Jevoudrais aussi saluer la mémoire de mon grand-pÚre maternel, en tant que petit-fils élevé chez lui comme un fils de substitution, ma mÚre ayant été rappelée à Dieu lors de ma naissance
Paul RĂ©tif, auteur de Louisfert Loire-Atlantique, prĂ©sente un nouvel ouvrage Ă  la mĂ©moire de son grand-pĂšre. Il y dĂ©peint la campagne castelbriantaise du siĂšcle dernier. Par LĂ©o Gautret PubliĂ© le 6 Juin 22 Ă  1058 L'Éclaireur de ChĂąteaubriant Paul RĂ©tif, auteur de Louisfert Loire-Atlantique, prĂ©sente un nouvel ouvrage Ă  la mĂ©moire de son grand-pĂšre ©L’Éclaireur de ChĂąteaubriantPassionnĂ© d’histoire et de patrimoine, Paul RĂ©tif vient d’éditer son deuxiĂšme ouvrage, MĂ©moires d’un fils et petit-fils de paysan Haut Breton. L’auteur local y dĂ©roule le fil de la vie de son grand-pĂšre paternel et de sa famille, Ă  Louisfert Loire-Atlantique, des annĂ©es 1950 Ă  la fin du siĂšcle dernier. J’ai Ă©crit ces lignes, Ă  la mĂ©moire de mon grand-pĂšre Henri RĂ©tif, que j’ai mieux connu que mon pĂšre. Fils et petit-fils de paysan, j’ai grandi dans une famille de paysans. Les annĂ©es de mon enfance Ă  la ferme ont imprimĂ© en moi des images fortes et vivaces que j’aie eu envie de faire connaĂźtre, pour que les nouvelles gĂ©nĂ©rations transmettent ce que nous, gamins des annĂ©es 1950 avons vĂ©cu. Il a suffi seulement d’un demi-siĂšcle pour enregistrer de profonds bouleversements. » Les gamins des annĂ©es 1950 »Le LocfĂ©riens de 70 ans s’est replongĂ© dans les notes griffonnĂ©es tout au long de sa vie pour reconstituer ce rĂ©cit familial, en gardant tout du long son grand-pĂšre comme fil rouge. C’est un peu ce qu’on a vĂ©cu nous, les gamins des annĂ©es 1950 dans les petites fermes, sans voiture, sans tĂ©lĂ©phone ni d’eau courante. AĂźnĂ© de cette famille de six enfants, Paul RĂ©tif y Ă©voque son existence, dans la fermette de la NoĂ«, oĂč il dut Ă©pauler sa mĂšre dĂšs l’ñge de 14 ans Ă  cause de la maladie puis du dĂ©cĂšs de son pĂšre. Le garçon venait tout juste d’obtenir son certificat d’études. Il vivait alors sous le mĂȘme toit que son grand-pĂšre paternel, Henri RĂ©tif, rescapĂ© de la Grande Guerre. J’ai retrouvĂ© tout son parcours de guerre Verdun, le Chemin des Dames
 il Ă©tait lui aussi paysan. » Il apparaĂźt d’ailleurs sur la couverture en tenue y dĂ©peint une autre Ă©poque, oĂč le pouls de la campagne Ă©tait rythmĂ© par le rythme du soleil et des saisons. Sauvegarder ce qu’on a vĂ©cu »Le parcours de son oncle devenu moine capucin en 1957, missionnaire en Éthiopie jusqu’en 1981, fait aussi l’objet de nombreuses pages, tout comme sa scolaritĂ© Ă  l’école d’IssĂ©. J’y raconte la vie de ma famille, de mes ancĂȘtres et des habitants de l’époque. C’est sauvegarder ce qu’on a vĂ©cu. C’était un besoin de raconter, mĂȘme mes sƓurs ne sont pas au courant de tout. Une dĂ©marche que Paul RĂ©tif avait dĂ©jĂ  entamĂ©e en publiant Louisfert dans l’histoire de la Bretagne en en ce moment sur ActuCe livre de plus de 400 pages est disponible dans des commerces de Louisfert, Erbray, IssĂ©, Saint-Vincent-des-Landes, Saint-Aubin-des-ChĂąteaux et Ă  ChĂąteaubriant Ă  la librairie La liste de mes envies au prix de 22 €.Contact Paul RĂ©tif La NoĂ« 44110 Louisfert. 02 40 81 01 51 ou [email protected] Cet article vous a Ă©tĂ© utile ? Sachez que vous pouvez suivre L'Éclaireur de ChĂąteaubriant dans l’espace Mon Actu . En un clic, aprĂšs inscription, vous y retrouverez toute l’actualitĂ© de vos villes et marques favorites. JeconsidĂšre que votre usurpation est une insulte Ă  la mĂ©moire de mon grand-pĂšre et je vous fais part trĂšs fermement de mon indignation. Quant Ă  la prĂ©tendue citation de Croizat Ă 
M. Wilson MĂ©moire de mon grand-pĂšre en 81 objets Spectacle bilingue français/LSF D’aprĂšs une libre adaptation de Thomas Scotto DurĂ©e 55 minutesTout public Ă  partir de 7 ansJauge 200 personnes Une rue, un jour de brocante. Chacun vide son grenier. La maison du vieux M. Wilson, au numĂ©ro 6, dĂ©borde
 Depuis la mort de sa femme, il n’a rien touchĂ© Chagrin et propretĂ© ne font pas bon mĂ©nage ! »Mais M. Wilson a aussi et surtout la mĂ©moire pleine. Trop pleine. Ce jour lĂ , il dĂ©cide donc de vendre ses souvenirs
 Il s’agit de raconter l’histoire d’un vieux qui vend ses souvenirs un jour de brocante
 Il s’agit de dire qu’au moment oĂč il vend ses souvenirs, c’est la mĂ©moire familiale toute entiĂšre qui s’efface
 et peut-ĂȘtre bien plus encore. Les histoires des personnes ĂągĂ©es me touchent. MĂȘme si parfois ça tourne pas rond et en rond, ils ont beaucoup Ă  transmettre. La mĂ©moire est fragile, prĂ©cieuse. Dans une sociĂ©tĂ© oĂč les vieux sont cachĂ©s » et n’ont plus la parole, Ă  une Ă©poque oĂč l’oubli se gĂ©nĂ©ralise, j’ai envie de parler de cette transmission intergĂ©nĂ©rationnelle car elle nous construit. Connaitre notre histoire familiale nous permet de grandir fort de notre passé  ou au contraire de couper nos racines pour aller semer ailleurs et grandir autrement. Avec ou contre, grĂące ou malgrĂ© quoiqu’il en soit, nous nous construisons en fonction de cette petite histoire » qui est la notre. Note d’intention Mathilde Henry – Metteuse en scĂšne. Les gestes sont gais, la musique nous entraine, le public s’installe, la lumiĂšre s’éteint et puis
 La poĂ©sie. PoĂ©sie des gestes, des couleurs, des mots, des signes, des objets c’est avec tout cela que nous crĂ©ons des mondes pour raconter cette histoire au public
 Il y aura du faux, il y aura du vrai ! Mon grand-pĂšre ne m’a jamais racontĂ© d’histoire
 L’équipe de Adaptation Mathilde HENRY Co-mise en scène Mathilde HENRY et Fabio-Ezechiele SFORZINI Avec Mathilde HENRY, Emilie RIGAUD et Gilles STROCH Musique et canon de signes Gilles STROCHCrĂ©ation musicale Gilles STROCHAdaptation, traduction et création LSF Emilie RIGAUD, Mathilde HENRY, Gilles STROCH, Fabio-Ezechiele SFORZINI, Sophie SCHEIDTCrĂ©ation lumiĂšre Enzo GIORDANAConstruction marionnettes Mathilde HENRY accompagnée par Jo SMITHScĂ©nographie Mathilde HENRYAffiche, photos et visuels Sofie SFORZINIDiffusion Justine SWYGEDAUW MARTINEZ Entrevue avec l'auteur Lire la vidĂ©o Lire la vidĂ©o

Suiteà un AVC, un vieil homme, perd partiellement la mémoire. Une série de séances de rééducation avec une orthophoniste fera resurgir une mémoire blessée. []

Si le pĂšre de Michael Jackson a jouĂ© un rĂŽle crucial pour la carriĂšre de ses enfants, il a aussi Ă©tĂ© accusĂ© de maltraitance Ă  leur encontre. Instagram/TajJackson Le petit-fils de Joe Jackson rend hommage Ă  son grand-pĂšre et demande de respecter sa mĂ©moire Instagram/TajJackson MORT DE JOE JACKSON - Les conflits de famille du clan Jackson, et notamment les accusations de maltraitance pesant sur Joe Jackson, n'ont pas empĂȘchĂ© la famille de prĂ©senter un front uni Ă  la mort du pĂšre du "Roi de la Pop" et fondateur des Jackson 5. Ce mercredi 27 juin, Taj Jackson, petit-fils de Joe Jackson et membre du groupe 3T, a publiĂ© sur Twitter un message oĂč il rend hommage Ă  son grand-pĂšre, dont il demande de respecter la mĂ©moire. "DĂ©goĂ»tĂ© par certains commentaires que je lis Ă  propos de mon grand-pĂšre Joe, de la part de ceux qui ne le connaissaient mĂȘme pas. S'il vous plait, ne recrachez pas ce dont la presse vous a abreuvĂ©. Joe Ă©tait aimĂ© par TOUTE sa famille et nos cƓurs souffrent. Laissez nous pleurer sans mĂ©chancetĂ©." "Merci grand-pĂšre pour la force incroyable, la dĂ©termination et la fiertĂ© dont tu as toujours fait preuve pour cette famille. L'hĂ©ritage des Jackson n'aurait pas existĂ© sans toi. J'ai perdu mon grand-pĂšre mais le paradis a gagnĂ© un Faucon", a Ă©crit Taj Jackson dans un second message, en faisant allusion au surnom de son grand-pĂšre. La Toya Jackson, sƓur aĂźnĂ©e de Janet et Michael, a Ă©galement saluĂ© la mĂ©moire de celui "qui a fait des Jackson une des familles les plus cĂ©lĂšbres du monde. Je te suis extrĂȘmement reconnaissante pour cela, je n'oublierai jamais les moments que nous avons passĂ©s ensemble." À voir Ă©galement sur Le HuffPost Ilest mort il y a bientĂŽt 2 ans. C'Ă©tait un homme qui Ă©tait proche de sa famille et qui les gardait prĂ©cieusement prĂšs de lui. Il ne parlait pas beaucoup de
Accueil Hauts-de-France Cambrai Le Busignois James DiĂ©val a entrepris de collecter des tĂ©moignages autour d’évĂ©nements survenus en aoĂ»t 1944. Ceci pour laver l’honneur de son grand-pĂšre, rĂ©sistant accusĂ© d’avoir causĂ© la dĂ©portation de dix personnes aprĂšs avoir abattu un soldat allemand. Article rĂ©servĂ© aux abonnĂ©s Article rĂ©servĂ© aux abonnĂ©s Pour lire la suite de cet article Abonnez-vous Ă  partir de 1€ Ă  notre offre numĂ©rique. Sans engagement de durĂ©e. ESSAYER POUR 1€ Vous ĂȘtes dĂ©jĂ  abonnĂ© ou inscrit ? Se connecter L'info en continu 12h36 Livres Video RentrĂ©e littĂ©raire poids lourds, premiers romans, auteurs rĂ©gionaux, notre sĂ©lection 12h34 Arrageois - Ternois ArrĂȘtĂ© alors qu’il roulait Ă  175 km/h au lieu de 90 ! 12h26 France Gendarmes blessĂ©s en intervention un suspect britannique, vu sur Netflix, en fuite 12h19 TV - Streaming Beverly Hills» Joe E. Tata est mort, les Ă©mouvantes rĂ©actions des autres acteurs 11h15 Dunkerque Dunkerque un enfant sauvĂ© de la noyade Toute l'info en continu >
LesVictoires de la musique voientHTTP/1.0 200 OK Cache-Control: no-cache, private Date: Wed, 16 Mar 2022 14:18:26 GMT
D’aussi loin que je me rappelle, j’ai toujours encerclĂ© la date du 4 novembre dans mon agenda, accompagnĂ©e de la mention dĂ©cĂšs grand-papa JC ». JC, c’est pour Jean-Claude, mon grand-pĂšre maternel. Il est parti tranquillement dans son sommeil lorsque j’avais 5 ans. Cette annĂ©e, ça fait 22 ans qu’il nous a quittĂ©s. Je sais qu’à premiĂšre vue, ça peut paraĂźtre insolite que je dĂ©die un article Ă  la mĂ©moire d’un homme que j’ai connu moins que le quart de toute mon existence. Cela dit, Ă  travers ce texte, c’est non seulement mon grand-pĂšre que j’ai envie de cĂ©lĂ©brer, mais aussi tous ces ĂȘtres qui passent briĂšvement dans nos vies tout en laissant une empreinte indĂ©lĂ©bile sur nos cƓurs. Le pĂšre de ma mĂšre, c’était un monsieur bĂąti sur un frame de chat, comme on dit, mais solide comme le roc. Pas trop, trop jasant, il maĂźtrisait, selon les souvenirs de ma mĂšre, l’art du regard sĂ©vĂšre qui tue. Il travaillait fort dans le domaine de la construction et Ă©tait trĂšs amoureux de ma grand-mĂšre, une femme de 8 ans son aĂźnĂ©e. Ces bribes d’informations, je les tiens de mes parents; je les ai rĂ©coltĂ©es çà et lĂ  durant les soupers de famille, dans les moments oĂč on se rappelle les souvenirs d’enfance avec nostalgie. Mes souvenirs Ă  moi ressemblent plutĂŽt Ă  cela mon grand-pĂšre, c’est l’homme qui ne parlait que trĂšs peu aux adultes, mais Ă©tait intarissable avec moi. C’est un homme qui, chaque fois oĂč je dormais chez lui, peu importe l’heure Ă  laquelle je me levais le matin genre ben de bonne heure parce que j’étais une bambine, m’attendait en bas de l’escalier et me demandait en chuchotant si je voulais un jus d’orange. Il me prĂ©parait ensuite une toast coupĂ©e en quatre carrĂ©s deux avec du Nutella, deux avec du Map-O-Spread. À ce jour, c’est encore le summum du snack rĂ©confortant Ă  mes yeux. Souvent, mon grand-pĂšre s’offrait de garder la p’tite » c’est-Ă -dire moi pendant que ma mĂšre faisait des courses avec mon grand-frĂšre. Nous allions Ă  pied jusqu’au parc et il me poussait sur les balançoires Ă  bascule en forme d’animaux, parce que les balançoires standards m’ont toujours donnĂ© un peu mal au cƓur. De retour Ă  la maison, il me lisait des contes; j’ai toujours tellement aimĂ© les histoires! Ma mĂšre m’a appris plus tard que son pĂšre ne savait pas lire ça ne l’a pourtant jamais empĂȘchĂ© de me faire la lecture. Quand mon frĂšre a commencĂ© Ă  aller Ă  l’école, mon grand-pĂšre venait dĂźner tous les mercredis et apportait une boĂźte de beignes. Pendant deux ans, nous nous sommes forcĂ©s Ă  manger les maudits beignes, mĂȘme si nous n’en raffolions pas; Grand-papa avait l’air tellement heureux de nous faire plaisir! La seule photo encadrĂ©e sur mon bureau mon grand-pĂšre, ma grand-mĂšre et ma petite face photogĂ©nique NotCrĂ©dit Jessica Massy AprĂšs son dĂ©cĂšs, ma grand-mĂšre m’a demandĂ© si je voulais un objet qui avait appartenu Ă  mon grand-pĂšre. Bien sĂ»r que si! Je voulais le camion! Ma mĂšre m’a racontĂ© Ă  quel point toute la famille Ă©tait perplexe personne ne savait de quoi je parlais. Pour moi, c’était l’évidence mĂȘme le camion, c’était mon jouet prĂ©fĂ©rĂ© chez Grand-papa. Ensemble, nous passions des heures Ă  le promener sur le tapis du salon et Ă  lui faire transporter et dĂ©charger de vieux Ă©crous. AprĂšs des recherches infructueuses, ma grand-mĂšre m’a demandĂ© si je savais oĂč Ă©tait le fameux camion. On m’a racontĂ© que toute la famille a suivi mini-Jess de 5 ans jusqu’au sous-sol, dans l’établi de mon grand-pĂšre, m’a regardĂ© grimper sur un banc et sortir le camion de sa cachette. AprĂšs 22 ans, ce camion, je le conserve prĂ©cieusement. Mon grand-pĂšre a Ă©tĂ© une Ă©toile filante de ma vie, une source de chaleur et de rĂ©confort qui perdure mĂȘme autant d’annĂ©es aprĂšs son dĂ©part. En ce dĂ©but du mois de novembre, je vous invite Ă  penser Ă  ces ĂȘtres, humains ou animaux, qui ont su marquer nos vies mĂȘme s’ils y sont passĂ©s en coup de vent et qui, parfois sans le savoir, nous ont laissĂ© du beau et de l’amour au passage. Et vous, qui a Ă©tĂ© votre Ă©toile filante?
  1. ЗДсл՞ւÎČሠ Đ”ÎČáŒŹáŒ”Ï…Ń…Ń€ ŐČብж՞гէŐč
  2. Րычу ÎŸĐžĐ±Đ°Đ±Ń€áŠ˜ŐżáŠ„
  3. ዝչտ ĐœĐžŃĐș áŠ©Ń‡Đ°áŠ–Ő«Đ·Ö…ÏĐ°Ń†
LibrementadaptĂ© de la BD de Michel Kichka DeuxiĂšme gĂ©nĂ©ration, ce que je n'ai pas dit Ă  mon pĂšre, publiĂ©e en 2012 chez Dargaud, ce film d'animation s'adresse aux enfants et aux adultes. Il retrace l'histoire personnelle de Michel Kichka et de son pĂšre Henri, rescapĂ© d'Auschwitz, un commerçant juif de Seraing en Belgique. D'abord mutique sur son passĂ©, Henri, Ă  la suite du Originaire de Guillemont, le jeune retraitĂ© partage sa passion pour l’histoire en proposant des visites gratuites sur les sites de mĂ©moire. Article rĂ©servĂ© aux abonnĂ©s Lagrimace de Soral et la mĂ©moire de mon pĂšre Temps de lecture : 9 min. David Isaac Haziza — 19 juin 2015 Ă  17h15. Alain Soral a Ă©tĂ© condamnĂ© pour provocation Ă  la haine aprĂšs des propos Vous ĂȘtes ici m. wilson, mĂ©moire de mon grand-pĂšre... Compagnie La BobĂȘche En famille AccĂšs malentendants Théùtre M. Wilson, mĂ©moire de mon grand-pĂšre en 81 objets Une libre adaptation de l’album de Thomas Scotto. L’Histoire... Une rue, un jour de brocante, chacun vide son grenier. La maison du vieux M. Wilson, au numĂ©ro 6, dĂ©borde... Depuis la mort de sa femme, il n’a rien touchĂ© Chagrin et propretĂ© ne font pas bon mĂ©nage ! ». Mais M. Wilson a aussi et surtout la mĂ©moire pleine. Trop pleine. Ce jour-lĂ , il dĂ©cide donc de vendre ses souvenirs... La mĂ©moire est fragile, prĂ©cieuse. Dans une sociĂ©tĂ© oĂč les vieux sont cachĂ©s et n’ont plus la parole, Ă  une Ă©poque oĂč l’oubli se gĂ©nĂ©ralise, ce spectacle parle de cette transmission intergĂ©nĂ©rationnelle qui nous construit. Connaitre notre histoire familiale nous permet de grandir fort de notre passĂ©... ou au contraire, de couper nos racines pour aller semer ailleurs et grandir 22 fĂ©vrier Stage intergĂ©nĂ©rationnel bilingue français/LSF au MusĂ©e Vesunna> Plus d'infos !> Bulletin de rĂ©servation > Dossier pĂ©dagogique Bord de scĂšne bilingue français/LSF, Ă  l’issue de la reprĂ©sentation.> Pour les enfants de 3 Ă  7 ans, nous organisons une garderie-crĂ©ative. > SĂ©ances scolaires Jeudi 20 fĂ©vrier Ă  10h et 14h30 et vendredi 21 fĂ©vrier Ă  10h. Retour Ă  la page spectacles 2023
MĂ©moirede mon grand-pĂšre en 81 objets. Spectacle bilingue français/LSF. D’aprĂšs une libre adaptation de Thomas Scotto. DurĂ©e : 55 minutes. Tout public Ă  partir de 7 ans . Jauge : 200 personnes. Une rue, un jour de brocante. Chacun vide son grenier. La maison du vieux M. Wilson, au numĂ©ro 6, dĂ©borde Depuis la mort de sa femme, il n’a rien touchĂ© : « Chagrin et
AccĂ©der au contenu principal Je trouve que les Français n’entretiennent pas assez leurs mĂ©moires familiales. Aussi, dans le contexte des diffĂ©rentes commĂ©morations de la guerre de 1914-1918, j’ai dĂ©cidĂ© de m’intĂ©resser plus Ă  mes arriĂšre grands-pĂšres qui ont combattu pour la France. VoilĂ  ce que j’ai trouvĂ© concernant un arriĂšre grand-pĂšre maternel Émile THABOT. PhĂ©nomĂšne intĂ©ressant qui sert entre autre Ă  employer les journalistes, la gĂ©nĂ©alogie mĂ©morielle est Ă  la mode, ainsi que le prouvait rĂ©cemment le tĂ©moignage de politiques, comme le ministre de la DĂ©fense Jean-Yves LE DRIAN, dĂ©couvrant certains membres de leur famille par le prisme de la guerre et de l’Histoire des combattants. À mon tour. Un Français de son temps NĂ© le 19 fĂ©vrier 1896 Ă  Marseille d’une famille ayant manifestement choisi de s’installer en ville avec l’industrialisation. Fils unique de la famille CertifiĂ© Ă  la fin de l’école primaire donc sachant lire, Ă©crire et compter Horticulteur de profession DĂ©cĂ©dĂ© Ă  Marseille en 1990 Ă  94 ans quelques jours avant ses 95 ans Un soldat au service de la France Dont une des filles demandera pour lui la LĂ©gion d’honneur car il ne voulait pas de lui-mĂȘme la recevoir d’un gouvernement socialiste ; deux fois citĂ© et deux fois blessĂ©. Un combattant du 29e bataillon de chasseurs Alpins Un mĂ©daillĂ© militaire MutilĂ© de guerre aprĂšs avoir reçu une balle qui s’est logĂ©e entre la premiĂšre et la deuxiĂšme vertĂšbre. Il la gardera toute sa vie car aucun mĂ©decin sĂ©rieux n’a voulu lui enlever. Sa mĂ©daille militaire Admis dans l’ordre de la LĂ©gion d’honneur par un camarade de promotion de mon grand-pĂšre Ă  l’école des Arts-et-MĂ©tiers Le texte de son discours de rĂ©ception dans l’ordre. Nous y apprenons ses combats sur la Somme, en Alsace et en Italie. FĂ©licitĂ© par le ministre de la DĂ©fense FĂ©licitĂ© par le PrĂ©fet des Bouches-du-RhĂŽne En attendant d’en apprendre aussi sur mes autres arriĂšre grands-pĂšres, je regrette sincĂšrement de ne pas avoir pu mieux connaĂźtre ces hommes dont la seule image que j’ai se rĂ©sume Ă  des photos et Ă  des tĂ©moignages, parfois Ă  des hĂ©ritages plus Ă©tonnants comme la barbe rousse que je tire a priori de cet arriĂšre grand-pĂšre Émile. Mais cette quĂȘte identitaire est importante. LaMĂ©moire de mon pĂšre Patrick Zachmann France, 1991, 31 min / Couleur . Synopsis. Patrick Zachmann a derriĂšre lui une Ɠuvre photographique importante quand il aborde le cinĂ©ma. En 1991, il choisit le film pour accĂ©der enfin Ă  une vĂ©ritĂ©, la vĂ©ritĂ© de son histoire familiale, sur laquelle son pĂšre juif, fils de dĂ©portĂ©, garde le silence depuis toujours. Patrick
Jennifer Teege, auteur de Amon, mon grand-pĂšre m'aurait tuĂ©e», paru chez Plon. — OLIVER HARDT / AFP La douleur des racines. A 38 ans, la vie de Jennifer Teege bascule lorsqu’elle dĂ©couvre en feuilletant un livre qu’elle est la petite-fille du boucher d'Hitler», Amon Göth. Commandant du camp de concentration de Plaszo, il est responsable de la mort de juifs, qu’il dĂ©pouillait avant de tuer. Dans Amon, mon grand-pĂšre m'aurait tuĂ©e, qui vient de paraĂźtre*, elle raconte comment elle a pu se reconstruire aprĂšs ce passĂ© familial qui pesait dĂ©jĂ  dans son existence, bien avant qu’elle n'en prenne connaissance. Car Jennifer Teege a Ă©tĂ© confiĂ©e par sa mĂšre Ă  un orphelinat catholique Ă  tout juste quatre semaines et adoptĂ©e Ă  l'Ăąge de 7 ans. Sa mĂšre tentant par ce biais de la dĂ©lester du fardeau de l’histoire familiale» en lui permettant de changer de nom. Durant toute ma vie, entre dĂ©primes et dĂ©pressions, j’ai toujours eu la sensation que quelque chose ne tournait pas rond», confie-t-elle. Et hasard ou signe du destin, Jennifer Teege a vĂ©cu cinq ans en poids de la descendanceSon tĂ©moignage est d'autant plus bouleversant que Jennifer est mĂ©tisse, sa mĂšre Ă©tant la fille d'Amon Göth et son pĂšre Ă©tant nigĂ©rian. Une filiation qui aurait rebutĂ© son grand-pĂšre Il m’aurait vue comme une salissure, une bĂątarde, Ă  ses yeux j’aurais sali l’honneur de la famille. Il ne fait aucun doute que mon grand-pĂšre m’aurait tuĂ©e», dĂ©clare-t-elle. Scrutant sa ressemblance avec ce grand-pĂšre honni dans le miroir, Jennifer Teege est hantĂ©e par son souvenir. Un mort a du pouvoir sur les vivants», rĂ©pĂšte-t-elle, craignant que ces liens du sang ne la rendent folle. Mais si je dĂ©cide de n’ĂȘtre plus que la petite-fille d’un criminel, si je cherche Ă  expier ses fautes par ma souffrance, cela n’aidera personne, ni les victimes ni moi», se travail de mĂ©moirePour comprendre son histoire familiale, Jennifer Teege a menĂ© l’enquĂȘte sur ce grand-pĂšre criminel nazi. Elle dĂ©couvre avec effroi les exactions de cet homme qui Ă©prouvait du plaisir Ă  tuer», reconnaĂźt-elle. D’ailleurs, un survivant du camp de Plaszow disait de lui Quand on regardait Göth, c’était la mort qu’on voyait». Jennifer Teege ne s’épargne aucune image, aucun tĂ©moignage. Elle revoit La liste de Schindler, le film de Steven Spielberg, dans lequel on voit Amon Göth tirer sur des prisonniers au hasard du balcon de sa villa. Dans le monde machiste des nazis, tuer Ă©tait devenu un jeu, une sorte de compĂ©tition, un sport», analyse-elle avec Teege dĂ©cide mĂȘme de visiter la maison Amon Göth Ă  Cracovie Je veux voir l’endroit oĂč mon grand-pĂšre a tuĂ©. J’ai besoin de m’approcher au plus prĂšs de lui pour pouvoir ensuite m’en Ă©loigner», confie-t-elle. Elle dĂ©crit aussi les derniers jours de ce bourreau nazi, pendu en 1946. Mon grand-pĂšre n’a rien regrettĂ© sinon il n’aurait pas esquissĂ© le salut hitlĂ©rien sur la potence», travail de mĂ©moire qui lui permet de renaĂźtre une seconde fois A 40 ans Ă  peine, je repars Ă  zĂ©ro», conclut-elle. *Amon, mon grand-pĂšre m'aurait tuĂ©e, Jennifer Teege, Plon, 18,90 €.
AchetezDans la mĂ©moire aimante de mon grand-pĂšre pour toujours dans mon cƓur Sweat Ă  Capuche livraison gratuite retours gratuits selon Ă©ligibilitĂ© (voir cond.) Choisir vos prĂ©fĂ©rences en matiĂšre de cookies. Nous utilisons des cookies et des outils similaires qui sont nĂ©cessaires pour vous permettre d'effectuer des achats, pour amĂ©liorer vos expĂ©riences d'achat et fournir nos Il est des histoires qu’on reçoit enfant et restent gravĂ©es en nous pour la vie. Pierre Blache avait 15 ans en 1992, quand son grand-pĂšre accepta pour la premiĂšre fois de parler de son passĂ© de rĂ©sistant. Cet ami de l’ombre » s’appelait John Vella, nom de maquisard Lavel. À l’occasion de la commĂ©moration de la LibĂ©ration de Port-de-Bouc, la croix Volontaire de la RĂ©sistance lui a Ă©tĂ© dĂ©cernĂ©e ce vendredi Ă  titre posthume par la Ville. Une dĂ©coration remise Ă  son petit-fils, bouclant la boucle d’un colossal travail de mĂ©moire. Pour Pierre Blache, tout dĂ©bute au collĂšge FrĂ©dĂ©ric-Mistral. ÉlĂšve en troisiĂšme, son professeur d’Histoire le fait participer au concours national sur la RĂ©sistance et la dĂ©portation. On a interviewĂ© d’anciens rĂ©sistants connus de la ville et j’ai appris que mon grand-pĂšre en faisait partie. C’était un homme humble et taiseux, il n’a pas dit grand-chose, quelques mots seulement sur des distributions de tracts, une opĂ©ration de sabotage... » Une courte lettre Ă  son petit-fils et l’échange s’est arrĂȘtĂ© lĂ . Le docker maltais Jusqu’en 2017, annĂ©e du 70e anniversaire de la LibĂ©ration de Port-de-Bouc oĂč Pierre Blache veut en savoir plus sur le passĂ© de son aĂŻeul. J’ai Ă©tĂ© aux archives dĂ©partementales et nationales, j’ai contactĂ© le ministĂšre de l’IntĂ©rieur et la SĂ»retĂ© gĂ©nĂ©rale... Pour dĂ©couvrir qu’il avait Ă©tĂ© chef de rĂ©seau sur Port-de-Bouc. Entre le 18 juin 1940 et le 1er mars 1943, il fut l’un des responsables du Parti communiste dans la clandestinitĂ©. » NĂ© Ă  Malte en 1908 dans l’üle de Gozo, John Villa a 17 ans quand il arrive Ă  Port-de-Bouc en 1925, pour rejoindre son pĂšre et devenir, comme lui, docker. Dans les annĂ©es 30, il crĂ©e dĂ©jĂ  le syndicat des dockers CGTU alors qu’il Ă©tait Ă©tranger. » Statut qui lui vaudra d’ĂȘtre expulsĂ© de France par le prĂ©fet des Bouches-du-RhĂŽne aprĂšs plusieurs mouvements de grĂšve sur le port. Le futur rĂ©sistant s’exile alors en Angleterre - dont Malte dĂ©pend - pour travailler sur un vapeur qui le conduit aux États-Unis, au Chili... MariĂ© et pĂšre de 5 enfants, il rentre Ă  Port-de-Bouc en 1937, toujours menacĂ© par un arrĂȘtĂ© de sursis renouvelable ». En 1940, la guerre Ă©clate. Malte Ă©tait alors sĂ©vĂšrement bombardĂ©e par les puissances de l’Axe. Avec les appels Ă  la rĂ©sistance, c’est sĂ»rement ce qui l’a motivĂ© Ă  s’engager », analyse Pierre Blache, je me suis mis Ă  sa place. Il n’y avait pas la tĂ©lĂ©, la radio Ă©tait sous contrĂŽle. Restaient les journaux oĂč on parlait tous les jours du pilonnage de l’üle », poursuit Pierre Blache. Militant communiste dĂšs 1932, John Vella devient responsable du PCF clandestin aprĂšs l’arrestation de son ancien leader ClĂ©ment Mille. Outre les tracts et les opĂ©rations de recrutement, le plus important fait d’arme de Lavel » sous la RĂ©sistance restera sa tentative en juin 1942 de dynamiter le portique de Caronte oĂč arrivaient les cargaisons allemandes. Le sabotage Ă©choue et l’homme manque d’y laisser la vie. Mon grand-pĂšre a Ă©tĂ© placĂ© sous surveillance avec plusieurs de mes oncles. À Marseille, la police de Vichy les a arrĂȘtĂ©s et envoyĂ©s dans le camp d’internement de CompiĂšgne-Royallieu, alors plaque tournante de la dĂ©portation nazie en France. » Le Maltais sera ensuite transfĂ©rĂ© dans un camp de Saint-Denis, il y restera jusqu’en 1944, annĂ©e de sa libĂ©ration. John Vella est mort en 2004, sans jamais avoir obtenu la nationalitĂ© française. Dans son dossier, le prĂ©fet avait marquĂ© communiste et doute sur le loyalisme envers l’État ». Ce vendredi, l’ambassadeur de Malte assistait Ă  sa remise de dĂ©coration posthume. Un juste retour des choses pour son petit-fils qui espĂšre que son travail rĂ©sonnera chez d’autres familles de rĂ©sistants.
Parcoureznotre sélection de mémoire de grand pÚre ange : vous y trouverez les meilleures piÚces uniques ou personnalisées de nos boutiques.

Recueil La voix de mon pĂšreNathalie LeclercLemĂ©ac154 pagesEn librairie le 19 octobre Nathalie Leclerc Ă©tait encore adolescente lorsqu’elle a dĂ©cidĂ© qu’elle consacrerait sa vie Ă  la mĂ©moire de son pĂšre FĂ©lix, qui est mort un peu plus tard alors qu’elle n’avait que 19 ans, en 1988. Une tĂąche qu’elle a accomplie avec passion en prenant les rĂȘnes de la Fondation FĂ©lix-Leclerc et en crĂ©ant le magnifique lieu de diffusion qu’est l’Espace FĂ©lix-Leclerc Ă  l’üle d’OrlĂ©ans. Mais elle a attendu prĂšs de 30 ans aprĂšs la disparition de FĂ©lix avant de publier un premier livre, son rĂȘve de toujours. Il y a deux cĂŽtĂ©s Ă  une mĂ©daille. C’est extraordinaire d’avoir Ă©tĂ© la fille de FĂ©lix. Mais mĂȘme si j’écris depuis l’adolescence, car pour moi c’est vraiment une pulsion, j’ai toujours eu cette espĂšce de peur de me faire comparer, ou qu’on m’accuse de me servir de lui et qu’on dise que j’étais publiĂ©e seulement parce que j’étais la fille de. »Nathalie Leclerc ne changerait pas de pĂšre pour autant, bien sĂ»r. Je pourrais t’en parler jusqu’à demain matin ! », lance-t-elle. Il aura Ă©tĂ© la grande inspiration de sa vie, il Ă©tait donc logique que son premier livre soit consacrĂ© au poĂšte de l’üle d’OrlĂ©ans. La voix de mon pĂšre, recueil d’une centaine de courts textes trĂšs poĂ©tiques oĂč l’émotion est Ă  fleur de peau, est le portrait de FĂ©lix vu Ă  travers le regard d’une petite fille amoureuse de son pĂšre, qui arrĂȘtait de vivre lorsqu’il partait en tournĂ©e et qui a grandi en emmagasinant chaque dĂ©tail de lui. Ce n’est pas une biographie car je ne suis pas biographe, ce n’est pas mon mĂ©tier, explique-t-elle. Il y a des choses que je ne peux raconter car je n’étais pas lĂ . D’ailleurs, il n’y a pas de date c’est un peu intemporel et je voulais ça. » Je voulais surtout montrer que mon pĂšre Ă©tait l’homme authentique que vous avez connu, conforter les gens dans la vision qu’ils ont de lui. Et c’était un maudit bon pĂšre. Ce livre est une lettre d’amour Ă  mon pĂšre, comme n’importe quelle fille aurait pu Ă©crire. »— Nathalie LeclercMais FĂ©lix n’est pas n’importe quel pĂšre. Et si Nathalie Leclerc raconte dans ce livre comment il aimait observer la nature et lui en montrer la beautĂ©, il est fascinant de dĂ©couvrir ce FĂ©lix en grande sĂ©ance de mĂ©nage et jetant une bonne partie de ses manuscrits Ă  la poubelle – Je suis tellement fĂąchĂ©e contre lui, mais aussi contre moi qui l’ai laissĂ© faire ! » – ou excitĂ© comme un enfant Ă  l’idĂ©e de recevoir Maurice Richard chez lui. Nathalie Leclerc a mis des annĂ©es Ă  faire le deuil de son pĂšre. Elle raconte aussi dans le livre ce long et dur chemin parcouru depuis sa mort. Ça m’a pris six ans avant d’ĂȘtre capable de juste voir une photo, de réécouter une entrevue. Je ne le pleure plus maintenant, mais je l’ai longtemps pleurĂ©. Un jour, j’ai compris que je pouvais trouver des rĂ©ponses dans son Ă©criture. C’est fantastique d’avoir un pĂšre qui Ă©crit ! Sa prĂ©sence est donc toujours trĂšs forte en moi. »AprĂšs deux ans passĂ©s en France avec ses trois garçons, Nathalie Leclerc est revenue s’installer Ă  l’üle d’OrlĂ©ans l’étĂ© dernier. Si elle garde un Ɠil sur la Fondation FĂ©lix-Leclerc, elle n’est plus aussi impliquĂ©e qu’avant et semble s’ĂȘtre affranchie un peu de son rĂŽle de gardienne de la mĂ©moire. Son dĂ©sir Ă©crire encore plein d’autres livres. J’espĂšre que les gens aimeront celui-ci et que j’en publierai plein d’autres. Mais je pense que je pourrai maintenant sortir de lui. Je ne suis plus une petite fille qui cherche son pĂšre. » NATHALIE LECLERC Lettre d’amour Ă  un pĂšre La voix de mon pĂšreNathalie LeclercLemĂ©ac154 pagesEn librairie le 19 octobre JosĂ©e Lapointe La Presse Nathalie Leclerc Ă©tait encore adolescente lorsqu’elle a dĂ©cidĂ© qu’elle consacrerait sa vie Ă  la mĂ©moire de son pĂšre FĂ©lix, qui est mort un peu plus tard alors qu’elle n’avait que 19 ans, en 1988. Une tĂąche qu’elle a accomplie avec passion en prenant les rĂȘnes de la Fondation FĂ©lix-Leclerc et en crĂ©ant le magnifique lieu de diffusion qu’est l’Espace FĂ©lix-Leclerc Ă  l’üle d’OrlĂ©ans. Mais elle a attendu prĂšs de 30 ans aprĂšs la disparition de FĂ©lix avant de publier un premier livre, son rĂȘve de toujours. Il y a deux cĂŽtĂ©s Ă  une mĂ©daille. C’est extraordinaire d’avoir Ă©tĂ© la fille de FĂ©lix. Mais mĂȘme si j’écris depuis l’adolescence, car pour moi c’est vraiment une pulsion, j’ai toujours eu cette espĂšce de peur de me faire comparer, ou qu’on m’accuse de me servir de lui et qu’on dise que j’étais publiĂ©e seulement parce que j’étais la fille de. »Nathalie Leclerc ne changerait pas de pĂšre pour autant, bien sĂ»r. Je pourrais t’en parler jusqu’à demain matin ! », lance-t-elle. Il aura Ă©tĂ© la grande inspiration de sa vie, il Ă©tait donc logique que son premier livre soit consacrĂ© au poĂšte de l’üle d’OrlĂ©ans. La voix de mon pĂšre, recueil d’une centaine de courts textes trĂšs poĂ©tiques oĂč l’émotion est Ă  fleur de peau, est le portrait de FĂ©lix vu Ă  travers le regard d’une petite fille amoureuse de son pĂšre, qui arrĂȘtait de vivre lorsqu’il partait en tournĂ©e et qui a grandi en emmagasinant chaque dĂ©tail de lui. Ce n’est pas une biographie car je ne suis pas biographe, ce n’est pas mon mĂ©tier, explique-t-elle. Il y a des choses que je ne peux raconter car je n’étais pas lĂ . D’ailleurs, il n’y a pas de date c’est un peu intemporel et je voulais ça. » Je voulais surtout montrer que mon pĂšre Ă©tait l’homme authentique que vous avez connu, conforter les gens dans la vision qu’ils ont de lui. Et c’était un maudit bon pĂšre. Ce livre est une lettre d’amour Ă  mon pĂšre, comme n’importe quelle fille aurait pu Ă©crire. »— Nathalie LeclercMais FĂ©lix n’est pas n’importe quel pĂšre. Et si Nathalie Leclerc raconte dans ce livre comment il aimait observer la nature et lui en montrer la beautĂ©, il est fascinant de dĂ©couvrir ce FĂ©lix en grande sĂ©ance de mĂ©nage et jetant une bonne partie de ses manuscrits Ă  la poubelle – Je suis tellement fĂąchĂ©e contre lui, mais aussi contre moi qui l’ai laissĂ© faire ! » – ou excitĂ© comme un enfant Ă  l’idĂ©e de recevoir Maurice Richard chez lui. Nathalie Leclerc a mis des annĂ©es Ă  faire le deuil de son pĂšre. Elle raconte aussi dans le livre ce long et dur chemin parcouru depuis sa mort. Ça m’a pris six ans avant d’ĂȘtre capable de juste voir une photo, de réécouter une entrevue. Je ne le pleure plus maintenant, mais je l’ai longtemps pleurĂ©. Un jour, j’ai compris que je pouvais trouver des rĂ©ponses dans son Ă©criture. C’est fantastique d’avoir un pĂšre qui Ă©crit ! Sa prĂ©sence est donc toujours trĂšs forte en moi. »AprĂšs deux ans passĂ©s en France avec ses trois garçons, Nathalie Leclerc est revenue s’installer Ă  l’üle d’OrlĂ©ans l’étĂ© dernier. Si elle garde un Ɠil sur la Fondation FĂ©lix-Leclerc, elle n’est plus aussi impliquĂ©e qu’avant et semble s’ĂȘtre affranchie un peu de son rĂŽle de gardienne de la mĂ©moire. Son dĂ©sir Ă©crire encore plein d’autres livres. J’espĂšre que les gens aimeront celui-ci et que j’en publierai plein d’autres. Mais je pense que je pourrai maintenant sortir de lui. Je ne suis plus une petite fille qui cherche son pĂšre. » La voix de mon pĂšre FĂ©lix partout Comme La voix de mon pĂšre parle de FĂ©lix Leclerc au quotidien, nous avons demandĂ© Ă  Nathalie Leclerc de nous parler d’objets qui lui rappellent son pĂšre. JosĂ©e Lapointe La Presse Bic jaunes Il y avait un pot Ă  cafĂ© sur son bureau avec plein de crayons Bic dedans. Il Ă©crivait tout Ă  la main. Parfois il retapait Ă  la machine, mais c’était laborieux. Son outil restait le crayon. Parfois on allait au resto, il avait une idĂ©e et pas de crayon, alors il en demandait un pour Ă©crire sur la nappe
 et repartait sans le redonner. »Le petit livre bleu de FĂ©lix C’est un de ses derniers livres et il m’en avait dĂ©dicacĂ© un. Il est beau, et il Ă©tait trĂšs fier de son livre bleu. Je me souviens de sa joie lorsqu’il a reçu sa boĂźte de livres. Évidemment je parle d’un livre publiĂ© pendant ma vie Ă  moi, comme je suis nĂ©e quand il avait 53 ans, il y en avait eu plein d’autres avant. »Nids d’oiseaux Mon pĂšre cueillait partout des nids d’oiseaux et les rapportait Ă  la maison. J’en ai encore, et je fais la mĂȘme chose maintenant pour mes enfants. Notre maison est un arbre
 Un nid, c’est beau, dĂ©licat, ingĂ©nieux, fragile et solide Ă  la fois. Bien sĂ»r, on les cueille quand ils sont vides, quand les oiseaux sont partis ! »La chemise rose Diane Dufresne devait chanter deux chansons avec mon pĂšre dans un documentaire. Ils en ont fait une dans une barque, et comme elle Ă©tait dans sa pĂ©riode rose, elle lui avait demandĂ© de porter une chemise rose
 Au dĂ©but, il ne voulait pas, mais il a fini par dire oui car il aimait beaucoup Diane. Il me l’a donnĂ©e aprĂšs, et j’ai beaucoup portĂ© cette chemise. Je l’ai toujours, mais, bien sĂ»r, je ne la porte plus ! Elle est chez ma mĂšre, dans ma garde-robe de petite fille. »Un chĂȘne Le chĂȘne est l’arbre qui vit le plus vieux, il est droit et fort. Mon pĂšre a plantĂ© beaucoup d’arbres, et moi aussi je le fais. Quand je suis triste, je serre un arbre dans mes bras. Il faut l’essayer, il se passe vraiment quelque chose. » La voix de mon pĂšre Extrait Nous partons de temps en temps faire de grandes marches jusqu’au fleuve et il me raconte un tas d’histoires celle de l’oisillon qui retrouve sa maman aprĂšs une nuit de froid, ou le rĂ©cit de notre chĂšvre Barbichette qu’il a enterrĂ©e au printemps dernier, ou bien l’aventure du cerf-volant retrouvĂ© dans la cime d’un arbre. Il m’apprend Ă  vivre. » Ce texte provenant de La Presse+ est une copie en format web. Consultez-le gratuitement en version interactive dans lñ€ℱapplication La Presse+.

Parcoureznotre sĂ©lection de Ă  la mĂ©moire de grand pĂšre : vous y trouverez les meilleures piĂšces uniques ou personnalisĂ©es de nos boutiques. Aurore Vigouroux, native de Cherbourg Manche, souhaite remettre la main sur des photos de son grand-pĂšre cuisinier sur un chalutier dans les annĂ©es 60. Pour effacer ses regrets. Par Thibaud Delafosse PubliĂ© le 29 Mai 21 Ă  1839 mis Ă  jour le 29 Mai 21 Ă  1840 Comme le Jacques-Louise, La Belle Poule a Ă©tĂ© Ă©difiĂ©e par les chantiers navals Bellot. ©La Presse de la MancheAurore Vigouroux nourrit des regrets. Elle qui n’a pas Ă©coutĂ© plus attentivement son grand-pĂšre maternel, Robert Leguen, lorsqu’il racontait la dizaine d’annĂ©es passĂ©es Ă  bord d’un chalutier. DĂ©cĂ©dĂ© il y a quatre ans, l’homme fut cuisinier sur La Belle Poule jusqu’en 1968, un bateau construit Ă  Cherbourg Manche en 1956 par les chantiers navals Bellot. Les mĂȘmes qui en juillet 1959, quelques annĂ©es avant d’ĂȘtre liquidĂ©s judiciairement en octobre 1997, mettaient Ă  l’eau le Jacques-Louise. Un chalutier classĂ© monument historique, qui a rĂ©cemment Ă©tĂ© achetĂ© par la ville de Cherbourg-en-Cotentin dans le but de le restaurer et de l’ouvrir aux visiteurs. Des petites couchettes Ă©troites »Revenons-en Ă  La Belle Poule, le premier chalutier Ă©difiĂ© par les chantiers navals Bellot. Un bĂątiment pas trĂšs confortable, oĂč Robert Leguen et les 5/6 membres de l’équipage dormaient dans des petites couchettes trĂšs Ă©troites ». Avec, qui plus est, le bruit infernal continuel du moteur ». L’un des pĂȘcheurs en a mĂȘme eu le mal de mer toute sa vie ». Ces bribes de souvenirs sont les seuls d’Aurore Vigouroux et de sa mĂšre. La femme de 35 ans, native de Cherbourg, souhaite dĂ©sormais effacer ses regrets. Je n’ai aucune image de lui pendant cette partie de sa vie, aucune de lui sur le bateau. Je le regrette car il en parlait souvent mais je ne m’y suis jamais vraiment intĂ©ressĂ©e. Je n’ai pas Ă©normĂ©ment Ă©changĂ© avec lui sur le sujet. »Enrichir l’histoire familiale A dĂ©faut de l’aborder du vivant de son grand-pĂšre, Aurore tient Ă  retrouver de vieilles photos du chalutier. Pour ce faire, elle a notamment publiĂ© des annonces sur plusieurs groupes Facebook. Cette envie lui est venue il y a environ un mois. L’association Cherbourgetoi dont je fais partie va bientĂŽt organiser un Ă©vĂšnement sur le thĂšme de la mer, ce qui m’a motivĂ©e pour me replonger dans la vie de mon grand-pĂšre. Nous en parlions aussi lors des repas de famille. »En connaissant mieux l’histoire de son grand-pĂšre, qui fut par ailleurs dans la marine marchande et Ă  le milieu de la chaufferie Ă  Cherbourg, l’objectif de la trentenaire est aussi d’enrichir son histoire familiale ». Il est important de connaĂźtre la vie de nos aĂźnĂ©s ! Je me rends compte maintenant que c’est notre hĂ©ritage Ă  tous. Il y a deux semaines, par exemple, j’ai passĂ© quelques jours chez ma grand-mĂšre bretonne de 93 ans qui m’a racontĂ© plein de choses sur sa vie
 » Histoire de ne plus jamais avoir de regrets. Cet article vous a Ă©tĂ© utile ? Sachez que vous pouvez suivre La Presse de la Manche dans l’espace Mon Actu . En un clic, aprĂšs inscription, vous y retrouverez toute l’actualitĂ© de vos villes et marques favorites. Jai, depuis, perdu mon grand-pĂšre et je voulais regoĂ»ter au football en mĂ©moire de cette passion qu’il m’a transmise. J’imagine bien qu’il aurait eu quelques inquiĂ©tudes Ă  me voir endosser la tenue d’arbitre. Car, Ă  proprement parler, il faut une vraie carapace pour prendre le sifflet et oser arbitrer un match RĂ©digĂ© par Alan Ă  11h le 11 novembre 2017 A la mĂ©moire d'Allen Latter, mon arriĂšre-grand-pĂšre, mort pour la libertĂ© en France il y a 100 ans le 5 avril 1917 pendant la PremiĂšre Guerre mondiale. Allen Latter est nĂ© en 1880 Ă  Croydon dans le Surrey et il a deux enfants et il a Ă©tĂ© pĂątissiĂšre. En 1916 il a Ă©tĂ© neccesaire de mobiliser des 'hommes plus ĂągĂ©s donc il a Ă©tĂ© envoyĂ© au Front ĂągĂ© de 36 avec le 12e Bataillon de l'East Surrey Regiment. Jusque avant le debut de la bataille d'Arras le 5 avril 1917 il a Ă©tĂ© de patrouille le long des tranchĂ©es avec trois camrades quand tout les quatre ont Ă©tĂ© fusillĂ©s par les Allemands. Ils ont enterrĂ© Ă  la cimetiĂšre militaire Dickebusch en Belgique oĂč le Commonwealth War Graves Commission entretient les pierre tombales. Pierre tombale d'Allen Latter de l'East Surrey Regiment CimetiĂšre Militaire de Dickebusch, 5 km au sud-ouest d'Ypres Photo prise par mon cousin amĂ©ricain lors de sa visite en Europe cette annĂ©e
Lafable aurait trÚs bien pu commencer de la sorte. Mais de fable il n'en est rien : un jeune artisan cordonnier vient de s'installer en plein centre de n . Cordonnier à la mémoire de son grand
EXCLUSIF - AprĂšs les accusations de collaborationnisme et d'antisĂ©mitisme portĂ©es contre le cĂ©lĂšbre dialoguiste des Tontons flingueurs, son petit-fils, StĂ©phane, pĂ©dopsychiatre et romancier, dĂ©fend sa mĂ©moire en parlant de l'homme intime et de ses paradoxes.Un tonton flinguĂ© par son passé» comme l'Ă©crit François Guillaume Lorrain dans Le Point? Alors que les Ă©ditions Fayard viennent d'exhumer Le Chant du dĂ©part, un roman inĂ©dit de Michel Audiard, L'Obs, Le Mondeet donc Le Point, reprenant le travail d'un historien de la littĂ©rature Franck Lhomeau, analyse pour la premiĂšre fois les premiers Ă©crits du futur dialoguiste publiĂ©s entre 1943 et 1944 dans des journaux douzaine de textes, des contes, des nouvelles mais aussi des critiques rĂ©digĂ©es essentiellement dans L'Appel, un journal pro-allemand, anti-maçonnique et antisĂ©mite, forment le corpus des recherches de Franck Lhomeau pour Temps noir, la revue des littĂ©ratures Audiard Ă  gauche parle de Michel, son grand-pĂšre, dans un entretien exclusif donnĂ© au Figaro». Rue des ArchivesBien que n'Ă©tant pas de natures politiques, dĂ©jĂ  dans un style grinçant, qui deviendra sa marque de fabrique, le jeune Michel Audiard n'hĂ©site pas Ă  manier les clichĂ©s alors attribuĂ©s aux francs-maçons et aux juifs. OubliĂ©s - cachĂ©s rĂ©pondront ses contempteurs - les premiers pas d'Audiard dans la presse, lui vaudront quand mĂȘme d'ĂȘtre interrogĂ© par la police Ă  l'automne 1944. SoupçonnĂ© d'actions anti-nationales et anti-françaises», une enquĂȘte est menĂ©e auprĂšs de ses parents adoptifs, de ses voisins et des habitants du quartier. Dans le procĂšs-verbal, retrouvĂ© aussi par Franck Lhomeau, il est Ă©tabli que ces derniers ne l'ont jamais entendu tenir des propos collaborationnistes». Entendu une derniĂšre fois par la police sur ses activitĂ©s pendant la guerre en mars 1947, son dossier sera ensuite dĂ©finitivement par cette affaire et l'opprobre qu'elle jette sur la mĂ©moire de son grand-pĂšre, StĂ©phane Audiard, pĂ©dopsychiatre et romancier, a dĂ©cidĂ© de rĂ©pondre Ă  cette FIGARO. - Pourquoi avez-vous souhaitĂ© faire publier Le Chant du dĂ©part, un roman qui semblait inachevĂ©?StĂ©phane AUDIARD. -Le Chant du dĂ©part, c'Ă©tait pas mal pour quelqu'un qui a cassĂ© sa pipe. Une sorte de chant du cygne, dernier round dans Paris avant de calancher. Il nous a semblĂ© important pour les admirateurs, pour l'histoire du cinĂ©ma de donner cet inĂ©dit Ă  lire. Mais au vu de certaines rĂ©actions et de quelques critiques peu amĂšnes, on pourrait regretter d'avoir pris la dĂ©cision de publier ce livre... Mais bon, non! Je n'aime pas penser Ă  reculons. Je laisse ça aux lopes et aux Ă©crevisses comme mon grand-pĂšre l'avait fait dire Ă  Lino Ventura dans un Taxi pour vous parlez de certaines rĂ©actions vous pensez aux rĂ©vĂ©lations sur le passĂ© collaborationniste de votre grand-pĂšre?Cette histoire nous a beaucoup remuĂ©, Jacques Audiard et moi. Nous savions qu'il avait Ă©crit dans des journaux pendant la guerre des nouvelles et des critiques. Son style, dĂšs ses dĂ©buts, Ă©tait grinçant. Dans le contexte de la Collaboration, dans un journal dirigĂ© par des pro-allemands, il a pu ĂȘtre injuste envers les juifs. Mais j'ai connu cet homme jusqu'Ă  l'Ăąge de quinze ans. À aucun moment, Michel n'a Ă©tĂ© antisĂ©mite. Je ne me souviens pas de la moindre trace d'une rĂ©flexion un peu oiseuse sur un juif. Rien, ça n'existait pas dans son discours public, ça n'existait pas avec les gens du mĂ©tier et ça n'existait pas dans l' pensez donc que le travail d'investigation historique sur un personnage aussi cĂ©lĂšbre que Michel Audiard ne prĂ©senterait aucun intĂ©rĂȘt?Non, bien sĂ»r, presque 80 ans aprĂšs les faits, le parcours de Michel Audiard appartient Ă  l'histoire. Et que l'on fasse un inventaire de son travail pendant la guerre, cela me paraĂźt trĂšs justifiĂ©. Maintenant, une fois ces principes rĂ©affirmĂ©s, il me semble que ce devoir de mĂ©moire se transforme en un procĂšs pour antisĂ©mitisme d'un homme qui, visiblement, en a Ă©tĂ© guĂ©ri en une comprenez pourtant que traiter, par exemple, l'auteur du Chant des partisans, Joseph Kessel, de youpin» dans une critique puisse choquer en 2017...Bien sĂ»r, l'expression est abjecte. Elle est condamnable, elle est condamnĂ©e aujourd'hui, elle ne l'Ă©tait pas pendant l'Occupation. La France, je le rappelle, vivait sous le rĂ©gime de Vichy. Si vous me permettez de dĂ©fendre la mĂ©moire de mon grand-pĂšre, je pense qu'il agit Ă  l'Ă©poque par faiblesse, par entraĂźnement. Il Ă©tait issu d'un milieu modeste, avait dĂ» arrĂȘter l'Ă©cole au certificat d'Ă©tude. Il va voler des vĂ©los, devenir une sorte de petit voyou et rencontrer dans ce milieu des mecs trĂšs Ă  droite comme Courtine. Ce dernier est secrĂ©taire de rĂ©daction Ă  L'Appel, un journal collaborationniste. Michel qui a toujours Ă©tĂ© bon en rĂ©dac» mais qui n'a que son certificat d'Ă©tudes a une chance rare de sortir de son milieu. Il va la saisir sans ĂȘtre trop regardant. NĂ© dans un autre temps, j'en suis sĂ»r, anarchiste comme il Ă©tait, il aurait pu Ă©crire dans des journaux d' croyez que ça s'est passĂ© aussi simplement...Certainement. En tout cas, si l'on veut juger, il faut prendre en compte l'atmosphĂšre vĂ©rolĂ©e de l'Ă©poque et aussi celle de l'entre-deux-guerres. On a aussi fait ce genre de procĂšs Ă  HergĂ© et Ă  Simenon. Je pense que la question juive, le problĂšme du racisme, la notion mĂȘme d'humanisme Ă©taient traitĂ©s assez diffĂ©remment Ă  l'Ă©poque. Cette remise en perspective n'excuse pas tout mais elle permet d'Ă©clairer, d'expliquer un comportement, une façon de voir le monde. En tout cas, il faut se garder de juger avec nos yeux et notre intelligence de Michel Audiard n'a jamais fait amende honorable sur cette pĂ©riode dans ces romans qui Ă©taient toujours Ă  caractĂšre autobiographique?Ce livre est une Ă©tape probablement intermĂ©diaire. Inabouti, il n'a pas voulu de son vivant qu'il soit publiĂ©, il existait peut-ĂȘtre une raison prĂ©cise Ă  cela, que j'ignore. Avec le recul, je pense qu'il avait la rage de ces annĂ©es-lĂ . Ça l'a meurtri puis ça l'a construit en opposition systĂ©matique Ă  toute forme d'ordre d'obligation, de servilitĂ©. Mais il n'a jamais osĂ© le rĂ©vĂ©ler, le dire. C'est peut-ĂȘtre dommage mais c'est ainsi. Au fond, il est mort trop tĂŽt pour oser se pencher sur ses la mort de votre pĂšre, François, la tristesse de Michel Audiard s'est-elle dĂ©finitivement transformĂ©e en forme de misanthropie?Vous savez, je suis le fils de François, le fils du mort. AprĂšs ce chagrin, Michel a changĂ©. Je ne sais pas si l'on peut parler de misanthropie mais on peut parler d'une terrible luciditĂ© face aux hommes et Ă  la vie. En fait, il a passĂ© beaucoup de temps avec moi. Il ne se contentait pas d'un talbin, donnĂ© Ă  la va-vite. Il Ă©tait prĂ©sent, aimant. VoilĂ , le Michel tendre, que j'ai connu. FNwvHM.
  • z195jk46h7.pages.dev/336
  • z195jk46h7.pages.dev/25
  • z195jk46h7.pages.dev/155
  • z195jk46h7.pages.dev/224
  • z195jk46h7.pages.dev/473
  • z195jk46h7.pages.dev/258
  • z195jk46h7.pages.dev/451
  • z195jk46h7.pages.dev/219
  • Ă  la mĂ©moire de mon grand pĂšre