6Les dispositions précitées de l'article L. 912-1-1 du code de l'éducation relatives à la liberté pédagogique de l'enseignant, qui s'exerce dans le respect des programmes et des
N° 1057 _____ ASSEMBLÉE NATIONALE CONSTITUTION DU 4 OCTOBRE 1958 QUATORZIÈME LÉGISLATURE EnregistrĂ© Ă  la PrĂ©sidence de l’AssemblĂ©e nationale le 27 mai 2013. PROJET DE LOI MODIFIÉ PAR LE SÉNAT, d’orientation et de programmation pour la refondation de l’école de la RĂ©publique, TRANSMIS PAR M. LE PREMIER MINISTRE Ă  M. LE PRÉSIDENT DE L’ASSEMBLÉE NATIONALE RenvoyĂ© Ă  la commission des affaires culturelles et de l’éducation, Ă  dĂ©faut de constitution d’une commission spĂ©ciale dans les dĂ©lais prĂ©vus par les articles 30 et 31 du RĂšglement. Le SĂ©nat a modifiĂ©, en premiĂšre lecture, le projet de loi, adoptĂ© par l’AssemblĂ©e nationale en premiĂšre lecture, dont la teneur suit Voir les numĂ©ros AssemblĂ©e nationale 653, 767 et 96. SĂ©nat 441, 568, 569, 537, 570 et 151 2012-2013. Article 1er Le rapport dĂ©finissant la programmation des moyens et les orientations de la refondation de l’école de la RĂ©publique, annexĂ© Ă  la prĂ©sente loi, est approuvĂ©. TITRE IER DISPOSITIONS GÉNÉRALES Article 2 SupprimĂ© Chapitre IER Les principes et missions de l’éducation Section 1 Les principes de l’éducation Article 3 A nouveau L’article L. 111-1 du code de l’éducation est ainsi modifiĂ© 1° Le premier alinĂ©a est ainsi modifiĂ© a La derniĂšre phrase est complĂ©tĂ©e par les mots et Ă  lutter contre les inĂ©galitĂ©s sociales et territoriales de rĂ©ussite. » ; b Sont ajoutĂ©es cinq phrases ainsi rĂ©digĂ©es Il reconnaĂźt que tous les enfants partagent la capacitĂ© d’apprendre et de progresser. Il veille Ă  l’inclusion scolaire de tous les enfants, sans distinction d’origine, de milieu social et de condition de santĂ©. Il veille Ă©galement Ă  la mixitĂ© sociale des publics scolarisĂ©s au sein des Ă©tablissements d’enseignement. Pour garantir la rĂ©ussite de tous, l’école se construit avec la participation des parents, quelle que soit leur origine sociale. Elle s’enrichit et se conforte par le dialogue et la coopĂ©ration entre tous les acteurs de la communautĂ© Ă©ducative. » ; 2° Le deuxiĂšme alinĂ©a est complĂ©tĂ© par deux phrases ainsi rĂ©digĂ©es Le service public de l’éducation fait acquĂ©rir Ă  tous les Ă©lĂšves le respect de l’égale dignitĂ© des ĂȘtres humains, de la libertĂ© de conscience et de la laĂŻcitĂ©. Par son organisation et ses mĂ©thodes, comme par la formation des maĂźtres qui y enseignent, il favorise la coopĂ©ration entre les Ă©lĂšves. » ; 3° Le troisiĂšme alinĂ©a devient l’avant-dernier alinĂ©a. Article 3 Suppression conforme Article 3 bis SupprimĂ© Article 3 ter nouveau AprĂšs l’article L. 111-1 du code de l’éducation, il est insĂ©rĂ© un article L. 111-1-1 ainsi rĂ©digĂ© Art. L. 111-1-1. – La devise de la RĂ©publique et le drapeau tricolore sont apposĂ©s sur la façade des Ă©coles et des Ă©tablissements d’enseignement du second degrĂ© publics et privĂ©s sous contrat. La DĂ©claration des droits de l’homme et du citoyen du 26 aoĂ»t 1789 est affichĂ©e de maniĂšre visible dans les locaux des mĂȘmes Ă©coles et Ă©tablissements. » Article 4 Conforme Article 4 bis A nouveau Au second alinĂ©a de l’article L. 111-3 du code de l’éducation, aprĂšs le mot territoriales », sont insĂ©rĂ©s les mots , les associations Ă©ducatives complĂ©mentaires de l’enseignement public ». Article 4 bis I. – L’article L. 541-1 du code de l’éducation est ainsi modifiĂ© 1° Au dĂ©but, il est ajoutĂ© un alinĂ©a ainsi rĂ©digĂ© Les actions de promotion de la santĂ© des Ă©lĂšves font partie des missions de l’éducation nationale. Elles sont en prioritĂ© assurĂ©es par les mĂ©decins et infirmiers de l’éducation nationale. À ce titre, les Ă©lĂšves bĂ©nĂ©ficient, au cours de leur scolaritĂ©, d’actions de prĂ©vention et d’information, de visites mĂ©dicales et de dĂ©pistages obligatoires, qui constituent leur parcours de santĂ© dans le systĂšme scolaire. Ces actions favorisent notamment leur rĂ©ussite scolaire et la rĂ©duction des inĂ©galitĂ©s en matiĂšre de santĂ©. » ; 1° bis nouveau Le premier alinĂ©a est ainsi rĂ©digĂ© Les visites mĂ©dicales et de dĂ©pistages obligatoires ne donnent pas lieu Ă  contribution pĂ©cuniaire de la part des familles. » ; 2° Le deuxiĂšme alinĂ©a est ainsi modifiĂ© a Les mots que le bilan mentionnĂ© au premier alinĂ©a » sont remplacĂ©s par les mots qu’un bilan de leur Ă©tat de santĂ© physique et psychologique » ; b Est ajoutĂ©e une phrase ainsi rĂ©digĂ©e La rĂ©munĂ©ration versĂ©e par l’employeur aux parents ou tuteurs qui accompagnent les enfants Ă  ces visites peut ĂȘtre maintenue pendant la durĂ©e consacrĂ©e Ă  cet accompagnement. » ; 2° bis nouveau Le quatriĂšme alinĂ©a est ainsi rĂ©digĂ© Les ministres chargĂ©s de l’éducation nationale et de la santĂ© dĂ©terminent conjointement, par voie rĂ©glementaire, pour chacune des visites mĂ©dicales et de dĂ©pistages obligatoires, la pĂ©riodicitĂ© et le contenu de l’examen mĂ©dical de prĂ©vention et de dĂ©pistage. » ; 3° AprĂšs le mot concours », la fin du cinquiĂšme alinĂ©a est ainsi rĂ©digĂ©e de l’infirmier et, dans les Ă©tablissements du second degrĂ©, d’un assistant de service social. » ; 4° nouveau Le sixiĂšme alinĂ©a est supprimĂ©. II. – L’article L. 2325-1 du code de la santĂ© publique est ainsi modifiĂ© 1° AprĂšs le premier alinĂ©a, il est insĂ©rĂ© un alinĂ©a ainsi rĂ©digĂ© Les actions de promotion de la santĂ© des Ă©lĂšves font partie des missions de l’éducation nationale. Elles sont en prioritĂ© assurĂ©es par les mĂ©decins et infirmiers de l’éducation nationale. À ce titre, les Ă©lĂšves bĂ©nĂ©ficient, au cours de leur scolaritĂ©, d’actions de prĂ©vention et d’information, de visites mĂ©dicales et de dĂ©pistages obligatoires, qui constituent leur parcours de santĂ© dans le systĂšme scolaire. Ces actions favorisent notamment leur rĂ©ussite scolaire et la rĂ©duction des inĂ©galitĂ©s en matiĂšre de santĂ©. » ; 1° bis nouveau Le deuxiĂšme alinĂ©a est ainsi rĂ©digĂ© Les visites mĂ©dicales et de dĂ©pistages obligatoires ne donnent pas lieu Ă  contribution pĂ©cuniaire de la part des familles. » ; 2° Le troisiĂšme alinĂ©a est ainsi modifiĂ© a Les mots que le bilan mentionnĂ© au premier alinĂ©a » sont remplacĂ©s par les mots qu’un bilan de leur Ă©tat de santĂ© physique et psychologique » ; b Est ajoutĂ©e une phrase ainsi rĂ©digĂ©e La rĂ©munĂ©ration versĂ©e par l’employeur aux parents ou tuteurs qui accompagnent les enfants Ă  ces visites peut ĂȘtre maintenue pendant la durĂ©e consacrĂ©e Ă  cet accompagnement. » ; 2° bis nouveau Le cinquiĂšme alinĂ©a est ainsi rĂ©digĂ© Les ministres chargĂ©s de l’éducation nationale et de la santĂ© dĂ©terminent conjointement, par voie rĂ©glementaire, pour chacune des visites mĂ©dicales et de dĂ©pistages obligatoires, la pĂ©riodicitĂ©, le contenu de l’examen mĂ©dical de prĂ©vention et de dĂ©pistage, ainsi que les Ă©ventuelles populations prioritaires. » ; 3° AprĂšs le mot concours », la fin du sixiĂšme alinĂ©a est ainsi rĂ©digĂ©e de l’infirmier et, dans les Ă©tablissements du second degrĂ©, d’un assistant de service social. » ; 4° nouveau Le septiĂšme alinĂ©a est supprimĂ©. Article 4 ter SupprimĂ© Article 4 quater nouveau AprĂšs l’article L. 351-1 du code de l’éducation, il est insĂ©rĂ© un article L. 351-1-1 ainsi rĂ©digĂ© Art. L. 351-1-1. – La coopĂ©ration entre les Ă©tablissements mentionnĂ©s Ă  l’article L. 351-1 du prĂ©sent code et les Ă©tablissements et services mentionnĂ©s aux 2° et 3° du I de l’article L. 312-1 du code de l’action sociale et des familles est organisĂ©e par des conventions passĂ©es entre ces Ă©tablissements et services afin d’assurer la continuitĂ© du parcours de scolarisation des Ă©lĂšves en situation de handicap. Les modalitĂ©s d’application du prĂ©sent article sont dĂ©terminĂ©es par dĂ©cret. » Article 5 I. – L’article L. 113-1 du code de l’éducation est ainsi modifiĂ© 1° Le dernier alinĂ©a est ainsi rĂ©digĂ© Dans les classes enfantines ou les Ă©coles maternelles, les enfants peuvent ĂȘtre accueillis dĂšs l’ñge de deux ans rĂ©volus dans des conditions Ă©ducatives et pĂ©dagogiques adaptĂ©es Ă  leur Ăąge visant leur dĂ©veloppement moteur, sensoriel et cognitif, prĂ©cisĂ©es par le ministre chargĂ© de l’éducation nationale. Cet accueil donne lieu Ă  un dialogue avec les familles. Il est organisĂ© en prioritĂ© dans les Ă©coles situĂ©es dans un environnement social dĂ©favorisĂ©, que ce soit dans les zones urbaines, rurales ou de montagne et dans les rĂ©gions d’outre-mer. » ; 2° Sont ajoutĂ©s deux alinĂ©as ainsi rĂ©digĂ©s Dans ces Ă©coles, les enfants de moins de trois ans sont comptabilisĂ©s dans les prĂ©visions d’effectifs d’élĂšves pour la rentrĂ©e. La scolarisation Ă  partir de l’ñge de deux ans rĂ©volus fait l’objet d’une Ă©tude nationale approfondie soumise au Parlement pour dĂ©bat. » II nouveau. – À l’article L. 162-2-1 du mĂȘme code, les mots Le dernier » sont remplacĂ©s par les mots L’avant-dernier ». Article 5 bis nouveau L’article L. 121-2 du code de l’éducation est ainsi rĂ©digĂ© Art. L. 121-2. – La lutte contre l’illettrisme et l’innumĂ©risme constitue une prioritĂ© nationale. Cette prioritĂ© est prise en compte par le service public de l’éducation ainsi que par les personnes publiques et privĂ©es qui assurent une mission de formation ou d’action sociale. Tous les services publics contribuent de maniĂšre coordonnĂ©e Ă  la lutte contre l’illettrisme et l’innumĂ©risme dans leurs domaines d’action respectifs. » Section 2 L’éducation artistique et culturelle Article 6 I. – Non modifiĂ© II. – L’article L. 121-6 du mĂȘme code est ainsi modifiĂ© 1° Le premier alinĂ©a est ainsi modifiĂ© a Au dĂ©but de la premiĂšre phrase, les mots Les enseignements artistiques contribuent » sont remplacĂ©s par les mots L’éducation artistique et culturelle contribue » ; b La seconde phrase est remplacĂ©e par quatre phrases ainsi rĂ©digĂ©es Elle favorise la connaissance du patrimoine culturel et de la crĂ©ation contemporaine et participe au dĂ©veloppement de la crĂ©ativitĂ© et des pratiques artistiques. L’éducation artistique et culturelle est principalement fondĂ©e sur les enseignements artistiques. Elle comprend Ă©galement un parcours pour tous les Ă©lĂšves tout au long de leur scolaritĂ© dont les modalitĂ©s sont fixĂ©es par les ministres chargĂ©s de l’éducation nationale et de la culture. Ce parcours est mis en Ɠuvre localement ; des acteurs du monde culturel et artistique et du monde associatif peuvent y ĂȘtre associĂ©s. » ; 2° Au dĂ©but du deuxiĂšme alinĂ©a, le mot Ils » est remplacĂ© par les mots Les enseignements artistiques » ; 2° bis nouveau Au mĂȘme deuxiĂšme alinĂ©a, aprĂšs le mot plastiques », sont insĂ©rĂ©s les mots et visuels » ; 3° SupprimĂ© Article 6 bis L’article L. 121-5 du code de l’éducation est ainsi modifiĂ© 1° Les mots et le sport scolaire et universitaire » sont remplacĂ©s par les mots le sport scolaire et universitaire, et la contribution apportĂ©e par le sport aux apprentissages » ; 2° AprĂšs les mots l’échec scolaire », sont insĂ©rĂ©s les mots , Ă  l’éducation Ă  la santĂ© et Ă  la citoyennetĂ© » ; 3° Est ajoutĂ©e une phrase ainsi rĂ©digĂ©e Leur mise en Ɠuvre vise la complĂ©mentaritĂ© entre les pratiques sportives scolaires, pĂ©riscolaires et extrascolaires, dans le cadre des projets Ă©ducatifs territoriaux et de partenariats avec le mouvement sportif associatif. » Section 2 bis L’éducation Ă  la santĂ© et Ă  la citoyennetĂ© Article 6 ter AprĂšs l’article L. 121-4 du code de l’éducation, il est insĂ©rĂ© un article L. 121-4-1 ainsi rĂ©digĂ© Art. L. 121-4-1. – I. – Au titre de sa mission d’éducation Ă  la citoyennetĂ©, le service public de l’éducation prĂ©pare les Ă©lĂšves Ă  vivre en sociĂ©tĂ© et Ă  devenir des citoyens responsables et libres, conscients des principes et des rĂšgles qui fondent la dĂ©mocratie. Les enseignements mentionnĂ©s Ă  l’article L. 312-15 et les actions engagĂ©es dans le cadre du comitĂ© prĂ©vu Ă  l’article L. 421-8 relĂšvent de cette mission. II. – Le champ de la mission de promotion de la santĂ© Ă  l’école comprend 1° La mise en place d’un environnement scolaire favorable Ă  la santĂ© ; 2° L’élaboration, la mise en Ɠuvre et l’évaluation de programmes d’éducation Ă  la santĂ© destinĂ©s Ă  dĂ©velopper les connaissances des Ă©lĂšves Ă  l’égard de leur santĂ© et de celle des autres ; 2° bis nouveau SupprimĂ© 3° La participation Ă  la politique de prĂ©vention sanitaire mise en Ɠuvre en faveur des enfants et des adolescents, aux niveaux national, rĂ©gional et dĂ©partemental ; 4° La rĂ©alisation des examens mĂ©dicaux et des bilans de santĂ© dĂ©finis dans le cadre de la politique de la santĂ© en faveur des enfants et des adolescents, ainsi que ceux nĂ©cessaires Ă  la dĂ©finition des conditions de scolarisation des Ă©lĂšves ayant des besoins particuliers ; 5° nouveau La dĂ©tection prĂ©coce des problĂšmes de santĂ© ou des carences de soins pouvant entraver la scolaritĂ© ; 6° nouveau L’accueil, l’écoute, l’accompagnement et le suivi individualisĂ© des Ă©lĂšves ; 7° nouveau La participation Ă  la veille Ă©pidĂ©miologique par le recueil et l’exploitation de donnĂ©es statistiques. La promotion de la santĂ© Ă  l’école telle que dĂ©finie aux 1° Ă  7° du prĂ©sent II relĂšve en prioritĂ© des mĂ©decins et infirmiers de l’éducation nationale. » Section 3 Le socle commun de connaissances, de compĂ©tences et de culture Article 7 L’article L. 122-1-1 du code de l’éducation est ainsi modifiĂ© 1° Les sept premiers alinĂ©as sont remplacĂ©s par un alinĂ©a ainsi rĂ©digĂ© La scolaritĂ© obligatoire doit garantir Ă  chaque Ă©lĂšve les moyens nĂ©cessaires Ă  l’acquisition d’un socle commun de connaissances, de compĂ©tences et de culture, auquel contribue l’ensemble des enseignements dispensĂ©s au cours de la scolaritĂ©. Le socle doit permettre la poursuite d’études, la construction d’un avenir personnel et professionnel et de prĂ©parer Ă  l’exercice de la citoyennetĂ©. Les Ă©lĂ©ments de ce socle commun et les modalitĂ©s de son acquisition progressive sont fixĂ©s par dĂ©cret, aprĂšs avis du Conseil supĂ©rieur des programmes. » ; 2° À l’avant-dernier alinĂ©a, le mot obligatoire » est supprimĂ© ; 3° Le dernier alinĂ©a est supprimĂ©. Article 8 L’article L. 122-2 du code de l’éducation est ainsi modifiĂ© 1° La premiĂšre phrase du premier alinĂ©a est ainsi rĂ©digĂ©e Tout Ă©lĂšve qui, Ă  l’issue de la scolaritĂ© obligatoire, n’a pas atteint un niveau de formation sanctionnĂ© par un diplĂŽme national ou un titre professionnel enregistrĂ© et classĂ© au niveau V du rĂ©pertoire national des certifications professionnelles doit pouvoir poursuivre des Ă©tudes afin d’acquĂ©rir ce diplĂŽme ou ce titre. » ; 2° AprĂšs le premier alinĂ©a, il est insĂ©rĂ© un alinĂ©a ainsi rĂ©digĂ© Tout jeune sortant du systĂšme Ă©ducatif sans diplĂŽme bĂ©nĂ©ficie d’une durĂ©e complĂ©mentaire de formation qualifiante qu’il peut utiliser dans des conditions fixĂ©es par dĂ©cret. Cette durĂ©e complĂ©mentaire de formation qualifiante peut consister en un droit au retour en formation initiale sous statut scolaire. » Article 9 Conforme Section 4 Le service public du numĂ©rique Ă©ducatif Article 10 Le second alinĂ©a de l’article L. 131-2 du code de l’éducation est remplacĂ© par six alinĂ©as ainsi rĂ©digĂ©s Dans le cadre du service public de l’enseignement et afin de contribuer Ă  ses missions, un service public du numĂ©rique Ă©ducatif et de l’enseignement Ă  distance est organisĂ© pour notamment 1° Mettre Ă  disposition des Ă©coles et des Ă©tablissements scolaires des services numĂ©riques permettant de prolonger l’offre des enseignements qui y sont dispensĂ©s, d’enrichir les modalitĂ©s d’enseignement et de faciliter la mise en Ɠuvre d’une aide personnalisĂ©e Ă  tous les Ă©lĂšves ; 2° Proposer aux enseignants une offre diversifiĂ©e de ressources pĂ©dagogiques, des contenus et des services, contribuant Ă  leur formation ainsi que des outils de suivi de leurs Ă©lĂšves et de communication avec les familles ; 3° Assurer l’instruction des enfants qui ne peuvent ĂȘtre scolarisĂ©s dans une Ă©cole ou dans un Ă©tablissement scolaire ; 4° Contribuer au dĂ©veloppement de projets innovants et Ă  des expĂ©rimentations pĂ©dagogiques favorisant les usages du numĂ©rique Ă  l’école et la coopĂ©ration. Ce service public utilise en prioritĂ© des logiciels libres et des formats ouverts de documents. » Article 10 bis nouveau Le Gouvernement Ă©tablit un rapport Ă©valuant l’impact de la loi n° 2008-790 instituant un droit d’accueil pour les Ă©lĂšves des Ă©coles maternelles et Ă©lĂ©mentaires pendant le temps scolaire. Ce rapport est remis au plus tard le 31 dĂ©cembre 2014 aux commissions compĂ©tentes de l’AssemblĂ©e nationale et du SĂ©nat. Chapitre II L’administration de l’éducation Section 1 Les relations avec les collectivitĂ©s territoriales Article 11 Conforme Article 12 I. – Le 5° de l’article L. 211-8 du code de l’éducation est ainsi rĂ©digĂ© 5° Des dĂ©penses de fonctionnement Ă  caractĂšre directement pĂ©dagogique dans les collĂšges, les lycĂ©es et les Ă©tablissements d’éducation spĂ©ciale dont celles affĂ©rentes aux ressources numĂ©riques, incluant les contenus et les services, spĂ©cifiquement conçues pour un usage pĂ©dagogique, ainsi que de la fourniture des manuels scolaires dans les collĂšges, les Ă©tablissements d’enseignement agricole mentionnĂ©s Ă  l’article L. 811-8 du code rural et de la pĂȘche maritime et les Ă©tablissements d’éducation spĂ©ciale et des documents Ă  caractĂšre pĂ©dagogique Ă  usage collectif dans les lycĂ©es professionnels ; ». II. – Au dernier alinĂ©a de l’article L. 442-9 du mĂȘme code, les mots dĂ©penses pĂ©dagogiques » sont remplacĂ©s par les mots dĂ©penses de fonctionnement Ă  caractĂšre directement pĂ©dagogique ». Article 12 bis nouveau Le deuxiĂšme alinĂ©a de l’article L. 213-1 du code de l’éducation est complĂ©tĂ© par une phrase ainsi rĂ©digĂ©e Lorsque cela favorise la mixitĂ© sociale, un mĂȘme secteur de recrutement peut ĂȘtre partagĂ© par plusieurs collĂšges publics situĂ©s Ă  l’intĂ©rieur d’un mĂȘme pĂ©rimĂštre de transports urbains. » Article 13 Conforme Article 13 bis nouveau L’article L. 442-16 du code de l’éducation est ainsi modifiĂ© 1° Le premier alinĂ©a est supprimĂ© ; 2° Au second alinĂ©a, les mots des matĂ©riels informatiques complĂ©mentaires » sont remplacĂ©s par les mots d’équipements informatiques » et les mots visĂ©s Ă  l’alinĂ©a ci-dessus » sont remplacĂ©s par les mots d’enseignement privĂ©s ayant passĂ© avec l’État l’un des contrats prĂ©vus aux articles L. 442-5 et L. 442-12 ». Article 14 Le premier alinĂ©a de l’article L. 214-6 du code de l’éducation est ainsi rĂ©digĂ© La rĂ©gion a la charge des lycĂ©es, des Ă©tablissements d’éducation spĂ©ciale et des lycĂ©es professionnels maritimes. Elle en assure la construction, la reconstruction, l’extension, les grosses rĂ©parations, l’équipement et le fonctionnement. À ce titre, l’acquisition et la maintenance des infrastructures et des Ă©quipements, dont les matĂ©riels informatiques et les logiciels prĂ©vus pour leur mise en service, nĂ©cessaires Ă  l’enseignement et aux Ă©changes entre les membres de la communautĂ© Ă©ducative sont Ă  la charge de la rĂ©gion. Pour le fonctionnement des Ă©tablissements d’enseignement agricole mentionnĂ©s Ă  l’article L. 811-8 du code rural et de la pĂȘche maritime, la rĂ©gion a la charge du transport pĂ©dagogique des Ă©lĂšves assurĂ© dans le cadre des enseignements rĂ©guliers. » Article 14 bis A nouveau Le premier alinĂ©a de l’article L. 212-15 du code de l’éducation est ainsi modifiĂ© 1° AprĂšs le mot installations », la fin de la seconde phrase est ainsi rĂ©digĂ©e , l’amĂ©nagement des locaux et le fonctionnement normal du service. » ; 2° Est ajoutĂ©e une phrase ainsi rĂ©digĂ©e Elles doivent Ă©galement respecter les principes de neutralitĂ© et de laĂŻcitĂ©. » Article 14 bis AprĂšs l’article L. 213-2-1 du code de l’éducation, il est insĂ©rĂ© un article L. 213-2-2 ainsi rĂ©digĂ© Art. L. 213-2-2. – Sous sa responsabilitĂ©, aprĂšs avis du conseil d’administration et, le cas Ă©chĂ©ant, accord de la collectivitĂ© propriĂ©taire des bĂątiments, le prĂ©sident du conseil gĂ©nĂ©ral ou le prĂ©sident du conseil exĂ©cutif de Corse peut autoriser l’utilisation de locaux et d’équipements scolaires des collĂšges, pendant les heures ou les pĂ©riodes au cours desquelles ils ne sont pas utilisĂ©s pour les besoins de la formation initiale et continue, par des entreprises, par des organismes de formation et, pour les besoins de l’éducation populaire, de la vie citoyenne et des pratiques culturelles et artistiques, par des associations. Ces activitĂ©s doivent ĂȘtre compatibles avec la nature des installations, l’amĂ©nagement des locaux et le fonctionnement normal du service. Elles doivent Ă©galement respecter les principes de neutralitĂ© et de laĂŻcitĂ©. Cette autorisation est subordonnĂ©e Ă  la passation d’une convention entre le reprĂ©sentant du dĂ©partement ou de la collectivitĂ© territoriale de Corse, celui de l’établissement et la personne physique ou morale qui dĂ©sire organiser ces activitĂ©s, prĂ©cisant notamment les obligations pesant sur l’organisateur en ce qui concerne l’application des rĂšgles de sĂ©curitĂ©, la prise en charge des responsabilitĂ©s et de la rĂ©paration des dommages Ă©ventuels, ainsi que les conditions financiĂšres de l’utilisation des biens dans le respect du code gĂ©nĂ©ral de la propriĂ©tĂ© des personnes publiques. » Article 15 AprĂšs l’article L. 214-6-1 du code de l’éducation, il est insĂ©rĂ© un article L. 214-6-2 ainsi rĂ©digĂ© Art. L. 214-6-2. – Sous sa responsabilitĂ©, aprĂšs avis du conseil d’administration de l’établissement et, le cas Ă©chĂ©ant, accord de la collectivitĂ© propriĂ©taire des bĂątiments, le prĂ©sident du conseil rĂ©gional ou le prĂ©sident du conseil exĂ©cutif de Corse peut autoriser l’utilisation de locaux et d’équipements scolaires des lycĂ©es et Ă©tablissements rĂ©gionaux d’enseignement adaptĂ©, pendant les heures ou les pĂ©riodes au cours desquelles ils ne sont pas utilisĂ©s pour les besoins de la formation initiale et continue, par des entreprises ou des organismes de formation et, pour les besoins de l’éducation populaire, de la vie citoyenne et des pratiques culturelles et artistiques, par des associations. Ces activitĂ©s doivent ĂȘtre compatibles avec la nature des installations, l’amĂ©nagement des locaux et le fonctionnement normal du service. Elles doivent Ă©galement respecter les principes de neutralitĂ© et de laĂŻcitĂ©. Cette autorisation est subordonnĂ©e Ă  la passation d’une convention entre le reprĂ©sentant de la rĂ©gion ou de la collectivitĂ© territoriale de Corse, celui de l’établissement et la personne physique ou morale qui dĂ©sire organiser ces activitĂ©s, prĂ©cisant notamment les obligations pesant sur l’organisateur en ce qui concerne l’application des rĂšgles de sĂ©curitĂ©, la prise en charge des responsabilitĂ©s et de la rĂ©paration des dommages Ă©ventuels, ainsi que les conditions financiĂšres de l’utilisation des biens dans le respect du code gĂ©nĂ©ral de la propriĂ©tĂ© des personnes publiques. » Articles 16 et 17 Conformes Article 18 AprĂšs l’article L. 214-13 du code de l’éducation, il est insĂ©rĂ© un article L. 214-13-1 ainsi rĂ©digĂ© Art. L. 214-13-1. – Chaque annĂ©e les autoritĂ©s acadĂ©miques recensent par ordre de prioritĂ© les ouvertures et fermetures qu’elles estiment nĂ©cessaires de sections de formation professionnelle initiale dans les Ă©tablissements d’enseignement du second degrĂ©, les Ă©tablissements relevant des articles L. 811-1 et L. 813-1 du code rural et de la pĂȘche maritime et les Ă©tablissements relevant du ministre chargĂ© des sports. ParallĂšlement, la rĂ©gion, aprĂšs concertation avec les branches professionnelles et les organisations syndicales professionnelles des employeurs et des salariĂ©s concernĂ©s, procĂšde au mĂȘme classement. Dans le cadre de la convention annuelle prĂ©vue au IV de l’article L. 214-13 du prĂ©sent code, signĂ©e par les autoritĂ©s acadĂ©miques et la rĂ©gion, celles-ci procĂšdent au classement par ordre de prioritĂ© des ouvertures et fermetures de sections de formation professionnelle initiale, en fonction des moyens disponibles. Chaque annĂ©e, aprĂšs accord du recteur, la rĂ©gion arrĂȘte la carte rĂ©gionale des formations professionnelles initiales, conformĂ©ment aux choix retenus par la convention mentionnĂ©e au deuxiĂšme alinĂ©a du prĂ©sent article et aux dĂ©cisions d’ouverture et de fermeture de formations par l’apprentissage qu’elle aura prises. Cette carte est mise en Ɠuvre par la rĂ©gion et par l’État dans l’exercice de leurs compĂ©tences respectives, notamment celles qui rĂ©sultent de l’article L. 211-2 du prĂ©sent code et de l’article L. 814-2 du code rural et de la pĂȘche maritime. Elle est communiquĂ©e aux organismes et services participant au service public de l’orientation. Les autoritĂ©s acadĂ©miques mettent en Ɠuvre les ouvertures et fermetures de sections de formation professionnelle initiale sous statut scolaire en fonction des moyens disponibles et conformĂ©ment au classement par ordre de prioritĂ© mentionnĂ© au deuxiĂšme alinĂ©a du prĂ©sent article. » Articles 18 bis et 19 Conformes Section 2 Le Conseil supĂ©rieur des programmes Article 20 I. – Non modifiĂ© II. – AprĂšs le chapitre Ier du mĂȘme titre III, il est insĂ©rĂ© un chapitre Ier bis ainsi rĂ©digĂ© Chapitre Ier bis Le Conseil supĂ©rieur des programmes Art. L. 231-14. – Le Conseil supĂ©rieur des programmes est placĂ© auprĂšs du ministre chargĂ© de l’éducation nationale. Il travaille en toute indĂ©pendance. Il est composĂ©, Ă  paritĂ© de femmes et d’hommes, de seize membres dĂ©signĂ©s pour cinq ans. Il comprend trois dĂ©putĂ©s, trois sĂ©nateurs, dĂ©signĂ©s, respectivement, par les commissions compĂ©tentes en matiĂšre d’éducation de l’AssemblĂ©e nationale et du SĂ©nat, deux membres du Conseil Ă©conomique, social et environnemental, dĂ©signĂ©s par son prĂ©sident, et huit personnalitĂ©s qualifiĂ©es nommĂ©es par le ministre chargĂ© de l’éducation nationale. Les membres du Conseil supĂ©rieur des programmes ne peuvent pas simultanĂ©ment appartenir au Conseil national d’évaluation du systĂšme Ă©ducatif. Le dĂ©cret prĂ©vu Ă  l’article L. 231-17 prĂ©cise la rĂ©partition par sexe des personnes dĂ©signĂ©es par chacune des instances et autoritĂ©s compĂ©tentes. Art. L. 231-15. – Le Conseil supĂ©rieur des programmes Ă©met des avis et formule des propositions sur 1° La conception gĂ©nĂ©rale des enseignements dispensĂ©s aux Ă©lĂšves des Ă©coles, des collĂšges et des lycĂ©es et l’introduction du numĂ©rique dans les mĂ©thodes pĂ©dagogiques et la construction des savoirs ; 2° Le contenu du socle commun de connaissances, de compĂ©tences et de culture et des programmes scolaires, et leur articulation en cycles, ainsi que les modalitĂ©s de validation de son acquisition ; 3° La nature et le contenu des Ă©preuves des examens conduisant aux diplĂŽmes nationaux de l’enseignement du second degrĂ© et du baccalaurĂ©at, ainsi que les possibilitĂ©s d’adaptation et d’amĂ©nagement de ces Ă©preuves pour les Ă©lĂšves prĂ©sentant un handicap ou un trouble de la santĂ© invalidant ; 4° La nature et le contenu des Ă©preuves des concours de recrutement d’enseignants du premier et du second degrĂ©, les possibilitĂ©s d’adaptation et d’amĂ©nagement de ces Ă©preuves pour les candidats prĂ©sentant un handicap ou un trouble de la santĂ© invalidant, ainsi que les objectifs et la conception gĂ©nĂ©rale de la formation initiale et continue des enseignants. Art. L. 231-16. – Le Conseil supĂ©rieur des programmes remet chaque annĂ©e au ministre chargĂ© de l’éducation nationale et au ministre chargĂ© de l’agriculture un rapport sur ses travaux et les suites qui leur ont Ă©tĂ© donnĂ©es. Ce rapport est transmis au Parlement et au Conseil Ă©conomique, social et environnemental. Les avis et propositions du Conseil supĂ©rieur des programmes sont rendus publics. Art. L. 231-17. – Un dĂ©cret prĂ©cise l’organisation et le fonctionnement du Conseil supĂ©rieur des programmes. » Section 3 Le Conseil national d’évaluation du systĂšme Ă©ducatif Article 21 I. – AprĂšs le chapitre Ier du titre IV du livre II de la premiĂšre partie du code de l’éducation, il est insĂ©rĂ© un chapitre Ier bis ainsi rĂ©digĂ© Chapitre Ier bis Le Conseil national d’évaluation du systĂšme Ă©ducatif Art. L. 241-12. – Le Conseil national d’évaluation du systĂšme Ă©ducatif, placĂ© auprĂšs du ministre chargĂ© de l’éducation nationale, est chargĂ© d’évaluer en toute indĂ©pendance l’organisation et les rĂ©sultats de l’enseignement scolaire. À ce titre 1° À son initiative ou Ă  la demande du ministre chargĂ© de l’éducation nationale, du ministre chargĂ© de l’enseignement agricole, d’autres ministres disposant de compĂ©tences en matiĂšre d’éducation, du ministre chargĂ© de la ville, des commissions compĂ©tentes en matiĂšre d’éducation de l’AssemblĂ©e nationale et du SĂ©nat, il rĂ©alise ou fait rĂ©aliser des Ă©valuations ; 2° Il se prononce sur les mĂ©thodologies et les outils des Ă©valuations conduites par le ministĂšre chargĂ© de l’éducation nationale ainsi que les rĂ©sultats de ces Ă©valuations ; 3° Il donne un avis sur les mĂ©thodologies, les outils et sur les rĂ©sultats des Ă©valuations des systĂšmes Ă©ducatifs conduites dans le cadre de programmes de coopĂ©ration europĂ©ens ou internationaux. Il formule toute recommandation utile au regard des rĂ©sultats des Ă©valuations mentionnĂ©es au prĂ©sent article. Art. L. 241-13. – Le Conseil national d’évaluation du systĂšme Ă©ducatif est composĂ© Ă  paritĂ© de femmes et d’hommes, de quatorze membres dĂ©signĂ©s pour six ans. Ses membres ne peuvent pas simultanĂ©ment appartenir au Conseil supĂ©rieur des programmes. Il comprend 1° Deux dĂ©putĂ©s et deux sĂ©nateurs, dĂ©signĂ©s, respectivement, par les commissions compĂ©tentes en matiĂšre d’éducation de l’AssemblĂ©e nationale et du SĂ©nat ; 2° Deux membres du Conseil Ă©conomique, social et environnemental, dĂ©signĂ©s par le prĂ©sident de ce conseil ; 3° Huit personnalitĂ©s, choisies pour leur compĂ©tence en matiĂšre d’évaluation ou dans le domaine Ă©ducatif, aprĂšs avis des commissions compĂ©tentes en matiĂšre d’éducation de l’AssemblĂ©e nationale et du SĂ©nat. Le dĂ©cret prĂ©vu Ă  l’article L. 241-15 prĂ©cise la rĂ©partition par sexe des personnes dĂ©signĂ©es par chacune des instances et autoritĂ©s compĂ©tentes. Art. L. 241-14. – Le Conseil national d’évaluation du systĂšme Ă©ducatif remet chaque annĂ©e un rapport sur ses travaux au ministre chargĂ© de l’éducation nationale et au ministre chargĂ© de l’agriculture. Il Ă©value notamment les politiques publiques mises en Ɠuvre pour scolariser en milieu ordinaire les Ă©lĂšves prĂ©sentant un handicap ou un trouble de la santĂ© invalidant. Ce rapport est transmis et prĂ©sentĂ© aux commissions compĂ©tentes de l’AssemblĂ©e nationale et du SĂ©nat ; il peut donner lieu Ă  un dĂ©bat en sĂ©ance plĂ©niĂšre. Le rapport, les Ă©valuations, les recommandations et les avis du conseil sont rendus publics. Art. L. 241-15. – Un dĂ©cret prĂ©cise les modalitĂ©s d’application du prĂ©sent chapitre. » II. – Non modifiĂ© Chapitre III Le contenu des enseignements scolaires Article 22 SupprimĂ© Section 1 Dispositions communes Article 23 L’article L. 311-1 du code de l’éducation est ainsi modifiĂ© 1° Au premier alinĂ©a, le mot annuelle » est remplacĂ© par le mot rĂ©guliĂšre » ; 2° AprĂšs le premier alinĂ©a, sont insĂ©rĂ©s deux alinĂ©as ainsi rĂ©digĂ©s Le nombre des cycles et leur durĂ©e sont fixĂ©s par dĂ©cret. Dans l’enseignement primaire, l’évaluation sert Ă  mesurer la progression de l’acquisition des compĂ©tences et des connaissances de chaque Ă©lĂšve. Cette logique d’évaluation est aussi encouragĂ©e dans l’enseignement secondaire. » Article 24 Conforme Article 25 À l’article L. 311-3-1 du code de l’éducation, aprĂšs les mots de mettre conjointement en place », sont insĂ©rĂ©s les mots des dispositifs d’aide qui peuvent prendre la forme d’ ». Article 25 bis L’article L. 311-7 du code de l’éducation est ainsi modifiĂ© 1° Au premier alinĂ©a, les mots des aptitudes et de l’acquisition des connaissances » sont remplacĂ©s par les mots de l’acquisition progressive des connaissances et des compĂ©tences » ; 2° Le second alinĂ©a est ainsi modifiĂ© a La seconde phrase est complĂ©tĂ©e par les mots ou d’un plan d’accompagnement personnalisĂ© » ; b nouveau Est ajoutĂ© une phrase ainsi rĂ©digĂ©e Le redoublement ne peut ĂȘtre qu’exceptionnel. » Section 2 La formation Ă  l’utilisation des outils numĂ©riques Article 26 La section 3 du chapitre II du titre Ier du livre III de la deuxiĂšme partie du code de l’éducation est ainsi rĂ©digĂ©e Section 3 La formation Ă  l’utilisation des outils et des ressources numĂ©riques Art. L. 312-9. – La formation Ă  l’utilisation des outils et des ressources numĂ©riques est dispensĂ©e dans les Ă©coles et les Ă©tablissements d’enseignement, ainsi que dans les unitĂ©s d’enseignement des Ă©tablissements et services mĂ©dico-sociaux et des Ă©tablissements de santĂ©. Elle comporte une sensibilisation aux droits et aux devoirs liĂ©s Ă  l’usage de l’internet et des rĂ©seaux, dont la protection de la vie privĂ©e et le respect de la propriĂ©tĂ© intellectuelle. » Section 3 L’enseignement des langues vivantes Ă©trangĂšres et rĂ©gionales Article 27 I. – La section 3 ter du chapitre II du titre Ier du livre III de la deuxiĂšme partie du code de l’éducation est ainsi rĂ©tablie Section 3 ter L’enseignement des langues vivantes Ă©trangĂšres Art. L. 312-9-2. – Tout Ă©lĂšve bĂ©nĂ©ficie, dĂšs le dĂ©but de sa scolaritĂ© obligatoire, de l’enseignement d’une langue vivante Ă©trangĂšre. Dans chaque acadĂ©mie, peut ĂȘtre favorisĂ© l’apprentissage des langues Ă©trangĂšres parlĂ©es dans les pays avec lesquels des accords de coopĂ©ration rĂ©gionale sont en vigueur. Outre les enseignements de langues qui leur sont dispensĂ©s, les Ă©lĂšves peuvent bĂ©nĂ©ficier d’une initiation Ă  la diversitĂ© linguistique. Les langues parlĂ©es au sein des familles peuvent ĂȘtre utilisĂ©es Ă  cette fin. » II. – Non modifiĂ© Article 27 bis I nouveau. – L’article L. 312-10 du code de l’éducation est ainsi rĂ©digĂ© Art. L. 312-10. – Les langues et cultures rĂ©gionales appartenant au patrimoine de la France, leur enseignement est favorisĂ© prioritairement dans les rĂ©gions oĂč elles sont en usage. Cet enseignement peut ĂȘtre dispensĂ© tout au long de la scolaritĂ© selon des modalitĂ©s dĂ©finies par voie de convention entre l’État et les collectivitĂ©s territoriales oĂč ces langues sont en usage. Le Conseil supĂ©rieur de l’éducation est consultĂ©, conformĂ©ment aux attributions qui lui sont confĂ©rĂ©es Ă  l’article L. 231-1, sur les moyens de favoriser l’étude des langues et cultures rĂ©gionales dans les rĂ©gions oĂč ces langues sont en usage. L’enseignement facultatif de langue et culture rĂ©gionales est proposĂ© dans l’une des deux formes suivantes 1° Un enseignement de la langue et de la culture rĂ©gionales ; 2° Un enseignement bilingue en langue française et en langue rĂ©gionale. Les familles sont informĂ©es des diffĂ©rentes offres d’apprentissage des langues et cultures rĂ©gionales. » II. – L’article L. 312-11 du mĂȘme code est ainsi rĂ©digĂ© Art. L. 312-11. – Sans prĂ©judice des dispositions de l’article L. 121-3, les enseignants du premier et du second degrĂ© sont autorisĂ©s Ă  recourir aux langues rĂ©gionales, dĂšs lors qu’ils en tirent profit pour leur enseignement. Ils peuvent Ă©galement s’appuyer sur des Ă©lĂ©ments de la culture rĂ©gionale pour favoriser l’acquisition du socle commun de connaissances, de compĂ©tences et de culture et des programmes scolaires. » Section 4 L’enseignement moral et civique Article 28 Conforme Article 28 bis nouveau Le chapitre II du titre Ier du livre III de la deuxiĂšme partie du code de l’éducation est complĂ©tĂ© par une section 11 ainsi rĂ©digĂ©e Section 11 L’éducation Ă  l’environnement et au dĂ©veloppement durable Art. L. 312-19. – L’éducation Ă  l’environnement et au dĂ©veloppement durable dĂ©bute dĂšs l’école primaire. Elle a pour objectif d’éveiller les enfants aux enjeux environnementaux. Elle comporte une sensibilisation Ă  la nature et Ă  la comprĂ©hension et Ă  l’évaluation de l’impact des activitĂ©s humaines sur les ressources naturelles. » Section 5 L’enseignement du premier degrĂ© Article 29 Conforme Article 30 L’article L. 321-2 du code de l’éducation est ainsi modifiĂ© 1° La premiĂšre phrase du premier alinĂ©a est remplacĂ©e par trois phrases ainsi rĂ©digĂ©es La formation dispensĂ©e dans les classes enfantines et les Ă©coles maternelles favorise l’éveil de la personnalitĂ© des enfants, stimule leur dĂ©veloppement sensoriel, moteur, cognitif et social, dĂ©veloppe l’estime de soi et des autres et concourt Ă  leur Ă©panouissement affectif. Cette formation s’attache Ă  dĂ©velopper chez chaque enfant l’envie et le plaisir d’apprendre afin de leur permettre progressivement de devenir Ă©lĂšve. Elle est adaptĂ©e aux besoins des Ă©lĂšves en situation de handicap pour permettre leur scolarisation. » ; 2° nouveau Le deuxiĂšme alinĂ©a est complĂ©tĂ© par une phrase ainsi rĂ©digĂ©e Des Ă©lĂ©ments de formation initiale et continue spĂ©cifiques sont dispensĂ©s Ă  ce personnel dans les Ă©coles mentionnĂ©es Ă  l’article L. 721-1. » Article 31 L’article L. 321-3 du code de l’éducation est ainsi modifiĂ© 1° Au premier alinĂ©a, le mot primaire » est supprimĂ© et la rĂ©fĂ©rence L. 321-1 » est remplacĂ©e par la rĂ©fĂ©rence L. 311-1 » ; 2° Le second alinĂ©a est ainsi modifiĂ© a À la premiĂšre phrase, le mot ou » est remplacĂ© par le mot et » et, aprĂšs le mot calcul », sont insĂ©rĂ©s les mots et rĂ©solution de problĂšmes » ; b Les deux derniĂšres phrases sont remplacĂ©es par six phrases ainsi rĂ©digĂ©es Elle dispense les Ă©lĂ©ments d’une culture historique, gĂ©ographique, scientifique et technique. Elle offre une Ă©ducation aux arts visuels et arts musicaux. Elle assure l’enseignement d’une langue vivante Ă©trangĂšre et elle peut comporter une initiation Ă  la diversitĂ© linguistique. Elle contribue Ă©galement Ă  la comprĂ©hension et Ă  un usage autonome et responsable des mĂ©dias, notamment numĂ©riques. Elle assure l’acquisition et la comprĂ©hension de l’exigence du respect de la personne, de ses origines et de ses diffĂ©rences, mais aussi de l’égalitĂ© entre les femmes et les hommes. Elle assure conjointement avec la famille l’éducation morale et civique, qui comprend, pour permettre l’exercice de la citoyennetĂ©, l’apprentissage des valeurs et symboles de la RĂ©publique et de l’Union europĂ©enne, notamment de l’hymne national et de son histoire. » Article 31 bis AprĂšs le deuxiĂšme alinĂ©a de l’article L. 321-4 du code de l’éducation, il est insĂ©rĂ© un alinĂ©a ainsi rĂ©digĂ© Dans les acadĂ©mies d’outre-mer, des approches pĂ©dagogiques spĂ©cifiques sont prĂ©vues dans l’enseignement de l’expression orale ou Ă©crite et de la lecture au profit des Ă©lĂšves issus de milieux principalement crĂ©olophone ou amĂ©rindien. » Section 6 Les enseignements du collĂšge Article 32 A Le code de l’éducation est ainsi modifiĂ© 1° L’article L. 331-7 est ainsi rĂ©digĂ© Art. L. 331-7. – L’orientation et les formations proposĂ©es aux Ă©lĂšves tiennent compte du dĂ©veloppement de leurs aspirations et de leurs aptitudes et des perspectives professionnelles liĂ©es aux besoins prĂ©visibles de la sociĂ©tĂ©, de l’économie et de l’amĂ©nagement du territoire. Elles favorisent la reprĂ©sentation Ă©quilibrĂ©e entre les femmes et les hommes parmi les filiĂšres de formation. Afin d’élaborer son projet d’orientation scolaire et professionnelle et d’éclairer ses choix d’orientation, un parcours individuel d’information, d’orientation et de dĂ©couverte du monde Ă©conomique et professionnel est proposĂ© Ă  chaque Ă©lĂšve, aux diffĂ©rentes Ă©tapes de sa scolaritĂ© du second degrĂ©. Il est dĂ©fini sous la responsabilitĂ© du chef d’établissement et avec l’aide des parents par les conseillers d’orientation-psychologues, les enseignants et les autres professionnels compĂ©tents. Les administrations concernĂ©es, les collectivitĂ©s territoriales, les organisations professionnelles, les entreprises et les associations contribuent Ă  la mise en Ɠuvre de ce parcours. » ; 2° Les deuxiĂšme et troisiĂšme alinĂ©as de l’article L. 313-1 sont supprimĂ©s. Article 32 B nouveau À titre expĂ©rimental, pour une durĂ©e maximale de trois ans, dans des acadĂ©mies et des conditions dĂ©terminĂ©es par le ministre chargĂ© de l’éducation nationale, la procĂ©dure d’orientation prĂ©vue Ă  l’article L. 331-8 du code de l’éducation peut ĂȘtre modifiĂ©e afin qu’aprĂšs avoir fait l’objet d’une proposition du conseil de classe et au terme d’une concertation approfondie avec l’équipe Ă©ducative, la dĂ©cision d’orientation revienne aux responsables lĂ©gaux de l’élĂšve ou Ă  celui-ci lorsqu’il est majeur. Cette expĂ©rimentation fait l’objet d’un rapport d’évaluation transmis aux commissions compĂ©tentes en matiĂšre d’éducation de l’AssemblĂ©e nationale et du SĂ©nat. Articles 32 et 32 bis Conformes Article 33 L’article L. 332-3 du code de l’éducation est ainsi modifiĂ© 1° Les deuxiĂšme et derniĂšre phrases sont ainsi rĂ©digĂ©es À chacun d’entre eux, des enseignements complĂ©mentaires peuvent ĂȘtre proposĂ©s afin de favoriser l’acquisition du socle commun de connaissances, de compĂ©tences et de culture et de faciliter l’élaboration du projet d’orientation mentionnĂ© Ă  l’article L. 331-7. Au cours de la derniĂšre annĂ©e de scolaritĂ© au collĂšge, ceux-ci peuvent prĂ©parer les Ă©lĂšves Ă  une formation professionnelle et, dans ce cas, comporter Ă©ventuellement des stages contrĂŽlĂ©s par l’État et accomplis auprĂšs de professionnels agréés. » ; 2° SupprimĂ© 3° Sont ajoutĂ©es deux phrases ainsi rĂ©digĂ©es Les lycĂ©es professionnels et les Ă©tablissements d’enseignement agricole peuvent ĂȘtre associĂ©s Ă  cette prĂ©paration. Dans les Ă©tablissements d’enseignement agricole, ces enseignements complĂ©mentaires peuvent comporter des stages contrĂŽlĂ©s par l’État et accomplis auprĂšs de professionnels agréés, au cours des deux derniĂšres annĂ©es de scolaritĂ© du collĂšge. » Articles 34, 35 et 36 Conformes Section 7 Le baccalaurĂ©at Article 37 Conforme Section 8 La formation en alternance Article 38 I, II, III, IV et V. – Non modifiĂ©s VI nouveau. – Le 4° du I et le IV de l’article 244 quater G du code gĂ©nĂ©ral des impĂŽts sont abrogĂ©s. Chapitre IV Dispositions relatives aux Ă©coles et Ă©tablissements d’enseignement scolaire Article 39 SupprimĂ© Section 1 Les relations entre l’école et le collĂšge Article 40 Le titre prĂ©liminaire du livre IV de la deuxiĂšme partie du code de l’éducation est complĂ©tĂ© par un article L. 401-4 ainsi rĂ©digĂ© Art. L. 401-4. – Il est instituĂ©, dans chaque secteur de recrutement d’un collĂšge, un conseil Ă©cole-collĂšge. En cohĂ©rence avec le projet Ă©ducatif territorial, celui-ci propose au conseil d’administration du collĂšge et aux conseils des Ă©coles de ce secteur des actions de coopĂ©ration, des enseignements et des projets pĂ©dagogiques communs visant Ă  l’acquisition par les Ă©lĂšves du socle commun de connaissances, de compĂ©tences et de culture prĂ©vu Ă  l’article L. 122-1-1. Parmi ces propositions, des Ă©changes de pratiques et d’enseignants entre les Ă©tablissements peuvent ĂȘtre expĂ©rimentĂ©s sur la base du volontariat, dans le respect du statut de l’enseignant. La composition et les modalitĂ©s de fonctionnement du conseil Ă©cole-collĂšge sont fixĂ©es par dĂ©cret. Le comitĂ© d’éducation Ă  la santĂ© et Ă  la citoyennetĂ© peut ĂȘtre commun au collĂšge et aux Ă©coles concernĂ©es. » Article 40 bis Conforme Section 2 Les Ă©coles Article 41 Conforme Section 3 Les Ă©tablissements publics locaux d’enseignement Article 42 Le dernier alinĂ©a de l’article L. 421-2 du code de l’éducation est remplacĂ© par cinq alinĂ©as ainsi rĂ©digĂ©s Les reprĂ©sentants des collectivitĂ©s territoriales sont au nombre de trois ou de quatre, selon que l’effectif du conseil d’administration est de vingt-quatre ou de trente membres. Lorsque les reprĂ©sentants des collectivitĂ©s territoriales sont au nombre de trois, ils comprennent deux reprĂ©sentants de la collectivitĂ© de rattachement et un reprĂ©sentant de la commune siĂšge de l’établissement ou, lorsqu’il existe un Ă©tablissement public de coopĂ©ration intercommunale, un reprĂ©sentant de la collectivitĂ© de rattachement, un reprĂ©sentant de l’établissement public et un reprĂ©sentant de la commune siĂšge. Lorsque les reprĂ©sentants des collectivitĂ©s territoriales sont au nombre de quatre, ils comprennent deux reprĂ©sentants de la collectivitĂ© de rattachement et deux reprĂ©sentants de la commune siĂšge de l’établissement ou, lorsqu’il existe un Ă©tablissement public de coopĂ©ration intercommunale, deux reprĂ©sentants de la collectivitĂ© de rattachement, un reprĂ©sentant de cet Ă©tablissement public de coopĂ©ration intercommunale et un reprĂ©sentant de la commune siĂšge. Lorsque les reprĂ©sentants d’une mĂȘme collectivitĂ© territoriale sont au nombre de deux, l’un d’entre eux peut ne pas ĂȘtre membre de l’assemblĂ©e dĂ©libĂ©rante. Toutefois, lorsque, en application du b du 2 du II ou du a du 2 du III de l’article L. 5217-4 du code gĂ©nĂ©ral des collectivitĂ©s territoriales, les compĂ©tences d’une rĂ©gion ou d’un dĂ©partement en matiĂšre de construction, d’amĂ©nagement, d’entretien et de fonctionnement des lycĂ©es ou des collĂšges sont exercĂ©es par une mĂ©tropole, un reprĂ©sentant de la mĂ©tropole siĂšge au conseil d’administration des Ă©tablissements publics locaux d’enseignement concernĂ©s en lieu et place de l’un des reprĂ©sentants de la collectivitĂ© territoriale de rattachement. » Article 43 L’article L. 421-4 du code de l’éducation est ainsi modifiĂ© 1° AprĂšs le mot Ă©tablissement », la fin du 4° est ainsi rĂ©digĂ©e , l’autoritĂ© acadĂ©mique et, lorsqu’elle souhaite y ĂȘtre partie, la collectivitĂ© territoriale de rattachement ; » 2° AprĂšs le 4°, il est insĂ©rĂ© un 5° ainsi rĂ©digĂ© 5° Il Ă©tablit chaque annĂ©e un bilan des actions menĂ©es Ă  destination des parents des Ă©lĂšves de l’établissement. » Section 4 Les groupements d’établissements Article 44 I. – Au dĂ©but du chapitre III du titre II du livre IV de la deuxiĂšme partie du code de l’éducation est insĂ©rĂ© un article L. 423-1 ainsi rĂ©tabli Art. L. 423-1. – Pour la mise en Ɠuvre de leur mission de formation continue ainsi que de formation et d’insertion professionnelles, les Ă©tablissements scolaires publics s’associent en groupement d’établissements dans des conditions dĂ©finies par dĂ©cret. » II. – Les services accomplis par les agents contractuels dans le domaine de la formation continue des adultes pour le compte d’un Ă©tablissement public local d’enseignement ou des groupements d’établissements mentionnĂ©s par le code de l’éducation, dans sa rĂ©daction en vigueur antĂ©rieurement Ă  la publication de la loi n° 2011-525 du 17 mai 2011 de simplification et d’amĂ©lioration de la qualitĂ© du droit, sont assimilĂ©s Ă  des services accomplis pour le compte des groupements d’établissements mentionnĂ©s Ă  l’article L. 423-1 du mĂȘme code dans sa rĂ©daction issue du I du prĂ©sent article. III. – Non modifiĂ© Article 44 bis nouveau Le Gouvernement remet un rapport Ă©valuant l’impact des dispositions tendant Ă  garantir la paritĂ© de financement entre les Ă©coles Ă©lĂ©mentaires publiques et privĂ©es sous contrat d’association lorsqu’elles accueillent des Ă©lĂšves scolarisĂ©s hors de leur commune de rĂ©sidence introduites dans la loi n° 2004-809 du 13 aoĂ»t 2004 relative aux libertĂ©s et responsabilitĂ©s locales. Ce rapport est remis aux commissions compĂ©tentes du SĂ©nat et de l’AssemblĂ©e nationale avant le 31 dĂ©cembre 2014. Section 5 Dispositions applicables aux Ă©tablissements d’enseignement privĂ©s sous contrat Article 45 Conforme Section 6 Architecture scolaire Division et intitulĂ© nouveaux Article 45 bis nouveau L’article L. 521-4 du code de l’éducation est ainsi modifiĂ© 1° AprĂšs le mot pĂ©dagogie », la fin de la seconde phrase est ainsi rĂ©digĂ©e , contribue Ă  la transmission des connaissances et Ă  la dĂ©couverte des cultures et favorise le dĂ©veloppement de l’autonomie et de la sensibilitĂ© artistique des Ă©lĂšves. » ; 2° Il est ajoutĂ© un alinĂ©a ainsi rĂ©digĂ© Il est prĂ©vu dans tous les Ă©tablissements un espace Ă  l’usage des parents d’élĂšves et de leurs dĂ©lĂ©guĂ©s. » Chapitre V Les activitĂ©s pĂ©riscolaires Article 46 Conforme Article 47 Il est instituĂ©, pour les annĂ©es scolaires 2013-2014 et 2014-2015, un fonds en faveur des communes et, lorsque les dĂ©penses de fonctionnement des Ă©coles leur ont Ă©tĂ© transfĂ©rĂ©es, des Ă©tablissements publics de coopĂ©ration intercommunale, afin de contribuer au dĂ©veloppement d’une offre d’activitĂ©s pĂ©riscolaires au bĂ©nĂ©fice des Ă©lĂšves des Ă©coles maternelles et Ă©lĂ©mentaires publiques ou privĂ©es sous contrat dont les enseignements sont rĂ©partis sur neuf demi-journĂ©es par semaine. Les aides apportĂ©es par le fonds sont calculĂ©es en fonction du nombre d’élĂšves Ă©ligibles scolarisĂ©s dans la commune ou les communes membres de l’établissement de coopĂ©ration intercommunale et comportent 1° Un montant forfaitaire par Ă©lĂšve versĂ© aux communes et aux Ă©tablissements publics de coopĂ©ration intercommunale dont les Ă©coles organisent les enseignements sur neuf demi-journĂ©es Ă  la rentrĂ©e scolaire 2013-2014. Le versement de ce montant forfaitaire ne peut ĂȘtre renouvelĂ© au titre de l’annĂ©e 2014-2015 ; 2° Une majoration forfaitaire par Ă©lĂšve rĂ©servĂ©e aux communes mentionnĂ©es aux articles L. 2334-18-4 et L. 2334-22-1 du code gĂ©nĂ©ral des collectivitĂ©s territoriales ainsi qu’aux communes des dĂ©partements d’outre-mer et de Saint-Pierre-et-Miquelon bĂ©nĂ©ficiant de la quote-part de la dotation d’amĂ©nagement prĂ©vue au quatriĂšme alinĂ©a de l’article L. 2334-13 du mĂȘme code et Ă  la collectivitĂ© de Saint-Martin. Pour les communes dont les Ă©coles organisent les enseignements sur neuf demi-journĂ©es Ă  la rentrĂ©e scolaire 2013-2014, le versement de cette majoration forfaitaire est reconduit au titre de l’annĂ©e 2014-2015. Les communes dont les Ă©coles organisent les enseignements sur neuf demi-journĂ©es Ă  compter de la rentrĂ©e 2014-2015 bĂ©nĂ©ficient de la majoration au titre de cette annĂ©e. Les communes qui ont transfĂ©rĂ© la compĂ©tence en matiĂšre de dĂ©penses de fonctionnement des Ă©coles Ă  un Ă©tablissement public de coopĂ©ration intercommunale reversent Ă  cet Ă©tablissement les aides qu’elles ont perçues au titre des 1° et 2°. Les aides sont versĂ©es aux communes, Ă  charge pour ces derniĂšres de reverser le cas Ă©chĂ©ant la part calculĂ©e au titre des Ă©lĂšves scolarisĂ©s dans les Ă©coles privĂ©es sous contrat aux organismes de gestion de ces Ă©coles privĂ©es. Toutefois, lorsque la commune le demande aux autoritĂ©s acadĂ©miques, ces aides sont versĂ©es directement aux organismes de gestion de ces Ă©coles. Les aides versĂ©es au titre du prĂ©sent fonds pour les Ă©lĂšves des Ă©coles maternelles et Ă©lĂ©mentaires publiques ne sont pas prises en compte dans le calcul des dĂ©penses de fonctionnement des classes sous contrat mentionnĂ©es Ă  l’avant-dernier alinĂ©a de l’article L. 442-5 du code de l’éducation. La gestion du fonds est confiĂ©e pour le compte de l’État Ă  l’Agence de services et de paiement. Un dĂ©cret en Conseil d’État fixe les modalitĂ©s d’application du prĂ©sent article. Il prĂ©cise notamment les modalitĂ©s d’attribution du fonds et de calcul des aides attribuĂ©es aux Ă©tablissements public de coopĂ©ration intercommunale auxquels ont Ă©tĂ© transfĂ©rĂ©es les dĂ©penses de fonctionnement des Ă©coles. Chapitre VI Les Ă©coles supĂ©rieures du professorat et de l’éducation Article 48 SupprimĂ© Articles 49 et 50 Conformes Article 51 I. – Non modifiĂ© II. – Le chapitre Ier du mĂȘme titre II est ainsi rĂ©digĂ© Chapitre Ier Missions et organisation des Ă©coles supĂ©rieures du professorat et de l’éducation Art. L. 721-1. – Les Ă©coles supĂ©rieures du professorat et de l’éducation sont constituĂ©es soit au sein d’un Ă©tablissement public Ă  caractĂšre scientifique, culturel et professionnel, soit au sein d’un Ă©tablissement public de coopĂ©ration scientifique. Ces Ă©coles sont créées sur proposition du conseil d’administration de l’établissement public et accrĂ©ditĂ©es par un arrĂȘtĂ© conjoint des ministres chargĂ©s de l’enseignement supĂ©rieur et de l’éducation nationale, aprĂšs avis du Conseil national de l’enseignement supĂ©rieur et de la recherche. L’école est accrĂ©ditĂ©e pour la durĂ©e du contrat pluriannuel liant l’État Ă  l’établissement public. L’accrĂ©ditation est renouvelĂ©e pour la mĂȘme durĂ©e, aprĂšs une Ă©valuation nationale, par arrĂȘtĂ© conjoint des ministres chargĂ©s de l’enseignement supĂ©rieur et de l’éducation nationale, aprĂšs avis du Conseil national de l’enseignement supĂ©rieur et de la recherche. L’accrĂ©ditation de l’école emporte l’habilitation de l’établissement public Ă  caractĂšre scientifique, culturel et professionnel ou de l’établissement public de coopĂ©ration scientifique ou des Ă©tablissements d’enseignement supĂ©rieur publics partenaires, mentionnĂ©s Ă  l’article L. 721-2, Ă  dĂ©livrer le diplĂŽme national de master dans les domaines des mĂ©tiers de l’enseignement, de l’éducation et de la formation. Les modalitĂ©s d’accrĂ©ditation sont dĂ©finies par arrĂȘtĂ© conjoint des ministres chargĂ©s de l’enseignement supĂ©rieur et de l’éducation nationale. Art. L. 721-2. – Les Ă©coles supĂ©rieures du professorat et de l’éducation exercent les missions suivantes 1° Elles organisent et assurent en collaboration avec l’ensemble de leurs partenaires les actions de formation initiale des Ă©tudiants se destinant aux mĂ©tiers du professorat et de l’éducation et des personnels enseignants et d’éducation stagiaires, dans le cadre des orientations dĂ©finies par l’État. Ces actions comportent des enseignements communs permettant l’acquisition d’une culture professionnelle partagĂ©e et des enseignements spĂ©cifiques en fonction des mĂ©tiers, des disciplines et des niveaux d’enseignement. Elles fournissent des enseignements disciplinaires et didactiques mais aussi en pĂ©dagogie et en sciences de l’éducation. Les Ă©coles organisent des formations de prĂ©paration aux concours de recrutement dans les mĂ©tiers du professorat et de l’éducation ; 2° Elles organisent des actions de formation continue des personnels enseignants du premier et du second degrĂ© et des personnels d’éducation ; 3° Elles participent Ă  la formation initiale et continue des personnels enseignants-chercheurs et enseignants de l’enseignement supĂ©rieur ; 4° Elles peuvent conduire des actions de formation aux autres mĂ©tiers de la formation et de l’éducation ; 5° Elles participent Ă  la recherche disciplinaire et pĂ©dagogique ; 6° Elles participent Ă  des actions de coopĂ©ration internationale. Dans le cadre de leurs missions, elles assurent le dĂ©veloppement et la promotion de mĂ©thodes pĂ©dagogiques innovantes. Elles prennent en compte, pour dĂ©livrer leurs enseignements, les technologies de l’information et de la communication et forment les Ă©tudiants et les enseignants Ă  l’usage pĂ©dagogique des outils et ressources numĂ©riques. Elles prĂ©parent les futurs enseignants et personnels d’éducation aux enjeux du socle commun de connaissances, de compĂ©tences et de culture et Ă  ceux de la formation tout au long de la vie. Elles organisent des formations de sensibilisation Ă  l’égalitĂ© entre les femmes et les hommes et Ă  la lutte contre les discriminations, ainsi que des formations Ă  la prĂ©vention et Ă  la rĂ©solution non violente des conflits. Elles prĂ©parent les enseignants aux enjeux de l’entrĂ©e dans les apprentissages et Ă  la prise en compte de la difficultĂ© scolaire dans le contenu des enseignements et la dĂ©marche d’apprentissage. Elles assurent leurs missions avec les autres composantes de l’établissement public, les Ă©tablissements publics d’enseignement supĂ©rieur partenaires et d’autres organismes, les services acadĂ©miques et les Ă©tablissements scolaires, le cas Ă©chĂ©ant dans le cadre de conventions conclues avec eux. Leurs Ă©quipes pĂ©dagogiques intĂšgrent des professionnels intervenant dans le milieu scolaire, comprenant notamment des personnels enseignants, d’inspection et de direction en exercice dans le premier et le second degrĂ©, ainsi que des acteurs de l’éducation populaire, de l’éducation culturelle et artistique et de l’éducation Ă  la citoyennetĂ©. Art. L. 721-3. – I. – Les Ă©coles supĂ©rieures du professorat et de l’éducation sont administrĂ©es Ă  paritĂ© de femmes et d’hommes par un conseil de l’école et dirigĂ©es par un directeur. Elles comprennent Ă©galement un conseil d’orientation scientifique et pĂ©dagogique. Les membres du conseil de l’école et du conseil d’orientation scientifique et pĂ©dagogique sont dĂ©signĂ©s Ă  paritĂ© de femmes et d’hommes pour un mandat de cinq ans, Ă  l’exception des reprĂ©sentants des usagers qui sont dĂ©signĂ©s Ă  paritĂ© de femmes et d’hommes pour une durĂ©e moindre fixĂ©e par dĂ©cret. Ce dĂ©cret fixe les rĂšgles relatives Ă  la composition et au fonctionnement de ces conseils, dont les modalitĂ©s de reprĂ©sentation des personnels, des personnes participant Ă  des actions de formation organisĂ©es par l’école ainsi que de celles qui en bĂ©nĂ©ficient. Le conseil de l’école, dont l’effectif ne peut dĂ©passer trente membres, comprend des reprĂ©sentants des enseignants, qui sont en nombre au moins Ă©gal Ă  celui des reprĂ©sentants des autres personnels et des usagers, un ou plusieurs reprĂ©sentants de l’établissement mentionnĂ© au premier alinĂ©a de l’article L. 721-1 et au moins 30 % de personnalitĂ©s extĂ©rieures dont au moins un reprĂ©sentant des collectivitĂ©s territoriales. Au moins la moitiĂ© des reprĂ©sentants des enseignants sont des reprĂ©sentants des enseignants-chercheurs ; le recteur de l’acadĂ©mie dĂ©signe une partie des personnalitĂ©s extĂ©rieures. Le prĂ©sident du conseil est Ă©lu parmi les personnalitĂ©s extĂ©rieures dĂ©signĂ©es par le recteur. Le directeur de l’école est nommĂ© pour un mandat de cinq ans par arrĂȘtĂ© conjoint des ministres chargĂ©s de l’enseignement supĂ©rieur et de l’éducation nationale, sur proposition du conseil de l’école. II. – Le conseil de l’école adopte les rĂšgles relatives aux examens et les modalitĂ©s de contrĂŽle des connaissances. Il adopte le budget de l’école et approuve les contrats pour les affaires intĂ©ressant l’école. Il soumet au conseil d’administration de l’établissement public Ă  caractĂšre scientifique, culturel et professionnel ou de l’établissement public de coopĂ©ration scientifique la rĂ©partition des emplois. Il est consultĂ© sur les recrutements de l’école. III. – Le directeur de l’école prĂ©pare les dĂ©libĂ©rations du conseil de l’école et en assure l’exĂ©cution. Il a autoritĂ© sur l’ensemble des personnels. Il a qualitĂ© pour signer, au nom de l’établissement public Ă  caractĂšre scientifique, culturel et professionnel ou de l’établissement public de coopĂ©ration scientifique, les conventions relatives Ă  l’organisation des enseignements. Ces conventions ne peuvent ĂȘtre exĂ©cutĂ©es qu’aprĂšs avoir Ă©tĂ© approuvĂ©es par le prĂ©sident de l’établissement public Ă  caractĂšre scientifique, culturel et professionnel ou de l’établissement public de coopĂ©ration scientifique et votĂ©es par le conseil d’administration de l’établissement public. Le directeur de l’école prĂ©pare un document d’orientation politique et budgĂ©taire. Ce rapport est prĂ©sentĂ© aux instances dĂ©libĂ©ratives des Ă©tablissements publics d’enseignement supĂ©rieur partenaires de l’école supĂ©rieure du professorat et de l’éducation au cours du troisiĂšme trimestre de l’annĂ©e civile. Le directeur propose une liste de membres des jurys d’examen au prĂ©sident de l’établissement public Ă  caractĂšre scientifique, culturel et professionnel ou de l’établissement public de coopĂ©ration scientifique pour les formations soumises Ă  examen dispensĂ©es dans l’école supĂ©rieure du professorat et de l’éducation et, le cas Ă©chĂ©ant, aux prĂ©sidents des Ă©tablissements partenaires mentionnĂ©s Ă  l’avant-dernier alinĂ©a de l’article L. 721-1. IV. – Le conseil d’orientation scientifique et pĂ©dagogique contribue Ă  la rĂ©flexion sur les grandes orientations relatives Ă  la politique partenariale et aux activitĂ©s de formation et de recherche de l’école. V. – Chaque Ă©cole supĂ©rieure du professorat et de l’éducation dispose, pour tenir compte des exigences de son dĂ©veloppement, d’un budget propre intĂ©grĂ© au budget de l’établissement public dont elle fait partie. Les ministres compĂ©tents peuvent lui affecter directement des crĂ©dits et des emplois attribuĂ©s Ă  l’établissement public. Le directeur de l’école supĂ©rieure du professorat et de l’éducation est ordonnateur des recettes et des dĂ©penses. Le budget de l’école est approuvĂ© par le conseil d’administration de l’établissement public, qui peut l’arrĂȘter lorsqu’il n’est pas adoptĂ© par le conseil de l’école ou n’est pas votĂ© en Ă©quilibre rĂ©el. » Article 52 Conforme Article 52 bis L’article L. 912-1 du code de l’éducation est ainsi modifiĂ© 1° Le premier alinĂ©a est complĂ©tĂ© par une phrase ainsi rĂ©digĂ©e Le travail transversal et pluridisciplinaire ainsi que l’innovation pĂ©dagogique sont encouragĂ©s. » ; 1° bis nouveau La troisiĂšme phrase du deuxiĂšme alinĂ©a est complĂ©tĂ©e par les mots qui veillent Ă  favoriser la mixitĂ© entre les femmes et les hommes dans l’accĂšs aux filiĂšres de formation » ; 2° nouveau AprĂšs le deuxiĂšme alinĂ©a, il est insĂ©rĂ© un alinĂ©a ainsi rĂ©digĂ© Les enseignants tiennent informĂ©s les parents d’élĂšves et les aident Ă  suivre la scolaritĂ© de leurs enfants. » Article 52 ter nouveau L’article L. 912-1-2 du code de l’éducation est ainsi modifiĂ© 1° Les mots s’accomplit en prioritĂ© » sont remplacĂ©s par les mots peut s’accomplir » ; 2° Est ajoutĂ© un alinĂ©a ainsi rĂ©digĂ© Chaque enseignant doit ĂȘtre encouragĂ© Ă  se former rĂ©guliĂšrement. Une offre de formation continue adaptĂ©e aux besoins des personnels d’éducation est proposĂ©e, notamment par le biais des Ă©coles supĂ©rieures du professorat et de l’éducation. » Articles 53 et 54 Conformes Article 54 bis A nouveau I. – Le code gĂ©nĂ©ral des collectivitĂ©s territoriales est ainsi modifiĂ© 1° À la fin du 8° de l’article L. 3321-1, les mots instituts universitaires de formation des maĂźtres » sont remplacĂ©s par les mots Ă©coles supĂ©rieures du professorat et de l’éducation » ; 2° À la fin du 9° des articles L. 71-113-3 et L. 72-103-2, dans leur rĂ©daction rĂ©sultant de la loi n° 2011-884 du 27 juillet 2011 relative aux collectivitĂ©s territoriales de Guyane et de Martinique, les mots instituts universitaires de formation des maĂźtres » sont remplacĂ©s par les mots Ă©coles supĂ©rieures du professorat et de l’éducation ». II. – Le code de l’éducation est ainsi modifiĂ© 1° À l’intitulĂ© du chapitre II du titre II du livre VII de la troisiĂšme partie, les mots instituts universitaires de formation des maĂźtres » sont remplacĂ©s par les mots Ă©coles supĂ©rieures du professorat et de l’éducation » ; 2° À l’article L. 722-1 et Ă  la premiĂšre phrase de l’article L. 722-17, les mots instituts universitaires de formation des maĂźtres » sont remplacĂ©s par les mots Ă©coles supĂ©rieures du professorat et de l’éducation » ; 3° À la premiĂšre phrase du premier alinĂ©a des articles L. 722-4 et L. 722-5, au deuxiĂšme alinĂ©a des articles L. 722-6 et L. 722-10, au premier alinĂ©a de l’article L. 722-11 et Ă  l’article L. 722-16, les mots institut universitaire de formation des maĂźtres » sont remplacĂ©s par les mots Ă©cole supĂ©rieure du professorat et de l’éducation ». Chapitre VII Les personnels de direction et d’inspection Division et intitulĂ© nouveaux Articles 54 bis nouveau et 54 ter nouveau SupprimĂ©s TITRE II DISPOSITIONS DIVERSES, TRANSITOIRES ET FINALES Article 55 Le e du 3° de l’article L. 122-5 du code de la propriĂ©tĂ© intellectuelle est ainsi modifiĂ© 1° Les mots et des Ɠuvres rĂ©alisĂ©es pour une Ă©dition numĂ©rique de l’écrit » sont supprimĂ©s ; 2° Le mot pĂ©dagogiques, » est remplacĂ© par les mots pĂ©dagogiques et » ; 3° AprĂšs le mot recherche », sont insĂ©rĂ©s les mots , y compris pour l’élaboration et la diffusion de sujets d’examens ou de concours organisĂ©s dans la prolongation des enseignements » ; 4° Les mots dĂšs lors que le public auquel cette reprĂ©sentation ou cette reproduction est destinĂ©e est composĂ© majoritairement d’élĂšves, d’étudiants, d’enseignants ou de chercheurs directement concernĂ©s » sont remplacĂ©s par les mots dĂšs lors que cette reprĂ©sentation ou cette reproduction est destinĂ©e, notamment au moyen d’un espace numĂ©rique de travail, Ă  un public composĂ© majoritairement d’élĂšves, d’étudiants, d’enseignants ou de chercheurs directement concernĂ©s par l’acte d’enseignement, de formation ou l’activitĂ© de recherche nĂ©cessitant cette reprĂ©sentation ou cette reproduction, qu’elle ne fait l’objet d’aucune publication ou diffusion Ă  un tiers au public ainsi constituĂ© ». Article 55 bis A nouveau L’article L. 241-10 du code de l’éducation est abrogĂ©. Article 55 bis B nouveau L’article L. 241-11 du code de l’éducation est abrogĂ©. Articles 55 bis, 55 ter, 56, 57 et 58 Conformes Article 58 bis nouveau Le premier alinĂ©a de l’article L. 452-2 du code de l’éducation est complĂ©tĂ© par les mots en tenant compte des capacitĂ©s d’accueil des Ă©tablissements ». Article 59 Conforme Article 59 bis nouveau Au premier alinĂ©a de l’article 9 de la loi n° 2009-1436 du 24 novembre 2009 pĂ©nitentiaire, le mot quatre » est remplacĂ© par le mot cinq ». Article 60 Conforme Article 61 nouveau Dans les conditions prĂ©vues Ă  l’article 38 de la Constitution, le Gouvernement est autorisĂ© Ă  prendre par ordonnance, dans un dĂ©lai de huit mois Ă  compter de la promulgation de la prĂ©sente loi, les mesures lĂ©gislatives nĂ©cessaires Ă  la crĂ©ation d’un Ă©tablissement public local d’enseignement, intitulĂ© Ă©cole europĂ©enne de Strasbourg », qui est constituĂ© de classes maternelles, Ă©lĂ©mentaires et du second degrĂ© et dispense un enseignement qui prend en compte les principes de l’organisation pĂ©dagogique figurant Ă  l’article 4 de la convention portant statut des Ă©coles europĂ©ennes signĂ©e Ă  Luxembourg le 21 juin 1994. Un projet de loi de ratification est dĂ©posĂ© devant le Parlement au plus tard six mois aprĂšs la publication de cette ordonnance. DĂ©libĂ©rĂ© en sĂ©ance publique, Ă  Paris, le 24 mai 2013. Le PrĂ©sident, SignĂ© Jean-Pierre BEL ANNEXE La programmation des moyens et les orientations de la refondation de l’école de la RĂ©publique La loi d’orientation et de programmation constitue une Ă©tape majeure de la refondation de l’école qui a Ă©tĂ© Ă©rigĂ©e en prioritĂ© par la Nation. Elle doit ĂȘtre complĂ©tĂ©e par de nombreuses autres actions qui relĂšvent de rĂ©formes et de dispositions non lĂ©gislatives. Le rapport annexĂ© Ă  la prĂ©sente loi vise Ă  prĂ©senter l’ensemble des orientations et des chantiers engagĂ©s au service de la rĂ©ussite de ce grand dessein Ă©ducatif. LA REFONDATION DE L’ÉCOLE DE LA RÉPUBLIQUE OBJECTIFS ET MOYENS L’avenir de la jeunesse, le redressement de notre pays, son dĂ©veloppement culturel, social et Ă©conomique dĂ©pendent largement de notre capacitĂ© collective Ă  refonder l’école de la RĂ©publique. AmĂ©liorer les rĂ©sultats et renforcer l’équitĂ© de notre systĂšme Ă©ducatif pour les Ă©lĂšves et pour le pays Le systĂšme Ă©ducatif français ne manque pas d’atouts et a montrĂ©, dans le passĂ©, sa grande capacitĂ© de mobilisation et d’évolution, mais, depuis prĂšs de vingt ans, notre Ă©cole ne progresse plus. Le niveau global des compĂ©tences des Ă©lĂšves formĂ©s en France doit ĂȘtre amĂ©liorĂ© pour parvenir Ă  davantage de justice dans la rĂ©ussite scolaire et pour pouvoir inscrire le pays sur une trajectoire de croissance structurelle forte dans une Ă©conomie de la connaissance internationale. Depuis une dizaine d’annĂ©es, le pourcentage d’élĂšves en difficultĂ© face Ă  l’écrit a augmentĂ© de maniĂšre significative et prĂšs d’un Ă©lĂšve sur cinq est aujourd’hui concernĂ© en dĂ©but de sixiĂšme. Si le niveau des Ă©lĂšves moyens a peu Ă©voluĂ©, les Ă©valuations tĂ©moignent d’une aggravation des difficultĂ©s parmi les Ă©lĂšves les plus faibles. PrĂšs de 20 % des Ă©lĂšves de quinze ans connaissent de grandes difficultĂ©s de maĂźtrise de la langue Ă©crite. Entre 2000 et 2009, cette proportion a augmentĂ© d’environ 30 %, passant de 15 % Ă  20 %. En mathĂ©matiques et en sciences, si les rĂ©sultats des Ă©lĂšves français en fin de scolaritĂ© obligatoire sont proches de la moyenne de l’Organisation de coopĂ©ration et de dĂ©veloppement Ă©conomiques OCDE, entre 2000 et 2009, la France s’est de plus en plus Ă©loignĂ©e de la tĂȘte du classement aux tests internationaux et le niveau a baissĂ© en mathĂ©matiques. Aujourd’hui, 72 % des Ă©lĂšves d’une gĂ©nĂ©ration obtiennent le baccalaurĂ©at et 36 % le baccalaurĂ©at gĂ©nĂ©ral. Les objectifs reformulĂ©s en 2005 Ă©taient d’assurer que 80 % d’une classe d’ñge accĂšdent au niveau du baccalaurĂ©at et de conduire 50 % de l’ensemble d’une classe d’ñge Ă  un diplĂŽme de l’enseignement supĂ©rieur. Trop de jeunes sortent du systĂšme scolaire sans qualification. En 2011, 12 % des jeunes ĂągĂ©s de dix-huit Ă  vingt-quatre ans ont quittĂ© le systĂšme scolaire sans diplĂŽme ou uniquement avec le diplĂŽme national du brevet. Or, ce sont ces jeunes que le chĂŽmage touche en prioritĂ© avec un taux de chĂŽmage plus de deux fois supĂ©rieur pour les non-diplĂŽmĂ©s. Si les problĂšmes les plus Ă©vidents se manifestent dans le second degrĂ© avec des Ă©lĂšves sortant prĂ©cocement du systĂšme scolaire ou avec des Ă©lĂšves qui subissent leurs orientations, les difficultĂ©s scolaires se forment dĂšs le premier degrĂ©. À l’issue de leur scolaritĂ© Ă  l’école primaire, on constate que 25 % des Ă©lĂšves ont des acquis fragiles et 15 % d’entre eux connaissent des difficultĂ©s sĂ©vĂšres ou trĂšs sĂ©vĂšres. De plus, les Ă©carts se creusent entre les groupes d’élĂšves ayant les meilleurs rĂ©sultats et les groupes de ceux qui obtiennent les rĂ©sultats les plus faibles, qui sont de plus en plus nombreux. De fait, le systĂšme Ă©ducatif français ne parvient pas Ă  lutter suffisamment contre les dĂ©terminismes sociaux et territoriaux qui engendrent des inĂ©galitĂ©s sociales et gĂ©ographiques et entraĂźnent dĂ©classement et crise de confiance pour une partie de la population. La France se classe dans les derniers rangs des pays de l’OCDE vingt-septiĂšme sur trente-quatre pays du point de vue de l’équitĂ© scolaire, ce qui signifie que l’incidence de l’appartenance sociale sur les rĂ©sultats scolaires y est plus forte que dans d’autres pays de l’OCDE. Les donnĂ©es statistiques nationales montrent l’importance et la persistance des Ă©carts entre rĂ©sultats scolaires selon les lieux de scolarisation et donc la difficultĂ© de lutter contre les inĂ©galitĂ©s sociales et territoriales le pourcentage des Ă©lĂšves n’ayant pas atteint des acquis suffisants en français en CE1 est deux fois plus Ă©levĂ© dans certaines acadĂ©mies que dans d’autres. De mĂȘme, le taux de rĂ©ussite au baccalaurĂ©at gĂ©nĂ©ral peut varier de prĂšs de dix points entre acadĂ©mies de la mĂ©tropole, l’écart Ă©tant encore plus fort avec les acadĂ©mies d’outre-mer. Enfin, la maĂźtrise des compĂ©tences de base en troisiĂšme s’est dĂ©gradĂ©e significativement entre 2007 et 2011 pour les Ă©lĂšves de l’éducation prioritaire. Ces inĂ©galitĂ©s mettent Ă  mal la promesse rĂ©publicaine, qui est de permettre la rĂ©ussite de tous. La refondation doit conduire Ă  une rĂ©duction de l’impact des dĂ©terminismes sociaux et de toutes les inĂ©galitĂ©s et les discriminations. Les objectifs fixĂ©s par la Nation Ă  son Ă©cole une Ă©cole Ă  la fois juste pour tous et exigeante pour chacun La refondation de l’école doit en prioritĂ© permettre une Ă©lĂ©vation gĂ©nĂ©rale du niveau de tous les Ă©lĂšves. Les objectifs sont d’abord de nature pĂ©dagogique – faire en sorte que tous les Ă©lĂšves maĂźtrisent les compĂ©tences de base en français lecture, Ă©criture, comprĂ©hension et vocabulaire et les compĂ©tences en mathĂ©matiques nombre, calcul et gĂ©omĂ©trie en fin de CE1 suivi de l’indicateur relatif Ă  la proportion d’élĂšves maĂźtrisant en fin de CE1 les compĂ©tences du palier 1 du socle commun et que tous les Ă©lĂšves maĂźtrisent les instruments fondamentaux de la connaissance en fin d’école Ă©lĂ©mentaire suivi de l’indicateur relatif Ă  la proportion d’élĂšves maĂźtrisant en fin de CM2 les compĂ©tences du palier 2 du socle commun ; – rĂ©duire Ă  moins de 10 % l’écart de maĂźtrise des compĂ©tences en fin de CM2 entre les Ă©lĂšves de l’éducation prioritaire et les Ă©lĂšves hors Ă©ducation prioritaire suivi des indicateurs relatifs Ă  l’écart des pourcentages d’élĂšves maĂźtrisant en fin de CM2 les compĂ©tences 1 et 3 du socle commun palier 2 entre les Ă©tablissements de l’éducation prioritaire et les Ă©tablissements hors Ă©ducation prioritaire ; – rĂ©duire par deux la proportion des Ă©lĂšves qui sortent du systĂšme scolaire sans qualification et amener tous les Ă©lĂšves Ă  maĂźtriser le socle commun de connaissances, de compĂ©tences et de culture Ă  l’issue de la scolaritĂ© obligatoire ; – rĂ©affirmer les objectifs de conduire plus de 80 % d’une classe d’ñge au baccalaurĂ©at et 50 % d’une classe d’ñge Ă  un diplĂŽme de l’enseignement supĂ©rieur. Ces objectifs s’inscrivent dans le cadre de nos engagements europĂ©ens et justifient la prioritĂ© accordĂ©e Ă  l’école primaire pour rĂ©duire la difficultĂ© scolaire et pour Ă©lever le niveau global de qualification de tous les Ă©lĂšves au terme de leur formation initiale. L’ensemble de la communautĂ© Ă©ducative enseignants, personnels d’éducation, d’encadrement, administratifs, mĂ©dico-sociaux et de service, psychologues de l’éducation nationale, Ă©lĂšves, parents, responsables d’associations, reprĂ©sentants des collectivitĂ©s territoriales... et l’ensemble des composantes du systĂšme Ă©ducatif enseignement du premier, du second degrĂ© et du supĂ©rieur, enseignement gĂ©nĂ©ral, technologique et professionnel, enseignement technique agricole, enseignement public et privĂ©, universitĂ©s et Ă©coles supĂ©rieures du professorat et de l’éducation, administrations centrales et acadĂ©miques... doivent se mobiliser pour la rĂ©alisation de ces objectifs. Ils accompagnent les mesures de refondation de l’école. La refondation a pour objet de faire de l’école un lieu de rĂ©ussite, d’autonomie et d’épanouissement pour tous ; un lieu d’éveil Ă  l’envie et au plaisir d’apprendre, Ă  la curiositĂ© intellectuelle, Ă  l’ouverture d’esprit, Ă  l’éducation au sensible ; un lieu oĂč il soit possible d’apprendre et d’enseigner dans de bonnes conditions ; un lieu de sociabilisation permettant de former des citoyens et des jeunes qui pourront s’insĂ©rer dans la sociĂ©tĂ© et sur le marchĂ© du travail au terme d’une orientation choisie ; un lieu sachant transmettre et faire partager les valeurs de la RĂ©publique. La refondation de l’école de la RĂ©publique nĂ©cessite de dĂ©finir des orientations selon une stratĂ©gie d’ensemble qui porte sur les diffĂ©rentes composantes du systĂšme Ă©ducatif. Les diffĂ©rentes orientations concourent aux objectifs pĂ©dagogiques assignĂ©s par la Nation Ă  son Ă©cole – rĂ©investir dans les moyens humains Ă  la fois de façon quantitative volet programmation et qualitative notamment par la mise en place d’une formation initiale professionnalisante pour les personnels avec les Ă©coles supĂ©rieures du professorat et de l’éducation ; – donner la prioritĂ© Ă  l’école primaire, qui est le moment de la scolaritĂ© oĂč se construisent les apprentissages fondamentaux, afin de prĂ©venir les Ă©checs scolaires ; – dĂ©velopper une grande ambition numĂ©rique pour enseigner par le numĂ©rique et enseigner le numĂ©rique. La maĂźtrise des technologies de l’information et de la communication et le bon usage des ressources numĂ©riques, notamment pĂ©dagogiques, constituent un enjeu et une opportunitĂ© majeurs en matiĂšre Ă©ducative ; – faire Ă©voluer les politiques de rĂ©ussite Ă©ducative comme l’éducation prioritaire, l’aide aux enfants en difficultĂ© et les dispositifs de lutte contre le dĂ©crochage pour lutter contre les inĂ©galitĂ©s sociales et territoriales. L’égalitĂ© des territoires passe par une affectation prioritaire des moyens attribuĂ©s en faveur des territoires en difficultĂ© pour permettre un rééquilibrage ; – engager fortement l’éducation nationale dans l’accompagnement des Ă©volutions professionnelles grĂące Ă  une formation professionnelle initiale et continue de qualitĂ© ; – rĂ©nover le systĂšme d’orientation et d’insertion professionnelle et dĂ©velopper l’évaluation ; – permettre et amĂ©liorer l’accĂšs des Ă©lĂšves en situation de handicap Ă  une scolaritĂ© ordinaire ; – amĂ©liorer le climat scolaire pour refonder une Ă©cole sereine et citoyenne en redynamisant la vie scolaire et en prĂ©venant et en traitant les problĂšmes de violence et d’insĂ©curitĂ© ; – modifier en profondeur l’organisation et le contenu des enseignements et leur Ă©valuation mise en place d’un Conseil national d’évaluation, d’un Conseil supĂ©rieur des programmes et renforcement de certains enseignements ainsi que les pratiques pĂ©dagogiques dont le rĂŽle est dĂ©terminant pour la rĂ©ussite de tous les Ă©lĂšves. Affecter des moyens humains au service des prioritĂ©s de la refondation sur la durĂ©e de la lĂ©gislature AprĂšs des annĂ©es de rĂ©duction des emplois, la refondation de l’école consiste d’abord Ă  rĂ©investir dans les moyens humains qui sont mis Ă  son service. Il est ainsi programmĂ© la crĂ©ation de 60 000 emplois dans l’enseignement sur la durĂ©e de la lĂ©gislature. Sur ce total, 54 000 emplois seront créés au ministĂšre de l’éducation nationale, 5 000 au ministĂšre de l’enseignement supĂ©rieur et 1 000 au ministĂšre de l’agriculture. Pour le ministĂšre de l’éducation nationale, un premier investissement est nĂ©cessaire pour mener Ă  bien la refondation de l’école, au travers de la formation initiale des enseignants. 26 000 postes seront donc consacrĂ©s au rĂ©tablissement d’une vĂ©ritable formation initiale pour nos enseignants. Cela correspond dans un premier temps au remplacement de tous les dĂ©parts en retraite d’enseignants prĂ©vus chaque annĂ©e, ainsi qu’aux postes de stagiaires nĂ©cessaires pour crĂ©er des emplois d’enseignant dans un second temps. À ces emplois s’ajoute la crĂ©ation de 1 000 postes d’enseignants chargĂ©s d’assurer la formation initiale et continue des enseignants dans les Ă©coles supĂ©rieures du professorat et de l’éducation ESPE en complĂ©ment des moyens qui seront dĂ©gagĂ©s dans les universitĂ©s. Les enseignants qui occupent ces postes seront encouragĂ©s Ă  continuer Ă  exercer Ă  temps partiel une activitĂ© directe d’enseignement dans le premier ou le second degrĂ©. Par ailleurs, 21 000 postes d’enseignants titulaires seront créés pendant le quinquennat, en plus des postes nĂ©cessaires Ă  la rĂ©forme de la formation initiale. Ces nouveaux moyens constituent un Ă©lĂ©ment essentiel de la prioritĂ© donnĂ©e au premier degrĂ© puisque les deux tiers de ces emplois nouveaux seront destinĂ©s aux Ă©coles. Dans le premier degrĂ©, ces moyens permettront, tout d’abord, un dĂ©veloppement de l’accueil des enfants de moins de trois ans, en particulier dans les zones d’éducation prioritaire ou dans les territoires ruraux isolĂ©s les moins bien pourvus, ainsi que dans les dĂ©partements et rĂ©gions d’outre-mer. Cela nĂ©cessite un total de 3 000 postes sur la totalitĂ© du quinquennat. Par ailleurs, 7 000 postes nouveaux permettront, dans les secteurs les plus fragiles, de favoriser l’évolution des pratiques pĂ©dagogiques, notamment via le dispositif du plus de maĂźtres que de classes », de renforcer l’encadrement, d’accompagner les organisations pĂ©dagogiques innovantes et de renforcer l’action des rĂ©seaux d’aides spĂ©cialisĂ©es aux Ă©lĂšves en difficultĂ© RASED et celle des autres dispositifs de remĂ©diation scolaire au service d’une amĂ©lioration significative des rĂ©sultats scolaires. Enfin, les Ă©volutions dĂ©mographiques attendues nĂ©cessitent de mobiliser 4 000 postes supplĂ©mentaires dans le premier degrĂ©, qui serviront Ă©galement Ă  procĂ©der Ă  des rééquilibrages territoriaux et Ă  amĂ©liorer le remplacement dans les zones ayant le plus souffert des suppressions d’emplois dĂ©cidĂ©es ces cinq derniĂšres annĂ©es. Au total, 14 000 postes d’enseignants titulaires seront donc créés dans le premier degrĂ©. Dans le second degrĂ©, les moyens nouveaux seront en prioritĂ© consacrĂ©s Ă  la mise en place, dans les collĂšges comptant une forte proportion d’élĂšves en difficultĂ© et les lycĂ©es professionnels, de dispositifs pĂ©dagogiques adaptĂ©s Ă  l’hĂ©tĂ©rogĂ©nĂ©itĂ© des publics et de parcours favorisant la rĂ©ussite de tous les Ă©lĂšves. L’objectif est notamment de lutter contre le phĂ©nomĂšne du dĂ©crochage des Ă©lĂšves du second degrĂ©. Cela nĂ©cessite la crĂ©ation de 4 000 postes. Comme dans le premier degrĂ©, des moyens sont Ă©galement prĂ©vus pour tenir compte des Ă©volutions dĂ©mographiques et procĂ©der Ă  un rééquilibrage de la rĂ©partition de moyens humains dans les collĂšges et lycĂ©es 3 000 postes sont ainsi mobilisĂ©s d’ici Ă  2017. Ils serviront Ă©galement Ă  amĂ©liorer le remplacement dans les zones ayant le plus souffert des suppressions d’emplois entre 2007 et 2012. Au total, 7 000 postes d’enseignants titulaires seront donc créés dans le second degrĂ©. À ces 21 000 postes d’enseignants titulaires s’ajoutent les moyens d’enseignement dĂ©gagĂ©s par les postes créés au titre de la formation initiale. En effet, les 26 000 stagiaires effectueront un demi-service d’enseignement, ce qui reprĂ©sente un apport de 13 000 moyens nouveaux devant Ă©lĂšves. D’ici la fin du quinquennat, ce sont plus de 150 000 recrutements qui auront Ă©tĂ© rĂ©alisĂ©s par la voie des concours externes d’enseignants publics et privĂ©s. À partir de la rentrĂ©e 2014, tous les Ă©tudiants recrutĂ©s par cette voie bĂ©nĂ©ficieront d’une formation initiale au mĂ©tier d’enseignant. Ce chiffre constitue une prĂ©vision fondĂ©e sur l’estimation des dĂ©parts en retraite sur la pĂ©riode. Le chiffre exact des ouvertures de postes prĂ©vues chaque annĂ©e sera fixĂ© en tenant compte de l’actualisation des dĂ©parts en retraite constatĂ©s. Des moyens sont par ailleurs prĂ©vus pour rĂ©pondre aux besoins du systĂšme Ă©ducatif la scolarisation des Ă©lĂšves en situation de handicap, de mĂȘme que les moyens humains dĂ©diĂ©s Ă  la prĂ©vention et Ă  la sĂ©curitĂ©, l’accompagnement des Ă©lĂšves, le suivi mĂ©dical et social et l’amĂ©lioration du pilotage des Ă©tablissements et des services acadĂ©miques seront fortement soutenus, avec la crĂ©ation de 6 000 emplois supplĂ©mentaires. Les lois de finances votĂ©es chaque annĂ©e dĂ©finiront prĂ©cisĂ©ment la programmation annuelle de ces emplois supplĂ©mentaires. escription Dans l’enseignement agricole, les postes créés durant la lĂ©gislature seront dans leur grande majoritĂ© des postes d’enseignants pour renforcer les Ă©tablissements d’enseignement agricole. De façon complĂ©mentaire, seront créés des postes d’agents administratifs, de techniciens, de personnels de santĂ© et des emplois d’auxiliaires de vie scolaire pour amĂ©liorer la scolarisation des Ă©lĂšves en situation de handicap. LA REFONDATION DE L’ÉCOLE DE LA RÉPUBLIQUE ORIENTATIONS I. – Une refondation pĂ©dagogique Refonder la formation initiale et continue aux mĂ©tiers du professorat et de l’éducation Le premier enjeu de la refondation est essentiellement qualitatif. La qualitĂ© d’un systĂšme Ă©ducatif tient d’abord Ă  la qualitĂ© de ses enseignants. Les Ă©lĂšves ont non seulement besoin de professeurs, mais surtout de professeurs bien formĂ©s. La formation des enseignants est un levier majeur pour amĂ©liorer notre systĂšme Ă©ducatif et pour permettre son adaptation aux enjeux du XXIe siĂšcle. De nombreuses Ă©tudes attestent l’effet dĂ©terminant des pratiques pĂ©dagogiques des enseignants dans la rĂ©ussite des Ă©lĂšves. Enseigner est un mĂ©tier exigeant qui s’apprend. L’adjonction de moyens supplĂ©mentaires sans modification des pratiques n’aurait que peu d’effet sur les rĂ©sultats de notre systĂšme Ă©ducatif. Pour transformer les pratiques professionnelles des enseignants et leur donner les outils nĂ©cessaires Ă  l’accomplissement de leur mission, la formation initiale et continue est le meilleur levier d’action actualisation des connaissances, prĂ©paration des activitĂ©s pĂ©dagogiques, attitude en classe, utilisation et intĂ©gration dans la pratique pĂ©dagogique des ressources numĂ©riques, prise en compte des besoins Ă©ducatifs particuliers et aide au repĂ©rage des difficultĂ©s, notamment d’apprentissage, scolarisation des Ă©lĂšves en situation de handicap, spĂ©cificitĂ© de l’enseignement de l’expression Ă©crite ou orale et de la lecture en français dans les dĂ©partements, les collectivitĂ©s et les territoires ultra-marins, problĂ©matiques liĂ©es Ă  l’orientation, Ă  l’insertion professionnelle et Ă  la connaissance du marchĂ© du travail, prĂ©vention des situations de tension et de violence, formation aux thĂ©matiques sociĂ©tales lutte contre tous les stĂ©rĂ©otypes comme ceux liĂ©s au genre ; Ă©ducation Ă  l’environnement et au dĂ©veloppement durable ; Ă©conomie solidaire.... La rĂ©forme de la formation initiale des enseignants est fondĂ©e sur une entrĂ©e progressive dans le mĂ©tier. Le Parlement a adoptĂ© le dispositif des emplois d’avenir professeur. Ce dispositif permettra Ă  des Ă©tudiants modestes d’envisager les Ă©tudes longues nĂ©cessaires Ă  l’exercice du mĂ©tier d’enseignant ; il permettra aussi de redynamiser des viviers de candidats sur les territoires et dans les disciplines qui en ont le plus besoin. Pour les trois prochaines annĂ©es, il est prĂ©vu une montĂ©e en charge du dispositif des emplois d’avenir professeur 6 000 emplois en 2013, 12 000 en 2014 et 18 000 en 2015. Pour restaurer le vivier de recrutement tout en accroissant la diversitĂ© d’origine sociale du corps enseignant, il est Ă©galement impĂ©ratif d’étudier les modalitĂ©s de mise en Ɠuvre d’un systĂšme de prĂ©recrutement des personnels enseignants dĂšs la licence. La formation est un continuum qui se dĂ©roulera en plusieurs temps la formation initiale, avec une prĂ©professionnalisation, qui dĂ©bute en licence et qui se conclut avec l’acquisition d’un master professionnel ; la formation continue enfin qui est indispensable pour permettre aux enseignants de rester au contact de la recherche, des avancĂ©es dans leur discipline ainsi que des Ă©volutions qui traversent les mĂ©tiers de l’éducation et la sociĂ©tĂ©. Pour organiser cette formation professionnalisante au mĂ©tier d’enseignant, la loi prĂ©voit la crĂ©ation des ESPE qui accueilleront leurs premiers Ă©tudiants en septembre 2013 et qui formeront les enseignants, de l’école maternelle Ă  l’universitĂ©. Les ESPE seront des Ă©coles internes aux universitĂ©s. Elles seront des Ă©coles ouvertes sur les autres composantes de l’universitĂ© et dĂ©velopperont une dĂ©marche partenariale interuniversitaire. De mĂȘme, elles seront ouvertes sur le milieu scolaire et fonctionneront en associant l’ensemble des praticiens intervenant dans le milieu scolaire. Le dĂ©veloppement d’une culture commune Ă  tous les enseignants et Ă  l’ensemble de la communautĂ© Ă©ducative doit permettre d’encourager le dĂ©veloppement de projets transversaux et interdisciplinaires. La recherche sera au cƓur des enseignements qui seront dispensĂ©s au sein des ESPE. Afin d’assurer au mieux leurs missions de formation initiale et continue, les Ă©coles assurent des enseignements transversaux, forment les futurs enseignants aux nouveaux outils numĂ©riques, et, par la mise en pratique, sensibilisent au travail en Ă©quipe, aux approches multidisciplinaires et au travail avec d’autres acteurs que ceux de l’éducation nationale, notamment issus des milieux culturels, artistiques, sportifs ou citoyens. Le cadre national des formations dispensĂ©es et la maquette des concours de recrutement, Ă©laborĂ©s conjointement par le ministĂšre de l’éducation nationale et le ministĂšre de l’enseignement supĂ©rieur et de la recherche, seront fondĂ©s sur une plus grande prise en compte des qualitĂ©s professionnelles des candidats et sur le dĂ©veloppement des savoir-faire professionnels. Les ESPE seront dirigĂ©es par un directeur nommĂ© conjointement par les ministres de l’éducation nationale et de l’enseignement supĂ©rieur. Si la formation des enseignants constitue un levier majeur pour amĂ©liorer la rĂ©ussite des Ă©lĂšves, la formation initiale et continue des personnels d’encadrement personnels de direction, d’inspection et administratifs est indispensable au bon pilotage du systĂšme Ă©ducatif. Le renforcement de cette formation doit s’appuyer sur la mise en cohĂ©rence des plans acadĂ©miques de formation et des contenus de formation proposĂ©s par l’école supĂ©rieure de l’éducation nationale. Placer le contenu des enseignements au cƓur de la refondation – CrĂ©er un Conseil supĂ©rieur des programmes Un Conseil supĂ©rieur des programmes est placĂ© auprĂšs du ministre de l’éducation nationale. Cette instance consultative offre les garanties scientifiques, pĂ©dagogiques et de transparence nĂ©cessaires Ă  l’élaboration des programmes d’enseignement. Ce conseil formule des propositions sur la conception gĂ©nĂ©rale des enseignements dispensĂ©s aux Ă©lĂšves des Ă©coles, collĂšges et lycĂ©es. Il fait des propositions sur le contenu du socle commun de connaissances, de compĂ©tences et de culture, ainsi que sur les programmes scolaires et leur articulation avec les cycles d’enseignement. Afin d’avoir une vision globale des programmes et de leur articulation avec le socle commun, le conseil devra organiser ses rĂ©flexions, non seulement par grand domaine disciplinaire mais aussi par cycle, afin de garantir une cohĂ©rence interne forte en termes de connaissances, de compĂ©tences et d’apprentissages Ă  chaque cycle. Le Conseil supĂ©rieur des programmes fait Ă©galement des propositions sur la nature des Ă©preuves des examens conduisant aux diplĂŽmes de l’enseignement du second degrĂ©. Il se prononce notamment sur l’évolution du diplĂŽme national du brevet et son articulation avec la validation du socle commun de connaissances, de compĂ©tences et de culture ainsi que sur l’évolution des diffĂ©rents baccalaurĂ©ats gĂ©nĂ©raux, technologiques et professionnels. Enfin, pour assurer une cohĂ©rence entre les enseignements dispensĂ©s et la formation des enseignants, le Conseil supĂ©rieur des programmes donne un avis sur la nature et le contenu des Ă©preuves de recrutement d’enseignants du premier et du second degrĂ© et sur la conception gĂ©nĂ©rale de leur formation au sein des ESPE. – Repenser le socle commun de connaissances, de compĂ©tences et de culture et mieux l’articuler avec les programmes d’enseignement La scolaritĂ© obligatoire doit garantir les moyens nĂ©cessaires Ă  l’acquisition de ce socle constituant la culture commune de tous les jeunes et favorisant la poursuite d’études secondaires, quelles qu’elles soient. Le socle commun actuel, introduit par la loi n° 2005-380 du 23 avril 2005 d’orientation et de programme pour l’avenir de l’école, est cependant trop complexe et sa mise en Ɠuvre n’a pas Ă©tĂ© satisfaisante. La conception et les composantes du socle commun seront donc rĂ©examinĂ©es par le Conseil supĂ©rieur des programmes, afin qu’il devienne le principe organisateur de l’enseignement obligatoire dont l’acquisition doit ĂȘtre garantie Ă  tous. – Faire Ă©voluer les modalitĂ©s d’évaluation et de notation des Ă©lĂšves Les modalitĂ©s de la notation des Ă©lĂšves doivent Ă©voluer pour Ă©viter une notation-sanction » Ă  faible valeur pĂ©dagogique et privilĂ©gier une Ă©valuation positive, simple et lisible, valorisant les progrĂšs, encourageant les initiatives et comprĂ©hensible par les familles. En tout Ă©tat de cause, l’évaluation doit permettre de mesurer le degrĂ© d’acquisition des connaissances et des compĂ©tences ainsi que la progression de l’élĂšve. Il faut aussi remĂ©dier Ă  la difficultĂ© pour les enseignants d’évaluer les Ă©lĂšves avec des dispositifs lourds et peu coordonnĂ©s entre eux. Ainsi, l’évolution des modalitĂ©s de notation passe notamment par une rĂ©forme du livret personnel de compĂ©tences actuel, qui est trop complexe, et une diversification des modalitĂ©s de l’évaluation. – Mettre en place de nouveaux contenus d’enseignement pour la scolaritĂ© obligatoire Plusieurs enseignements particuliers seront dĂ©veloppĂ©s et leurs contenus feront l’objet de propositions du Conseil supĂ©rieur des programmes. . Un enseignement moral et civique Enseigner et faire partager les valeurs de la RĂ©publique est une des missions qui incombent Ă  l’école. L’ensemble des disciplines d’enseignement et des actions Ă©ducatives participe Ă  l’accomplissement de cette mission. Aujourd’hui, l’instruction civique Ă  l’école primaire, l’éducation civique au collĂšge et l’éducation civique, juridique et sociale au lycĂ©e, notamment y concourent. Pour donner davantage de continuitĂ© et de lisibilitĂ© Ă  cet ensemble, les principes, les modalitĂ©s d’évaluation de ces enseignements ainsi que les modalitĂ©s de formation des enseignants et des autres personnels seront prĂ©cisĂ©s pour une mise en Ɠuvre Ă  la rentrĂ©e 2015. L’enseignement de la morale laĂŻque, tout comme l’instruction et l’éducation civiques, participe de la construction d’un mieux-vivre ensemble au sein de notre sociĂ©tĂ©. Ces enseignements visent notamment Ă  permettre aux Ă©lĂšves d’acquĂ©rir et comprendre l’exigence du respect de la personne, de ses origines et de ses diffĂ©rences, mais aussi l’égalitĂ© entre les femmes et les hommes, ainsi que les fondements et le sens de la laĂŻcitĂ©, qui est l’une des valeurs rĂ©publicaines fondamentales. Ils contribuent Ă  former des esprits libres et responsables, aptes Ă  se forger un sens critique et Ă  adopter un comportement rĂ©flĂ©chi et empreint de tolĂ©rance. La devise de la RĂ©publique et le drapeau tricolore doivent figurer Ă  la façade de tout Ă©tablissement scolaire public ou privĂ© sous contrat. La DĂ©claration des droits de l’homme et du citoyen de 1789 doit ĂȘtre apposĂ©e au sein de tous ces Ă©tablissements. . Un parcours d’éducation artistique et culturelle L’éducation artistique et culturelle est un puissant levier d’émancipation et d’intĂ©gration sociale. Les initiatives ont Ă©tĂ© multiples ces dix derniĂšres annĂ©es, mais sans cohĂ©rence d’ensemble et de façon souvent contradictoire entre les objectifs affichĂ©s en matiĂšre de rĂ©duction des inĂ©galitĂ©s d’accĂšs Ă  la culture et de pratiques artistiques et les rĂ©alisations en termes d’atteinte des publics d’élĂšves dĂ©favorisĂ©s. Afin de rĂ©duire les inĂ©galitĂ©s et de favoriser un Ă©gal accĂšs de tous les jeunes Ă  l’art et Ă  la culture, il est mis en place un parcours d’éducation artistique et culturelle personnalisĂ© tout au long de la scolaritĂ© des Ă©lĂšves. Ce parcours doit permettre d’acquĂ©rir des savoirs artistiques et culturels, de pratiquer les arts, de dĂ©couvrir des Ɠuvres, des artistes, des monuments et des lieux Ă  caractĂšre artistique et culturel. Ce parcours doit s’appuyer sur les apports conjuguĂ©s de l’institution scolaire et de ses partenaires collectivitĂ©s locales, institutions culturelles, associations. Il doit ĂȘtre l’occasion de mettre en place des pratiques pĂ©dagogiques co-construites innovantes et actives, envisageant aussi l’art comme vecteur de connaissances. À cette fin, il faut mieux structurer ce partenariat et travailler Ă  une complĂ©mentaritĂ© entre les interventions sur des temps Ă©ducatifs articulĂ©s entre eux temps scolaire, pĂ©riscolaire et extrascolaire. . Une langue vivante dĂšs le cours prĂ©paratoire Les rĂ©sultats des Ă©lĂšves français en langues vivantes sont particuliĂšrement alarmants. Les enquĂȘtes internationales montrent qu’ils sont non seulement loin de maĂźtriser les compĂ©tences attendues en fin de troisiĂšme, mais surtout qu’ils arrivent en derniĂšre position de l’ensemble des Ă©lĂšves europĂ©ens Ă©valuĂ©s pour la maĂźtrise de ces compĂ©tences. La prĂ©cocitĂ© de l’exposition et de l’apprentissage en langue vivante, Ă©trangĂšre et rĂ©gionale, est un facteur avĂ©rĂ© de progrĂšs en la matiĂšre. Il sera instaurĂ© un enseignement en langues vivantes dĂšs le dĂ©but de la scolaritĂ© obligatoire. Dans les acadĂ©mies concernĂ©es, l’apprentissage complĂ©mentaire d’une langue rĂ©gionale sera favorisĂ© et le bilinguisme français-langue rĂ©gionale sera encouragĂ© dĂšs la maternelle. La frĂ©quentation d’Ɠuvres et de ressources pĂ©dagogiques en langue Ă©trangĂšre ou rĂ©gionale dans les activitĂ©s Ă©ducatives durant le temps scolaire et les temps pĂ©riscolaires et extrascolaires sera encouragĂ©e. Dans les territoires oĂč les langues rĂ©gionales sont en usage, leur apprentissage, pour les familles qui le souhaitent, sera favorisĂ©. Ainsi, outre l’enseignement de langues et cultures rĂ©gionales qui peut ĂȘtre dispensĂ© tout au long de la scolaritĂ© par voie de convention entre l’État et les collectivitĂ©s territoriales oĂč ces langues sont en usage, les activitĂ©s Ă©ducatives et culturelles complĂ©mentaires qui peuvent ĂȘtre organisĂ©es par les collectivitĂ©s territoriales pourront porter sur la connaissance des langues et des cultures rĂ©gionales. Pour favoriser l’accĂšs aux Ă©coles dispensant un enseignement de langue rĂ©gionale, les Ă©lĂšves rĂ©sidant dans une commune dont les Ă©coles ne proposent pas un tel enseignement auront la possibilitĂ© d’ĂȘtre inscrits dans une Ă©cole d’une autre commune dispensant cet enseignement, sous rĂ©serve de l’existence de places disponibles. . L’éducation Ă  l’environnement Face aux dĂ©fis environnementaux du XXIe siĂšcle, il est indispensable de fournir aux Ă©lĂšves une Ă©ducation Ă  l’environnement sur l’ensemble de leur cursus scolaire. Cette Ă©ducation doit, d’une part, viser Ă  nourrir la rĂ©flexion des Ă©lĂšves sur les grands enjeux environnementaux comme la qualitĂ© de l’air, les changements climatiques, la gestion des ressources et de l’énergie ou la prĂ©servation de la biodiversitĂ©. Elle doit aussi, d’autre part, sensibiliser aux comportements Ă©coresponsables et aux savoir-faire qui permettront de prĂ©server notre planĂšte en faisant Ă©voluer notre maniĂšre de vivre et de consommer. Cette Ă©ducation, de nature pluridisciplinaire, ne se restreint pas Ă  un enseignement magistral et peut inclure des expĂ©riences concrĂštes. . La promotion de la culture scientifique et technologique La culture scientifique et technologique prĂ©pare le futur citoyen Ă  comprendre le monde qui l’entoure et Ă  apprĂ©hender les dĂ©fis sociĂ©taux et environnementaux. Sa diffusion doit Ă©galement permettre Ă  la France de conforter son avance scientifique, son tissu industriel, son potentiel Ă©conomique, sa capacitĂ© d’innovation et sa compĂ©titivitĂ© en formant les techniciens, chercheurs, ingĂ©nieurs, entrepreneurs de demain. Il importe donc de dĂ©velopper Ă  l’école une politique de promotion de la science et de la technologie. Tout au long de la scolaritĂ©, seront dĂ©veloppĂ©es les relations entre le milieu scolaire et les acteurs du monde scientifique et technologique laboratoires de recherche, ingĂ©nieurs, entreprises, musĂ©es, monde associatif.... L’un des objectifs est que de plus en plus d’élĂšves, et notamment de filles, au cours et Ă  l’issue de leur parcours, souhaitent s’engager dans les carriĂšres scientifiques et techniques. Par l’évolution des pratiques pĂ©dagogiques, une attention particuliĂšre sera portĂ©e au renforcement de l’attractivitĂ© des enseignements scientifiques et technologiques pour susciter un plaisir d’apprendre et de pratiquer ces disciplines. – Assurer la progressivitĂ© des apprentissages de la maternelle au collĂšge La scolaritĂ© est organisĂ©e en cycles pour lesquels sont dĂ©finis des objectifs et des programmes nationaux de formation qui suivent une progression rĂ©guliĂšre et comportent des critĂšres d’évaluation. La mise en place des cycles, effective en principe depuis plus de vingt ans, a Ă©tĂ© peu mise en Ɠuvre et n’a pas conduit Ă  la progressivitĂ© nĂ©cessaire des apprentissages. La politique des cycles doit ĂȘtre relancĂ©e. Tout est fait pour Ă©viter les transitions brutales d’un cycle Ă  l’autre. Le passage de l’école primaire au collĂšge doit ĂȘtre apprĂ©hendĂ© de maniĂšre progressive. Le nombre et la durĂ©e des cycles doivent ĂȘtre rĂ©examinĂ©s tout au long de la scolaritĂ© obligatoire Ă  partir de deux objectifs principaux l’unitĂ© retrouvĂ©e de l’école maternelle, qui constituera un cycle Ă  elle seule ; une meilleure continuitĂ© pĂ©dagogique entre l’école et le collĂšge, qui sera assurĂ©e avec la crĂ©ation d’un cycle associant le CM2 et la classe de sixiĂšme. Au-delĂ  de la crĂ©ation de ce cycle et afin de contribuer Ă  l’acquisition par tous les Ă©lĂšves du socle commun de connaissances, de compĂ©tences et de culture, chaque collĂšge et les Ă©coles relevant de son secteur dĂ©terminent conjointement des modalitĂ©s de coopĂ©rations et d’échanges qui devront dĂ©sormais ĂȘtre inscrites dans le projet des Ă©coles concernĂ©es et le projet d’établissement du collĂšge. À cet effet, un conseil Ă©cole-collĂšge est instituĂ©. Il sera chargĂ© de proposer les actions de coopĂ©rations et d’échanges. Enfin, il convient de poursuivre la rĂ©duction progressive du nombre de redoublements car il s’agit d’une pratique coĂ»teuse, plus dĂ©veloppĂ©e en France que dans les autres pays et dont l’efficacitĂ© pĂ©dagogique n’est pas probante. Dans le cadre de l’acquisition des connaissances, compĂ©tences et mĂ©thodes attendues en fin de cycle et non plus en fin d’annĂ©e scolaire, le redoublement d’une annĂ©e scolaire doit ĂȘtre exceptionnel. Tout au long de leur parcours, de la maternelle Ă  la fin du collĂšge, les Ă©lĂšves doivent recevoir les aides nĂ©cessaires Ă  la rĂ©ussite de leur scolaritĂ© et Ă  la validation du socle, notamment dans le cadre des projets personnalisĂ©s de rĂ©ussite Ă©ducative. Donner la prioritĂ© Ă  l’école primaire – RedĂ©finir les missions de l’école maternelle Les missions de l’école maternelle seront redĂ©finies en lui donnant une unitĂ© par la crĂ©ation d’un cycle unique petite section, moyenne section et grande section. Cette redĂ©finition prendra effet Ă  la rentrĂ©e 2014. Il ne s’agit pas de refermer l’école maternelle sur elle-mĂȘme, mais de lui permettre de prĂ©parer progressivement les enfants aux apprentissages fondamentaux dispensĂ©s Ă  l’école Ă©lĂ©mentaire. Les enseignants de grande section de maternelle et de cours prĂ©paratoire d’un mĂȘme secteur de recrutement continueront Ă  se rencontrer de maniĂšre rĂ©guliĂšre afin d’échanger sur les acquis des Ă©lĂšves Ă  l’issue de l’école maternelle et sur les besoins spĂ©cifiques des Ă©lĂšves bĂ©nĂ©ficiant d’amĂ©nagements particuliers de scolaritĂ©. En dĂ©veloppant chez chacun la confiance en soi et l’envie d’apprendre, l’école maternelle doit conforter et stimuler le dĂ©veloppement affectif, social, sensoriel, moteur et cognitif des enfants et les initier aux diffĂ©rents moyens d’expression. Elle assure une premiĂšre acquisition des principes de la vie en sociĂ©tĂ© et de l’égalitĂ© entre les filles et les garçons. La prĂ©vention des difficultĂ©s scolaires y est assurĂ©e par la stimulation et la structuration du langage oral et l’initiation Ă  la culture Ă©crite. – Augmenter l’accueil des enfants de moins de trois ans Ă  l’école maternelle La scolarisation prĂ©coce d’un enfant de moins de trois ans est une chance pour lui et sa famille lorsqu’elle est organisĂ©e dans des conditions adaptĂ©es Ă  ses besoins. C’est en particulier un levier essentiel pour la rĂ©ussite scolaire des enfants de milieux dĂ©favorisĂ©s. La scolarisation des moins de trois ans est trĂšs inĂ©gale selon les territoires et elle a fortement diminuĂ© ces derniĂšres annĂ©es. La cible prioritaire des Ă©lĂšves dĂ©favorisĂ©s n’est pas atteinte. Pour faire de l’école maternelle un atout dans la lutte contre la difficultĂ© scolaire, l’accueil des enfants de moins de trois ans sera privilĂ©giĂ© dans les secteurs de l’éducation prioritaire, dans les secteurs ruraux isolĂ©s et dans les dĂ©partements et rĂ©gions d’outre-mer. Des moyens en enseignants seront mobilisĂ©s en prioritĂ© Ă  cette fin dĂšs la rentrĂ©e 2013 et tout au long de la lĂ©gislature. Une meilleure formation des enseignants et un partenariat avec les collectivitĂ©s compĂ©tentes permettra d’amĂ©liorer l’accueil matĂ©riel, Ă©ducatif et pĂ©dagogique de ces trĂšs jeunes enfants. – Faire Ă©voluer les pratiques pĂ©dagogiques par la mise en place du dispositif plus de maĂźtres que de classes » L’affectation dans une Ă©cole d’un maĂźtre supplĂ©mentaire sera un dispositif qui participe pleinement de la refondation de l’école. Des moyens en enseignants seront mobilisĂ©s Ă  cette fin dĂšs la rentrĂ©e 2013 et tout au long de la lĂ©gislature. Il s’agit, par cette dotation, de mieux rĂ©pondre aux difficultĂ©s rencontrĂ©es par les Ă©lĂšves et de les aider dans l’acquisition des apprentissages indispensables Ă  une scolaritĂ© rĂ©ussie en intervenant principalement et prioritairement dans la classe. La dĂ©termination des modalitĂ©s d’intervention est Ă  dĂ©finir en Ă©quipe, selon des contextes que les maĂźtres connaissent prĂ©cisĂ©ment, en fonction des besoins des Ă©lĂšves. Afin de prĂ©venir et de rĂ©duire sensiblement les difficultĂ©s scolaires, et sans exclure l’utilisation de ce dispositif dans les autres niveaux d’enseignement, il convient de concentrer les moyens sur les premiĂšres annĂ©es de l’enseignement et dans les zones scolaires les plus en difficultĂ©. Dans ces Ă©coles, un renforcement significatif et ciblĂ© de l’encadrement dans les premiĂšres classes de l’école primaire devrait permettre de mettre en Ɠuvre des pratiques pĂ©dagogiques renouvelĂ©es et d’accroĂźtre la performance d’acquisition de la lecture et de l’écriture. Les Ă©lĂšves recevront ainsi les aides nĂ©cessaires pour leur permettre de rĂ©ussir leur scolaritĂ©. Une attention particuliĂšre sera Ă©galement portĂ©e aux territoires ruraux et de montagne. Lors de l’élaboration de la carte scolaire, les autoritĂ©s acadĂ©miques auront un devoir d’information et de concertation avec les exĂ©cutifs locaux des collectivitĂ©s territoriales concernĂ©es. Les enfants de moins de trois ans devront ĂȘtre comptabilisĂ©s dans les effectifs des Ă©coles situĂ©es dans un environnement social dĂ©favorisĂ©. Les spĂ©cificitĂ©s des missions et du fonctionnement des RASED seront rĂ©examinĂ©es et s’intĂ©greront dans une logique de complĂ©mentaritĂ© avec l’ensemble des dispositifs d’aide. L’objectif est de pouvoir parvenir Ă  une augmentation gĂ©nĂ©rale du niveau des Ă©lĂšves Ă  l’issue de l’école primaire ainsi qu’à une diminution sensible des redoublements. – RĂ©former les rythmes scolaires Les diffĂ©rents rapports d’expertise ont montrĂ© l’inadaptation des rythmes scolaires actuels dans le premier degrĂ©. L’introduction en 2008 de la semaine de quatre jours, avec vingt-quatre heures de classe par semaine, et de deux heures d’aide personnalisĂ©e a conduit Ă  une situation exceptionnelle Ă  rebours des tendances internationales alors qu’un nombre croissant de pays tendent Ă  Ă©taler leur calendrier scolaire sur un plus grand nombre de jours, la France a concentrĂ© la scolaritĂ© des enfants les plus jeunes sur 144 jours annuels d’école primaire. En revanche, le volume horaire annuel est l’un des plus importants, Ă  l’école primaire comme dans l’enseignement secondaire. De ce fait, les Ă©coliers, collĂ©giens et lycĂ©ens français ont une journĂ©e plus dense et plus chargĂ©e que celle de la plupart des autres Ă©lĂšves dans le monde. Les consĂ©quences d’une telle organisation sont nettement dĂ©favorables, notamment pour les enfants rencontrant des difficultĂ©s. Pour la rĂ©ussite de tous dans le premier degrĂ©, il est nĂ©cessaire de revoir l’organisation du temps Ă  l’école primaire. La rĂ©forme des rythmes sera engagĂ©e dĂšs la rentrĂ©e scolaire de 2013 et achevĂ©e Ă  la rentrĂ©e 2014 dans le premier degrĂ©. Elle consistera Ă  revenir Ă  neuf demi-journĂ©es de classe, pour instaurer une continuitĂ© dans la semaine scolaire et pour mieux organiser les apprentissages. La matinĂ©e d’enseignement supplĂ©mentaire prendra place le mercredi, sauf dĂ©rogation sollicitĂ©e auprĂšs des autoritĂ©s acadĂ©miques. Elle permettra d’allĂ©ger les journĂ©es de classe et, en rĂ©partissant mieux le temps scolaire, d’amĂ©liorer l’efficacitĂ© des apprentissages. Enfin, cet amĂ©nagement permettra Ă  l’école d’assurer l’aide au travail personnel, pour tous les enfants, dans le temps scolaire et d’offrir Ă  de petits groupes d’élĂšves, aprĂšs le temps de classe, des activitĂ©s pĂ©dagogiques complĂ©mentaires. Cette rĂ©forme des rythmes va permettre de rendre effective l’interdiction formelle des devoirs Ă©crits Ă  la maison pour les Ă©lĂšves du premier degrĂ©. La rĂ©forme des rythmes doit agir comme un levier pour faire Ă©voluer le fonctionnement de l’école autour d’un projet Ă©ducatif territorial et doit conduire Ă  mieux articuler les temps Ă©ducatifs et les temps pĂ©riĂ©ducatifs et, par consĂ©quent, Ă  coordonner les actions de l’État, des collectivitĂ©s territoriales et des organismes Ɠuvrant dans le champ Ă©ducatif. La durĂ©e de l’annĂ©e scolaire reste fixĂ©e Ă  trente-six semaines Ă  la rentrĂ©e 2013. Elle devra Ă©voluer au cours des prochaines annĂ©es, afin de correspondre au mieux aux rythmes de vie et d’apprentissage des enfants. Afin de faciliter la mise en Ɠuvre de la rĂ©forme des rythmes, l’État institue un fonds destinĂ© aux communes et, le cas Ă©chĂ©ant, aux Ă©tablissements publics de coopĂ©ration intercommunale. Ce fonds vise Ă  contribuer au dĂ©veloppement d’une offre d’activitĂ©s pĂ©riscolaires. Les communes ou, le cas Ă©chĂ©ant, les Ă©tablissements publics de coopĂ©ration intercommunale, qui mettent en place la rĂ©forme des rythmes dĂšs la rentrĂ©e 2013 reçoivent une aide de 50 euros par Ă©lĂšve. Une majoration est rĂ©servĂ©e aux communes Ă©ligibles Ă  la fraction cible » de la dotation de solidaritĂ© urbaine et de cohĂ©sion sociale et de la dotation de solidaritĂ© rurale, ainsi qu’aux communes d’outre-mer et Ă  la collectivitĂ© de Saint-Martin. Cette majoration s’élĂšve Ă  40 euros par Ă©lĂšve pour l’annĂ©e scolaire 2013-2014 et Ă  45 euros par Ă©lĂšve pour l’annĂ©e scolaire 2014-2015. Repenser le collĂšge unique Le collĂšge unique est un principe essentiel pour conduire tous les Ă©lĂšves Ă  la maĂźtrise du socle commun de connaissances, de compĂ©tences et de culture. Créé en 1975, le collĂšge unique a apportĂ© une contribution essentielle Ă  la rĂ©ussite de la massification de l’enseignement secondaire. Mais, si le taux d’accĂšs d’une classe d’ñge en troisiĂšme est passĂ© de 70 % Ă  97 %, les comparaisons internationales et europĂ©ennes soulignent qu’une part trop importante d’élĂšves est en grande difficultĂ© au collĂšge, avec une corrĂ©lation marquĂ©e avec l’origine sociale. Ces mĂȘmes comparaisons montrent que les systĂšmes Ă©ducatifs les plus performants sont ceux qui sont organisĂ©s autour d’un tronc commun de formation le plus long possible pour tous les Ă©lĂšves. Or, depuis 1975, de multiples dispositifs de gestion des Ă©lĂšves en difficultĂ© ont Ă©tĂ© mis en place, sans permettre de rĂ©duire le noyau dur de l’échec scolaire. Ces dispositifs, initialement prĂ©sentĂ©s comme provisoires » et exceptionnels », ont le plus souvent Ă©voluĂ© en filiĂšres sĂ©grĂ©gatives qui ne favorisent pas l’acquisition d’une culture commune, mais conduisent souvent Ă  exclure les Ă©lĂšves en difficultĂ© au sein mĂȘme du systĂšme Ă©ducatif en induisant souvent leur dĂ©crochage dans la suite de leur scolaritĂ©. Il est donc nĂ©cessaire de rĂ©affirmer le principe du collĂšge unique Ă  la fois comme Ă©lĂ©ment clĂ© de l’acquisition, par tous, du socle commun et comme creuset du vivre ensemble. Le collĂšge unique est organisĂ© autour d’un tronc commun qui nĂ©cessite des pratiques diffĂ©renciĂ©es adaptĂ©es aux besoins des Ă©lĂšves. Celles-ci doivent favoriser l’épanouissement personnel et la construction de l’autonomie intellectuelle des Ă©lĂšves. Elles permettent la prise en charge spĂ©cifique des Ă©lĂšves, notamment de ceux en grande difficultĂ© scolaire. Ces pratiques diffĂ©renciĂ©es s’enrichissent de toutes les innovations et initiatives pĂ©dagogiques des Ă©quipes enseignantes, de maniĂšre Ă  ce que le principe du collĂšge unique ne soit pas synonyme d’uniformisation de l’enseignement et des parcours de rĂ©ussite. Il convient de remettre en cause tout dispositif ou classe d’éviction prĂ©coce qui dĂ©tournerait les Ă©lĂšves de l’objectif de maĂźtrise du socle et les enfermerait trop tĂŽt dans une filiĂšre. La loi supprime ainsi, durant les deux derniĂšres annĂ©es de collĂšge, les dispositifs d’apprentissage junior » et de la loi n° 2011-893 du 28 juillet 2011 pour le dĂ©veloppement de l’alternance et la sĂ©curisation des parcours professionnels, dite loi Cherpion », qui a introduit le dispositif d’initiation aux mĂ©tiers en alternance DIMA pour les jeunes ĂągĂ©s de moins de quinze ans. Le fonctionnement du collĂšge doit permettre d’organiser un tronc commun de formation pour tous au cours du premier cycle grĂące Ă  une diffĂ©renciation des approches pĂ©dagogiques et Ă  des actions de soutien pour les Ă©lĂšves qui Ă©prouvent des difficultĂ©s. Pour favoriser la rĂ©ussite des Ă©lĂšves et prĂ©parer la suite de leur scolaritĂ©, aprĂšs la classe de troisiĂšme, des modules d’enseignements complĂ©mentaires au tronc commun peuvent ĂȘtre proposĂ©s. Les enseignements complĂ©mentaires peuvent comporter des stages contrĂŽlĂ©s par l’État et accomplis auprĂšs de professionnels agréés. Les collĂšges doivent pouvoir disposer d’une marge de manƓuvre dans la gestion de leur dotation afin que les Ă©quipes pĂ©dagogiques puissent concevoir des actions pĂ©dagogiques et des parcours scolaires favorisant la rĂ©ussite de tous. Le travail en Ă©quipe et les projets de classe permettront une plus grande transversalitĂ©. Cette marge de manƓuvre doit permettre, sur la base du volontariat, des expĂ©rimentations pĂ©dagogiques, des regroupements d’élĂšves, du travail transversal et pluridisciplinaire, des projets collectifs, etc. Ces expĂ©rimentations devront ĂȘtre Ă©valuĂ©es. Afin de favoriser le lien entre les familles et le collĂšge, des activitĂ©s autour de la parentalitĂ© sont organisĂ©es rĂ©guliĂšrement au sein de l’établissement. La diffĂ©renciation des approches pĂ©dagogiques au sein du collĂšge unique doit ĂȘtre complĂ©tĂ©e par un effort particulier pour assurer une meilleure liaison avec les autres niveaux d’enseignement. Outre la continuitĂ© pĂ©dagogique avec l’école primaire, qui sera facilitĂ©e par la mise en place d’un nouveau cycle concernant le CM2 et la sixiĂšme, une attention particuliĂšre est attendue en matiĂšre d’information et d’orientation pour permettre Ă  tous les Ă©lĂšves de rĂ©ussir la suite de leur parcours scolaire au moment de l’articulation entre la troisiĂšme et la seconde. La dĂ©couverte des mĂ©tiers et du monde du travail ne peut plus ĂȘtre une option de dĂ©couverte professionnelle » rĂ©servĂ©e aux seuls Ă©lĂšves s’orientant vers l’enseignement professionnel. DĂ©terminant dans la construction de l’orientation de tous les Ă©lĂšves, qui doivent ĂȘtre informĂ©s et Ă©clairĂ©s tout au long de leurs Ă©tudes secondaires sur les mĂ©tiers, sur les formations qui y mĂšnent et sur les entreprises dans lesquelles ils s’exercent, un nouveau parcours de dĂ©couverte du monde Ă©conomique et professionnel, mis en place Ă  partir de la rentrĂ©e 2015, s’adressera Ă  tous et trouvera sa place dans le tronc commun de formation de la sixiĂšme Ă  la troisiĂšme. Mieux rĂ©ussir au lycĂ©e Les lycĂ©es doivent pouvoir disposer d’une marge de manƓuvre dans la gestion de leur dotation afin que les Ă©quipes pĂ©dagogiques puissent concevoir des actions pĂ©dagogiques et des parcours scolaires favorisant la rĂ©ussite de tous. Cette marge de manƓuvre doit permettre, sur la base du volontariat, des expĂ©rimentations pĂ©dagogiques, des regroupements d’élĂšves, du travail transversal et pluridisciplinaire, des projets collectifs, etc. Ces expĂ©rimentations devront ĂȘtre Ă©valuĂ©es. – La valorisation de l’enseignement professionnel L’enseignement professionnel reprĂ©sente un atout pour le redressement productif de la France et l’insertion professionnelle des jeunes. Les centaines de diplĂŽmes prĂ©parĂ©s et dĂ©livrĂ©s par les filiĂšres professionnelles contribuent Ă  Ă©lever le niveau gĂ©nĂ©ral de formation dans notre pays et permettent d’orienter les jeunes vers des dĂ©bouchĂ©s professionnels et des emplois qualifiĂ©s. La rĂ©forme de la voie professionnelle, qui a mis en place la prĂ©paration du baccalaurĂ©at professionnel en trois ans, a conduit Ă  une augmentation significative du taux d’accĂšs en terminale professionnelle des Ă©lĂšves issus de troisiĂšme 65 % contre 40 % dans l’ancien cursus en quatre ans mais Ă©galement Ă  une lĂ©gĂšre baisse du taux de rĂ©ussite au baccalaurĂ©at. Par ailleurs, le pourcentage des jeunes dĂ©crocheurs au cours des deux premiĂšres annĂ©es 25 % et le nombre de jeunes sortant sans diplĂŽme demeurent trop Ă©levĂ©s. De plus, si le taux de poursuite d’études des bacheliers professionnels dans l’enseignement supĂ©rieur a fortement augmentĂ©, leur taux de rĂ©ussite y est nettement infĂ©rieur Ă  celui des autres bacheliers. Tous les Ă©lĂšves qui s’engagent dans un cursus de baccalaurĂ©at professionnel en trois ans doivent obtenir au minimum un diplĂŽme de niveau V, un certificat d’aptitude professionnelle CAP ou un brevet d’études professionnelles BEP, quand il n’existe pas de CAP dans la branche professionnelle concernĂ©e, avant leur sortie. Pour les Ă©lĂšves les plus fragiles, des parcours adaptĂ©s devront ĂȘtre davantage proposĂ©s. L’accĂšs aux cycles supĂ©rieurs courts, sections de technicien supĂ©rieur STS et instituts universitaires de technologie IUT, devra ĂȘtre facilitĂ© pour tous les bacheliers professionnels titulaires d’une mention, qui seront accompagnĂ©s dans cette scolaritĂ©. Afin de mieux adapter l’offre de formation professionnelle aux besoins des territoires, d’anticiper et d’accompagner les mutations Ă©conomiques, l’État et les rĂ©gions doivent nouer un partenariat renforcĂ©. Au-delĂ  de la nĂ©cessaire modernisation de la carte de formation, il conviendra de faire Ă©merger des campus des mĂ©tiers, pĂŽles d’excellence offrant une gamme de formations professionnelles, technologiques et gĂ©nĂ©rales, dans un champ professionnel spĂ©cifique. Ces campus pourront accueillir diffĂ©rentes modalitĂ©s de formation statut scolaire, apprentissage, formation continue, validation des acquis de l’expĂ©rience et organiser des poursuites d’études supĂ©rieures et des conditions d’hĂ©bergement et de vie sociale. – Le lycĂ©e d’enseignement gĂ©nĂ©ral et technologique Le lycĂ©e d’enseignement gĂ©nĂ©ral et technologique, de mĂȘme que le lycĂ©e professionnel, sont les premiers segments de l’espace Bac-3, Bac+3 » qui permettent d’articuler la transition entre l’enseignement secondaire et des Ă©tudes supĂ©rieures rĂ©ussies. Il faut qu’ils intĂšgrent les Ă©lĂšves issus du collĂšge et qu’ils prĂ©parent les bacheliers Ă  l’enseignement supĂ©rieur. Le lycĂ©e doit assurer une continuitĂ© entre le socle commun de connaissances, de compĂ©tences et de culture et les licences universitaires, STS, IUT ou classes prĂ©paratoires aux grandes Ă©coles CPGE. Le lycĂ©e connaĂźt trop d’échecs le taux de rĂ©ussite au baccalaurĂ©at est en stagnation et le taux de diplĂŽmĂ©s de l’enseignement supĂ©rieur 44 % reste insuffisant au regard des pays comparables. L’objectif de 50 % visĂ© par la loi d’orientation de 2005 n’est pas atteint. Le lycĂ©e français est, en outre, un des plus coĂ»teux et des plus denses au monde. Les sĂ©ries de la voie gĂ©nĂ©rale sont dĂ©sĂ©quilibrĂ©es au profit de la filiĂšre scientifique. Enfin, l’accompagnement personnalisĂ© ne donne pas tous les rĂ©sultats escomptĂ©s. La rĂ©forme du lycĂ©e d’enseignement gĂ©nĂ©ral et technologique, entrĂ©e en application en 2010, a atteint la classe de terminale en 2012. Il est encore trop tĂŽt pour en tirer un bilan assurĂ©. NĂ©anmoins, plusieurs points de vigilance apparaissent qui doivent guider les mesures Ă  prendre Ă  partir de la rentrĂ©e 2014. L’objectif de faire de la classe de seconde une vĂ©ritable classe de dĂ©termination n’est pas atteint. L’information des familles et des Ă©lĂšves dans les collĂšges n’est pas suffisante et l’orientation dans une sĂ©rie de premiĂšre est fortement dĂ©terminĂ©e par le choix du lycĂ©e, notamment par son offre. La hiĂ©rarchie scolaire et sociale des sĂ©ries gĂ©nĂ©rales et technologiques reste dominante la plupart des Ă©lĂšves de collĂšge qui peuvent choisir vont en seconde gĂ©nĂ©rale et technologique et, pour la moitiĂ© d’entre eux, dans la sĂ©rie scientifique. À partir de 2014, des Ă©volutions substantielles seront menĂ©es. Elles porteront notamment sur des pratiques pĂ©dagogiques innovantes travaux personnels encadrĂ©s en terminale, projets interdisciplinaires, amĂ©lioration de l’accompagnement personnalisĂ©..., l’aide Ă  l’orientation et l’articulation avec l’enseignement supĂ©rieur et sur des parcours plus diversifiĂ©s et des sĂ©ries rééquilibrĂ©es. DĂ©velopper une grande ambition pour le numĂ©rique Ă  l’école Nos sociĂ©tĂ©s sont profondĂ©ment transformĂ©es par le numĂ©rique. La sociĂ©tĂ© de l’information ouvre des perspectives nouvelles en matiĂšre d’accĂšs Ă  la connaissance et Ă  la formation. Le monde vit probablement une pĂ©riode de rupture technologique aussi importante que le fut, au XIXe siĂšcle, la rĂ©volution industrielle. Les technologies numĂ©riques reprĂ©sentent une transformation radicale des modes de production et de diffusion des savoirs, mais aussi des rapports sociaux. L’école est au cƓur de ces bouleversements. Ces technologies peuvent devenir un formidable moteur d’amĂ©lioration du systĂšme Ă©ducatif et de ses mĂ©thodes pĂ©dagogiques, en permettant notamment d’adapter le travail au rythme et aux besoins de l’enfant, de dĂ©velopper la collaboration entre les Ă©lĂšves, de favoriser leur autonomie, de rapprocher les familles de l’école et de faciliter les Ă©changes au sein de la communautĂ© Ă©ducative. Elles offrent Ă©galement des possibilitĂ©s nouvelles d’apprentissage, par exemple pour l’enseignement des langues Ă©trangĂšres ou pour les Ă©lĂšves en situation de handicap. – CrĂ©er un service public du numĂ©rique Ă©ducatif L’école doit s’adapter et accompagner ces Ă©volutions en crĂ©ant, au sein du service public de l’éducation et afin de contribuer Ă  l’exercice de ses missions, un service public du numĂ©rique Ă©ducatif et de l’enseignement Ă  distance. Ce service permet d’enrichir l’offre des enseignements qui sont dispensĂ©s dans l’établissement et de faciliter la mise en Ɠuvre d’une pĂ©dagogie diffĂ©renciĂ©e. L’offre de ressources numĂ©riques ne peut se dĂ©velopper au dĂ©triment des heures d’enseignement et doit ĂȘtre mise en service dans le respect strict des programmes scolaires, de la cohĂ©rence pĂ©dagogique des enseignements et des obligations d’accueil de tous les Ă©lĂšves. Dans le respect de la libertĂ© des choix pĂ©dagogiques, le service public doit organiser Ă  destination des Ă©lĂšves et des enseignants une offre de productions pĂ©dagogiques numĂ©riques Ă  finalitĂ©s Ă©ducatives, culturelles ou scientifiques. Il met aussi Ă  disposition des enseignants des ressources pĂ©dagogiques, des outils de suivi de leurs Ă©lĂšves et de communication avec leurs familles, ainsi que des contenus et services destinĂ©s Ă  leur formation initiale et continue. Ce service contribue enfin Ă  l’instruction des enfants prĂ©sentant un handicap ou un trouble de la santĂ© invalidant, ou de ceux qui ne peuvent ĂȘtre scolarisĂ©s en Ă©tablissement. Les ressources numĂ©riques sont un formidable moyen d’enrichir le contenu des enseignements. Dans les limites fixĂ©es par la directive 2001/29/CE du Parlement europĂ©en et du Conseil, du 22 mai 2001, sur l’harmonisation de certains aspects du droit d’auteur et des droits voisins dans la sociĂ©tĂ© de l’information, il est nĂ©cessaire d’élargir le champ de l’exception pĂ©dagogique afin de dĂ©velopper l’usage de ressources numĂ©riques dans l’éducation. – DĂ©velopper des contenus numĂ©riques pĂ©dagogiques Des ressources et des services numĂ©riques seront mis Ă  disposition des Ă©coles et des Ă©tablissements scolaires pour prolonger les enseignements qui y sont dispensĂ©s et leur permettre de mieux communiquer avec les familles. Le dĂ©veloppement de ressources et de services pĂ©dagogiques de haute qualitĂ© sera assurĂ© notamment par la mobilisation des opĂ©rateurs de l’éducation nationale comme le Centre national de documentation pĂ©dagogique CNDP, le Centre national d’enseignement Ă  distance CNED et l’Office national d’information sur les enseignements et les professions ONISEP. L’incitation au dĂ©veloppement de ressources numĂ©riques se fera notamment en faveur de logiciels libres et de contenus aux formats ouverts. Un rĂ©seau social professionnel offrira aux enseignants une plateforme d’échange et de mutualisation. Les ressources numĂ©riques Ă©ducatives des grands Ă©tablissements Ă©ducatifs, culturels et scientifiques seront mises Ă  disposition gratuitement des enseignants Ă  des fins pĂ©dagogiques. Les enseignants auront Ă©galement accĂšs aux ressources numĂ©riques Ă©ducatives des associations complĂ©mentaires de l’enseignement public. Un effort important dans le domaine de la recherche et dĂ©veloppement sera conduit, notamment par des incitations Ă  l’investissement, pour dĂ©velopper des solutions innovantes en matiĂšre d’utilisation du numĂ©rique pour les apprentissages fondamentaux. Cet effort visera notamment Ă  dĂ©velopper une filiĂšre d’édition numĂ©rique pĂ©dagogique française. – Former des personnels, notamment des enseignants, au et par le numĂ©rique Les ESPE intĂšgreront dans la formation initiale et continue des personnels les enjeux et les usages pĂ©dagogiques du numĂ©rique. Ces Ă©lĂ©ments devront Ă©galement permettre Ă  l’enseignant d’avoir un regard critique sur les usages pĂ©dagogiques qu’il met en Ɠuvre dans sa classe avec le numĂ©rique. La prise en compte du numĂ©rique sera Ă©galement inscrite dans les plans acadĂ©miques et nationaux de formation des enseignants et des corps d’inspection et d’encadrement. – Apprendre Ă  l’ùre du numĂ©rique Il est impĂ©ratif de former les Ă©lĂšves Ă  la maĂźtrise, avec un esprit critique, de ces outils qu’ils utilisent chaque jour dans leurs Ă©tudes et leurs loisirs et de permettre aux futurs citoyens de trouver leur place dans une sociĂ©tĂ© dont l’environnement technologique est amenĂ© Ă  Ă©voluer de plus en plus rapidement. Les professeurs-documentalistes doivent ĂȘtre particuliĂšrement concernĂ©s et impliquĂ©s dans les apprentissages liĂ©s au numĂ©rique. Cela passe notamment par l’inscription dans la loi du principe d’une Ă©ducation numĂ©rique pour tous les Ă©lĂšves, qui doit permettre aux enfants d’ĂȘtre bien formĂ©s et pleinement citoyens Ă  l’ùre de la sociĂ©tĂ© du numĂ©rique. La formation scolaire comprend un enseignement progressif et une pratique raisonnĂ©e des outils d’information et de communication et de l’usage des ressources numĂ©riques qui permettront aux Ă©lĂšves tout au long de leur vie de construire, de s’approprier et de partager les savoirs. La formation Ă  l’utilisation des outils et des ressources numĂ©riques comporte en outre une sensibilisation aux droits et aux devoirs liĂ©s Ă  l’usage de l’internet et des rĂ©seaux, qu’il s’agisse de la protection de la vie privĂ©e ou du respect de la propriĂ©tĂ© intellectuelle. Elle comporte Ă©galement une sensibilisation Ă  la maĂźtrise de son image et au comportement responsable. Au collĂšge, l’éducation aux mĂ©dias, notamment numĂ©riques, initie les Ă©lĂšves Ă  l’usage raisonnĂ© des diffĂ©rents types de mĂ©dias et les sensibilise aux enjeux sociĂ©taux et de connaissance qui sont liĂ©s Ă  cet usage. Une option informatique et sciences du numĂ©rique » sera ouverte en terminale de chacune des sĂ©ries du baccalaurĂ©at gĂ©nĂ©ral et technologique. – Coordonner les actions de l’État et des collectivitĂ©s territoriales en faveur du dĂ©veloppement du numĂ©rique Ă  l’école Exploiter les opportunitĂ©s offertes par le numĂ©rique pour la formation des Ă©lĂšves implique d’équiper les Ă©tablissements. La rĂ©partition des compĂ©tences entre l’État et les collectivitĂ©s territoriales en la matiĂšre, notamment sur la question de la maintenance des Ă©quipements, est clarifiĂ©e par la loi. Par ailleurs, les cofinancements prĂ©vus par les programmes gouvernementaux en faveur du dĂ©ploiement du trĂšs haut dĂ©bit sur l’ensemble du territoire sont notamment mobilisĂ©s pour raccorder de façon systĂ©matique les Ă©tablissements scolaires du premier et du second degrĂ©, et principalement ceux qui sont situĂ©s en milieu rural. L’État, les collectivitĂ©s territoriales et les Ă©quipes Ă©ducatives choisissent de maniĂšre concertĂ©e les Ă©quipements matĂ©riel et logiciel acquis dans le cadre du dĂ©veloppement du numĂ©rique dans les Ă©coles et Ă©tablissements scolaires. Ils rĂ©flĂ©chissent ensemble aux solutions d’infrastructures rĂ©seau mises en place dans les Ă©tablissements de façon Ă  favoriser le dĂ©veloppement des usages. Les inquiĂ©tudes dĂ©veloppĂ©es ces derniĂšres annĂ©es au sein de la sociĂ©tĂ© civile en matiĂšre de santĂ© publique, notamment Ă  l’égard des enfants les plus jeunes, doivent pousser l’État et les collectivitĂ©s territoriales Ă  privilĂ©gier les connexions filaires lorsque cela est compatible avec les usages pĂ©dagogiques et les contraintes locales. Par ailleurs, une dĂ©marche d’information doit permettre de diffuser au sein de la communautĂ© Ă©ducative les informations rigoureuses et actualisĂ©es mises Ă  disposition par les autoritĂ©s compĂ©tentes en la matiĂšre. Enfin, pour faciliter l’action des collectivitĂ©s territoriales et lutter contre les inĂ©galitĂ©s territoriales, la constitution d’une offre attractive d’équipements matĂ©riel et logiciel performants pour les Ă©tablissements scolaires, et des procĂ©dures administratives simplifiĂ©es pour leur acquisition et l’achat de prestations de maintenance seront mises en place. Favoriser des parcours choisis et construits La rĂ©ussite du parcours scolaire et de l’insertion dans la vie professionnelle dĂ©pend notamment d’une orientation choisie par les Ă©lĂšves et leurs parents et de leur bonne information en la matiĂšre. La question de l’orientation ne concerne pas uniquement en fin de collĂšge les Ă©lĂšves considĂ©rĂ©s comme n’ayant pas le niveau nĂ©cessaire Ă  la poursuite des Ă©tudes gĂ©nĂ©rales ce type d’orientation est dans la plupart des cas subi. Cet Ă©tat de fait contribue Ă  dĂ©valoriser les filiĂšres professionnelles et technologiques, en les faisant paraĂźtre comme des voies destinĂ©es aux Ă©lĂšves les plus faibles. Il est nĂ©cessaire de donner Ă  tous les Ă©lĂšves, dĂšs le collĂšge, les Ă©lĂ©ments qui leur permettront de faire un choix Ă©clairĂ© pour la poursuite de leurs Ă©tudes au terme de leur scolaritĂ© obligatoire. Il s’agit de faire de l’orientation – que ce soit vers l’apprentissage, une filiĂšre professionnelle, technologique ou gĂ©nĂ©rale – un choix rĂ©flĂ©chi et positif et non une Ă©tape oĂč l’élĂšve est passif, dĂ©terminĂ©e uniquement par ses rĂ©sultats au collĂšge et les stĂ©rĂ©otypes de genre. L’information dĂ©livrĂ©e en matiĂšre d’orientation s’attache donc particuliĂšrement Ă  lutter contre les reprĂ©sentations prĂ©conçues et sexuĂ©es des mĂ©tiers. Afin d’élaborer son projet d’orientation scolaire et professionnelle et d’éclairer ses choix d’orientation, un parcours individuel d’information, d’orientation et de dĂ©couverte du monde Ă©conomique et professionnel est proposĂ© Ă  chaque Ă©lĂšve aux diffĂ©rentes Ă©tapes de sa scolaritĂ© du second degrĂ©. Il lui permet de se familiariser progressivement avec le monde Ă©conomique et professionnel, notamment par une premiĂšre connaissance du marchĂ© du travail, des professions et des mĂ©tiers, du rĂŽle et du fonctionnement des entreprises ainsi que des modalitĂ©s et des perspectives d’insertion professionnelle. Il lui ouvre ainsi un Ă©ventail large de possibilitĂ©s d’orientation et contribue ainsi Ă  la lutte contre les inĂ©galitĂ©s sociales et territoriales. Ce parcours ne se limite plus Ă  une option de dĂ©couverte professionnelle » proposĂ©e uniquement aux Ă©lĂšves destinĂ©s Ă  l’enseignement professionnel, mais il s’adresse Ă  tous et trouve sa place dans le tronc commun de formation de la sixiĂšme Ă  la troisiĂšme. Au-delĂ , ce parcours se prolonge au lycĂ©e. En associant les parents, ces parcours sont organisĂ©s sous la responsabilitĂ© des chefs d’établissement, avec le concours des Ă©quipes Ă©ducatives et des conseillers d’orientation-psychologues. L’école doit Ă©galement s’ouvrir Ă  tous ceux qui peuvent contribuer Ă  cette information tĂ©moignages de professionnels aux parcours Ă©clairants, initiatives organisĂ©es avec les rĂ©gions, avec des associations et des reprĂ©sentants d’entreprises, visites, stages et dĂ©couverte des mĂ©tiers et de l’entreprise, et projets pour dĂ©velopper l’esprit d’initiative et la compĂ©tence Ă  entreprendre. Afin d’en amĂ©liorer l’efficacitĂ©, le service public de l’orientation mis en place par la loi n° 2009-1437 du 24 novembre 2009 relative Ă  l’orientation et la formation professionnelle tout au long de la vie sera renforcĂ© par une collaboration accrue entre l’État et les rĂ©gions. Sa mission est de rendre effectif le droit de toute personne d’accĂ©der Ă  un service gratuit et d’amĂ©liorer la qualitĂ© d’information sur les formations, les mĂ©tiers et l’insertion professionnelle et de dĂ©velopper un conseil et un accompagnement personnalisĂ© de proximitĂ© pour construire son parcours de formation et d’insertion professionnelle. Le ministĂšre chargĂ© de l’éducation nationale encourage, en association avec le ministĂšre des affaires Ă©trangĂšres, ministĂšre de tutelle de l’Agence pour l’enseignement français Ă  l’étranger, les filiĂšres technologiques et professionnelles au sein du rĂ©seau de l’enseignement français Ă  l’étranger. Piloter le systĂšme scolaire – Responsabiliser et accompagner À chaque Ă©tape de la scolaritĂ©, l’action publique, qu’elle soit ministĂ©rielle ou acadĂ©mique, doit ĂȘtre au service de la pĂ©dagogie. Elle doit ĂȘtre dĂ©finie en fonction de ses effets attendus dans la classe et apporter l’aide nĂ©cessaire aux personnels dans l’accomplissement de leurs missions. MalgrĂ© les Ă©volutions rĂ©centes, le systĂšme Ă©ducatif reste sous-encadrĂ© et le pilotage pĂ©dagogique aux diffĂ©rents niveaux du systĂšme demeure insuffisant. La politique de rĂ©ussite Ă©ducative pour tous les Ă©lĂšves doit s’accompagner de marges de manƓuvre en matiĂšre de pĂ©dagogie afin de donner aux Ă©quipes locales la possibilitĂ© de choisir et de diversifier les dĂ©marches. Pour une utilisation raisonnĂ©e de cette autonomie, il faut que, sous l’autoritĂ© des personnels de direction, la concertation et la collĂ©gialitĂ© soient au cƓur de la vie des Ă©tablissements. – Innover L’innovation pĂ©dagogique renforce l’efficacitĂ© des apprentissages. Le ministĂšre de l’éducation nationale prendra des initiatives, s’appuyant sur les milieux associatifs, souvent Ă  l’origine de la mise en place d’actions innovantes, afin de repĂ©rer et de diffuser les innovations les plus pertinentes. ConformĂ©ment aux missions du service public du numĂ©rique Ă©ducatif telles que dĂ©finies Ă  l’article 10 de la prĂ©sente loi, une attention particuliĂšre est accordĂ©e aux innovations dans le domaine du dĂ©veloppement du numĂ©rique Ă  l’école. En effet, les constants progrĂšs techniques en la matiĂšre obligent Ă  un renouvellement des pratiques pour en assurer la pertinence et l’efficacitĂ©. Un Institut des hautes Ă©tudes de l’éducation nationale sera créé. Il sera un lieu de rĂ©flexion sur les problĂ©matiques de l’école et il contribuera Ă  promouvoir et Ă  diffuser toutes les connaissances utiles dans le domaine de l’éducation. Les formations proposĂ©es reposeront sur un partage d’expĂ©riences entre les hauts responsables issus du service public de l’éducation et notamment des reprĂ©sentants issus des collectivitĂ©s territoriales, du milieu universitaire et de la recherche ou du monde de l’entreprise. – Évaluer Le pilotage des politiques Ă©ducatives nĂ©cessite d’avoir une vision globale du fonctionnement et de l’efficacitĂ© du systĂšme Ă©ducatif. L’évaluation doit ĂȘtre scientifique, indĂ©pendante et apporter une aide Ă  la dĂ©cision politique et Ă  la mise en Ɠuvre de rĂ©formes. Un Conseil national d’évaluation du systĂšme Ă©ducatif est créé. Cette instance indĂ©pendante doit contribuer Ă  rendre transparent l’ensemble du processus d’évaluation. Ses champs d’investigation couvrent toutes les composantes de l’enseignement scolaire, l’organisation du systĂšme Ă©ducatif et ses rĂ©sultats. Il rĂ©alise ou fait rĂ©aliser des Ă©valuations, il se prononce sur les mĂ©thodologies et les outils utilisĂ©s et donne un avis sur les rĂ©sultats des Ă©valuations externes et notamment internationales. Ce conseil peut ĂȘtre saisi par les commissions compĂ©tentes en matiĂšre d’éducation de l’AssemblĂ©e nationale et du SĂ©nat ou par le ministre chargĂ© de l’éducation nationale ou d’autres ministĂšres disposant de compĂ©tences en matiĂšre d’éducation ou conduisant des politiques Ă©ducatives. Il peut Ă©galement s’autosaisir. II. – Une refondation pour la rĂ©ussite Ă©ducative de tous Promouvoir une plus grande ouverture sur l’Europe et le monde L’école doit favoriser l’intĂ©gration des futurs citoyens français dans l’espace politique de l’Union europĂ©enne et rendre possible la mobilitĂ© professionnelle dans l’espace Ă©conomique europĂ©en. C’est pourquoi la France promouvra les initiatives visant Ă  dĂ©velopper un esprit europĂ©en et un sentiment d’appartenance partagĂ© Ă  la communautĂ© politique que constitue l’Union europĂ©enne. Le ministĂšre de l’éducation nationale participera ainsi Ă  l’atteinte des objectifs de la stratĂ©gie Éducation et formation 2020 ». L’apprentissage des langues vivantes constitue un moyen privilĂ©giĂ© de cette ouverture. La crĂ©ation de partenariats avec des acteurs scolaires dans des pays tiers est activement encouragĂ©e aux diffĂ©rents niveaux du systĂšme Ă©ducatif classe, Ă©tablissement et acadĂ©mie. Ces partenariats, qui peuvent prendre plusieurs formes, programmes europĂ©ens, accords bilatĂ©raux, appariements, jumelages..., doivent permettre la mise en Ɠuvre de projets pĂ©dagogiques partagĂ©s qui donnent l’occasion aux Ă©lĂšves de dĂ©velopper des liens concrets avec des partenaires Ă©trangers. La mobilitĂ©, qui contribue plus fortement encore au dĂ©veloppement de compĂ©tences linguistiques, personnelles et interculturelles sera Ă©galement dĂ©veloppĂ©e pour les Ă©lĂšves, individuellement et collectivement, comme pour les enseignants. La mobilitĂ© des enseignants pourra se rĂ©aliser tant dans le rĂ©seau d’enseignement français Ă  l’étranger que dans les Ă©tablissements Ă©trangers. Il est souhaitable que l’école permette que chaque Ă©lĂšve ait l’occasion de partir en voyage scolaire Ă  l’étranger au moins une fois au cours de la scolaritĂ© obligatoire. Le ministĂšre de l’éducation nationale dĂ©veloppera une coopĂ©ration Ă©ducative destinĂ©e Ă  promouvoir Ă  l’étranger son systĂšme de formation et les valeurs rĂ©publicaines qui lui sont attachĂ©es, Ă  encourager l’apprentissage de la langue française, Ă  partager son expertise, Ă  dĂ©velopper des rĂ©flexions conjointes sur des problĂ©matiques communes et Ă  ouvrir le systĂšme Ă©ducatif national sur le monde, notamment Ă  travers le rĂ©seau de l’enseignement français Ă  l’étranger. Le ministĂšre chargĂ© de l’éducation nationale participera, en association avec le ministĂšre des affaires Ă©trangĂšres, Ă  l’enseignement français, au sein de l’Union europĂ©enne et dans les pays tiers Ă  l’Union europĂ©enne en dĂ©veloppant notamment des filiĂšres bilingues, des sections binationales et des sections internationales avec les pays partenaires. Cette coopĂ©ration sera intensifiĂ©e avec des pays et des rĂ©gions prĂ©sentant un intĂ©rĂȘt particulier pour la France. Refonder l’éducation prioritaire pour une Ă©cole plus juste L’éducation prioritaire concerne 17,9 % des Ă©coliers et 19,8 % des collĂ©giens. La situation actuelle n’est pas satisfaisante lors de l’entrĂ©e en sixiĂšme le pourcentage d’élĂšves en difficultĂ© de lecture dans le secteur de l’éducation prioritaire est passĂ© de 20,9 % en 1997 Ă  31,3 % en 2007. La rĂ©ussite des Ă©lĂšves dans tous les territoires est un devoir pour la RĂ©publique. L’organisation en zonage devra Ă©voluer et ĂȘtre mieux coordonnĂ©e au niveau interministĂ©riel, notamment avec la rĂ©forme de la gĂ©ographie prioritaire de la politique de la ville. La question de la labellisation sera rĂ©examinĂ©e car elle est source de rigiditĂ© et n’a pas su Ă©viter le piĂšge de la stigmatisation. L’allocation des moyens devra donc ĂȘtre revue au profit d’une autre approche tout en poursuivant un effort budgĂ©taire spĂ©cifique pour les Ă©tablissements de l’éducation prioritaire il s’agira de diffĂ©rencier, dans le cadre de leur contrat d’objectifs, les moyens en fonction des spĂ©cificitĂ©s territoriales, sociales et scolaires de chacun des Ă©tablissements ainsi que selon le projet d’école ou le contrat d’objectifs... Pour stabiliser davantage les Ă©quipes pĂ©dagogiques, il convient d’amĂ©liorer les conditions de travail des enseignants. S’agissant de la carte scolaire, les Ă©tudes montrent que les assouplissements de la sectorisation ont accru les difficultĂ©s des Ă©tablissements les plus fragiles. Le retour Ă  une sectorisation ou Ă  d’autres modalitĂ©s de rĂ©gulation favorisant la mixitĂ© scolaire et sociale devra ĂȘtre examinĂ©, expĂ©rimentĂ© et mis en Ɠuvre. L’internat scolaire est un mode d’accueil et de scolarisation qui favorise la rĂ©ussite scolaire et l’apprentissage des rĂšgles de vie collective pour les familles et les Ă©lĂšves qui le souhaitent. Les internats d’excellence constituent une rĂ©ponse partielle et coĂ»teuse Ă  un besoin plus large. Tous les internats, dans leur diversitĂ©, doivent proposer l’excellence scolaire et Ă©ducative aux Ă©lĂšves accueillis. Scolariser les Ă©lĂšves en situation de handicap et promouvoir une Ă©cole inclusive La loi n° 2005-102 du 11 fĂ©vrier 2005 pour l’égalitĂ© des droits et des chances, la participation et la citoyennetĂ© des personnes handicapĂ©es a favorisĂ© le dĂ©veloppement rapide de la scolarisation en milieu ordinaire des enfants et des adolescents en situation de handicap. Ce progrĂšs a Ă©tĂ© facilitĂ© par l’effort fourni pour accompagner et aider ces jeunes handicapĂ©s dans leur parcours scolaire. Cet accompagnement humain rĂ©pond principalement Ă  deux besoins. Il est d’abord une rĂ©ponse Ă  la situation de jeunes handicapĂ©s qui, sans la prĂ©sence continue d’un adulte, ne pourraient pas accĂ©der Ă  l’école lourds handicaps moteurs et enfants trĂšs fragiles ou porteurs de maladies graves. Il consiste ensuite Ă  apporter Ă  l’élĂšve une assistance plus pĂ©dagogique et lui faciliter l’accĂšs Ă  l’apprentissage et au savoir explications ou reformulations de consignes, recentrage de l’élĂšve sur sa tĂąche, aide ponctuelle et prise de notes ou rĂ©alisation d’un exercice sous la dictĂ©e de l’élĂšve. Les ressources et les innovations numĂ©riques constituent Ă©galement des accĂ©lĂ©rateurs d’intĂ©gration pour les Ă©lĂšves en situation de handicap. Il convient aussi de promouvoir une Ă©cole inclusive pour scolariser les enfants en situation de handicap et Ă  besoins Ă©ducatifs particuliers en milieu ordinaire. Le fait d’ĂȘtre dans la classe n’exclut pas de bĂ©nĂ©ficier d’enseignements adaptĂ©s et est, pĂ©dagogiquement, particuliĂšrement bĂ©nĂ©fique. Cette scolarisation au sein de l’école ou de l’établissement permet aussi aux autres Ă©lĂšves d’acquĂ©rir un regard positif sur la diffĂ©rence. Face Ă  l’augmentation rapide et continue des demandes et des prescriptions, il convient de mettre en place une approche plus qualitative et notamment de partager des outils de gestion, de suivi et de prospective pour ajuster les rĂ©ponses apportĂ©es Ă  la situation des Ă©lĂšves. Il convient, en outre, d’amĂ©liorer la formation de ces personnels en lien avec les conseils gĂ©nĂ©raux. Des moyens d’accompagnement seront mobilisĂ©s en prioritĂ© au cours de la lĂ©gislature pour scolariser les Ă©lĂšves en situation de handicap. Cet accompagnement s’appuiera sur des coopĂ©rations renforcĂ©es et facilitĂ©es avec les services mĂ©dico-sociaux. Les projets linguistiques des Ă©lĂšves sourds et de leurs familles seront pris en compte. Les Ă©lĂšves sourds auront accĂšs Ă  un parcours scolaire en communication bilingue enseignement en langue des signes et langue française ou communication en langue française enseignement en français oral avec langage parlĂ© complĂ©tĂ© et français Ă©crit. Pour cela, des dispositifs adaptĂ©s Ă  cette scolarisation seront dĂ©veloppĂ©s par le regroupement des Ă©lĂšves dans une mĂȘme classe ou la mutualisation des moyens nĂ©cessaires dans un mĂȘme Ă©tablissement Ă  l’échelle acadĂ©mique. Enfin, le ministĂšre de l’éducation nationale financera des matĂ©riels pĂ©dagogiques adaptĂ©s rĂ©pondant aux besoins particuliers et identifiĂ©s d’élĂšves en situation de handicap pour faciliter leur inclusion en milieu ordinaire. Promouvoir la santĂ© L’école a pour responsabilitĂ© l’éducation Ă  la santĂ© et aux comportements responsables. Elle contribue au suivi de la santĂ© des Ă©lĂšves. La politique de santĂ© Ă  l’école se dĂ©finit selon trois axes l’éducation, la prĂ©vention et la protection. Elle s’appuie pour cela sur des Ă©quipes pluri-professionnelles comportant les mĂ©decins, les personnels infirmiers et les psychologues de l’éducation nationale, mais Ă©galement sur l’ensemble des personnels, afin de dĂ©pister et de diagnostiquer les troubles susceptibles d’entraver les apprentissages, de scolariser les Ă©lĂšves atteints de maladies chroniques et en situation de handicap et de faciliter l’accĂšs aux soins et Ă  la prĂ©vention pour les Ă©lĂšves. L’action des personnels sociaux et de santĂ© de l’éducation nationale constitue un outil majeur de lutte contre les inĂ©galitĂ©s sociales de santĂ© et de prĂ©vention prĂ©coce des difficultĂ©s des Ă©lĂšves et du dĂ©crochage scolaire. Cette action s’exerce en collaboration avec l’ensemble des personnels de la communautĂ© Ă©ducative et les partenaires de l’école. La promotion de la santĂ© favorise le bien-ĂȘtre et la rĂ©ussite de tous les Ă©lĂšves. Elle contribue Ă  rĂ©duire les inĂ©galitĂ©s de santĂ© par le dĂ©veloppement des dĂ©marches de prĂ©vention. Il convient notamment de sensibiliser les Ă©lĂšves, en fonction de leur Ăąge, Ă  la responsabilitĂ© face aux risques sanitaires notamment pour prĂ©venir et rĂ©duire les conduites addictives et la souffrance psychique, aux risques des dĂ©rives thĂ©rapeutiques et sectaires, Ă  l’éducation nutritionnelle notamment pour lutter contre l’obĂ©sitĂ© et Ă  l’éducation Ă  la sexualitĂ©. L’éducation Ă  la sexualitĂ© fait l’objet d’au moins trois sĂ©ances annuelles d’information dans les Ă©coles, les collĂšges et les lycĂ©es qui peuvent ĂȘtre assurĂ©es par les personnels contribuant Ă  la mission de santĂ© scolaire, par des personnels des Ă©tablissements ainsi que par d’autres intervenants extĂ©rieurs. Ces personnels sont spĂ©cifiquement formĂ©s dans ce domaine. Afin de sensibiliser les Ă©lĂšves du premier et du second degrĂ© Ă  la dangerositĂ© des pratiques dites de jeux dangereux », les Ă©quipes pĂ©dagogiques et Ă©ducatives sont sensibilisĂ©es et formĂ©es Ă  la prĂ©vention et Ă  la lutte contre ces pratiques. Il convient Ă©galement d’encourager l’introduction et la gĂ©nĂ©ralisation de l’alimentation biologique et locale dans la restauration collective, conformĂ©ment aux objectifs fixĂ©s par le Grenelle de l’environnement. Il convient aussi de sensibiliser les Ă©lĂšves ainsi que leurs parents Ă  l’importance du rythme veille/sommeil. DĂ©velopper la place du sport Ă  l’école Le sport scolaire joue un rĂŽle fondamental dans l’accĂšs des jeunes aux sports et Ă  la vie associative, crĂ©ant une dynamique et une cohĂ©sion au sein des communautĂ©s Ă©ducatives et entre les Ă©coles et les Ă©tablissements. Il contribue Ă  l’éducation Ă  la santĂ© et Ă  la citoyennetĂ©. L’éducation physique et sportive contribue Ă©galement Ă  promouvoir le respect de l’éthique et des valeurs Ă©ducatives et humanistes du sport. Elle favorise l’égalitĂ© des chances des jeunes. Des activitĂ©s sportives sont proposĂ©es Ă  tous les Ă©lĂšves volontaires, notamment dans les territoires prioritaires, tout au long de l’annĂ©e en complĂ©ment des heures d’éducation physique et sportive. Ces activitĂ©s doivent avoir un sens pĂ©dagogique autour des valeurs transmises par le sport comme le sens de l’effort et du dĂ©passement de soi, le respect de l’adversaire et des rĂšgles du jeu ainsi que l’esprit d’équipe. Dans un objectif d’éducation par le sport, le recours au sport comme vecteur d’apprentissage pour les autres matiĂšres d’enseignement est favorisĂ©. Lutter contre le dĂ©crochage scolaire La proportion des 18-24 ans qui n’ont pas terminĂ© avec succĂšs l’enseignement secondaire du second cycle Ă©tait en moyenne de 13,5 % dans l’Union europĂ©enne en 2011. Avec 12 %, la France se situe dans une position intermĂ©diaire au niveau europĂ©en mais reste au-dessus du niveau souhaitable et des pays les plus efficaces en la matiĂšre. L’objectif est de diviser par deux le nombre des sortants sans qualification. Dans le second degrĂ©, les projets d’établissements doivent mobiliser les Ă©quipes Ă©ducatives autour d’objectifs prĂ©cis de rĂ©duction de l’absentĂ©isme, premier signe du dĂ©crochage. Dans les collĂšges et les lycĂ©es professionnels Ă  taux de dĂ©crochage particuliĂšrement Ă©levĂ©, un rĂ©fĂ©rent aura en charge la prĂ©vention du dĂ©crochage, le suivi des Ă©lĂšves dĂ©crocheurs en liaison avec les plates-formes, la relation avec les parents, le suivi de l’aide au retour en formation des jeunes dĂ©crocheurs de l’établissement, en vue de l’obtention d’un diplĂŽme national ou d’un titre professionnel de niveau V. Tout jeune sortant du systĂšme Ă©ducatif sans diplĂŽme doit pouvoir disposer d’une durĂ©e complĂ©mentaire de formation qualifiante qu’il pourra utiliser dans des conditions fixĂ©es par dĂ©cret et d’une attestation de son parcours et des compĂ©tences acquises. Des partenariats seront nouĂ©s entre l’État et les rĂ©gions pour Ă©tablir des objectifs conjoints de rĂ©duction du nombre de jeunes sortant de formation initiale ou prĂ©sents sur le marchĂ© du travail sans qualification et pour dĂ©finir les modalitĂ©s d’atteinte de ces objectifs. Ces partenariats seront Ă©laborĂ©s avec les comitĂ©s de coordination rĂ©gionaux de l’emploi et de la formation professionnelle CCREFP et signĂ©s par le prĂ©sident de rĂ©gion, le recteur et le prĂ©fet. Lutter contre l’illettrisme 3,1 millions de personnes sont en situation d’illettrisme en France. Ce sont 3,1 millions de personnes qui ne maĂźtrisent plus la lecture, l’écriture, le calcul, les compĂ©tences de base pour ĂȘtre autonomes dans des situations simples de la vie quotidienne, alors mĂȘme qu’elles ont Ă©tĂ© scolarisĂ©es en France. Les consĂ©quences pour celles qui sont concernĂ©es sont souvent dramatiques licenciement, Ă©loignement durable du marchĂ© du travail, dĂ©socialisation. C’est pourtant un phĂ©nomĂšne qu’il est possible de prĂ©venir, Ă  condition de donner une cohĂ©rence aux actions de tous les acteurs qui agissent dans le domaine. L’éducation nationale, les familles, les associations, les collectivitĂ©s, chacun a un rĂŽle dans la prĂ©vention de l’illettrisme. Il convient dĂ©sormais de donner une impulsion nationale et d’accompagner la mise en cohĂ©rence du travail de tous les acteurs. L’illettrisme demeure une rĂ©alitĂ© relativement mĂ©connue, que les pouvoirs publics ont tardĂ© Ă  apprĂ©hender. Le Premier ministre a fait de la lutte contre l’illettrisme la grande cause nationale de l’annĂ©e 2013. Le Gouvernement entend ainsi prendre la mesure d’un sujet qui suppose un engagement fort et une action concertĂ©e des ministĂšres concernĂ©s. Offrir un cadre protecteur aux Ă©lĂšves, aux enseignants ainsi qu’à tous les acteurs intervenant dans l’école L’école doit offrir aux Ă©lĂšves un cadre protecteur dont l’un des Ă©lĂ©ments fondamentaux est la prĂ©sence d’une Ă©quipe Ă©ducative pluri-professionnelle travaillant en partenariat. L’apprentissage de la citoyennetĂ© et de la vie commune et le respect des droits et des devoirs au sein de la communautĂ© Ă©ducative sont des objectifs pĂ©dagogiques tout aussi importants que la maĂźtrise des connaissances disciplinaires. Pour devenir de jeunes citoyens, les Ă©lĂšves doivent apprendre les principes de la vie dĂ©mocratique et acquĂ©rir des compĂ©tences civiques grĂące aux enseignements dispensĂ©s et par la participation aux instances reprĂ©sentatives et/ou Ă  la vie associative des Ă©coles et des Ă©tablissements. L’action Ă©ducative contribue Ă©galement Ă  sensibiliser les Ă©lĂšves Ă  la solidaritĂ© intergĂ©nĂ©rationnelle et aux apports rĂ©ciproques entre les gĂ©nĂ©rations, notamment par leur engagement dans la vie associative et par les Ă©changes de savoirs et de compĂ©tences. L’école doit assurer, conjointement avec la famille, l’enseignement moral et civique, qui comprend l’apprentissage des valeurs et symboles de la RĂ©publique et de l’Union europĂ©enne, des institutions, de l’hymne national et de son histoire, et prĂ©pare Ă  l’exercice de la citoyennetĂ©. Pour instituer un lien civique entre tous les membres de la communautĂ© Ă©ducative, il convient de prĂ©venir au sein de l’école toutes les formes de discrimination et de favoriser la mixitĂ© sociale et l’égalitĂ© entre les femmes et les hommes. Quelles que soient les origines de l’absentĂ©isme, il appartient Ă  l’institution scolaire de mettre en Ɠuvre tous les moyens pĂ©dagogiques et Ă©ducatifs Ă  sa disposition pour favoriser l’assiduitĂ© de l’élĂšve. La sĂ©curitĂ© et, de façon plus prĂ©cise, les conditions d’un climat scolaire serein doivent ĂȘtre instaurĂ©es dans les Ă©coles et les Ă©tablissements scolaires pour favoriser les apprentissages, le bien-ĂȘtre et l’épanouissement des Ă©lĂšves et de bonnes conditions de travail pour tous. Les violences en milieu scolaire, dont les origines sont plurielles, requiĂšrent en effet un traitement global et une action de long terme et non une approche uniquement sĂ©curitaire qui n’est pas suffisamment efficace. La lutte contre toutes les formes de harcĂšlement sera une prioritĂ© pour chaque Ă©tablissement d’enseignement scolaire. Elle fera l’objet d’un programme d’actions Ă©laborĂ© avec l’ensemble de la communautĂ© Ă©ducative, adoptĂ© par le conseil d’école pour le premier degrĂ© et par le conseil d’administration dans les Ă©tablissements publics locaux d’enseignement EPLE. Ce programme d’actions sera rĂ©guliĂšrement Ă©valuĂ© pour ĂȘtre amendĂ© si nĂ©cessaire. Au niveau des Ă©tablissements scolaires, l’action sera fondĂ©e sur le renforcement des Ă©quipes pĂ©dagogiques et l’augmentation du nombre d’adultes prĂ©sents dans les Ă©tablissements en difficultĂ©. La mise en place d’assistants de prĂ©vention et de sĂ©curitĂ© Ă  la rentrĂ©e 2012 constitue une premiĂšre Ă©tape en la matiĂšre. Ces personnels formĂ©s participent Ă  l’action Ă©ducative, en complĂ©mentaritĂ© avec les autres personnels et en articulation avec les Ă©quipes mobiles de sĂ©curitĂ© et les partenaires extĂ©rieurs. La formation initiale et continue des enseignants revĂȘt une importance cruciale pour leur permettre de gĂ©rer les situations de tension ou de rĂ©agir face aux Ă©lĂšves en difficultĂ© avec l’institution scolaire. Cette politique de formation sera amorcĂ©e dans les ESPE Ă  partir de la rentrĂ©e 2013. Redynamiser le dialogue entre l’école et les parents, les collectivitĂ©s territoriales, le secteur associatif La promotion de la co-Ă©ducation » est un des principaux leviers de la refondation de l’école. Elle doit trouver une expression claire dans le systĂšme Ă©ducatif et se concrĂ©tiser par une participation accrue des parents Ă  l’action Ă©ducative dans l’intĂ©rĂȘt de la rĂ©ussite de tous les enfants. Il convient de reconnaĂźtre aux parents la place qui leur revient au sein de la communautĂ© Ă©ducative. Il s’agit de veiller Ă  ce que tous les parents soient vĂ©ritablement associĂ©s aux projets Ă©ducatifs d’école ou d’établissement. Des actions seront conduites au niveau des Ă©tablissements pour renforcer les partenariats avec les parents et leurs associations. Il s’agit aussi d’accorder une attention particuliĂšre aux parents les plus Ă©loignĂ©s de l’institution scolaire par des dispositifs innovants et adaptĂ©s. Si l’éducation revĂȘt un caractĂšre national, les collectivitĂ©s territoriales, qui financent 25 % de la dĂ©pense intĂ©rieure d’éducation, jouent un rĂŽle dĂ©terminant dans le bon fonctionnement du systĂšme Ă©ducatif, notamment sur des questions centrales les bĂątiments, le numĂ©rique, les activitĂ©s durant les temps pĂ©riscolaires et extrascolaires, l’orientation, l’insertion professionnelle... Ainsi, les contrats d’objectifs des EPLE doivent devenir tripartites, en renforçant le rĂŽle de la collectivitĂ© territoriale de rattachement. La reprĂ©sentation des collectivitĂ©s territoriales est rééquilibrĂ©e au sein des conseils d’administration des EPLE. Enfin, au niveau rĂ©gional et par convention, l’utilisation des locaux et Ă©quipements scolaires hors temps de formation doit ĂȘtre favorisĂ©e afin de dĂ©velopper des activitĂ©s Ă  caractĂšre culturel, sportif, social ou socio-Ă©ducatif ou de permettre Ă  des entreprises ou Ă  des organismes de formation d’utiliser ces espaces et, le cas Ă©chĂ©ant, le matĂ©riel. Le secteur associatif, ainsi que les mouvements d’éducation populaire, sont des partenaires essentiels de l’école. Ils font partie intĂ©grante de la communautĂ© Ă©ducative dont les actions sont dĂ©terminantes pour l’enrichissement de l’environnement Ă©ducatif des Ă©lĂšves. Ces acteurs mĂ©ritent amplement d’ĂȘtre reconnus dans leur diversitĂ© et pour la qualitĂ© de leurs interventions. Le partenariat qui les associe Ă  l’école doit ĂȘtre dĂ©veloppĂ© dans le respect et en fonction des capacitĂ©s et des compĂ©tences ainsi que de l’objet dĂ©fendu par les partenaires qui le constituent. Seront associĂ©es Ă  toutes les instances de concertation des diffĂ©rents acteurs participant Ă  l’encadrement des Ă©lĂšves Ă  la fois les associations de parents et celles relatives Ă  l’éducation populaire. Ces orientations de rĂ©forme tracent la stratĂ©gie de refondation de l’école et prĂ©voient les moyens humains qui lui seront nĂ©cessaires. Elles seront mises en Ɠuvre au cours de la lĂ©gislature. La refondation de l’école de la RĂ©publique suppose le rassemblement autour de ces orientations qui portent non seulement un projet Ă©ducatif, mais Ă©galement un projet de sociĂ©tĂ©. La France, avec la refondation de son Ă©cole, se donne les moyens de rĂ©pondre aux grands dĂ©fis auxquels elle est confrontĂ©e amĂ©liorer la formation de l’ensemble de la population, accroĂźtre sa compĂ©titivitĂ©, lutter contre le chĂŽmage des jeunes, rĂ©duire les inĂ©galitĂ©s sociales et territoriales, favoriser la scolarisation des Ă©lĂšves en situation de handicap et recrĂ©er une cohĂ©sion nationale et un lien civique autour de la promesse rĂ©publicaine. L’ensemble de ces mesures reprĂ©sente un effort financier et humain important, mais cet effort constitue un investissement pour l’avenir de notre pays. Il s’agit d’un des leviers les plus puissants pour amĂ©liorer le potentiel de croissance, Ă  moyen et long termes, du pays et pour former les personnels qualifiĂ©s dont son Ă©conomie et les secteurs d’avenir ont besoin. La refondation de l’école s’appuie sur une conception du citoyen et de la RĂ©publique. L’école de la RĂ©publique est une Ă©cole de l’exigence et de l’ambition qui doit permettre Ă  chaque Ă©lĂšve de trouver et de prendre le chemin de sa rĂ©ussite. C’est un lieu d’enseignement laĂŻc, d’émancipation et d’intĂ©gration de tous les enfants. C’est notre maison commune, vecteur de promotion et de justice sociales, lieu de transmission des valeurs de la RĂ©publique, des valeurs fortes que l’on doit enseigner et pratiquer. Cette refondation appelle la mobilisation de tous pour l’accomplissement au quotidien de cette ambition, dans un esprit d’unitĂ©, de confiance et d’action, dans l’intĂ©rĂȘt des Ă©lĂšves et dans celui du pays. Vu pour ĂȘtre annexĂ© au projet de loi adoptĂ© par le SĂ©nat dans sa sĂ©ance du 24 mai 2013. Le PrĂ©sident, SignĂ© Jean-Pierre BEL © AssemblĂ©e nationale
Art48. - AprÚs l'article L. 912-1 du code de l'éducation, sont insérés trois articles L. 912-1-1 à L. 912-1-3 ainsi rédigés : « Art. L. 912-1-1. - La liberté pédagogique de l'enseignant s'exerce
En droit français, vous ne pouvez pas dĂ©shĂ©riter votre enfant au sens strict du terme car il est protĂ©gĂ© par le mĂ©canisme de la rĂ©serve hĂ©rĂ©ditaire. Il est en revanche possible d’amĂ©nager la part qui lui sera dĂ©volue dans certaines limites. Qu’est-ce que la rĂ©serve hĂ©rĂ©ditaire ?C'est une part de vos biens et de vos droits successoraux dont la loi garantit la transmission Ă  votre enfant. Cette part reprĂ©sente 1/2 des biens et des droits successoraux en prĂ©sence d’un seul enfant, 2/3 en prĂ©sence de 2 enfants,3/4 en prĂ©sence de 3 enfants ou plus,Au delĂ  de 3 enfants, ils se partageront entre eux les 3/4 du patrimoine du vous ne pouvez pas disposer de la rĂ©serve, vous pouvez par contre disposer de la quotitĂ© disponible comme vous l’ que la quotitĂ© disponible ?C’est la part qui n’est pas rĂ©servĂ©e par la loi. Vous pouvez en disposer comme vous l’entendez par le biais de libĂ©ralitĂ©s donations ou par le biais d’un testament legs. Si vous n’avez qu’un seul enfant, celui-ci recevra donc au minimum la moitiĂ© des vos biens et de vos droits. Si vous avez deux enfants et que vous souhaitez en avantager un, vous pouvez disposer d’1/3 de votre patrimoine et le lui transmettre. Il recevra ainsi 2/3 de votre patrimoine tandis que l’autre enfant n’en recevra plus qu’1/3. Un enfant peut-il perdre sa qualitĂ© d’hĂ©ritier ?Oui, un enfant peut perdre sa qualitĂ© d’hĂ©ritier et donc ĂȘtre exclu de la succession de maniĂšre automatique s'il est dĂ©clarĂ© indigne, c’est-Ă -dire si il est condamnĂ© Ă  une peine criminelle pour avoir donnĂ© ou tentĂ© de donner la mort au dĂ©funt il a Ă©tĂ© condamnĂ© Ă  une peine criminelle pour avoir volontairement portĂ© des coups ou commis des violences ou voies de fait ayant entraĂźnĂ© la mort du dĂ©funt sans intention de la plus, il peut ĂȘtre exclu de la succession par une demande prononcĂ©e devant le tribunal judiciaire par un autre hĂ©ritier ou par le ministĂšre public s’il est condamnĂ© pour les mĂȘmes faits que prĂ©cĂ©demment Ă  une peine correctionnelle cette foiss’il a Ă©tĂ© condamnĂ© pour un tĂ©moignage mensonger portĂ© contre le dĂ©funt dans un procĂšs criminel s’il s'est abstenu d’empĂȘcher soit un crime ou un dĂ©lit contre l’intĂ©gritĂ© corporelle du dĂ©funt d’oĂč il est rĂ©sultĂ© la mort alors qu’il pouvait le faire sans risque s’il est condamnĂ© pour une dĂ©nonciation calomnieuse contre le dĂ©funt oĂč une peine criminelle Ă©tait en alors en jeu. Quand demander cette dĂ©claration d'indignitĂ© ?dans les six mois du dĂ©cĂšs, si la dĂ©cision de condamnation ou de dĂ©claration de culpabilitĂ© est antĂ©rieure au dĂ©cĂšs, dans les six mois de la dĂ©cision de condamnation, si elle est postĂ©rieure au hĂ©ritier dĂ©clarĂ© indigne peut-il ĂȘtre rĂ©intĂ©grĂ© dans la succession ?Oui. A la suite de ce genre de faits, le dĂ©funt peut, en connaissance de cause, avoir prĂ©cisĂ© de son vivant par une dĂ©claration expresse de forme testamentaire qu'il entendait maintenir l'hĂ©ritier dĂ©clarĂ© indigne dans ses droits hĂ©rĂ©ditaires. Est-il possible de sortir certains biens de l'actif successoral ?Oui. Vous avez la possibilitĂ© de dĂ©signer un tiers bĂ©nĂ©ficiaire d’une assurance-vie afin d’exclure les sommes correspondant aux primes de l’actif successoral l’assurance-vie ne rentre pas dans l’actif successoral dĂšs lors que le montant de la prime versĂ©e n’est pas exagĂ©rĂ©. Le vente d’un bien immobilier par le biais d’une vente en viager permet aussi de faire sortir un bien de l’actif le choix du rĂ©gime de la communautĂ© universelle peut permettre de dĂ©savantager au moins temporairement ses enfants en prĂ©voyant par exemple une clause d’attribution intĂ©grale au conjoint juridiquesArticles 726 et suivants du Code civil. Article 727-1 du Code civil. Article 728 du Code Civil. Articles 912 et suivants du Code civil. Article L132-13 du Code des civ., 2e, 6 octobre 2011, n° du pourvoi par Allianz PJ le 10/02/2017 - DerniĂšre modification le 29/07/2022
Demanded’aide de l’Aide aux Ă©tudiants du Manitoba Pour les Ă©tudiants de niveau postsecondaire inscrits . Ă  temps plein . Directives pour la . demande d’aide de l’Aide aux Ă©tudiants du Manitoba de 2021 – 2022 – pour les programmes qui commencent entre le . 1. er. aoĂ»t 2021 et le 31 juillet 2022. CHARGE DE COURS. Pour ĂȘtre considĂ©rĂ© comme Ă©tant un
Sur ce point prĂ©cis, la mĂ©thode laisse une grande libertĂ©. Les variations individuelles sont en effet importantes de » hein, mais j’comprends rien Ă  ça » Ă  je suis un geek, je commence par scratch et on programmera des drones en python aprĂšs 
 de pas de matĂ©riel » Ă  j’ai tellement de matĂ©riel qu’il me faut une armoire 
 Cet article permet donc d’apporter les informations nĂ©cessaires Ă  chacun pour mener Ă  bien plusieurs sĂ©ances dans ce champ. Les programmes et bases Il faut Ă©videmment revenir aux programmes, et pas seulement en mathĂ©matiques ! Lire les extraits compilĂ©s par le GTD Usages du numĂ©rique 55 extraits_des_programmes_c2_-_codage-programmation extraits_des_programmes_c3_-_codage-programmation Ainsi, on pourra y travailler en dehors des heures de mathĂ©matiques. En cycle 2, la mĂ©thode reste globalement sur des activitĂ©s dĂ©branchĂ©es en travaillant sur un fichier spĂ©cifique Code/dĂ©code en fin d’annĂ©e et en proposant de travailler avec des outils numĂ©riques, mais vous pouvez adapter et vous faire plaisir » 😉 Je suggĂšre ensuite la lecture d’un dossier de MichĂšle Drechsler, Inspectrice DAN adjointe Initier les Ă©lĂšves au codage et Ă  la programmation » qui resitue clairement tout cela dans une rĂ©flexion plus globale et prĂ©sente des exemples concrets. Les contenus Je propose plusieurs ressources – Un dossier dĂ©taillĂ© et guidĂ© de Lorin Walter sur l’excellent site » Il y propose notamment une sĂ©quence complĂšte et bien pensĂ©e pour de la programmation dĂ©branchĂ©e », c’est Ă  dire sans matĂ©riel ! – L’article du site Codage/programmation » qui prĂ©sente tuxbot et scratch. Pour scratch, deux liens sont proposĂ©s qui donnent accĂšs Ă  un travail trĂšs guidĂ©, mais vous ĂȘtes libres de faire autre chose ! – Le site » » qui propose diffĂ©rents cours, un hour of code », etc. Ressources Pour comprendre, faire autre chose, aller plus loin Padlet de Benjamin Thily Conseiller PĂ©dagogique NumĂ©rique 14 Ce padlet compile une sĂ©rie de liens utiles pour dĂ©couvrir la programmation Ă  l’école primaire et en maternelle. Voir Ressources robots/programmation un jeu Ă  fabriquer imprimer, plastifier pour travailler les dĂ©placements d’un robot sans matĂ©riel mais aussi Liste de logiciels/applis Livre 1,2,3
Codez ! » de La main Ă  la pĂąte Le livre est accessible en ligne gratuitement aprĂšs inscription Livre Ă  vos marques, prĂȘts, codez » La collection atelier Scratch » chez Nathan => les vidĂ©os sur le site sont intĂ©ressantes !
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1 La somme liĂ©e Ă  l’éducation de l’enfance en difficultĂ© fondĂ©e sur l’effectif qui est versĂ©e au conseil pour l’exercice, calculĂ©e en application de l’article 19. 2. La somme liĂ©e Ă  l’équipement personnalisĂ© qui est versĂ©e au conseil pour l’exercice, calculĂ©e en application du paragraphe 20 (1). 3. La somme liĂ©e aux Ziggourat consacrĂ©e au dieu Inshushinak Ă  Choqa ZanbilKatarina Maruskinova CC BY-NC-SA L'Élam Ă©tait une rĂ©gion du Proche-Orient correspondant aux provinces actuelles d'Ilam et du Khouzistan, dans le sud de l'Iran bien qu'elle comprenne Ă©galement une partie du sud de l'Irak actuel, dont la civilisation s'Ă©tendit sur des milliers d'annĂ©es, de 3200 Ă  539 avant notre Ăšre. Le nom vient de l'akkadien et du sumĂ©rien, qui signifient "hautes terres" ou "haut pays", tandis que les Élamites dĂ©signaient leur territoire sous le nom de Haltami ou Haltamti, qui semble avoir la mĂȘme signification. La Bible GenĂšse 1022 affirme que la rĂ©gion fut nommĂ©e en l'honneur d'Élam, fils de Sem, fils de NoĂ©, mais cette affirmation n'a aucun fondement en dehors du rĂ©cit biblique. Leur langue ne correspond Ă  aucune autre et n'a pas encore Ă©tĂ© dĂ©chiffrĂ©e, de sorte que leur histoire ancienne provient de sources mĂ©sopotamiennes. Cela ne s'applique toutefois qu'Ă  l'Ă©criture linĂ©aire Ă©lamite, car leur langue a Ă©tĂ© prĂ©servĂ©e dans l'Ă©criture cunĂ©iforme aprĂšs leur contact avec les SumĂ©riens. L'origine des Élamites est considĂ©rĂ©e comme aussi mystĂ©rieuse que leur langue, mais il s'agit trĂšs probablement d'un peuple indigĂšne du plateau iranien dont la culture commença Ă  se dĂ©velopper au cours de la pĂ©riode mĂ©sopotamienne ObeĂŻd vers 5000-4100 avant notre Ăšre. Leur civilisation a Ă©tĂ© divisĂ©e par les spĂ©cialistes en diffĂ©rentes pĂ©riodes pĂ©riode proto-Ă©lamite c. 3200 - c. 2700 av. JC pĂ©riode Ă©lamite ancienne c. 2700 - c. 1600 av. JC pĂ©riode medio-Ă©lamite c. 1500 - c. 1100 av. JC pĂ©riode nĂ©o-Ă©lamite c. 1100 - c. 539 av. JC La fin de la civilisation Ă©lamite correspondrait aux premiĂšres annĂ©es de l'Empire perse achĂ©mĂ©nide c. 550-330 av. JC aprĂšs la conquĂȘte de la rĂ©gion par le premier roi achĂ©mĂ©nide Cyrus II le Grand, r. c. 550-530 av. JC, mais la culture Ă©lamite continua d'exercer une influence importante sur les AchĂ©mĂ©nides, comme en tĂ©moigne la langue Ă©crite Ă©lamite en Ă©criture cunĂ©iforme utilisĂ©e comme l'une des trois langues de l'inscription de Behistun de Darius Ier le Grand, r. 522-486 av. JC. Le panthĂ©on Ă©lamite semble avoir Ă©galement influencĂ© la religion perse ancienne avant l'Ă©tablissement du zoroastrisme dans la rĂ©gion. La plupart des documents anciens concernant l'Élam proviennent de textes akkadiens, sumĂ©riens et assyriens et de mentions pĂ©riodiques dans la Bible. Selon l'inscription du roi nĂ©o-assyrien Ashurbanipal r. 668-627 av. JC, il conquit et dĂ©truisit les villes de l'Élam vers 647-646 av. JC, mais les preuves archĂ©ologiques ont prouvĂ© que cette affirmation Ă©tait exagĂ©rĂ©e, car les villes et la culture Ă©lamites perdurĂšrent par la suite. Vous aimez l'Histoire? Abonnez-vous Ă  notre newsletter hebdomadaire gratuite! LES Ă©LAMITES N'ONT JAMAIS ÉTÉ UN GROUPE ETHNIQUE COHÉSIF MAIS PLUTÔT UNE FÉDÉRATION DE PEUPLES DISPARATES VIVANT DANS UNE RÉGION SPÉCIFIQUE SOUS LA DIRECTION DE DIFFÉRENTES CITÉS. Les Élamites n'ont jamais constituĂ© un groupe ethnique cohĂ©rent, mais plutĂŽt une fĂ©dĂ©ration de peuples disparates vivant dans une rĂ©gion spĂ©cifique sous la direction de diffĂ©rentes villes telles que Awan, Anshan, Shimashki et Suse. Des artefacts, provenant principalement de Suse, tĂ©moignent de l'existence de relations commerciales Ă©tendues jusqu'en Inde, et les Élamites Ă©taient le vecteur du commerce entre la MĂ©sopotamie et tous les points de l'Est. L'Élam atteignit son apogĂ©e durant la pĂ©riode Ă©lamite moyenne, lorsqu'il Ă©tendit son pouvoir politique pour Ă©tablir l'Empire Ă©lamite. Parmi les rois les plus cĂ©lĂšbres de l'Élam, citons Untash-Napirisha r. c. 1275-1240 av. JC, qui construisit la ziggourat et le temple de Dur Untash Chogha Zanbil ainsi que plus de 50 autres structures, et Shutruk-Nakhkunte r. 1184-1155 av. JC, qui fonda l'Ă©phĂ©mĂšre Empire Ă©lamite. L'Élam dĂ©clina aprĂšs s'ĂȘtre joint Ă  la coalition des MĂšdes, des Babyloniens et d'autres qui renversĂšrent l'empire nĂ©o-assyrien et qui Ă©leva la MĂ©die Ă  la suprĂ©matie dans la rĂ©gion. La domination des MĂšdes fut ensuite remplacĂ©e par les Perses sous Cyrus II et, par la suite, l'Élam continua Ă  faire partie d'empires successifs jusqu'Ă  la chute de l'empire sassanide en 651 de notre Ăšre face aux Arabes musulmans. La pĂ©riode proto-Ă©lamite On sait peu de choses de la pĂ©riode dite proto-Ă©lamite, car son histoire est racontĂ©e dans une Ă©criture linĂ©aire non encore dĂ©chiffrĂ©e. L'Ă©criture proto-Ă©lamite fut dĂ©veloppĂ©e vers 3200 av. JC et resta en usage continu jusqu'Ă  environ 2700 av. JC, lorsque le contact avec Sumer introduisit l'Ă©criture cunĂ©iforme. Les dĂ©tails de cette Ă©poque sont donc vagues. L'expert F. Vallat commente L'histoire Ă©lamite reste largement fragmentaire. Les sources indigĂšnes Ă©tant rares, les tentatives de reconstitution doivent s'appuyer essentiellement sur la documentation mĂ©sopotamienne. La plus grande partie des textes Ă©lamites connus a Ă©tĂ© retrouvĂ©e Ă  Suse, une ville qui, depuis sa fondation vers 4000 av. JC, fut soumise Ă  l'alternance de pouvoir mĂ©sopotamien et Ă©lamite. Encyclopedia Iranica, 2 D'aprĂšs les artefacts trouvĂ©s Ă  Suse principalement et ailleurs, les Élamites Ă©taient dĂ©jĂ  des artisans compĂ©tents Ă  cette Ă©poque, crĂ©ant des cĂ©ramiques exceptionnelles et d'autres Ɠuvres qui n'ont aucun rapport avec les États voisins. L'Élam entre dans l'histoire par le biais de textes historiques sumĂ©riens datant d'environ 2700 av. JC, qui relatent la toute premiĂšre guerre documentĂ©e de l'histoire. Le roi sumĂ©rien Enemebaragesi de Kish vainquit les Élamites lors d'une bataille et ramena un riche butin de guerre Ă  Sumer. Le rĂ©cit de la victoire d'Enemebaragesi est donnĂ© dans la liste des rois sumĂ©riens et cette brĂšve mention est le dĂ©but de l'histoire connue des Élamites. Tablettes proto-Ă©lamitesOsama Shukir Muhammed Amin Copyright PĂ©riode Ă©lamite ancienne La culture Ă©lamite Ă©tait dĂ©jĂ  bien Ă©tablie au dĂ©but de la pĂ©riode Ă©lamite ancienne, mais elle fut pleinement dĂ©veloppĂ©e par les maisons dynastiques qui rĂ©gnĂšrent depuis Awan, Anshan et Suse, respectivement, Ă  diffĂ©rents moments de cette Ăšre. Bien qu'Awan et Anshan aient Ă©tĂ© autrefois considĂ©rĂ©es comme deux villes diffĂ©rentes, les spĂ©cialistes actuels pensent qu'Awan Ă©tait simplement l'ancien nom de la ville royale qui devint ensuite Anshan. Comme pour presque tous les aspects de l'histoire Ă©lamite, les dates suivantes pour les dynasties sont approximatives Dynastie Awan c. 2350 - c. 2150 av. JC - la premiĂšre maison dynastique historiquement attestĂ©e qui dĂ©veloppa des contrats commerciaux prĂ©existants avec les citĂ©s-Ă©tats mĂ©sopotamiennes et d'autres plus Ă  l'est. Sargon d'Akkad r. 2334-2279 av. JC conquit Awan pendant le rĂšgne du 8e roi, Luh-Ishan r. c. 2300 av. JC, et prit la ville de Suse. Les Akkadiens dĂ©tinrent les deux villes royales et influencĂšrent la langue et la culture, favorisant l'utilisation de l'Ă©criture cunĂ©iforme dans la rĂ©gion, qui avait commencĂ© avec les SumĂ©riens. Le petit-fils de Sargon, Naram-Sin r. 2261-2224 av. JC, conclut un traitĂ© de paix avec l'Élam aprĂšs avoir rĂ©primĂ© les rĂ©bellions dans la rĂ©gion. GrĂące Ă  sa stĂšle de la Victoire, les chercheurs ont appris les noms de nombreux dieux et dirigeants Ă©lamites, ainsi que d'autres aspects de l'histoire Ă©lamite. Lorsque l'Empire akkadien tomba aux mains des Gutis, la dynastie Awan reprit le contrĂŽle d'Awan et de Suse, mais s'effondra lorsque les Gutis envahirent leur rĂ©gion. StĂšle de la victoire de Naram-SinJan van der Crabben CC BY-NC-SA Dynastie Shimashki c. 2200-1900 av. JC - surtout connue pour son conflit avec la ville sumĂ©rienne d'Ur pendant la pĂ©riode Ur III 2047-1750 av. JC. Le roi d'Ur, Ur-Nammu r. 2047-2030 av. JC chassa les Gutis de Sumer, et ils furent ensuite conquis et chassĂ©s d'Élam par son fils Shulgi d'Ur r. 2029-1982 av. JC. Shulgi s'empara alors de Suse et Ă©tablit une solide prĂ©sence sumĂ©rienne dans la rĂ©gion, prĂ©sence qui dura jusqu'au rĂšgne d'Ibbi-Sin r. env. 2027-2004 av. JC, lorsqu'une coalition d'Élamites et d'Amorites saccagea Ur et fit Ibbi-Sin prisonnier. Les Élamites mirent ainsi fin au contrĂŽle sumĂ©rien dans la rĂ©gion, ce qui entraĂźna le dĂ©clin des SumĂ©riens et leur disparition des archives historiques. LES MONARQUES DE SUKKALMAH ÉTAIENT DES FAISEURS DE ROI ET ÉTAIENT RÉGULIÈREMENT SOLLICITÉS PAR LES MONARQUES MÉSOPOTAMIENS POUR LES AIDER DANS LEURS GUERRES. Dynastie des Sukkalmah c. 1970 - c. 1770 av. JC, Ă©galement connue sous le nom de dynastie des Épartides - cette dynastie, peut-ĂȘtre fondĂ©e par Eparti I dates inconnues, Ă©tablit le contrĂŽle des Élamites sur Anshan et Suse et Ă©tendit le territoire Ă  Sumer. Ils Ă©taient si puissants et capables de mobiliser des armĂ©es si vastes et des ressources si considĂ©rables que les rois des citĂ©s-États de MĂ©sopotamie, qui s'adressaient rĂ©guliĂšrement Ă  leurs confrĂšres en les appelant "frĂšre", saluaient les rois Ă©lamites de la dynastie Sukkalmah en les appelant "pĂšre" et se signaient "fils". Les monarques de Sukkalmah Ă©taient des faiseurs de roi et Ă©taient rĂ©guliĂšrement sollicitĂ©s par les monarques mĂ©sopotamiens pour les aider dans leurs guerres. MĂȘme Hammurabi de Babylone r. 1792-1750 av. JC demanda leur aide dans sa conquĂȘte de la MĂ©sopotamie, puis, une fois au pouvoir, se retourna contre l'Élam et l'attaqua, ajoutant la rĂ©gion Ă  son empire. MĂȘme si les dĂ©tails de la culture Ă©lamite sont vagues durant cette pĂ©riode, il est clair que le commerce Ă©tait solidement Ă©tabli et lucratif. Les fouilles menĂ©es Ă  Suse ont mis au jour des objets provenant d'Inde et de divers points de la MĂ©sopotamie et du Levant. La religion se dĂ©veloppa Ă©galement Ă  cette Ă©poque, avec des sites sacrĂ©s Ă©tablis sur des montagnes, des collines et des bosquets sacrĂ©s. Certaines des divinitĂ©s les plus importantes du panthĂ©on Ă©taient Napirisha - Seigneur de la Terre et du peuple Insushinak - Seigneur de Suse, juge des morts, protecteur des faibles. Humban - Seigneur d'Anshan, gardien du roi et de la famille royale, dieu du ciel. Kiririsha - Épouse et compagne d'Insushinak et de Humban, mĂšre des dieux, dĂ©esse mĂšre. Pinikir - Reine des cieux, dĂ©esse du ciel. Nahhunte - Seigneur de la justice, dieu du commerce Ă©quitable et des contrats. Simut - Dieu d'Élam et de tous les Élamites Narundi - DĂ©esse de la victoire Ismekarab - DĂ©esse du monde souterrain, entendeur/protecteur des serments. Lamagal - Ă©galement appelĂ© Lakamar DĂ©esse des morts et juge des Ăąmes. Ce ne sont lĂ  que dix des plus de 200 divinitĂ©s qui Ă©taient vĂ©nĂ©rĂ©es dans tout l'Élam. Les complexes de temples n'organisaient pas de services religieux mais Ă©taient dĂ©diĂ©s Ă  l'entretien de la statue de la divinitĂ©. Un certain nombre de dieux mĂ©sopotamiens furent Ă©galement incorporĂ©s au panthĂ©on Ă©lamite, notamment Ea Enki, Ninhursag, Nisaba, Shamash et les dieux correspondant au chaotique et belliqueux Nergal. La mort et la vie aprĂšs la mort Ă©taient une prĂ©occupation majeure, comme en tĂ©moignent les priĂšres et les inscriptions demandant un passage sĂ»r vers l'au-delĂ , mais on ne sait pas exactement en quoi consistait la vie aprĂšs la mort des Élamites. Cependant, compte tenu de la forte influence de la MĂ©sopotamie sur cette culture, il est fort probable que leur vision de l'au-delĂ  reflĂšte celle de Sumer un monde souterrain sombre et lugubre prĂ©sidĂ© par une divinitĂ© fĂ©minine oĂč les Ăąmes buvaient dans des flaques d'eau et mangeaient de la poussiĂšre. Plan de SumerP L Kessler Copyright La structure politique, attestĂ©e dans la pĂ©riode medio-Ă©lamite, commença Ă  cette Ă©poque oĂč les rois Ă©taient lĂ©gitimĂ©s par les dieux et leur Ă©levaient des monuments et des complexes de temples en Ă©change d'une force militaire, d'un rĂšgne prospĂšre et de la santĂ© continue de la famille royale. On a longtemps pensĂ© que le neveu du roi Ă©tait son successeur en raison des inscriptions concernant "le fils de la sƓur du roi", mais on comprend aujourd'hui que cela faisait rĂ©fĂ©rence Ă  la pratique du roi de fĂ©conder sa sƓur afin de maintenir la lignĂ©e pure. Les fils succĂ©daient donc aux pĂšres et, dans le cas oĂč il n'y avait pas de fils, un frĂšre du roi montait sur le trĂŽne. PĂ©riode medio-Ă©lamite La pĂ©riode medio-Ă©lamite est Ă©galement dĂ©finie par trois dynasties majeures et par un processus que les spĂ©cialistes appellent "l'Ă©lamisation" de la rĂ©gion en particulier la zone septentrionale de la Susiane, c'est-Ă -dire l'Ă©lĂ©vation et la diffusion de la langue, de la culture et de la religion Ă©lamites du sud au nord. Le fait que les souverains de cette Ă©poque aient ressenti le besoin de s'engager dans cette politique met en Ă©vidence la nature disparate des groupes ethniques connus collectivement sous le nom d'"Élamites". On pense que cette "Ă©lamisation" consista Ă  imposer la culture des dynasties dirigeantes aux populations, en particulier celles du nord de la Susiane. Comme pour l'ancienne pĂ©riode Ă©lamite, les dates des dynasties suivantes sont approximatives Dynastie des Kidinuides c. 1500 - c. 1400 av. JC - fondĂ©e par le roi KidinĂ», cette dynastie prit l'habitude d'abandonner le titre de royautĂ© antĂ©rieur et d'adopter "roi d'Anshan et de Suse" dans sa correspondance et ses dĂ©crets, s'Ă©tablissant ainsi comme souverains du nord et du sud de la rĂ©gion Ă  partir des villes qui semblaient auparavant avoir alternĂ© comme siĂšges du pouvoir. Les Kidinuides entamĂšrent le processus d'Ă©lamisation qui sera poursuivi par les autres. Dynastie Igihalkid c. 1400 - c. 1200 av. JC - surtout connue pour le grand roi Untash-Napirisha qui construisit le complexe de temples de Dur-Untash Chogha Zanbil et encouragea la tolĂ©rance religieuse et la diversitĂ© des cultes. Dur-Untash, Ă©levĂ© prĂšs de Suse, semble avoir Ă©tĂ© d'abord envisagĂ© comme un temple au dieu patron de cette ville, Insushinak, mais la ziggourat primitive en son honneur fut dĂ©molie et une vision beaucoup plus grande prit sa place. Dur-Untash devint un centre religieux pour tous les dieux vĂ©nĂ©rĂ©s dans tout l'Élam, avec une grande ziggourat au centre entourĂ©e d'un complexe de hautes murailles renfermant des sites sacrĂ©s pour les dieux vĂ©nĂ©rĂ©s Ă  Awan/Anshan, Suse, les citĂ©s-États mĂ©sopotamiennes et d'autres. Le complexe fut abandonnĂ© pour des raisons inconnues aprĂšs la mort d'Untash-Napirisha. Ziggourat de Chogha Zanbil façade est, IranCarole Raddato CC BY-NC-SA Dynastie des Shutrukides c. 1200 - c. 1100 av. JC - Reconnue comme la plus grande des dynasties medio-Ă©lamites, les Shutrukides Ă©tablirent l'empire Ă©lamite qui s'Ă©tendait de l'Élam au sud de la MĂ©sopotamie. Cet objectif fut atteint par leur plus grand roi, Shutruk-Nakhunte, qui s'engagea d'abord dans des projets de construction pour amĂ©liorer l'image d'Élam en tant que royaume fort et puissant, puis, avec ses fils, se lança dans une campagne de conquĂȘte. Il saccagea la ville sumĂ©rienne de Sippar et emporta la statue du dieu Marduk, patron de Babylone, qui Ă©tait en "visite" Ă  Sippar, et la ramĂšna Ă  Suse. Il vainquit les Kassites qui contrĂŽlaient Babylone et plaça son fils aĂźnĂ© sur le trĂŽne de Babylone. C'est au cours de cette mĂȘme campagne que la stĂšle de la victoire de Naram-Sin fut apportĂ©e Ă  Suse, ainsi que la stĂšle d'Hammurabi sur laquelle est inscrit son cĂ©lĂšbre code de lois. Les Shutrukides poursuivirent leur expansion jusqu'Ă  ce qu'ils ne soient arrĂȘtĂ©s par les Assyriens au nord. Leur empire ne survit pas longtemps aprĂšs le rĂšgne du plus jeune fils de Shutruk-Nakhunte, en raison des luttes intestines entre les frĂšres pour le contrĂŽle, des assassinats et du manque de gouvernance qui en rĂ©sulta et qui conduisit au dĂ©clin. PĂ©riode nĂ©o-Ă©lamite c. 1100 - c. 539 av. JC On sait peu de choses de la premiĂšre partie de cette Ă©poque, si ce n'est la poursuite des prises de pouvoir par divers membres de la famille royale. Les impressionnants artisans Ă©lamites continuaient Ă  produire leurs Ɠuvres qui, depuis l'Ă©poque de l'Ancienne PĂ©riode, Ă©taient influencĂ©es par les techniques sumĂ©riennes mais faisaient souvent preuve d'une bien plus grande habiletĂ©. Les archives Ă©crites de l'Élam rĂ©apparaissent avec l'expansion de ce qu'on appelle l'empire nĂ©o-assyrien sous le rĂšgne d'Adad Nirari II r. 912-891 av. JC, bien que l'Élam lui-mĂȘme ait Ă©tĂ© relativement peu impliquĂ© jusqu'aux campagnes du futur roi assyrien Tiglath Pileser III r. 745-727 av. JC, qui crĂ©a la premiĂšre armĂ©e professionnelle permanente, approvisionnĂ©e et Ă©quipĂ©e grĂące au commerce facilitĂ© par l'Élam. L'Élam entra en conflit direct avec les Assyriens sous le rĂšgne de Sargon II 722-705 av. JC lorsqu'il soutint le chef chaldĂ©en Merodach-baladan r. c. 722-710/703-702 av. JC dans sa tentative de libĂ©rer Babylone du contrĂŽle assyrien. Ce conflit se poursuivra sous le fils de Sargon II, Sennacherib r. 705-681 av. JC, son fils et successeur Esarhaddon r. 681-669 av. JC, et le dernier grand roi de l'empire nĂ©o-assyrien, Ashurbanipal r. 668-627 av. JC. Ashurbanipal mit fin aux guerres en envahissant la rĂ©gion, en saccageant Suse et en dĂ©truisant les tombes des rois. Comme indiquĂ© plus haut, les inscriptions d'Assurbanipal prĂ©tendent qu'il dĂ©truisit complĂštement l'Élam, mais ce ne fut pas le cas. NĂ©anmoins, les preuves archĂ©ologiques confirment en grande partie ses dires, car aucune tombe royale n'a Ă©tĂ© trouvĂ©e et il n'y a pas de documents Ă©lamites pour cette pĂ©riode, ce qui, avec d'autres preuves, suggĂšre la destruction gĂ©nĂ©ralisĂ©e dont se vante Ashurbanipal. Destruction de SuseZereshk GNU FDL AprĂšs la mort d'Assurbanipal, l'empire nĂ©o-assyrien commença Ă  dĂ©cliner et l'Élam se joignit Ă  la coalition des MĂšdes, des Babyloniens et d'autres pour mettre Ă  sac les villes assyriennes en 612 avant notre Ăšre. Les MĂšdes, ainsi que d'autres peuples, dont les Perses, Ă©taient prĂ©sents sur le plateau iranien depuis le 3e millĂ©naire avant notre Ăšre et, au 1er millĂ©naire av. JC, les MĂšdes s'Ă©taient unis sous la direction d'un chef connu sous le nom de Daiukku alias Deioces, r. 727-675 av. JC. Le petit-fils de Daiukku, Cyaxare r. 625-585 Ă©tendit le territoire mĂšde et Ă©tablit sa capitale Ă  Anshan, plaçant l'Élam sous le contrĂŽle des MĂšdes. La partie mĂ©ridionale de la rĂ©gion continua d'ĂȘtre dĂ©signĂ©e sous le nom d'Élam, tandis que le nord prit le nom de Susiane. Le roi perse TeispĂšs r. c. 640 av. JC Ă©tablit son royaume Ă  l'est de l'Élam Ă  Persis aujourd'hui Fars, mais les Perses restĂšrent un État vassal relativement petit, mĂȘme sous leur roi Cambyse Ier r. 580-559 av. JC, jusqu'Ă  ce que le roi mĂšde Astyage r. 585-550 av. JC ne soit renversĂ© par le fils de Cambyse Ier, Cyrus le Grand, qui fonda l'Empire achĂ©mĂ©nide. Conclusion L'Élam fut absorbĂ© par le nouvel empire en tant que l'une de ses provinces, mais il Ă©tait hautement considĂ©rĂ© par les Perses. Le troisiĂšme roi achĂ©mĂ©nide, Darius Ier, reconstruisit entiĂšrement Suse et en fit l'une de ses capitales et districts administratifs. Selon l'expert F. Vallat Suse Ă©clipsa les autres capitales, comme Anshan et Pasargades, Ă  l'Ă©poque de Cyrus, et mĂȘme PersĂ©polis, fondĂ©e par Darius lui-mĂȘme, et Ecbatana. Il est frappant, par exemple, que les fonctionnaires voyageant vers des destinations aussi lointaines que l'Égypte, l'Inde ou l'Arachosie partaient de Suse et revenaient Ă  Suse, comme le confirment de nombreuses tablettes d'archives trouvĂ©es Ă  PersĂ©polis. De plus, ces documents Ă©taient rĂ©digĂ©s en Ă©lamite, comme si Darius avait souhaitĂ© faire appel Ă  une classe de scribes appartenant Ă  une administration dĂ©jĂ  existante. 20 Les dieux et les pratiques religieuses Ă©lamites furent conservĂ©s par les Perses, et leur langue, donnĂ©e en cunĂ©iforme, continua Ă  ĂȘtre utilisĂ©e. Leur artisanat fut Ă©galement dĂ©veloppĂ© par les Perses et la culture Ă©lamite servit Ă  prĂ©server, puis Ă  transmettre aux AchĂ©mĂ©nides l'artisanat et la culture mĂ©sopotamiens antĂ©rieurs. La culture Ă©lamite fut maintenue intacte, Ă  petite Ă©chelle, par l'État-nation de l'ÉlymaĂŻde, sur le golfe Persique, qui exista entre 187 av. JC et 224 de notre Ăšre, jusqu'Ă  son absorption par l'Empire sassanide 224-661 de notre Ăšre. AprĂšs la chute des Sassanides aux mains des Arabes musulmans en 651, la culture Ă©lamite fut adoptĂ©e par les conquĂ©rants, en tant que partie intĂ©grante de la culture perse, et continua Ă  exercer une influence considĂ©rable dans tout le Proche-Orient. L'Élam influença considĂ©rablement les dĂ©buts de la culture perse et, par consĂ©quent, l'une des civilisations les plus impressionnantes et l'un des plus grands empires du monde antique, dont les grandes rĂ©alisations trouvent encore un Ă©cho de nos jours.
Multiplierpar 1 053,46 $ l’effectif quotidien moyen de jour des Ă©lĂšves de l’élĂ©mentaire pour l’exercice en cours, en ne comptant que les Ă©lĂšves de la maternelle, du jardin d’enfants et de la 1re Ă  la 3e annĂ©e, pour obtenir la somme liĂ©e Ă  l’éducation de l’enfance en difficultĂ© fondĂ©e sur l’effectif pour ces Ă©lĂšves.
minnieExpertGrande nouveautĂ© dans notre Ă©tablissement, sur les bulletins d'exclusion de cours, il y a un rappel d'une circulaire de 2000 pas les rĂ©fĂ©rences sur moi, ledit papier est dans ma salle selon laquelle on ne peut exclure qu'en cas de danger etc. RAPPEL A L ’ATTENTION DES ENSEIGNANTSConformĂ©ment Ă  la loi du 
 L’exclusion de cours ne peut ainsi ĂȘtre motivĂ©e qu’en cas de mise en danger d’autrui ou de l’élĂšve mis en cause lui mĂȘme. » et Ă  la circulaire n°2000-105 du article 
L’exclusion ponctuelle de cours s’accompagne d’une prise en charge de l’élĂšve dans le cadre d’un dispositif prĂ©vu Ă  cet effet
JustifiĂ©e par un manquement grave, elle doit demeurer tout Ă  fait exceptionnelle et donner lieu systĂ©matiquement Ă  une information Ă©crite au CPE et au chef d’établissement. »Hier une collĂšge a exclu un gamin parce qu'il lui rĂ©pondait, lui a dit "putain" sans l'insulter directement et qu'elle n'en pouvait plus et voulait faire lui dĂ©gote sur Eduscol ce texte Fiche n°3 sanctions et punitionsUne punition l'exclusion ponctuelle d'un coursL'article L 921-1 du Code de l'Ă©ducation prĂ©voit que les enseignants sont responsables de l'ensemble des activitĂ©s scolaires des Ă©lĂšves et, Ă  ce titre, une dĂ©cision d'exclusion de cours peut ĂȘtre prise en fonction de l'intĂ©rĂȘt gĂ©nĂ©ral et pour assurer la continuitĂ© des activitĂ©s de la par un comportement inadaptĂ© au bon dĂ©roulement d'un cours, l'exclusion ponctuelle doit demeurer exceptionnelle et donner lieu systĂ©matiquement Ă  une information Ă©crite au conseiller principal d'Ă©ducation ainsi qu'au chef d'Ă©tablissement. Elle s'accompagne d'une prise en charge de l'Ă©lĂšve dans le cadre d'un dispositif prĂ©vu Ă  cet effet de maniĂšre Ă  assurer la continuitĂ© de la s'agit d'une rĂ©ponse ponctuelle qui relĂšve de la responsabilitĂ© professionnelle de l' la rĂ©pĂ©titivitĂ© d'une exclusion doit amener l'Ă©quipe Ă©ducative Ă  s'interroger sur une prise en compte collective des difficultĂ©s que rencontre l'Ă©lĂšve frĂ©quemment convient enfin de souligner que l'exclusion d'un ou plusieurs cours d'un Ă©lĂšve prise, Ă  titre de punition, par les personnels enseignants ou de direction, trop systĂ©matiquement rĂ©pĂ©tĂ©e ou pour plusieurs jours consĂ©cutifs, s'apparenterait Ă  une sanction, et ne relĂšverait plus des mesures d'ordre est le texte qui prĂ©avaut sur l'autre?LetizuquiNiveau 8En gĂ©nĂ©ral le dernier dĂ©cret modifie les autres. Donc, je dirais que le dernier paru prĂ©vaut !BientĂŽtlesudFidĂšle du forum Re exclusion de cours cadre lĂ©gal par BientĂŽtlesud Ven 14 Oct - 1151Merci, mĂȘme assaut du CPE dans mon bahutLetizuquiNiveau 8Extrait de la circulaire n°2000-105 du article - LES PUNITIONS SCOLAIRES ET LES SANCTIONS DISCIPLINAIRES Par commoditĂ© de langage, les punitions scolaires sont distinguĂ©es des sanctions disciplinaires proprement dites. Ainsi, dans un Ă©tablissement scolaire, des faits d'indiscipline, des transgressions ou des manquements aux rĂšgles de la vie collective peuvent-ils faire l'objet soit de punitions, qui sont dĂ©cidĂ©es en rĂ©ponse immĂ©diate par des personnels de l'Ă©tablissement, soit de sanctions disciplinaires qui relĂšvent du chef d'Ă©tablissement ou des conseils de discipline. C'est pourquoi il est demandĂ© que le rĂšglement intĂ©rieur de chaque Ă©tablissement comprenne des dispositions relatives tant aux punitions scolaires susceptibles d'ĂȘtre prononcĂ©es qu'aux sanctions disciplinaires proprement dites. Une telle rĂ©daction des rĂšglements intĂ©rieurs est susceptible de donner au rĂ©gime disciplinaire la cohĂ©rence qui est indispensable Ă  l'acceptation par les Ă©lĂšves des consĂ©quences des fautes qu'ils peuvent commettre. Les sanctions ne prennent en effet sens et efficience que lorsqu'elles s'inscrivent rĂ©ellement dans un dispositif global explicite et Ă©ducatif, au travers duquel se construisent respect d'autrui, sens de la responsabilitĂ© et respect de la loi. Il convient de prĂ©voir Ă©galement des mesures positives d'encouragement prononcĂ©es par le conseil de classe, qui pourront ĂȘtre dĂ©finies dans le cadre du rĂšglement intĂ©rieur. Conditions de mise en Ɠuvre À toute faute ou manquement Ă  une obligation, il est indispensable que soit apportĂ©e une rĂ©ponse rapide et adaptĂ©e par une rĂ©action et une explication immĂ©diates, il importe de signifier Ă  l'Ă©lĂšve que l'acte a Ă©tĂ© pris en compte. Dans le mĂȘme temps, le ou les responsables lĂ©gaux des mineurs doivent ĂȘtre informĂ©s et, s'ils le demandent, pouvoir rencontrer un responsable de l'Ă©tablissement. Pour assurer cohĂ©rence et harmonisation des pratiques en matiĂšre disciplinaire, aussi bien dans la durĂ©e qu'entre les diffĂ©rentes classes d'un mĂȘme Ă©tablissement, une Ă©chelle des punitions et des sanctions figure au rĂšglement punitions scolaires doivent ĂȘtre distinguĂ©es des sanctions disciplinaires - les punitions scolaires concernent essentiellement certains manquements mineurs aux obligations des Ă©lĂšves, et les perturbations dans la vie de la classe ou de l'Ă©tablissement. Elles sont fixĂ©es par le rĂšglement intĂ©rieur ; - les sanctions disciplinaires concernent les atteintes aux personnes et aux biens et les manquements graves aux obligations des Ă©lĂšves. Le rĂšglement intĂ©rieur doit reprendre la liste des sanctions fixĂ©es par les 2Ăšme et 3Ăšme alinĂ©as de l'article 3 du dĂ©cret du 30 aoĂ»t 1985 modifiĂ©. Les punitions scolaires ConsidĂ©rĂ©es comme des mesures d'ordre intĂ©rieur, elles peuvent ĂȘtre prononcĂ©es par les personnels de direction, d'Ă©ducation, de surveillance et par les enseignants ; elles pourront Ă©galement ĂȘtre prononcĂ©es, sur proposition d'un autre membre de la communautĂ© Ă©ducative, par les personnels de direction et d'Ă©ducation. La liste indicative ci-aprĂšs peut servir de base Ă  l'Ă©laboration des rĂšglements intĂ©rieurs des Ă©tablissements - inscription sur le carnet de correspondance ; - excuse orale ou Ă©crite ; - devoir supplĂ©mentaire assorti ou non d'une retenue ; - exclusion ponctuelle d'un cours. Elle s'accompagne d'une prise en charge de l'Ă©lĂšve dans le cadre d'un dispositif prĂ©vu Ă  cet effet. JustifiĂ©e par un manquement grave, elle doit demeurer tout Ă  fait exceptionnelle et donner lieu systĂ©matiquement Ă  une information Ă©crite au conseiller principal d'Ă©ducation et au chef d'Ă©tablissement ; - retenue pour faire un devoir ou un exercice non fait. Toute retenue doit faire l'objet d'une information Ă©crite au chef d'Ă©tablissement. Les devoirs supplĂ©mentaires effectuĂ©s dans l'Ă©tablissement doivent ĂȘtre rĂ©digĂ©s sous surveillance. Les punitions infligĂ©es doivent respecter la personne de l'Ă©lĂšve et sa dignitĂ© sont proscrites en consĂ©quence toutes les formes de violence physique ou verbale, toute attitude humiliante, vexatoire ou dĂ©gradante Ă  l'Ă©gard des Ă©lĂšves. Il convient Ă©galement de distinguer soigneusement les punitions relatives au comportement des Ă©lĂšves de l'Ă©valuation de leur travail personnel. Ainsi n'est-il pas permis de baisser la note d'un devoir en raison du comportement d'un Ă©lĂšve ou d'une absence injustifiĂ©e. Les lignes et les zĂ©ros doivent Ă©galement ĂȘtre proscrits. BientĂŽtlesudFidĂšle du forum Re exclusion de cours cadre lĂ©gal par BientĂŽtlesud Ven 14 Oct - 1153attention une circulaire ne prĂ©vaut nullement face Ă  un dĂ©cret, mĂȘme si elle est postĂ©rieure Ă  celui-ci un juge administratif fera toujours valoir un dĂ©cret s'il est contredit par rapport Ă  une circulaireLetizuquiNiveau 8Donc, nous avons tout Ă  fait le droit d'exclure un Ă©lĂšve de cours cela fait partie des punitions que nous pouvons donner pour des manquements mineurs et/ou perturbation de 8 Ondiraitlesud a Ă©critattention une circulaire ne prĂ©vaut nullement face Ă  un dĂ©cret, mĂȘme si elle est postĂ©rieure Ă  celui-ci un juge administratif fera toujours valoir un dĂ©cret s'il est contredit par rapport Ă  une circulaire J'ai trouvĂ© ça sur internet "DÉCRET MODIFIANT LE DÉCRET N°85-1348 DU 18 DÉCEMBRE 1985 RELATIF AUX PROCÉDURES DISCIPLINAIRES DANS LES COLLÈGES, LES LYCÉES ET LES ÉTABLISSEMENTS D'ÉDUCATION SPÉCIALE"BientĂŽtlesudFidĂšle du forum Re exclusion de cours cadre lĂ©gal par BientĂŽtlesud Ven 14 Oct - 1156 Letizuqui a Ă©crit Ondiraitlesud a Ă©critattention une circulaire ne prĂ©vaut nullement face Ă  un dĂ©cret, mĂȘme si elle est postĂ©rieure Ă  celui-ci un juge administratif fera toujours valoir un dĂ©cret s'il est contredit par rapport Ă  une circulaire J'ai trouvĂ© ça sur internet "DÉCRET MODIFIANT LE DÉCRET N°85-1348 DU 18 DÉCEMBRE 1985 RELATIF AUX PROCÉDURES DISCIPLINAIRES DANS LES COLLÈGES, LES LYCÉES ET LES ÉTABLISSEMENTS D'ÉDUCATION SPÉCIALE" donc dĂ©cret contre dĂ©cret, c'est le plus rĂ©cent qui prĂ©vautGrypheMĂ©diateurEn coup de vent...Pour savoir quel est le texte qui prĂ©vaut sur l'autre - la hiĂ©rarchie des normes,- la date,- le fait d'ĂȘtre sur derniers textes qui font foi sont ceux de fin aoĂ»t 2011 BO spĂ©cial du 25 aoĂ»t 2011. minnieExpertEt donc?Moi pas du forumA vĂ©rifier mais une nouvelle circulaire du 1-8-2011 reprise dans le BO du 25-08-2011 la mĂȘme chose L'exclusion ponctuelle d'un cours ne peut ĂȘtre prononcĂ©e que dans des cas exceptionnels. Elle s'accompagne nĂ©cessairement d'une prise en charge de l'Ă©lĂšve dans le cadre d'un dispositif prĂ©vu Ă  cet effet et connu de tous les enseignants et personnels d'Ă©ducationet s'appuie sur des dĂ©crets de juin 2011 d'aprĂšs mon CPEDerniĂšre Ă©dition par caperucita le Mar 14 FĂ©v - 830, Ă©ditĂ© 1 fois Raison couleurs interdites dans le messageminnieExpertEn fait c'est cette phrase-lĂ  qui me pose problĂšme "L’exclusion de cours ne peut ainsi ĂȘtre motivĂ©e qu’en cas demise en danger d’autrui ou de l’élĂšve mis en cause lui mĂȘme. "et que je ne retrouve nulle part ....Je vais chercher la date du code de l'Ă©ducation pour retrouver le texte d' du forum arrĂȘtĂ©s du 28 juillet 1884 et du 5 juillet 1890 indiquent les procĂ©dures disciplinaires autorisĂ©es et notamment autorisĂ©es l'exclusion temporaire ou dĂ©finitive L'exclusion temporaire de l'Ă©tablissement prononcĂ©e par le chef d'Ă©tablissement ne peut excĂ©der la durĂ©e de 8 jours ; l'exclusion temporaire prononcĂ©e par le conseil de discipline ne peut excĂ©der la durĂ©e d'un mois. Ces sanctions d'exclusion peuvent ĂȘtre assorties ou non d'un sursis total ou dĂ©finitive peut ĂȘtre prononcĂ©e par le conseil de discipline dans les conditions prĂ©vues par les textes. l'avertissement l'exclusion de cours L’exclusion de cours ne peut ainsi ĂȘtre motivĂ©e qu’en cas de mise en danger d’autrui ou de l’élĂšve mis en cause lui mĂȘme». dispose la loi du 5 juillet 1890, complĂ©tĂ©e par la circulaire n°2000-105 en son article article L’exclusion ponctuelle de cours s’accompagne d’une prise en charge de l’élĂšve dans le cadre d’un dispositif prĂ©vu Ă  cet effet. 
 JustifiĂ©e par un manquement grave, elle doit demeurer tout Ă  fait exceptionnelle et donner lieu systĂ©matiquement Ă  une information Ă©crite au CPE et au chef d’établissement». la retenue l'admonestation Un faible Ă©cart de comportement peut faire l'objet d'une simple remontrance orale, suivie Ă©ventuellement d'une communication Ă©crite ou orale aux parents. le travail scolaire notamment interdits toute forme d'humiliation piquet, coin... la privation de circulaire du 1er juillet 1961 stipule que tout dĂ©gradation matĂ©rielle volontaire peut entraĂźner une rĂ©paration financiĂšre Ă  la charge des parents de l'Ă©lĂšve responsable, cette mesure ne constituant pas une mesure disciplinaire. Par opposition, le travail Ă©ducatif consistant par exemple Ă  demander Ă  un Ă©lĂšve de nettoyer la table sur laquelle il a taggĂ© est une punition juridiquement contestable. Ce recours au travail Ă©ducatif a toutefois Ă©tĂ© soutenu par le prĂ©sident de la RĂ©publique lors de sa prĂ©sentation du plan contre la violence Ă  l'Ă©cole, le 5 mai 2010. A l'exception de l'exclusion dĂ©finitive, toute mesure disciplinaire est ĂŽtĂ©e du dossier de l'Ă©lĂšve au bout d'un an. victor44HabituĂ© du forum Mamino a Ă©crit l'exclusion temporaire prononcĂ©e par le conseil de discipline ne peut excĂ©der la durĂ©e d'un mois. . Le texte citĂ© est obsolete car depuis aout 2011, le conseil de discipline ne peut exclure plus de 8 jourssandGuide spirituelL'exclusion dĂ©finitive est proscrite ?victor44HabituĂ© du forum sand a Ă©critL'exclusion dĂ©finitive est proscrite ? Non, seule l'exclusion temporaire de plus de 8 jours est proscriteEt pour revenir sur la question de dĂ©part je ne pense pas qu'il existe de dĂ©finition claire des cas oĂč l'exclusion de la classe se justifie. Par contre le cotĂ© exceptionnel marque bien que l'on est pas censĂ© en virer trois chaque un Ă©lĂšve qui dit "putain" ou je ne sait quelle vulgaritĂ© en classe est-ce exceptionnel comme situation? Tout dĂ©pend des rĂȘve ou j'avais postĂ© ici?CelebornEsprit sacrĂ© victor44 a Ă©critPar contre le cotĂ© exceptionnel marque bien que l'on est pas censĂ© en virer trois chaque semaine. On peut avoir des Ă©lĂšves "exceptionnels", qui auront donc tendance Ă  ĂȘtre souvent "exceptionnels". _________________"On va bien lentement dans ton pays ! Ici, vois-tu, on est obligĂ© de courir tant qu'on peut pour rester au mĂȘme endroit. Si on veut aller ailleurs, il faut courir au moins deux fois plus vite que ça !" Lewis CarrollMon BlogThalia de GMĂ©diateur Celeborn a Ă©crit victor44 a Ă©critPar contre le cotĂ© exceptionnel marque bien que l'on est pas censĂ© en virer trois chaque semaine. On peut avoir des Ă©lĂšves "exceptionnels", qui auront donc tendance Ă  ĂȘtre souvent "exceptionnels". Et j'en connais de plus en plus printemps a le parfum poignant de la nostalgie, et l'Ă©tĂ© un goĂ»t de noir de mes trouvĂ©!Il s'agit en fait deArticle L912-1ModifiĂ© par Loi n°2005-380 du 23 avril 2005 - art. 47 JORF 24 avril 2005Les enseignants sont responsables de l'ensemble des activitĂ©s scolaires des Ă©lĂšves. Ils travaillent au sein d'Ă©quipes pĂ©dagogiques ; celles-ci sont constituĂ©es des enseignants ayant en charge les mĂȘmes classes ou groupes d'Ă©lĂšves ou exerçant dans le mĂȘme champ disciplinaire et des personnels spĂ©cialisĂ©s, notamment les psychologues scolaires dans les Ă©coles. Les personnels d'Ă©ducation y sont enseignants apportent une aide au travail personnel des Ă©lĂšves et en assurent le suivi. Ils procĂšdent Ă  leur Ă©valuation. Ils les conseillent dans le choix de leur projet d'orientation en collaboration avec les personnels d'Ă©ducation et d'orientation. Ils participent aux actions de formation continue des adultes et aux formations par contribuent Ă  la continuitĂ© de l'enseignement sous l'autoritĂ© du chef d'Ă©tablissement en assurant des enseignements formation les prĂ©pare Ă  l'ensemble de ces parDĂ©cret n°2005-1035 du 26 aoĂ»t 2005 - art. 3 VCode de l'Ă©ducation - art. L451-1 MCode de l'Ă©ducation - art. L451-1 MCode de l'Ă©ducation - art. L971-1 MCode de l'Ă©ducation - art. L971-1 MCode de l'Ă©ducation - art. L971-1 VCode de l'Ă©ducation - art. L972-1 AbCode de l'Ă©ducation - art. L972-1 MCode de l'Ă©ducation - art. L972-1 MCode de l'Ă©ducation - art. L973-1 MCode de l'Ă©ducation - art. L973-1 MCode de l'Ă©ducation - art. L973-1 MCode de l'Ă©ducation - art. L973-1 VCode de l'Ă©ducation - art. L974-1 MCode de l'Ă©ducation - art. L974-1 MCode de l'Ă©ducation - art. L974-1 MCode de l'Ă©ducation - art. L974-1 VCodifiĂ© parOrdonnance 2000-549 2000-06-15Loi 2003-339 2003-04-14 art. 1 loi de ratificationAnciens textesLoi 89-486 1989-07-10 art. 14Loi n°89-486 du 10 juillet 1989 - art. 14 AbL'article est citĂ© partout avec une erreur il s'agit de l'article et non sang, je n'y croyais plus...Donc oui, cet article on peut s'en prĂ©valoir pour exclure un de ne pas effacer ce de GMĂ©diateur_________________Le printemps a le parfum poignant de la nostalgie, et l'Ă©tĂ© un goĂ»t de noir de mes InvitĂ©InvitĂ©Je dois ĂȘtre fatiguĂ©e il est oĂč le lien avec l'exclusion?CathEnchanteurMoi il ne me saute pas aux yeux, je ne suis pas juriste, mais eduscol et tous les sites officiels s'appuient dessus pour justifier le fait que l'exclusion de cours relĂšve de la dĂ©cision du qu'Ă  chaque fois il est citĂ© avec une erreur dans le numĂ©ro, ce qui le rendait introuvable, et si on veut jouer la lĂ©galitĂ©, mieux vaut assurer ses arriĂšres, n'est-ce plutĂŽt que de s'entendre rĂ©pondre que l'article renvoie Ă  l'Ăąge minimum requis pour enseigner en primaire et diriger une Ă©cole c'est ce que dit cet article, mieux vaut citer le "vrai" article, le et savoir de quoi il du forum cath5660 a Ă©critLes enseignants sont responsables de l'ensemble des activitĂ©s scolaires des Ă©lĂšves Certes mais l'exclusion de la classe est une punition qui si elle relĂšve de la responsabilitĂ© du prof est rĂ©gie par le code de l'Ă©ducation qui dit clairement que toute dĂ©cision qui viserait Ă  Ă©loigner durablement un Ă©lĂšve de l'accĂšs Ă  la classe est assimilable Ă  une voie de n'est pas interdite, mais elle doit rester similairesExclusion de cours, quelque chose m'Ă©chappe lĂ Exclusion de cours rapport immĂ©diat obligatoire ?Autour de l'exclusion de cours ...exclusion de cours , nos "droits"Mais Mme X, l'exclusion de cours est interdite !Sauter versPermission de ce forumVous ne pouvez pas rĂ©pondre aux sujets dans ce forum
NouveauCode du travail au Burkina Faso : 13 octobre 2021. Chronique du Gouvernement. Gestion des risques agricoles au Burkina Faso : 6 octobre 2021. Chronique du Gouvernement. Chronique du gouvernement: un plan de réponse et 1 juin 2021. Conseil des Ministres. Compte Rendu Ordre du jour. Compte Rendu. Compte rendu du Conseil des
Le service archives du Centre de gestion de la fonction publique et territoriale des CĂŽtes-d’Armor a mis un an pour regrouper, rĂ©pertorier et classer les archives de la ville de Perros-Guirec CĂŽtes-d’Armor. C’est la mĂ©moire historique de la citĂ© qui est dĂ©sormais accessible au public. Le maire de Perros-Guirec CĂŽtes-d’Armor, Erven LĂ©on, a reçu des mains de Vincent Le Meaux, prĂ©sident du CDG22, et de Jean-Pierre Yven, du service des archives, le rĂ©pertoire des archives de la Ville. OUEST-FRANCE C’est la mĂ©moire historique de la citĂ© qui est disponible, ​s’est rĂ©joui Erven LĂ©on, maire de Perros-Guirec CĂŽtes-d’Armor, qui a reçu le prĂ©cieux document qui rĂ©pertorie les archives communales. L’ensemble du fonds des archives de la Ville reprĂ©sente, une fois classĂ©, 213 mĂštres linĂ©aires 68 mĂštres linĂ©aires pour les archives antĂ©rieures Ă  1983 et 145 mĂštres linĂ©aires pour les archives les plus rĂ©centes, 2 912 cotes archivistiques et 1 349 boĂźtes d’archives. Des archives depuis 1523 Un premier rĂ©pertoire se rapporte aux archives historiques ​1523-1982, qui ont Ă©tĂ© traitĂ©es selon le cadre de classement alphanumĂ©rique de 1926. Ces archives couvrent les compĂ©tences variĂ©es de l’activitĂ© municipale, qui vont des fonctions internes conseils, etc. aux travaux publics et Ă  l’urbanisme, en passant par le commerce, l’agriculture, l’éducation, la culture, sans oublier les guerres, explique Jean-Pierre Yven, archiviste au Centre de gestion de la fonction publique territoriale des CĂŽtes-d’Armor CDG22. Conseils municipaux, registres paroissiaux, Ă©tat civil Le second rĂ©pertoire concerne les archives postĂ©rieures Ă  1982, jusqu’en 2018. Quelques documents se dĂ©gagent de la masse des archives la collection complĂšte des registres de dĂ©libĂ©rations du conseil municipal depuis 1791 ; la collection quasi complĂšte des registres paroissiaux et d’état civil depuis 1523 avant mĂȘme l’édit de Villers-CotterĂȘts de 1539, qui rendit obligatoire la tenue de registres de baptĂȘmes ; les archives de la police municipale, créée en 1936 et dont le fonctionnement recouvre Ă©galement la pĂ©riode de la Seconde Guerre mondiale, avec par exemple les rapports du commissaire de police au prĂ©fet sur l’état d’esprit de la population, les mouvements politiques et syndicaux, les rapports avec les troupes d’occupation. Revoir le visage de ses parents, grands-parents » On pourra aussi retrouver les cahiers d’enregistrement des demandes de carte d’identitĂ© de 1939 Ă  1969 qui prĂ©sentent, pour la pĂ©riode de 1940 Ă  1955, les photographies de tous les habitants de Perros-Guirec. L’occasion de voir, ou revoir, le visage de ses parents, grands-parents ou arriĂšre-grands-parents​. Les chercheurs pourront se pencher sur l’évolution des Ă©difices communaux, dĂ©couvrir un projet de terrain de sport Ă  la place du bassin de chasse du Linkin, en 1934, les divers projets de piscine municipale, en 1937, toujours dans le bassin de chasse, ou encore le projet de voie ferrĂ©e entre Perros-Guirec et TrĂ©gastel. Informations le rĂ©pertoire est accessible en ligne,
Annexe1.912.1 Bache lor en MĂ©decine ..76 Annexe 1.923.1 Bachelor en Sciences sociales et Ă©ducatives ..87 . UniversitĂ© du Luxembourg – Annexe au rĂšglement des Ă©tudes Programmes de – bachelor – 16 dĂ©cembre 2021 Annexe 1.113.1 Bachelor en Sciences de l’éducation . 3 . Annexe 1.113.1 Bachelor en Sciences de l’éducation . Contenu, objectifs et acquis
PubliĂ© le 25/07/2022 Ă  1230, Mis Ă  jour le 25/07/2022 Ă  1600 L'Union europĂ©enne a approuvĂ© l'utilisation du vaccin danois Bavarian Nordic contre la variole du singe. EDUARDO MUNOZ / REUTERS La France compte 1567 cas confirmĂ©s de variole du singe, selon le dernier bilan de SantĂ© publique France, Ă©tabli jeudi, contre 912 une semaine auparavant. L'Inter-LGBT s'insurge» lundi 25 juillet face Ă  l'inaction, le manque de prĂ©paration et de transparence du gouvernement» concernant l'Ă©pidĂ©mie de variole du singe, Ă©voquant des difficultĂ©s Ă  prendre rendez-vous» pour une vaccination et des livraisons de doses insuffisantes».À VOIR AUSSI - Variole du singe l'OMS dĂ©clenche son plus haut niveau d'alerteCette Ă©pidĂ©mie touche trĂšs majoritairement plus de 9 cas sur 10 des hommes ayant des relations sexuelles avec des hommes HSH. Pour certaines d'entre nous, la nouvelle a fait ressurgir le traumatisme des annĂ©es sida», a observĂ© Inter-LGBT dans un communiquĂ©. L'Interassociative lesbienne, gay, bi et trans, qui fĂ©dĂšre une soixantaine d'associations, souhaite donc une prĂ©vention accrue, factuelle et non jugeante, auprĂšs des personnes exposĂ©es, alors que trop de retard a Ă©tĂ© pris par frilositĂ©, laissant l'Ă©pidĂ©mie courir». Elle rappelle le droit Ă  chacune de vivre sa sexualitĂ© pleinement avec le nombre de partenaires qu'ils ou elles souhaitent, tout en prenant en compte la rĂ©alitĂ© de l'Ă©pidĂ©mie».À lire aussiMonkeypox pourquoi compte-t-on les cas de variole du singe comme on le faisait pour les cas de Covid-19 ?L'Inter-LGBT rĂ©clame la levĂ©e du secret-dĂ©fense sur les vaccins de 3Ăšme gĂ©nĂ©ration de la variole et le volume des commandes et mises Ă  disposition dans les centres de vaccination Ă  l'Ă©chelle nationale». L'Inter-LGBT constate par de nombreuses remontĂ©es les difficultĂ©s Ă  prendre rendez-vous» pour une vaccination, relevant notamment des livraisons de doses de vaccin insuffisantes, circuits d'approvisionnement dĂ©sorganisĂ©s, lieux de vaccination insuffisants, crĂ©neaux indisponibles sur Doctolib».À VOIR AUSSI - Les pires douleurs de ma vie» un New-Yorkais raconte son expĂ©rience de la variole du singeLa France compte 1567 cas confirmĂ©s, selon le dernier bilan de SantĂ© publique France, Ă©tabli jeudi, contre 912 une semaine auparavant. Le gouvernement a annoncĂ© le 8 juillet l'Ă©largissement de la vaccination aux hommes ayant des relations sexuelles avec des hommes et les personnes trans rapportant des partenaires sexuels multiples», aux personnes en situation de prostitution» et aux professionnels des lieux de consommation sexuelle». L'association AIDES de lutte contre le VIH avait rĂ©clamĂ© jeudi dernier le dĂ©ploiement par l'État d'une campagne de vaccination ''coup de poing'', s'appuyant sur les professionnels-les de santĂ© libĂ©raux volontaires» en particulier implantĂ©s sur les lieux de villĂ©giature».À VOIR AUSSI - Variole du singe va-t-on tous devoir se faire vacciner ?
Surun total de 116.414 candidats ayant composĂ©, on note 30.425 admis dont 28.513 officiels et 1.912 libres, soit un taux de rĂ©ussite de 26,14%. A Abidjan (32.355 Abidjan 1 et 30.411 Abidjan 2) les pourcentages de rĂ©ussite n’atteignent pas 28%. Sur 140.417 inscrits seuls 116.414 Ă©taient prĂ©sents dans les salles d’examens soit un taux d RĂ©unionsavec les parents : Article L111-4 du code de l'Ă©ducation et Circulaire 2006-137 - BO N°31 du 30 aoĂ»t 2006. Extrait de la circulaire : "Le conseil des maĂźtres prĂ©sidĂ© par le directeur d’école dans le premier degrĂ©, le chef d’établissement dans le second degrĂ© sont Ă©galement dĂ©sormais tenus d’organiser au moins deux fois par an et par classe une rencontre Ilsdoivent, pour ce faire, satisfaire aux mĂȘmes conditions de nationalitĂ©, de diplĂŽme et d'anciennetĂ© de services que celles auxquelles doivent rĂ©pondre en France, pour faire acte Servicede l'Ă©ducation et de la sĂ©curitĂ© routiĂšres Direction des MobilitĂ©s Bureau de la sĂ©curitĂ© routiĂšre Le PrĂ©fet des Yvelines, Le Maire de Trappes, ArrĂȘtĂ© prĂ©fectoral no 2018T4009 Le PrĂ©sideat du Yvelines, Conseil DĂ©partemental des Vu le code gĂ©nĂ©ral des collectivitĂ©s territoriales et notamment les articles L 2213.1 Ă  L 2213.6 et L 3221.4 Vu le code de la route
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Cetarticle présente des statistiques sur l'enseignement supérieur (niveaux 5 à 8 de la CITE) dans l'Union européenne (UE) et fait partie d'une publication en ligne sur l'éducation et la formation dans l'Union. L'enseignement supérieur, dispensé par les universités et les autres établissements d'enseignement supérieur, correspond au niveau d'éducation faisant suite à Lapartie législative du Code de l'éducation regroupe l'ensemble des lois en vigueur dans ce domaine, sous une forme structurée et systématique. Publié au Journal Officiel en Juin 2000, il a depuis pleinement force de loi. Il se substitue pour l'essentiel aux lois antérieures sur l'éducation, dont la plupart sont abrogées par l'ordonnance qui instaure le présent Code.
ArticleL916-1. Des assistants d'Ă©ducation peuvent ĂȘtre recrutĂ©s par les Ă©tablissements d'enseignement mentionnĂ©s au chapitre II du titre Ier et au titre II du livre IV pour exercer des
A1Tin.
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  • article l 912 1 du code de l Ă©ducation