lâ est incontournable parce quâelle permet dâapprĂ©cier la gravitĂ© des lĂ©sions avec une meilleure sensibilitĂ© que lâexamen clinique. Elle repose sur une description prĂ©cise des lĂ©sions et de leur topographie. Elle permet Ă©galement la dĂ©termination dâun score dâactivitĂ© qui a un intĂ©rĂȘt pronostique, Ă la fois dans la prise en charge immĂ©diate, et dans lâĂ©volution Ă distance de la suppuration Tableau IV [16]. Il est important pour le clinicien qui prend en charge les lĂ©sions anales de la maladie de Crohn de disposer dâun examen radiologique de qualitĂ© avec des sĂ©quences pondĂ©rĂ©es T2 pour la recherche des collections Figure 2. Cependant, les sĂ©quences pondĂ©rĂ©es T1 bĂ©nĂ©ficient dâune meilleure rĂ©solution anatomique et elles permettent dâĂ©valuer de façon sensible le niveau inflammatoire de la suppuration Tableau V. A lâinverse, la sensibilitĂ© diagnostique de lâIRM est trĂšs insuffisante au diagnostic des ulcĂ©rations anales souvent identifiĂ©es comme des fistules intersphinctĂ©riennes et des stĂ©noses [15]. Tableau III. Analyse comparative du classement de sĂ©vĂ©ritĂ© des fistules anales de Crohn selon quâil soit rĂ©alisĂ© par un simple examen clinique ou lors dâune exploration IRM. Bien quâutilisant le mĂȘme outil de classification Cardiff, la concordance nâest observĂ©e que dans un peu plus de la moitiĂ© des cas adaptĂ© de Garros et al. [15] Nombre de trajets 0 â Aucun 1 â Simple direct 2 â Simple ramifiĂ© 3 â Multiple Localisation du trajet principal de la suppuration 1 â IntersphinctĂ©rien 2 â TranssphinctĂ©rien 3 â Supra sphinctĂ©rien Extension maximale de la suppuration en profondeur 1 â Sous lĂ©vatorienne 2 â Supra lĂ©vatorienne Hyper signal du trajet fistuleux en sĂ©quence pondĂ©rĂ©e T2 0 â Absent 4 â ModĂ©rĂ© 8 â ĂlevĂ© Collection de plus de 3 mm 0 â Absente 4 â PrĂ©sente Epaisseur de la paroi rectale 0 â Non 2 â Oui Tableau IV. Principaux items recueillis lors de lâanalyse IRM dâune suppuration anale de Crohn. Chaque item est associĂ© Ă une valeur de pondĂ©ration numĂ©rique. Lâanalyse de lâensemble des items permet dâobtenir un score global de sĂ©vĂ©ritĂ© qui peut varier entre 0 et 22. Le recueil de ces informations et le calcul du score est aujourdâhui recommandĂ© par la sociĂ©tĂ© française de radiologie lors de lâĂ©dition de tout compte rendu. AdaptĂ© de Van Assche et al. [16] Figure 2. Comparaison de deux sĂ©quences pondĂ©rĂ©es T2 dâune suppuration anale haute et complexe sous lĂ©vatorienne avec rĂ©action inflammatoire supra lĂ©vatorienne celle de gauche avant saturation de la graisse, celle de droite aprĂšs saturation de la graisse Fat Sat. Le plan des muscles releveurs est matĂ©rialisĂ© par un aspect arciforme de part et dâautre lâaxe du canal anal. En sĂ©quence pondĂ©rĂ©e T2 Les liquides sont blancs et la graisse aussi sauf aprĂšs retraitement numĂ©rique des images dite Fat Sat » saturation de la graisse. Lâinjection de gadolinium nâapporte pas beaucoup Ă lâinterprĂ©tation. Cette sĂ©quence a une grande sensibilitĂ© pour le diagnostic de collections. En sĂ©quence pondĂ©rĂ©e T1 Les liquides sont noirs. Lâinjection de Gadolinium constitue un bĂ©nĂ©fice dâinterprĂ©tation majeur. Cette sĂ©quence est trĂšs spĂ©cifique et la qualitĂ© anatomique de lâanalyse est excellente. LâactivitĂ© des lĂ©sions peut ĂȘtre prĂ©cisĂ©e niveau inflammatoire, fibrose jeune. Tableau V. Lorsquâon analyse les images IRM, lâutilisation comparĂ©e des sĂ©quences pondĂ©rĂ©es permet une interprĂ©tation fine notamment dans le diagnostic des collections sĂ©quence pondĂ©rĂ©e T2 et de lâimportance du processus inflammatoire et des rapports sphinctĂ©riens sĂ©quence pondĂ©rĂ©e T1. En conclusion, la sĂ©vĂ©ritĂ© habituelle des lĂ©sions anales de la maladie de Crohn doit ĂȘtre prise en considĂ©ration mĂȘme lorsque la symptomatologie ne domine pas lâexpression de la maladie de Crohn. Le seul examen par IRM ne suffit pas Ă Ă©valuer correctement les lĂ©sions anales de la maladie de Crohn. LâĂ©valuation des lĂ©sions doit reposer Ă la fois sur les donnĂ©es dâun bon examen clinique ulcĂ©rations, stĂ©noses, fistule rectovaginale mais Ă©galement sur celles de lâIRM sĂ©vĂ©ritĂ© et extension de la suppuration, abcĂšs mal drainĂ©s profonds. Cette mĂ©thode radiologique tend Ă sâimposer Ă©galement dans lâĂ©valuation de lâefficacitĂ© des traitements mis en place pour le traitement des suppurations. Prendre en charge une suppuration anale de Crohn Ă la phase initiale La prise en charge dâune suppuration anale de Crohn Ă la phase aiguĂ« repose principalement sur le drainage des collections. La prĂ©sence dâun abcĂšs reprĂ©sente une des rares des indications de chirurgie urgente en proctologie. LâabcĂšs est trĂšs mal Ă©valuĂ© car sa diffusion au niveau des tissus mous de la graisse des fosses ischio anales ne le rend pas toujours accessible Ă un seul examen clinique. TrĂšs souvent, son importance est sous-estimĂ©e et la prise en charge urgente dans un centre non spĂ©cialisĂ© conduit parfois un retard Ă la prise en charge chirurgicale abcĂšs est jugĂ© non mĂ»r ». La difficultĂ© dâaccĂšs Ă une exploration radiologique de type IRM ne doit pas retarder la prise en charge chirurgicale lorsquâil existe un doute sur une suppuration sous tension. Une suppuration de petite taille en rapport avec une fistule simple peut devenir, en quelques heures, une suppuration complexe du fait de son extension et de sa prise en charge thĂ©rapeutique. La prĂ©sence dâun abcĂšs de 2 cm de diamĂštre ou plus, la survenue de manifestations douloureuses itĂ©ratives avec perception dâune sensation de tension dâune fistule anale, une induration palpatoire sensible sont les trois Ă©lĂ©ments qui doivent conduire Ă un geste de drainage non diffĂ©rĂ©. Le drainage chirurgical peut ĂȘtre effectuĂ© sous anesthĂ©sie locale lors dâune consultation lorsque lâabcĂšs est facilement accessible et peu profond. Il doit ĂȘtre rĂ©alisĂ© sous anesthĂ©sie gĂ©nĂ©rale dans les autres cas. Lâidentification dâun trajet fistuleux et dâun orifice interne doit conduire Ă mettre en place une anse de drainage. Lâappareil sphinctĂ©rien doit toujours ĂȘtre respectĂ© et un geste de mise Ă plat ne se conçoit Ă ce stade que pour les seuls dĂ©collements sous cutanĂ©s. Les antibiotiques ne peuvent pas reprĂ©senter, Ă eux seuls, la prise en charge dâun abcĂšs anal [12]. On ne dispose finalement pas dâessai randomisĂ© visant Ă Ă©valuer lâefficacitĂ© des mĂ©dicaments antibiotiques dans le traitement des fistules anales Ă la phase aiguĂ«. Les antibiotiques ayant une couverture anti Bacilles Gram nĂ©gatifs et anti anaĂ©robies sont habituellement prescrits ils encadrent le geste chirurgical. Le mĂ©tronidazole et la Ciprofloxacine sont les deux antibiotiques les plus rĂ©guliĂšrement prescrits. Les biothĂ©rapies nâont pas de place dans le traitement des suppurations lorsquâil existe une collection non ou mal drainĂ©e. Elles doivent mĂȘme ĂȘtre suspendues jusquâĂ la date du drainage. Les anti-inflammatoires non stĂ©roĂŻdiens utilisĂ©s de façon intempestive pour contrĂŽler lâintensitĂ© de la douleur sont formellement contre-indiquĂ©s. Cette stratĂ©gie est valide Ă la fois lors de la prise en charge dâun premier Ă©pisode de suppuration, mais Ă©galement dans le cadre dâune suppuration ancienne et/ou dĂ©jĂ opĂ©rĂ©e. En conclusion, la suspicion dâun abcĂšs ou dâune fistule insuffisamment drainĂ©e doit conduire en prioritĂ© Ă une prise en charge chirurgicale. Les autres stratĂ©gies non chirurgicales ne doivent pas ĂȘtre privilĂ©giĂ©es Ă ce stade. ThĂ©rapeutiques non chirurgicales des lĂ©sions anales de Crohn Fistules et suppurations On dispose dâune mĂ©ta-analyse du niveau de rĂ©ponse sous placebo observĂ© dans les essais cliniques visant Ă traiter des fistules anales de la maladie [17]. Cette mĂ©ta-analyse permet de prĂ©ciser le niveau de rĂ©ponse observĂ©e sous placebo mais aussi les facteurs qui sont associĂ©s Ă un niveau de rĂ©ponse plus Ă©levĂ©. Une amĂ©lioration symptomatique est observĂ© chez un malade sur cinq et un tarissement des fistules anales chez un peu plus dâun malade sur sept. Le taux de rĂ©ponse thĂ©rapeutique favorable est meilleur en cas dâadministration sous-cutanĂ©e du placebo, lorsque la durĂ©e de traitement est longue et lorsque lâĂ©valuation est tardive. Les mĂ©dicaments anti-TNF alpha permettent dâobtenir un meilleur tarissement des trajets fistuleux drainĂ©s que le placebo le bĂ©nĂ©fice thĂ©rapeutique initial semble se maintenir Ă lâoccasion du traitement dâentretien. La mĂ©ta-analyse des essais contrĂŽlĂ©s randomisĂ©s montre un bĂ©nĂ©fice deux Ă trois fois supĂ©rieur au placebo au terme du schĂ©ma dâinduction [18]. Le premier essai contrĂŽlĂ© randomisĂ© dĂ©diĂ© au traitement des fistules anales a Ă©tĂ© publiĂ© en 1999 [19]. Le bĂ©nĂ©fice thĂ©rapeutique Ă©tait, en termes dâamĂ©lioration symptomatique et de guĂ©rison, de 68 et 55 % sous Infliximab versus 26 et 13 % sous placebo respectivement au terme du traitement dâinduction. Le traitement dâentretien permettait, Ă un an, un tarissement durable de la fistule dans 36 % des cas sous Infliximab et 19 % sous placebo [20]. Des rĂ©sultats comparables Ă©taient rapportĂ©s avec lâadalimumab dans le cadre dâune analyse de sous-groupe dâessais non spĂ©cifiquement dĂ©diĂ©es aux fistules anales [21]. Des Ă©tudes sont actuellement en cours pour tester lâefficacitĂ© de vedolizumab dans cette indication. LâĂ©valuation de la rĂ©ponse thĂ©rapeutique reste un point crucial dans lâĂ©valuation de lâefficacitĂ© des traitements. Depuis la publication de lâessai princeps, le critĂšre de guĂ©rison repose sur lâabsence dâĂ©coulement de lâensemble des orifices externes visible soumis Ă une pression digitale douce et la rĂ©ponse symptomatique par lâabsence dâĂ©coulement dâau moins la moitiĂ© des orifices. Ce critĂšre a une pertinence clinique le malade va bien, mais il est finalement assez grossier quand il est comparĂ© aux donnĂ©es de lâIRM. LâexpĂ©rience dâun centre tertiaire a pu montrer que les deux tiers des malades considĂ©rĂ©s en cicatrisation clinique avaient des fistules encore actives sur le plan radiologique [22]. La rĂ©mission profonde en IRM ne concerne dans une autre expĂ©rience quâun tiers des patients alors que 53 % Ă©taient en rĂ©mission clinique aprĂšs 40 mois de traitement par infliximab [23]. Les travaux de cohortes apportent quelques arguments utiles Ă la prise en charge thĂ©rapeutique. Ils concernent certains Ă©lĂ©ments pronostiques du bĂ©nĂ©fice thĂ©rapeutique prolongĂ© et lâanalyse des associations dans le contexte dâune prise en charge multimodale. Un travail multicentrique transversal rĂ©cent suggĂšre un lien statistique entre la proportion de malades cicatrisĂ©s et les taux rĂ©siduels dâinfliximabĂ©mie mesurĂ©s [24]. En dâautres termes, les taux Ă©taient trois fois supĂ©rieurs chez les malades ayant une fistule tarie que chez les malades ayant encore une fistule active. Dans un autre travail bicentrique analysant le bĂ©nĂ©fice thĂ©rapeutique de lâinfliximab chez 156 malades ayant une fistule anale de Crohn, une plus longue exposition Ă lâinfliximab ou encore lâassociation de lâinfliximab Ă lâazathioprine Ă©taient des facteurs indĂ©pendants de meilleure rĂ©ponse thĂ©rapeutique [25]. Plusieurs expĂ©riences de centres tertiaires illustrent la complexitĂ© dâanalyse dâefficacitĂ© des thĂ©rapeutiques lorsque sont associĂ©s des gestes chirurgicaux et des traitements. Ces stratĂ©gies combinĂ©es concernent finalement lâimmense majoritĂ© sinon la totalitĂ© des malades pris en charge lâazathioprine ou le methotrexate, lâinfliximab et la chirurgie sont proposĂ©s Ă 80 %, 77 % et 95 % des malades ayant une fistule de Crohn [26]. Le tarissement de la fistule est observĂ© plus de trois fois sur quatre aprĂšs un suivi de 48 mois, mais il est difficile dâanalyser la part des gestes chirurgicaux itĂ©ratifs ou des changements de traitement de fond dans le bĂ©nĂ©fice thĂ©rapeutique acquis. Finalement, lâefficacitĂ© des antibiotiques administrĂ©s sur des longues pĂ©riodes de temps nâest pas prise en considĂ©ration. Dans un essai contrĂŽlĂ© randomisĂ©, lâassociation de la ciprofloxacine Ă lâadalimumab pendant une pĂ©riode de 12 semaines doublait la proportion de rĂ©ponse complĂšte par rapport au placebo 65 % versus 33 %. Ce rĂ©sultat ne se maintenait pas aprĂšs lâarrĂȘt de lâantibiotique [27]. LĂ©sions anales non fistuleuses Les biothĂ©rapies nâont pas dâAMM dans cette indication, et les Ă©tudes de cohortes dĂ©diĂ©es Ă Ă©valuer leur efficacitĂ© sont peu nombreuses. Les ulcĂ©rations anales de la maladie de Crohn cicatrisent dans 47 et 70 % des cas aprĂšs un et deux ans de suivi respectivement [5]. Les ulcĂ©rations les plus sĂ©vĂšres cicatrisent plus lentement. Les malades traitĂ©s par infliximab seul ou associĂ© aux thiopurines ne cicatrisaient pas mieux ni plus vite dans ce travail [5] Les stĂ©noses du canal anal ont une prĂ©valence moindre, mais leur prise en charge thĂ©rapeutique est souvent dĂ©licate et le pronostic fonctionnel est clairement engagĂ©. La composante inflammatoire est souvent prĂ©sente et les suppurations complexes y sont associĂ©es dans deux tiers des cas. La rĂ©gression de la stĂ©nose est observĂ©e dans 32 et 45 % des cas aprĂšs un et deux ans de suivi respectivement. LâĂ©volution Ă©tait plus favorable encore chez les malades qui avaient une suppuration associĂ©e. Les malades traitĂ©s par infliximab seul ou associĂ© aux thiopurines ne cicatrisaient pas mieux ni plus vite dans ce travail rĂ©trospectif [1]. En conclusion, les anti-TNF alpha et en particulier lâinfliximab sont des mĂ©dicaments recommandĂ©s dans la prise en charge des suppurations anales de la maladie de Crohn drainĂ©e. Le bĂ©nĂ©fice symptomatique est franc chez plus dâune personne traitĂ©e sur deux, mais la rĂ©mission profonde radiologique ne concerne quâun malade sur trois. Il peut y avoir un bĂ©nĂ©fice Ă optimiser la dose, maintenir le traitement longtemps et associer des thiopurines et/ou la ciprofloxacine. Les stratĂ©gies de traitement dâentretien et de dĂ©sescalade de mĂȘme que les autres biothĂ©rapies manquent actuellement dâĂ©tudes dâĂ©valuation. Le bĂ©nĂ©fice des biothĂ©rapies et des immunosuppresseurs est probablement marginal dans les lĂ©sions anales non fistuleuses et nĂ©cessite dâĂȘtre Ă©valuĂ© par des Ă©tudes dĂ©diĂ©es. Obturer les fistules et limiter les sĂ©quelles des lĂ©sions anales Les stratĂ©gies de prise en charge des lĂ©sions anales de la maladie de Crohn reposent sur le concept de diminution du processus inflammatoire Ă la fois par le drainage de la suppuration et par lâutilisation des biothĂ©rapies. Ces stratĂ©gies sont souvent insuffisantes pour obtenir la fermeture complĂšte du trajet fistuleux. Le trajet nâest plus productif ou il lâest faiblement. Comme dans la maladie luminale, il existe une perte de rĂ©ponse au cours du suivi qui concerne environ un tiers des patients [22, 26]. Lâobjectif des stratĂ©gies dâobturation des trajets fistuleux est triple diminuer lâinconfort liĂ© Ă la persistance de passages de mucus ou de gaz, limiter le risque de rĂ©cidive de la suppuration nouvel abcĂšs sur le trajet de la fistule et Ă©pargner lâappareil sphinctĂ©rien pour limiter les troubles de la continence sĂ©quellaire. Des stratĂ©gies chirurgicales ont donc Ă©tĂ© proposĂ©es pour rĂ©pondre Ă cet objectif. Ces stratĂ©gies dites dâobturation ne peuvent ĂȘtre envisagĂ©es que lorsque les trajets sont bien drainĂ©s, peu inflammatoires, sans collection rĂ©siduelle et sans atteinte inflammatoire rectale. Les techniques les plus simples sont reprĂ©sentĂ©es par lâobturation du trajet fistuleux par une colle biologique, par un bouchon de bio collagĂšne ou par lâinjection in situ de cellules souches mĂ©senchymateuses. Les mĂ©thodes plus dĂ©licates reposent sur des stratĂ©gies chirurgicales de lambeau muco musculaire interposĂ© au niveau de lâorifice interne de la fistule anale lambeau rectal dâavancement ou par la ligature du trajet fistuleux dans sa traversĂ©e intersphinctĂ©rienne. Il existe enfin des alternatives plus innovantes encore, reprĂ©sentĂ©es par la coagulation du trajet fistuleux par procĂ©dĂ©s physiques laser, radiofrĂ©quence. Les autres techniques chirurgicales sont anecdotiques. On dispose de trois essais multicentriques contrĂŽlĂ©s randomisĂ©s contre placebo dĂ©diĂ©s Ă lâĂ©valuation du traitement des fistules anales de Crohn drainĂ©es. Un premier essai a Ă©valuĂ© lâefficacitĂ© de la colle biologique [28]. Huit semaines aprĂšs le geste dâobturation, un tiers des malades traitĂ©s par colle biologique ne prĂ©sentait plus dâĂ©coulement par le trajet fistuleux contre 16 % sous placebo. Le bĂ©nĂ©fice Ă©tait significativement meilleur chez les malades ayant une fistule simple. Ce rĂ©sultat ne se maintenait pas dans le temps puisque terme dâun suivi court de 16 semaines, 6 Ă 11 % des malades seulement gardaient un rĂ©sultat anatomique satisfaisant. La mise en place dâun bouchon de bio collagĂšne permet dâobtenir une fermeture du trajet fistuleux dans 33 % des cas contre 23 % sous placebo [29]. La diffĂ©rence nâĂ©tait pas statistiquement significative. En analyse per protocole, la moitiĂ© des malades Ă©tait en rĂ©mission clinique au terme de la premiĂšre annĂ©e de suivi sans diffĂ©rence entre les deux groupes. Lâinjection autour du trajet fistuleux dâune suspension de cellules souches mĂ©senchymateuses allogĂ©niques a Ă©galement fait lâobjet dâun essai contrĂŽlĂ© randomisĂ©. Tous les malades avaient Ă©galement une fermeture chirurgicale simple de lâorifice primaire [30]. MalgrĂ© une rĂ©ponse sous placebo Ă©levĂ©e plus dâun tiers des patients traitĂ©s il existait une diffĂ©rence significative en faveur des cellules souches avec un bĂ©nĂ©fice supplĂ©mentaire de 20 % analyse per protocole. Cette diffĂ©rence persistait selon que les malades Ă©taient ou non sous combothĂ©rapie au moment du traitement. Le temps mĂ©dian de rĂ©mission clinique Ă©tait de sept semaines aprĂšs injection de cellules souches contre quinze semaines sous placebo. Ce bon rĂ©sultat se maintenait dans le temps suivi Ă un et deux ans. En revanche les paramĂštres nâĂ©taient pas significativement modifiĂ©s. Il nâexiste pas dâessais contrĂŽlĂ©s randomisĂ©s spĂ©cifiquement dĂ©diĂ©es Ă lâanalyse dâefficacitĂ© du lambeau rectal dâavancement dans le traitement des fistules anales de Crohn. On dispose, en revanche, dâexpĂ©rience de centres tertiaires dans le traitement des fistules drainĂ©es crohniennes et non crohniennes ainsi que du traitement des fistules recto-vaginales. Globalement, cette opĂ©ration permet de cicatriser la moitiĂ© Ă deux tiers de malades, au terme de procĂ©dures parfois rĂ©pĂ©tĂ©es [31]. Dans certains travaux rĂ©cents, les malades avec fistule de Crohn ont un rĂ©sultat fonctionnel et anatomique comparable Ă ceux ayant une fistule anale dâorigine cryptique. En cas de traitement de fistules crohniennes par lambeau rectal dâavancement, le recours associĂ© aux anti-TNF alpha permettrait dâobtenir de meilleures chances de guĂ©rison. La rĂ©alisation dâune stomie de dĂ©rivation permet dâaugmenter les chances de succĂšs dâun facteur deux Ă trois chez les malades ayant une fistule recto-vaginale, notamment en cas de rĂ©cidive de la suppuration aprĂšs un premier geste dâobturation [32]. Un essai contrĂŽlĂ© randomisĂ© rĂ©cent multicentrique a montrĂ©, dans les fistules dâorigine cryptique non crohniennes, un bĂ©nĂ©fice clair en faveur du lambeau rectal dâavancement 38 % de rechute Ă 12 mois par rapport Ă lâinsertion dâun bouchon de bio collagĂšne 66 % de rechute Ă 12 mois [33]. Cette stratĂ©gie thĂ©rapeutique pourrait ĂȘtre par extrapolation pour la prise en charge des suppurations anales drainĂ©es de la maladie de Crohn, notamment lorsque lâorifice interne est large. Finalement les stratĂ©gies dâĂ©pargne sphinctĂ©riennes sont souvent dĂ©cevantes lâinjection de cellules souches est aujourdâhui la mĂ©thode la plus efficace mais le bĂ©nĂ©fice anatomique Ă©valuĂ© en IRM questionne. Le lambeau rectal dâavancement manque dâĂ©valuation dans le champ des fistules anales de Crohn. Il reste une alternative sĂ©duisante dans une stratĂ©gie bĂ©nĂ©fice, risque et coĂ»ts favorable. Les sĂ©quelles fonctionnelles anorectales de la maladie de Crohn sont principalement dominĂ©es par les troubles de la continence, notamment chez les femmes [34]. Ce constat invite aujourdâhui Ă privilĂ©gier les stratĂ©gies qui limitent les lĂ©sions sphinctĂ©riennes comme les stratĂ©gies dâobturation Ă©voquĂ©es plus haut, mais ce ne sont pas les seules. Les approches chirurgicales du traitement des ulcĂ©rations et des stĂ©noses du rectum ou du canal anal ne sont pas recommandĂ©es. Les parturientes et leurs mĂ©decins sont plus facilement enclins Ă proposer une dĂ©livrance par cĂ©sarienne dont lâincidence est plus Ă©levĂ©e quâen population. Cette option peut ĂȘtre validĂ©e chez les patientes qui prĂ©sentent des lĂ©sions suppuratives actives et importantes au moment de lâaccouchement et chez celles qui ont des sĂ©quelles importantes avant lâaccouchement lĂ©sions sphinctĂ©riennes et troubles de la continence. En revanche, il nây a pas, aujourdâhui, dâargument pour impliquer la responsabilitĂ© de lâaccouchement par voie basse dans la survenue ou lâaggravation de lĂ©sions anales de la maladie de Crohn [10]. Le risque de survenue dâun phĂ©nomĂšne suppuratif aprĂšs dĂ©livrance est faible 8 % Ă un an et 12 % Ă deux ans. Ce sont davantage les Ă©vĂšnements liĂ©s Ă lâhistoire de la maladie de Crohn notamment les Ă©pisodes antĂ©rieurs de fistule que les conditions obstĂ©tricales Ă©pisiotomie qui conditionnent leur survenue. Conclusions Les lĂ©sions anopĂ©rinĂ©ales mĂ©ritent une attention particuliĂšre parce quâelles constituent un Ă©lĂ©ment de pronostic dĂ©favorable de lâhistoire naturelle de la maladie de Crohn. Elles se compliquent souvent, altĂšrent la qualitĂ© de vie et sont sources de sĂ©quelles fonctionnelles. Une vigilance particuliĂšre des cliniciens est attendue au stade du diagnostic des complications ne pas mĂ©connaĂźtre un abcĂšs, Ă la mise en Ćuvre de sĂ©quences thĂ©rapeutiques adaptĂ©es drainage, biothĂ©rapie, antibiothĂ©rapie et Ă lâaccompagnement de la prise en charge lorsque le processus inflammatoire est contrĂŽlĂ© obturation des trajets, sĂ©quelles fonctionnelles. RĂ©fĂ©rences Brochard C, Siproudhis L, Wallenhorst T, Cuen D, dâHalluin PN, Garros A, et al. Anorectal stricture in 102 patients with Crohnâs disease natural history in the era of biologics. Aliment Pharmacol Ther. 2014;407796-803. Wallenhorst T, Brochard C, Bretagne JF, Bouguen G, Siproudhis L. Crohnâs disease is there any link between anal and luminal phenotypes? Int J Colorectal Dis. 2016;312307-11. Schwartz DA, Loftus EV, Jr., Tremaine WJ, Panaccione R, Harmsen WS, Zinsmeister AR, et al. The natural history of fistulizing Crohnâs disease in Olmsted County, Minnesota. Gastroenterology. 2002;1224875-80. 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Avez-vous remarquĂ© que lâon utilise le terme « tomber » â on ne « vole » pas vers lâamour, comme si lâon avait une
Parexemple, dans la peau de la pulpe dâun doigt, les rĂ©cepteurs ont un champ trĂšs limitĂ©, la discrimination sera beaucoup plus prĂ©cise que dans une rĂ©gion du dos ou les rĂ©cepteurs ont un champ beaucoup plus grand ; - selon leur adaptation: tous les rĂ©cepteurs ne rĂ©pondent pas Ă la durĂ©e de la stimulation (qui
Bienvenue sur votre diagnostic En 2 minutes, dĂ©couvrez la routine de soin Ăąme sĆur de votre peau. je rĂ©alise mon diagnostic J'ai entre - L'importance de l'Ăąge Il est essentiel d'adapter sa routine de soins en fonction des besoins de notre peau qui Ă©voluent au fil du temps. Avec les annĂ©es, la peau se marque et voit apparaĂźtre les signes de l'Ăąge les ridules se transforment en rides, la peau s'affine, perd de sa souplesse. Elle devient plus sĂšche et perd son Ă©clat. Choisir des produits spĂ©cifiques correspondant Ă son Ăąge mais Ă©galement Ă son type de peau et son environnement permettra Ă celle-ci d'ĂȘtre belle et en bonne santĂ©. Poursuivre MON PROFIL Vous vous appelez AurĂ©lie, vous avez entre 31 et 45 ans... MON PROFIL Vous vous appelez AurĂ©lie, vous avez entre 31 et 45 ans, vous avez une peau vous avez une peau normale Ă mixte... VOUs avez une peau - Lorem ipsum dolor sit amet, consetetur sadipscing elitr, sed diam nonumy eirmod tempor invidunt ut labore et dolore magna aliquyam erat, sed diam voluptua. At vero eos et accusam et justo duo dolores et ea rebum. Stet clita kasd gubergren, no sea takimata . Poursuivre Ma prĂ©occupation principale MON PROFIL Vous vous appelez AurĂ©lie, vous avez entre 31 et 45 ans, vous avez une peau normale Ă mixte, votre prĂ©occupation principale est .Toniqueau miel et Ă la camomille IngrĂ©dients: âą 1 verre d'eau âą Un demi-verre d'eau de camomille InaEssentials âą 1 cuillĂšre Ă cafĂ© de miel âą 2 Ă 6 Aller vers. Sections de cette Page. Aide accessibilitĂ©. Facebook. Adresse e-mail ou tĂ©lĂ©phone: Mot de passe: Informations de compte oubliĂ©es ? Sâinscrire. Voir plus de contenu de InaEssentials.FR -
ExamengĂ©nĂ©ral, examen de la colonne vertĂ©brale, palpation - Ă©valuation de la gravitĂ© du processus, gravitĂ© et localisation de la douleur, troubles de la sensibilitĂ© et de l'activitĂ© motrice, etc. NommĂ© des mĂ©thodes d'enquĂȘte supplĂ©mentaires: roentgenographie de la colonne vertĂ©brale dans plusieurs projections,ï»żAccueil âąAjouter une dĂ©finition âąDictionnaire âąCODYCROSS âąContact âąAnagramme Classement selon la sensibilitĂ© de la peau â Solutions pour Mots flĂ©chĂ©s et mots croisĂ©s Recherche - Solution Recherche - DĂ©finition © 2018-2019 Politique des cookies.
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Seulsles tests montrant au minimum 75 % de sensibilité au virus ont été considérés comme efficaces par les chercheurs, mais de nombreux tests n'ont pas atteint ce cap. Le degré de