Elleest aussi maitre de confĂ©rence des universitĂ©s en psychopathologie et clinique psychanalytique. Par ailleurs. elle est l’auteure de nombreux textes de rĂ©fĂ©rence en psychopathologie et clinique psychanalytique et directrice de l’ouvrage Affinity therapy, nouvelles recherches sur l’autisme (PUR 2015).

Voici un message que nous relayons Ă  l'occasion de la sortie de cet ouvrage en librairie. Nous avons le plaisir de vous annoncer la sortie en librairie de l’ouvrage Affinity therapy, Nouvelles recherches sur l’autisme », Ă  paraĂźtre le 16 novembre prochain. Dans la suite du Colloque Affinity therapy des 5 et 6 mars dernier, cet ouvrage apporte du nouveau dans le traitement de l’autisme les rĂ©centes recherches dĂ©veloppĂ©es ici d’une part ouvrent une perspective majeure quant Ă  la considĂ©ration de la spĂ©cificitĂ© du fonctionnement autistique et, d’autre part dĂ©finissent et dĂ©veloppent les principes et la logique de l’affinitĂ© Ă©lective de l’autistic mind », dans la perspective d’avancĂ©es majeures quant aux prises en charge institutionnelles des autistes. Les auteurs – parents, autistes, professionnels et chercheurs – proposent de maniĂšre trĂšs serrĂ©e, ce qu’il en est d’un appui sur les intĂ©rĂȘts spĂ©cifiques, les passions, les obsessions. En effet, la prise en considĂ©ration du rĂ©el qui s’impose et des dĂ©fenses Ă©laborĂ©es par le sujet pour y faire face, offre une ouverture oĂč le savoir-y-faire de chacun montre combien crĂ©er du lien devient possible. La visĂ©e majeure de cet ouvrage – visĂ©e politico-clinique – est de montrer l’intĂ©rĂȘt de l’Affinity therapy, d’en dĂ©plier la portĂ©e ainsi que ses accointances avec le traitement de l’autisme mis en Ɠuvre dans la pratique Ă  plusieurs », s’appuyant sur le discours analytique. En espĂ©rant que cet ouvrage reçoive, comme il en fut pour le colloque, votre soutien. Vous trouverez ci-joint le bon de commande l’ouvrage ou vous pouvez suivre le lien suivant Un Ă©vĂ©nement, dĂ©diĂ© Ă  la sortie de l’ouvrage est en prĂ©paration
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RĂ©sumĂ© DĂ©tails CompatibilitĂ© Autres formats Les rĂ©centes recherches dĂ©veloppĂ©es dans cet ouvrage ouvrent d'une part une perspective majeure quant Ă  la considĂ©ration de la spĂ©cificitĂ© du fonctionnement autistique et, d'autre part dĂ©finissent et dĂ©veloppent les principes et la logique de "l'affinitĂ© Ă©lective de l'autistic mind", dans la perspective d'avancĂ©es quant aux prises en charge institutionnelles des autistes. Les auteurs - parents, autistes, professionnels et chercheurs - proposent de maniĂšre trĂšs serrĂ©e ce qu'il en est d'un appui sur les intĂ©rĂȘts spĂ©cifiques, les passions, les obsessions. Lire plusexpand_more Titre Affinity therapy EAN 9782753549739 Éditeur Presses universitaires de Rennes Date de parution 13/11/2015 Format ePub Poids du fichier Inconnue Protection Aucune L'ebook Affinity therapy est au format ePub check_circle Cet ebook est compatible pour une lecture sur application iOs et Android Vivlio. check_circle Cet ebook est compatible pour une lecture sur My Vivlio. check_circle Cet ebook est compatible pour une lecture sur le lecteur Vivlio. check_circle Cet ebook est compatible pour une lecture sur liseuse. Je crĂ©e ma liste d’envies Vous devez ĂȘtre connectĂ©e pour pouvoir crĂ©er et sauvegarder votre liste d’envies cancel DĂ©jĂ  cliente ?Se connecter Pas encore inscrite ?Mon compte Un compte vous permettra en un clin d’oeil de commander sur notre boutique consulter et suivre vos commandes gĂ©rer vos informations personnelles accĂ©der Ă  tous les e-books que vous avez achetĂ©s avoir des suggestions de lectures personnalisĂ©es Livre non trouvĂ© Oups ! Ce livre n'est malheureusement pas disponible... Il est possible qu’il ne soit pas disponible Ă  la vente dans votre pays, mais exclusivement rĂ©servĂ© Ă  la vente depuis un compte domiciliĂ© en France. L’abonnement livre numĂ©rique Vivlio shopping_basketL’abonnement credit_cardInformations bancaires local_libraryEt j’en profite ! check_circle Chaque mois, bĂ©nĂ©ficiez d’un crĂ©dit valable sur tout le catalogue check_circle Offre sans engagement, rĂ©siliez Ă  tout moment ! L’abonnement livre numĂ©rique Vivlio shopping_basketL’abonnement credit_cardInformations bancaires local_libraryEt j’en profite ! Vous allez ĂȘtre redirigĂ© vers notre prestataire de paiement Payzen pour renseigner vos coordonnĂ©es bancaire Si la redirection ne se fait pas automatiquement, cliquez sur ce lien. Bienvenue parmi nos abonnĂ©s ! shopping_basketL’abonnement credit_cardInformations bancaires local_libraryEt j’en profite !
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SupportLocalisation Cote Disponibilité; Livre: asco014 - ARHM site de Saint-Jean-de-Dieu: DA6-PER: Disponible: Livre: asco018 - Centre hospitalier Guillaume Régnier
Nouvelle publication Rivages numĂ©ro spĂ©cial est disponible ! FIGURES DE L’ÉTRANGER par StĂ©phanie Haug Nous avons le plaisir de vous annoncer la parution d’un numĂ©ro spĂ©cial de Rivages Figures de l’étranger. Il s’inscrit dans le sillage du Forum Campus Psy L’Autre, cet Ă©tranger », qui s’est tenu le 5 mars 2022. Au-delĂ  des textes qui y ont Ă©tĂ© exposĂ©s, ce numĂ©ro recĂšle d’autres pĂ©pites inĂ©dites ! Les artistes y sont mis Ă  l'honneur ! Une savante conjugaison de leurs Ɠuvres et de leurs propos traverse ce numĂ©ro de Rivages. Les premiĂšres font scansion tandis que les Ă©noncĂ©s, aux accents de singularitĂ©, rĂ©sonnent au fil des pages. Vous verrez comme la formule de Lacan selon laquelle l’artiste, toujours prĂ©cĂšde le psychanalyste trouve un Ă©cho de vĂ©ritĂ© ! Rappelons qu’un prĂ©cĂ©dent numĂ©ro, Rivages n°27, partageant avec le forum son titre, avait dĂ©jĂ  abordĂ© la question de l’étranger selon d’autres axes. Nous vous invitons Ă  conjuguer sa lecture ou relecture Ă  celle de ce numĂ©ro spĂ©cial, dont l’originalitĂ© rĂ©side dans le choix des textes et de sa conception. Rivages Revue annuelle de l’ACF en ECA Rivages est la revue annuelle de l’ACF en ECA. Vous y trouverez les confĂ©rences, les travaux de cartels ou encore les actes des colloques qui ont marquĂ© notre rĂ©gion. Rivages est en vente au prix de 14 €. Vous pouvez vous le procurer Ă  la librairie lors de nos Ă©vĂ©nements ou en contactant StĂ©phanie Haug Figures de l'Ă©tranger Rivages SpĂ©cial - Mai 2022 L’Europe et sa dĂ©mocratie sont en danger. Depuis plusieurs annĂ©es, la montĂ©e des partis d’extrĂȘme droite fait trembler notre vieux continent et aujourd’hui c’est la guerre qui est Ă  sa porte. L’étranger et les figures qu’il emprunte reprĂ©sentent un enjeu sociĂ©tal, politique et clinique. C’est dans ce contexte que s’est tenu Ă  Nice, le 5 mars 2022, un Forum Campus Psy L’Autre, cet Ă©tranger ». De nos jours, la haine apparaĂźt de façon ouverte et semble mĂȘme parfois avoir texture de lien social lorsqu’elle est prise dans des discours promus comme nouveaux ». Pourtant, elle est une passion de l’ĂȘtre observĂ©e et Ă©tudiĂ©e de longue date. DĂšs Malaise dans la civilisation, Freud interrogeait ce qui peut pousser des peuples Ă  se haĂŻr. L’Autre qui angoisse est avant tout celui qui est en soi, indice d’une jouissance opaque et Ă©trangĂšre qui est mienne mais dont je ne veux rien savoir. Cette jouissance, je la hais autant qu’elle m’effraie et, Ă  l’occasion, je la projette sur l’Autre qui devient cet Ă©tranger, catalyseur de mouvements sĂ©grĂ©gatifs. Dans ce numĂ©ro SpĂ©cial de Rivages, vous dĂ©couvrirez des textes d’orientation qui Ă©clairent les mĂ©canismes Ă  l’Ɠuvre dans notre actualitĂ© du mal et qui constituent une boussole clinique. L’accueil et la prise en charge de migrants sont ici prĂ©sentĂ©s Ă  partir de l’expĂ©rience de diffĂ©rentes institutions de notre rĂ©gion. Chacune d’elle appelle Ă  l’invention. Camilo RamĂ­rez – psychanalyste, membre de l’École de la Cause freudienne et auteur de l’ouvrage Haine et pulsion de mort au XXIe siĂšcle. Ce que la psychanalyse en dit – fut notre invitĂ©. Il reprend, pour nous, sa confĂ©rence et en tire un texte inĂ©dit “Le grand remplacement” percĂ©e d’une sĂ©grĂ©gation Ă  ciel ouvert ». Ce numĂ©ro sera aussi l’occasion d’un voyage. Quatre artistes plasticiens ont acceptĂ© de nous parler de leur travail traitant de l’étranger. Votre lecture sera ainsi ponctuĂ©e par des reproductions de leurs Ɠuvres, invitation Ă  faire escale sur la rive du rĂ©el. Isabelle ORRADO Effractions sexuelles Rivages n°28 – Octobre 2021 C’est un Éloge du consentement » que propose Philippe De Georges en ouverture de ce nouveau numĂ©ro de Rivages, soulignant la place privilĂ©giĂ©e de l’amour, formidable trouvaille des parlĂȘtres pour que la jouissance se fasse dĂ©sir. Sans nĂ©gliger que l’amour flirte parfois avec la haine et la mort, il en prĂ©cise la nĂ©cessitĂ© pour consentir, et rĂ©vĂšle combien cette Bejahung peut mener Ă  un grand oui Ă  la vie. Aimer, consentir, cĂ©der, autant de signifiants interrogĂ©s en tous sens, au regard d’une question qui, avec l’ouvrage de Vanessa Springora Le consentement1, paru en 2020, s’est fait indice de l’époque. Cette annĂ©e, les travaux du colloque de l’ACF en EstĂ©rel-CĂŽte d’Azur, Les traumatismes sexuels », se sont nouĂ©s Ă  ceux de l’École pour ses 50e JournĂ©es, Attentat sexuel ». Au fil des pages se dessine un parcours prĂ©cis autour de ce nouage, notamment grĂące Ă  l’apport prĂ©cieux de Clotilde Leguil. Aborder le trauma, les effractions sexuelles, met sur la voie du rĂ©el. Freud en avait dĂ©gagĂ© une approche construite Ă©vĂ©nement, fixation, aprĂšs-coup, dont les travaux de cartel prĂ©paratoires au colloque, mais aussi ceux du SĂ©minaire des Ă©changes avec VĂ©ronique Voruz sur le temps, rendent compte. Lacan nous a conduits au-delĂ , vers le traumatisme de la langue et l’impossible Ă  dire. La jouissance dont nous parlons n’a d’autre signe, dans l’analyse, que le silence de l’analysant, et il ne rompt ce silence que pour le rendre d’autant plus » Rompre le silence, cerner l’entour de ce qui ne peut se dire pour permettre que se lise la rencontre avec l’innommable3, telle est la visĂ©e de ce numĂ©ro. Annie ARDISSON [1] Springora V., Le consentement, Paris, Grasset, 2020. [2] Miller Le mot qui blesse », La Cause freudienne, no 72, novembre 2009, p. 136. [3] Cf. Bonnaud H., Dire l’indicible », postĂ© le 29 mai 2020 sur le Blog des J50, disponible sur internet. L'Autre cet Ă©tranger Rivages n°27 – Octobre 2020 Ce numĂ©ro dĂ©bute par une question L’Autre ? », posĂ©e et dĂ©pliĂ©e par Laurent Dupont lors du colloque annuel de l’ACF en EstĂ©rel-CĂŽte d’Azur, sur le thĂšme SĂ©grĂ©gations, haines et dĂ©sir de l’analyste ». Courte, simple, au premier abord, cette question s’est dĂ©ployĂ©e dans de multiples directions. L’Autre c’est ce qui n’est pas moi, celui qui n’a pas la mĂȘme jouissance que moi
 Mais aussi avec quels signifiants se reprĂ©sente-t-on aux yeux de l’Autre ? Comment se distribuent la haine, la haine de soi, la haine de l’autre et aussi bien l’amour, dont Lacan nous a bien dit, Ă  l’issue de son SĂ©minaire Encore, qu’il dĂ©bouche sur la haine ? La clinique, bien prĂ©sente dans ce numĂ©ro 27 de Rivages, illustre particuliĂšrement ces points, comme les confĂ©rences qui se sont tenues dans notre rĂ©gion cette annĂ©e. L’Autre, cet Ă©tranger, est au cƓur du sujet. C’est la question du fĂ©minin, de l’Autre jouissance, qui vient capitonner cette trajectoire, comme les J49 Femmes en psychanalyse » cette annĂ©e de travail. C’était avant que le coronavirus envahisse nos vies, nos prĂ©occupations, le monde entier et aussi la clinique. Place est faite alors Ă  l’invention, parole est donnĂ©e aux cliniciens qui s’orientent de la psychanalyse lacanienne dans diverses institutions. Chacun peut tĂ©moigner d’une premiĂšre tentative de traitement de cette irruption d’un rĂ©el d’un nouveau genre avec lequel nous nous dĂ©battons toujours, la pandĂ©mie. Nos vies ont Ă©tĂ© changĂ©es, notre libertĂ© entravĂ©e, nos modes de jouissance coupĂ©s, mais reste aux parlĂȘtres que nous sommes la possibilitĂ© d’en parler, l’opportunitĂ© de bien dire. Ce numĂ©ro a tenu Ă  s’en faire le porte-parole. Annie Ardisson FĂ©minitĂ© & Politique Rivages n°26 – Octobre 2019 À l’heure oĂč l’existence de la psychanalyse est un enjeu Ă©pistĂ©mique et politique, ce numĂ©ro 26 du bulletin de l’ACF EstĂ©rel-CĂŽte d’Azur, Rivages, sous le titre FĂ©minitĂ© & Politique », apporte sa contribution aux dĂ©bats d’aujourd’hui sur la fĂ©minitĂ© telle que la psychanalyse a pu l’aborder depuis l’invention freudienne. Lacan, dĂ©passant la question initiĂ©e par Freud Que veut la femme ? », a ouvert une voie nouvelle, offrant des perspectives inĂ©dites qui mettent en lumiĂšre la jouissance supplĂ©mentaire propre Ă  la position fĂ©minine – vĂ©ritable bouleversement de ce qui ne s’ordonnait jusqu’alors que de la jouissance phallique. Dans ce numĂ©ro, les confĂ©rences de trois Analystes de l’École AE, Dalila Arpin, Clotilde Leguil et Laurent Dupont, illustrent, avec la singularitĂ© qui leur est propre, ce qu’est une analyse menĂ©e jusqu’à la passe que l’on soit homme ou femme. La question de la fĂ©minitĂ© a fait l’objet du colloque de l’ACF-ECA sous le titre La part fĂ©minine des ĂȘtres parlants ». Clotilde Leguil, dans sa confĂ©rence, a Ă©clairĂ© la façon dont la question de la fĂ©minitĂ© s’est jouĂ©e, pour elle, entre lumiĂšre et opacitĂ©, dĂ©couvrant la jouissance, comme expĂ©rience d’un rĂ©el qui ne peut se dire sauf Ă  se rĂ©duire Ă  une lettre suspendue ». Vous trouverez Ă©galement des textes qui mettent l’accent sur la dimension politique de l’engagement des analystes dans les grands dĂ©bats de l’époque tĂ©moignages des Forums qui se sont dĂ©roulĂ©s en Europe ces deux derniĂšres annĂ©es mais aussi productions d’un cartel sur Psychanalyse & politique ». Enfin, Rivages vous mĂšnera sur les rives de L’adolescence, un nom du dĂ©sordre », confĂ©rence de Sophie Marret-Maleval, psychanalyste et membre de l’ECF qui vient, tel un point d’orgue, nous rappeler que la psychanalyse ne recule pas devant les embrouilles des parlĂȘtres Ă  tous les Ăąges de la vie. Chantal Bonneau Avec les autistes Rivages n°25 – Octobre 2018 Les textes rĂ©unis dans ce n°25 de Rivages, bulletin de l’ACF – EstĂ©rel-CĂŽte d’Azur, tĂ©moignent de la dĂ©termination des auteurs Ă  se situer dans le vif des problĂšmes cruciaux pour la psychanalyse lacanienne d’aujourd’hui. Le colloque de l’ACF-ECA du 7 octobre 2017, Avec les autistes », est un tĂ©moignage paradigmatique de la façon dont les analystes s’engagent dans un questionnement, jamais clos, pour avancer dans une approche thĂ©orique et clinique de l’autisme. La confĂ©rence de Myriam ChĂ©rel sur Ce que l’Affinity therapy nous enseigne » a apportĂ© un regard nouveau sur l’autisme. Le cartel, dans sa force, sa variĂ©tĂ©, montre ici son extrĂȘme pertinence, que ce soit pour interroger la formation de l’analyste », ou rĂ©flĂ©chir sur les psychoses ordinaires qui sont devenues, grĂące aux travaux de Jacques-Alain Miller, un axe essentiel de notre rĂ©flexion sur la psychose aujourd’hui – Ce fut d’ailleurs le thĂšme du congrĂšs de l’AMP Ă  Barcelone en avril 2018. Enfin, dans la derniĂšre partie de ce numĂ©ro, la parole a Ă©tĂ© laissĂ©e aux adolescents lors d’un aprĂšs-midi du CIEN-CEREDA, qui annonçait dĂ©jĂ  la JournĂ©e de l’Institut psychanalytique de l’Enfant de 2019, avec la confĂ©rence de Philippe LacadĂ©e La violence chez le jeune symptĂŽme ou pas ? ». Une question qui permet de s’écarter de la grande route balisĂ©e des idĂ©es reçues pour aller, avec ce non-savoir, vers ceux qui ont quelque chose Ă  nous apprendre quand on les rencontre au un par un, dans leur absolue singularitĂ©. VoilĂ  un numĂ©ro de Rivages engagĂ©, multiple, avec Ă  l’horizon le dĂ©sir de continuer Ă  faire vivre la psychanalyse lacanienne dans notre rĂ©gion niçoise ! Chantal Bonneau Aujourd’hui la psychanalyse Rivages n°24 – Octobre 2017 Ce numĂ©ro de Rivages, qui a pour mission de prĂ©senter les travaux de l’ACF EstĂ©rel-CĂŽte d’Azur de l’annĂ©e 2017, se trouve marquĂ© par l’attentat du 14 juillet qui a frappĂ© Nice. Il dĂ©bute par les travaux de notre colloque Aujourd’hui, la guerre » dont nous avions choisi et prĂ©parĂ© le thĂšme bien avant cette sinistre soirĂ©e de juillet. On remarquera le tact avec lequel cette question a Ă©tĂ© traitĂ©e, au-delĂ  de l’atroce coĂŻncidence qu’elle comportait, et l’on a pu apercevoir l’importance que la psychanalyse accordait au traitement possible des affrontements contemporains. C’est ainsi que deux axes de rĂ©flexion ont croisĂ© l’évĂ©nement d’une part la question de l’autoritĂ© et d’autre part celle de la formation du psychanalyste. Autant de jalons qui montrent que la psychanalyse est toujours en nĂ©cessitĂ© de renouveler ses coordonnĂ©es. Nous trouvons ici ce qui a motivĂ© le choix du titre de ce numĂ©ro Aujourd’hui, la psychanalyse ». Gilbert Jannot Ceci est mon corps Rivages n°23 – Octobre 2016 Le corps parlant chez le psychanalyste Le dernier enseignement de Lacan substitue Ă  l’inconscient freudien, qui relĂšve de la logique pure, celui de corps parlant, un inconscient de pure jouissance, sur lequel Jacques-Alain Miller nous a mis au travail depuis deux ans. Pas si simple de concevoir l’inconscient et le corps parlant comme un seul et mĂȘme rĂ©el1, mĂȘme si cet outil conceptuel s’avĂšre ĂȘtre Ă  la mesure de la clinique contemporaine et de son sujet, qui se voudrait rĂ©conciliĂ© avec ses modes de jouissance2 ». À l’effort de penser la clinique Ă  la lumiĂšre de ces rĂ©flexions sur le corps parlant », ses nouages », ses impasses », ses inventions », ses restes », son angoisse », son rĂ©el »  se conjoignent ici nombre de travaux sur la formation du psychanalyste et la passe, donc. La position du psychanalyste a toujours Ă©tĂ© et reste de creuser un trou dans le savoir ; l’acte analytique ne se dĂ©cide pas mais il se dĂ©montre. S’orienter du rĂ©el et de la jouissance ne veut pas dire trop se presser Ă  serrer le rĂ©el3 », Ă©nonce Guy Briole lors de sa confĂ©rence au dernier congrĂšs de l’AMP, nous invitant Ă  ĂȘtre Ă  l’écoute de l’homme qui parle avec son corps4 », plutĂŽt que de se laisser prendre Ă  la recherche moderne de solution pragmatique. Car de la vĂ©ritĂ© seul son mirage est Ă  l’horizon5 ». Annie Ardisson [1] Miller De Rio Ă  Barcelone », ConfĂ©rence prononcĂ©e lors du Xe congrĂšs de l’AMP, Rio de Janeiro, le 28 avril 2016, disponible Ă  l’écoute sur le site de l’AMP, [2] Briole G., Aggiornamento », ConfĂ©rence prononcĂ©e lors du Xe congrĂšs de l’AMP, Rio de Janeiro, le 28 avril 2016, disponible Ă  l’écoute sur le site de l’AMP, [3] Ibid. [4] Miller De Rio Ă  Barcelone », op. cit. [5] Briole G., Aggiornamento », op. cit. Cause, toujours tu m’intĂ©resses Rivages n°21 – Octobre 2014 Entrez, entrez dans Rivages par la porte freudienne, et par la Cause lacanienne. Tout analysant, pour formuler sa demande, a un seuil Ă  franchir. Sortant le sujet du Un », la demande ouvre un vide fĂ©cond qui rend possible la sĂ©rie de franchissements par lesquels va progresser l’analyse. Par l’intermĂ©diaire de la demande, tout le passĂ© s’entrouvre jusqu’au fin fonds de la premiĂšre enfance. », dit Lacan1. L’écart maintenu par l’analyste entre le sujet et son objet va permettre de dĂ©geler la langue, substituer le savoir inconscient au discours ambiant, la varitĂ© Ă  la vĂ©ritĂ©, l’ab-sens au sens, pour finalement ouvrir accĂšs aux zones de non-sens qui signalent la jouissance indicible. Cause, toujours tu m’intĂ©resses2
 Tout comme la mĂ©taphore permet de franchir une barre, l’analyse invite Ă  franchir le mur du langage. LocalisĂ©e par le Bien-Dire, la jouissance ne se laissera saisir que fugitivement, comme un Ă©clair entre deux portes3 » mais finira par se mĂ©tonymiser autrement4, de maniĂšre plus satisfaisante, avant d’ĂȘtre mise en fonction pour d’autres qui, Ă  leur tour, LĂ  oĂč Ă©tait le Je, feront advenir la jouissance5. Entrez, entrez dans ce numĂ©ro ! Lui aussi comporte un au-delĂ , avec un Rivages SpĂ©cial publiĂ© en mĂȘme temps, dont vous ĂȘtes Ă©galement invitĂ©s Ă  franchir le seuil. Armelle Gaydon [1] Lacan J., La direction de la cure », Écrits, Paris, Seuil, 1966, p. 617. [2] Cause, toujours tu m’intĂ©resses Ă©tait le titre du colloque 2013 de l’ACF dont nous publions les bonnes feuilles dans ce numĂ©ro. [3] Lacan J., Le SĂ©minaire, livre XVI, D’un Autre Ă  l’autre, Paris, Seuil, 2006, p. 293. [4] Miller L’économie de la jouissance », La Cause freudienne, n° 77, fĂ©vrier 2011, Paris, Navarin, p. 163. [5] Ibid., p. 137.
Sijeudi dernier, Ă  l’AssemblĂ©e Nationale, un nombre suffisant de voix – portĂ©es par une mobilisation inouĂŻe lancĂ©e par notre École, s’est levĂ©e contre la rĂ©solution visant Ă  faire interdire l’exercice de la psychanalyse auprĂšs des sujets dits autistes, il ne s’agit pas pour autant d’en conclure que notre cause, la cause de l’autisme, la cause de la psychanalyse, celle ActualitĂ© SantĂ© SantĂ© publique Par PubliĂ© le 11/12/2012 Ă  1900 Un cours dispensĂ© par la structure associative Maia Maison pour l'apprentissage et l'intĂ©gration des enfants avec autisme, Ă  Paris. JOEL SAGET/AFP VIDÉO - Des chercheurs français ont traitĂ© des enfants souffrant d'autisme avec un diurĂ©tique. Trois mois plus tard, une amĂ©lioration du comportement a Ă©tĂ© observĂ©e pour 80 % d'entre eux. Dans le contexte souvent polĂ©mique qui entoure la prise en charge de l'autisme, des chercheurs français ont prĂ©sentĂ© mardi les rĂ©sultats d'un essai clinique prometteur pour diminuer la sĂ©vĂ©ritĂ© des troubles cognitifs des patients atteints de ce syndrome. Selon leur Ă©tude, publiĂ©e dans la revue scientifique Translational Psychiatry, l'administration d'un diurĂ©tique Ă  des enfants autistes entraĂźne, pour les trois quarts d'entre eux, une amĂ©lioration de certains troubles caractĂ©ristiques de cette dĂ©ficience, comme les difficultĂ©s d'interaction sociale et de communication.Aujourd'hui, il n'existe que des traitements agissant sur l'agitation et l'agressivitĂ©, qui sont des symptĂŽmes secondaires de l'autisme, mais nous n'avons rien pour traiter le principal», souligne le Dr Éric Lemonnier, psychiatre Ă  l'hĂŽpital de Brest, coauteur de l' taux Ă©levĂ© de chlore dans les neurones immaturesL'idĂ©e a priori Ă©trange de dĂ©tourner l'usage du bumĂ©tanide, un diurĂ©tique normalement prescrit pour traiter l'hypertension artĂ©rielle ou les ƓdĂšmes chez le nouveau-nĂ©, est nĂ©e en 2007 de la rencontre de ce clinicien spĂ©cialiste de l'autisme avec le Pr Yehezkel Ben-Ari, chercheur Ă  l' le passĂ©, les travaux de ce scientifique qui travaille sur le cerveau en dĂ©veloppement ont permis de mettre en Ă©vidence un taux Ă©levĂ© de chlore dans les neurones immatures. On sait que les anxiolytiques entraĂźnent, dans cette situation, une rĂ©action paradoxale d'excitation, relate le Dr Lemonnier. Or j'avais remarquĂ© qu'ils ont aussi cet effet sur les autistes. Nous sommes donc partis de l'hypothĂšse que les neurones sont Ă©galement immatures chez les autistes, suggĂ©rant une haute concentration en chlore.» D'oĂč la tentative d'administrer un diurĂ©tique, connu pour bloquer l'entrĂ©e du chlore dans les efficacitĂ© dans prĂšs de 80 % des cas En mars 2010, les chercheurs ont ainsi lancĂ© leur essai randomisĂ©, en double aveugle, auprĂšs de soixante enfants ĂągĂ©s de 3 Ă  11 ans, atteints d'autisme ou du syndrome d'Asperger. La sĂ©vĂ©ritĂ© de leurs troubles a Ă©tĂ© mesurĂ©e, avant et aprĂšs l'administration du traitement, au moyen de l'Ă©chelle comportementale Cars. Les chercheurs concluent Ă  une efficacitĂ©, plus ou moins marquĂ©e selon les enfants, du bumĂ©tanide dans prĂšs de 80 % des cas contre 30 % dans le groupe placebo. AprĂšs trois mois, le score moyen des enfants s'est amĂ©liorĂ© de façon significative. La sĂ©vĂ©ritĂ© des troubles autistiques du groupe traitĂ© est passĂ©e de niveau Ă©levĂ© Ă  moyen. Nous avons observĂ© une amĂ©lioration des relations sociales, note le Dr Lemonnier. Ces enfants ont plus de capacitĂ© Ă  ĂȘtre dans l'Ă©change, ils regardent mieux dans les yeux, ils font plus facilement ce qu'on leur propose.» Un film impressionantÀ l'appui de ces constats, l'Inserm a prĂ©sentĂ© hier un petit film montrant un exemple des progrĂšs qui peuvent ĂȘtre rĂ©alisĂ©s. On y voit un petit garçon de 5 ans se mettre Ă  jouer Ă  la poupĂ©e avec une psychologue, visiblement serein, alors qu'il se montrait fuyant et stressĂ© avant le fil du temps, les chercheurs ont enregistrĂ© d'autres amĂ©liorations. Ainsi, selon le Dr Lemonnier, les enfants sont moins gĂȘnĂ©s par les sons et ils sont moins sensibles Ă  la douleur. Le traitement facilite en outre les prises en charges psychologiques habituelles et la scolarité».AprĂšs plusieurs mois d'essai, le Dr Lemonnier indique toutefois que le traitement n'a aucun effet sur environ 10 % des enfants. Il n'agit pas non plus sur certains troubles, comme les dĂ©ficits d'attention, le retard mental ou les problĂšmes d'endormissement. Il est en outre d'une commercialisationCe n'est pas une guĂ©rison de l'autisme, mais un traitement qui amĂ©liore l'activitĂ© du cerveau et facilite la communication», indique le Pr Yehezkel Ben-Ari, conscient que l'annonce de ces rĂ©sultats va soulever un grand espoir chez les fait, s'il constitue un premier pas trĂšs intĂ©ressant, cet essai clinique doit encore ĂȘtre confirmĂ© par une Ă©tude multicentrique qui devrait ĂȘtre lancĂ©e dans les mois Ă  scientifiques espĂšrent Ă  terme dĂ©velopper ce mĂ©dicament sous forme de sirop, plus facile Ă  prendre pour un enfant. Si l'efficacitĂ© du bumĂ©tanide dans l'autisme est confirmĂ©e, une demande d'autorisation de mise sur le marchĂ© sera dĂ©posĂ©e, en vue d'une commercialisation en 2015. EN SAVOIR PLUS » Qu'est-ce que l'autisme? LIRE AUSSI » Autisme les associations veulent un changement radical » Autisme la France fait figure de mauvais Ă©lĂšve » Autisme agir tĂŽt chez l'enfant permet des progrĂšs Extraits) Introduction. La diffĂ©rence autistique s’affirme et s’accroĂźt au xxi e siĂšcle : ceux qui la vivent veulent faire reconnaĂźtre que l’autisme n’est ni une maladie, ni une folie, ni mĂȘme un handicap. La cause de l’autisme n’est pas connue, mais un constat s’impose : les autistes fonctionnent de maniĂšre diffĂ©rente, tantĂŽt avec plus de difficultĂ©s que les non

Prix papier 19,00 € Économisez 9,51€ -50% TĂ©lĂ©chargement immĂ©diat DĂšs validation de votre commande Ce livre est protĂ©gĂ© contre la rediffusion Ă  la demande de l'Ă©diteur DRM. La solution LCP apporte un accĂšs simplifiĂ© au livre une clĂ© d'activation associĂ©e Ă  votre compte client permet d'ouvrir immĂ©diatement votre livre numĂ©rique. Les livres numĂ©riques distribuĂ©s avec la solution LCP peuvent ĂȘtre lus sur Le logiciel Thorium Reader pour PC/Mac/Linux Les applications compatibles LCP Lis-a pour iOS et Android, Lea Reader pour Android , Aldiko Next pour IOS et Android La liseuse Bookeen DIVA et Vivlio Ce livre est protĂ©gĂ© contre la rediffusion Ă  la demande de l'Ă©diteur DRM. La solution Adobe consiste Ă  associer un fichier Ă  un identifiant personnel Adobe ID. Une fois votre appareil de lecture activĂ© avec cet identifiant, vous pouvez ouvrir le livre avec une application compatible. Les livres numĂ©riques distribuĂ©s avec la solution Adobe peuvent ĂȘtre lus sur Le logiciel Adobe Digital Editions pour PC/Mac Les applications Adobe Digital Editions pour iOS et Android et PocketBook pour iOS et Android Les liseuses Bookeen, Kobo, Vivlio, Sony, PocketBook Description du livre Les rĂ©centes recherches dĂ©veloppĂ©es dans cet ouvrage ouvrent d'une part une perspective majeure quant Ă  la considĂ©ration de la spĂ©cificitĂ© du fonctionnement autistique et, d'autre part dĂ©finissent et dĂ©veloppent les principes et la logique de "l'affinitĂ© Ă©lective de l'autistic mind", dans la perspective d'avancĂ©es quant aux prises en charge institutionnelles des autistes. Les auteurs - parents, autistes, professionnels et chercheurs - proposent de maniĂšre trĂšs serrĂ©e ce qu'il en est d'un appui sur les intĂ©rĂȘts spĂ©cifiques, les passions, les obsessions. À propos CaractĂ©ristiques dĂ©taillĂ©es - droits EAN EPUB SANS DRM 9782753549739 Suggestions personnalisĂ©es

Affinitytherapy. Nouvelles recherches sur l'autisme . Editeur : Rennes : Presses universitaires de Rennes: Auteur(s) : PERRIN Penser l'autisme [dossier] Les fondamentaux de la psychanalyse lacanienne : repĂšres Ă©pistĂ©mologiques, conceptuels et cliniques; Accueil. SĂ©lection de la langue . Adresse Ascodocpsy contact. Alertes. Je m’abonne. BoĂźte Ă  outils.
Vingt-huit structures expĂ©rimentales ont Ă©tĂ© créées en France en prenant appui sur une circulaire du 5 janvier 2010 de la Direction GĂ©nĂ©rale de l’Action Sociale afin de mettre en Ɠuvre la mesure 29 du plan Autisme 2008-2010 Promouvoir une expĂ©rimentation encadrĂ©e et Ă©valuĂ©e de nouveaux modĂšles d’accompagnement ». Les 28 institutions ont disposĂ© pendant plusieurs annĂ©es de moyens financiers et humains considĂ©rables dans le but d’établir pour l’essentiel la pertinence d’un seul nouveau modĂšle d’accompagnement des autistes la mĂ©thode ABA. Un tel privilĂšge donnĂ© Ă  cette approche devrait surprendre elle est certes recommandĂ©e en 2012 par le plan Autisme, mais non validĂ©e scientifiquement, et sujette Ă  de nombreuses critiques, notamment sur le plan Ă©thique. Deux autres mĂ©thodes sont aussi recommandĂ©es TEACCH et Denver, lesquelles, certes, ne son pas plus validĂ©es, mais dont chacun s’accorde Ă  considĂ©rer qu’elles sont moins intrusives pour l’enfant autiste. On sait qu’Autisme France, soutenu par un groupe parlementaire influent, a fait de la promotion de la mĂ©thode ABA un cheval de bataille de sa croisade contre la psychanalyse. La crĂ©ation de 28 structures toutes consacrĂ©es Ă  l’expĂ©rimentation de l’ABA donne la mesure de l’écho de leur lobbying auprĂšs des pouvoirs publics. Les rĂ©sultats d’une expĂ©rimentation de cette mĂ©thode faite dans les meilleures conditions pendant une pĂ©riode d’environ cinq ans et dans 28 Ă©tablissements, portant sur 578 enfants autistes, prennent dans ce contexte une particuliĂšre importance. Vont-ils confirmer l’étonnante statistique obtenue lors de la premiĂšre expĂ©rimentation de la mĂ©thode ABA par Lovaas et son Ă©quipe, Ă  savoir le chiffre sans cesse avancĂ© de 47 % des enfants qui ont atteint un dĂ©veloppement intellectuel normal et un fonctionnement Ă©ducatif normal, avec un QI normal et une frĂ©quentation normale des Ă©coles primaires publiques »[1]. Les Ă©tudes postĂ©rieures furent nombreuses Ă  mettre en doute la validitĂ© de ce rĂ©sultat. Une recherche fouillĂ©e sur cette question, publiĂ©e en 2004, aux Etats-Unis, par V. Shea, conclut Il est temps pour les partisans de la mĂ©thode et les professionnels d’arrĂȘter de citer le chiffre de 47%, ainsi que les concepts tels que dĂ©veloppement normal », enfants impossibles Ă  distinguer des enfants de leur Ăąge au dĂ©veloppement normal, et le fait d’avoir Ă©tĂ© guĂ©ris » de l’autisme. Les rĂ©sultats rapportĂ©s de la recherche initiale ne sont pas en accord avec de telles interprĂ©tations de plus, d’autres Ă©tudes, effectuĂ©es au cours des trois dĂ©cennies qui se sont Ă©coulĂ©es depuis le dĂ©but de cette recherche, mettent systĂ©matiquement en Ă©vidence des taux de rĂ©ussite selon les critĂšres de l’étude d’origine qui sont significativement infĂ©rieurs Ă  47% »[2]. Une recherche plus rĂ©cente, effectuĂ©e par V. Cruveiller, en 2012, confirme que les rĂ©serves Ă©mises par V. Shea 2004 demeurent valides. Les donnĂ©es actuellement disponibles restent insuffisantes pour confirmer scientifiquement l’indication d’une prise en charge comportementale intensive chez les enfants avec autisme »[3]. La Haute AutoritĂ© de SantĂ© elle-mĂȘme en 2012 considĂšre qu’il n’existe qu’une prĂ©somption » scientifique d’efficacitĂ© concernant la mĂ©thode ABA. En fĂ©vrier 2015, la Caisse Nationale de SolidaritĂ© pour l’Autonomie CNSA rend publique une Evaluation nationale des structures expĂ©rimentales Autisme ». Elle a Ă©tĂ© rĂ©alisĂ©e par des organismes indĂ©pendants les cabinets CekoĂŻa conseil et PlanĂšte Publique. Le rapport final constate que les 28 structures expĂ©rimentales se caractĂ©risent par l’application de techniques psycho-Ă©ducatives de type comportementaliste ABA. Ces techniques impliquent des taux d’encadrement et une intensitĂ© d’accompagnement Ă©levĂ©s qui eux-mĂȘmes impliquent des coĂ»ts globalement plus Ă©levĂ©s que pour des structures traditionnelles du secteur mĂ©dico-social. Un des objectifs de ces expĂ©rimentations est d’identifier si un accompagnement intensif tant au niveau du nombre d’heures que du taux d’encadrement peut permettre de rĂ©aliser des progrĂšs plus rapidement que dans une structure classique. Ces progrĂšs doivent permettre une sortie plus rapide du secteur mĂ©dico-social vers le milieu ordinaire et a minima une amĂ©lioration des capacitĂ©s des enfants, qui est logiquement favorable Ă  un accompagnement futur allĂ©gĂ© ». Une des principales questions auxquelles il est demandĂ© aux Ă©valuateurs de rĂ©pondre est celle-ci le surcoĂ»t du fonctionnement des structures expĂ©rimentales » permet-il l’obtention de meilleurs rĂ©sultats pour le devenir des enfants autistes ?[4] Afin de respecter le taux d’encadrement, un professionnel pour un enfant, nĂ©cessaire Ă  une bonne application de la mĂ©thode ABA, le surcoĂ»t s’avĂšre en effet important 64 000 € /an la place en moyenne contre 14000€ pour les SESSAD tous types de SESSAD confondus, 32000 € pour les IME autisme sans places d’internat et 47000€ pour les IME autisme avec ou sans places d’internat »[5]. GrĂące Ă  ce financement gĂ©nĂ©reux le taux d’encadrement par structure expĂ©rimentale, Ă©crivent les rapporteurs, varie de 0,28 ETP pour 1 enfant Ă  2,36 ETP pour 1 enfant. En moyenne, le taux d’encadrement global toutes catĂ©gories de personnel confondues est de 1,29 ETP pour 1 enfant. A titre d’information, en 2012, au niveau national, pour les structures du secteur mĂ©dico-social non expĂ©rimentales, le taux d’encadrement moyen Ă©tait de 0,27 ETP pour 1 enfant au sein des SESSAD et de 0,76 ETP pour 1 enfant au sein des IME autismes »[6]. Une des conditions majeures du fonctionnement de la mĂ©thode ABA est respectĂ©e puisque le taux d’encadrement par du personnel en situation directe d’accompagnement toutes structures expĂ©rimentales confondues est de 1,03 ETP[7] par enfant[8]. L’autiste dans de telles structures n’est jamais seul il est en permanence pris en charge par un professionnel. Le nombre d’heures d’accompagnement hebdomadaire moyen par enfant est de 26 heures. Les conditions de travail sont apparemment trĂšs favorables un petit groupe d’autistes 16 en moyenne, des enfants jeunes Ăąge moyen 8,5 ans, des profils variĂ©s, une co-construction du projet avec des parents impliquĂ©s, et des Ă©quipes composĂ©es de professionnels et de parents soudĂ©es par un mĂȘme militantisme en faveur de la mĂ©thode ABA. Un certain nombre d’associations gestionnaires et de structures, constate le rapport, affichent l’objectif de diffuser et de faire reconnaĂźtre les mĂ©thodes comportementales comme faisant partie de leurs prioritĂ©s – voire l’ont inscrit dans leur projet d’établissement ou dans leur activitĂ© »[9]. Il prĂ©cise que les professionnels psychologues et Ă©ducateurs maitrisent essentiellement la mĂ©thode ABA, et les Ă©ducateurs sont parfois invitĂ©s Ă  dĂ©sapprendre » les autres approches d’accompagnement de l’autisme Ă  leur arrivĂ©e dans la structure en particulier les approches liĂ©es Ă  la mĂ©thode psychanalytique »[10]. Dans certaines institutions pilotes ce militantisme a engendrĂ© quelques difficultĂ©s pour recruter un psychiatre ou un pĂ©dopsychiatre qui accepte de rĂ©aliser des vacations au sein d’une structure qui applique des mĂ©thodes comportementales »[11]. De maniĂšre gĂ©nĂ©rale les mĂ©decins y sont peu prĂ©sents. Ce qui n’apparaĂźt pas susciter beaucoup de soucis. En revanche une prĂ©occupation Ă©tonnante s’impose eu Ă©gard Ă  la bonne qualitĂ© apparente des conditions de travail des problĂšmes de turn-over, Ă  tous les niveaux hiĂ©rarchiques et particuliĂšrement au niveau du personnel Ă©ducatif »[12]. Pour ces derniers, observent les rapporteurs, le caractĂšre exigeant de leur fonction peut s’expliquer par plusieurs facteurs, au premier rang desquels ils mettent, sans doute avec pertinence, les mĂ©thodes d’accompagnement intensives » et les tĂąches rĂ©pĂ©titives liĂ©es Ă  la mise en Ɠuvre des protocoles ABA »[13]. Plusieurs structures ont dĂšs lors fait le choix de ne pas recruter d’éducateurs spĂ©cialisĂ©s pour les tĂąches d’exĂ©cution » mais des profils moins diplĂŽmĂ©s. Rappelons le constat de M. Dawson, une autiste canadienne de haut niveau les terribles souffrances des premiĂšres semaines d’ABA ne sont pas dues Ă  l’extraction hors de nos supposĂ©s mondes privĂ©s. Il est plus plausible que les pleurs, les cris perçants, et les fuites soient ceux du soulĂšvement d’un enfant qui est forcĂ© de maniĂšre rĂ©pĂ©titive Ă  abandonner ses points forts »[14]. Il est trĂšs probable que le turn-over des Ă©ducateurs rĂ©sulte de la confrontation rĂ©pĂ©tĂ©e aux souffrances de l’enfant suscitĂ©es par la rigiditĂ© des protocoles. La mĂ©thode ABA faisant l’impasse sur la vie psychique, pour ne vouloir connaĂźtre que les comportements, ne fait pas bon mĂ©nage avec des professionnels qualifiĂ©s elle se satisfait de peu de mĂ©decins, de peu de pĂ©dopsychiatres, de peu d’éducateurs spĂ©cialisĂ©s, et de psychologues ne connaissant qu’une seule mĂ©thode. Les auteurs du rapport ne sauraient ĂȘtre suspectĂ©s d’avoir une approche critique Ă  l’égard des 28 structures expĂ©rimentales. Bien au contraire, ils adhĂšrent parfois trop aisĂ©ment au discours qui s’y trouve tenu. Pour plusieurs structures, Ă©crivent-ils, les relations avec les Ă©quipes hospitaliĂšres et notamment la pĂ©dopsychiatrie sont compliquĂ©es du fait d’une mĂ©connaissance, voire parfois d’un rejet, de la part de ce secteur et notamment des pĂ©dopsychiatres, des mĂ©thodes comportementales utilisĂ©es dans les structures »[15]. Ce n’est certainement pas par mĂ©connaissance » que la plupart des associations reprĂ©sentatives de la psychiatrie française se sont Ă©levĂ©es contre les recommandations du 3Ăšme plan autisme favorisant abusivement la mĂ©thode ABA.[16] Beaucoup de pĂ©dopsychiatres ont eu connaissance du travail de V. Shea, citĂ© plus haut, voire de ceux de Dawson, et de bien d’autres, en revanche les militants d’Autisme France, souvent Ă  l’origine des structures expĂ©rimentales, ne souhaitent guĂšre s’informer, rĂ©pĂ©tant sans cesse Ă  tort qu’ABA serait validĂ© scientifiquement. D’autre part, les Ă©valuateurs se contentent de peu quand il s’agit de mettre en Ă©vidence quelques rĂ©sultats favorables. Les 28 structures expĂ©rimentales, affirment-ils, ont, dans leur grande majoritĂ©, des rĂ©sultats positifs en termes d’intĂ©gration dans le milieu ordinaire, d’implication des familles et d’évolution des enfants et des jeunes sur des aspects qui n’étaient pas acquis auparavant propretĂ©, communication, diminution des comportements-problĂšmes
. » Comment le savons-nous ? Il s’agit d’un constat partagĂ© par les professionnels et les familles »[17]. Toutes les structures, rĂ©pĂštent-ils, semblent avoir de bons rĂ©sultats en termes d’évolution des enfants et des jeunes accompagnĂ©s », ils ont cependant l’honnĂȘtetĂ© de prĂ©ciser mĂȘme si l’évaluation ne se fonde que sur le point de vue des familles, tout autant satisfaites d’avoir obtenu une place pour leur enfant que de pouvoir bĂ©nĂ©ficier de ces mĂ©thodes, et non sur des travaux de recherches spĂ©cifiques »[18]. Que l’auto-Ă©valuation faite par des militants de la mĂ©thode ABA soit positive est bien le moins qui soit attendu. Nul doute qu’une prise en charge intensive d’enfants jeunes effectuĂ©e pendant plusieurs annĂ©es parvienne Ă  produire une amĂ©lioration des comportements. Cependant les quelques donnĂ©es objectives livrĂ©es parcimonieusement par le rapport incitent Ă  en rabattre beaucoup sur la satisfaction des militants ABA. Sans vouloir s’y attarder, les Ă©valuateurs eux-mĂȘmes aboutissent Ă  un constat d’échec malgrĂ© les progrĂšs individuels constatĂ©s pour une grande majoritĂ© d’enfants et de jeunes, le nombre de sorties est restĂ© trĂšs limitĂ© sur la pĂ©riode, alors mĂȘme que ce modĂšle d’intervention ne peut ĂȘtre tenable financiĂšrement que si l’accompagnement intensif pour un mĂȘme enfant est limitĂ© dans le temps logique de parcours. »[19] DĂšs lors leur conclusion est nette cette solution est certes intĂ©ressante en termes de niveau individuel de prestation, mais n’est tout simplement pas tenable financiĂšrement »[20]. La production de sorties des enfants de la prise en charge institutionnelle n’est pas suffisante pour que le modĂšle gĂ©nĂšre un ratio coĂ»t-rĂ©sultat qui soit positif. En considĂ©rant les donnĂ©es dont les Ă©valuateurs disposent, affirmer que cette solution est intĂ©ressante » apparaĂźt mĂȘme abusif une telle apprĂ©ciation ne saurait valoir qu’à se satisfaire de l’auto-Ă©valuation militante. Rappelons que le critĂšre qui a permis Ă  Lovaas dobjectiver 47% de rĂ©sultats positifs est celui d’une frĂ©quentation normale des Ă©coles primaires publiques » par des enfants impossibles Ă  distinguer des enfants de leur Ăąge au dĂ©veloppement normal ». Parmi les dix-neuf enfants, l’un des neuf ayant le mieux Ă©voluĂ© » a finalement intĂ©grĂ© une filiĂšre d’éducation spĂ©cialisĂ©e, rapporte McEachin[21] en 1993 dans une Ă©tude du devenir de ceux-ci, de sorte qu’il ne pouvait plus ĂȘtre considĂ©rĂ© comme se dĂ©veloppant normalement ». Or combien des 578 jeunes enfants autistes soumis Ă  la mĂ©thode ABA dans les institutions pilotes françaises sont-ils parvenus Ă  une frĂ©quentation normale des Ă©coles primaires publiques »? Bien que la circulaire de la DGAS qui a prĂ©sidĂ© Ă  l’expĂ©rience ait fait Ă©tat d’une attente d’évaluation du nouveau modĂšle d’accompagnement, les donnĂ©es prĂ©cises, indĂ©pendantes de la subjectivitĂ© des participants, restent parcimonieuses. NĂ©anmoins, il semble qu’entre l’expĂ©rimentation de Lovaas et celle des structures françaises se rĂ©vĂšle quant aux rĂ©sultats un gouffre abyssal, puisque sur les 578 enfants on constate avec surprise qu’un nombre infime aurait Ă©voluĂ© jusqu’à une sortie permettant d’intĂ©grer un circuit scolaire ordinaire. Seuls 19 enfants sont sortis vers le milieu ordinaire », mais encore faut-il parmi eux retrancher ceux qui sont allĂ©s en CLIS et ceux qui ont continuĂ© Ă  bĂ©nĂ©ficier d’une AVS – dont le nombre n’est pas prĂ©cisĂ©. Les 47% de Lovaas apprĂ©ciĂ©s sur un Ă©chantillon beaucoup plus reprĂ©sentatif avoisinent en France les 3% ! Bien qu’avares de donnĂ©es chiffrĂ©es, les Ă©valuateurs ne manquent pas de constater que le nombre de sorties [
] est relativement faible ». Le taux de rotation parmi les effectifs nombre de sorties/nombre d’enfants accueillis s’avĂšre mĂ©diocre en moyenne 18%[22]. Encore faut-il souligner que les sorties ne sont pas toutes des tĂ©moignages d’accompagnements rĂ©ussis. Il est prĂ©cisĂ© que parmi les 96 enfants qui ont quittĂ© les structures expĂ©rimentales depuis leur mise en place 19 soit prĂšs de 20% sont sortis vers le milieu ordinaire y compris CLIS et AVS, 18 vers une structure mĂ©dico-sociale et 5 sont au domicile sans solution. L’orientation Ă  la sortie n’est pas connue non renseignĂ©e dans les grilles de recueil de donnĂ©es des structures pour 54 enfants »[23]. Il est fort peu probable que des fiches non renseignĂ©es par des professionnels militants cachent des rĂ©ussites Ă©clatantes. DĂšs lors les sorties vĂ©ritablement positives aprĂšs cinq annĂ©es d’application de la mĂ©thode ABA dans des conditions particuliĂšrement favorables s’avĂšrent infĂ©rieures Ă  19 sur 578 [24]. La pauvretĂ© de ces rĂ©sultats rend peut-ĂȘtre compte d’un paradoxe notĂ© par les Ă©valuateurs l’adhĂ©sion sans rĂ©serve des parents et des professionnels Ă  la mĂ©thode ABA s’accompagne souvent de bien peu d’espoirs en ses pouvoirs. Dans la plupart des institutions pilotes la sortie des enfants n’est guĂšre envisagĂ©e. Environ Ÿ des structures, observent-ils, ont une rĂ©flexion limitĂ©e ou n’ont pas du tout engagĂ© de rĂ©flexion sur les modalitĂ©s de sortie des enfants. Ce constat est particuliĂšrement problĂ©matique car il implique que la sortie des enfants et leur orientation vers un autre dispositif en aval de la structure ne sont encore pas suffisamment anticipĂ©es et pensĂ©es de maniĂšre globale. Or, de fait, l’avancĂ©e en Ăąge des enfants implique que la question de la sortie de la structure va se poser de plus en plus »[25]. Les diverses structures expĂ©rimentales prĂ©sentent des disparitĂ©s importantes quant Ă  leur fonctionnement, or les services rendus apparaissent comparables, constat qui a beaucoup questionnĂ© les Ă©valuateurs, les professionnels et les parents eux-mĂȘmes[26]. Le rapport en conclut que les rĂ©sultats interrogent le rapport coĂ»t-efficacitĂ© de certaines approches bĂ©nĂ©ficiant de moyens en termes de taux d’encadrement, de nombres d’heures d’accompagnement et d’investissement des parents notamment bien supĂ©rieurs aux autres, sans pour autant obtenir des rĂ©sultats significativement supĂ©rieurs en termes de sortie et notamment d’intĂ©gration dans le milieu ordinaire »[27]. Quand la mĂ©thode ABA est appliquĂ©e dans toute sa rigueur, ce qui Ă©tait plus affirmĂ© dans certaines structures expĂ©rimentales, le coĂ»t est plus Ă©levĂ©, mais les rĂ©sultats ne sont pas meilleurs. Plusieurs Ă©tudes antĂ©rieures, rapportĂ©es par V. Cruveiller, mettaient dĂ©jĂ  en Ă©vidence ce phĂ©nomĂšne. Elles constate, en prenant appui sur celles-ci, que le nombre d’heures d’intervention pourrait ĂȘtre moins important que le type d’intervention » et que l’efficacitĂ© de l’intervention semble dĂ©pendre plus de ses caractĂ©ristiques et avant tout de celles de l’enfant que du caractĂšre intensif de la prise en charge ». Il s’agirait donc d’aller selon les donnĂ©es les plus rĂ©centes dans le sens d’interventions thĂ©rapeutiques moins intensives mais plus homogĂšnes et spĂ©cifiques, adaptĂ©es aux besoins propres Ă  chaque enfant »[28]. Le rapport constate que prendre un appui exclusif sur la mĂ©thode ABA pour l’accompagnement des autistes est une hypothĂšse qui n’est tout simplement pas tenable financiĂšrement ». Il prĂ©conise cependant d’utiliser les structures expĂ©rimentales comme un accompagnement expert » devant servir auprĂšs des professionnels Ă  la diffusion et au dĂ©veloppement des mĂ©thodes Ă©ducatives, comportementales et dĂ©veloppementales[29]. Toutefois il insiste sur la nĂ©cessitĂ© d’une meilleure prise en compte des structures de suite ». En possession des donnĂ©es de ce rapport, fonciĂšrement accablant pour la mĂ©thode ABA, bien que restant modĂ©rĂ© dans ses conclusions, que faire ? Il est d’abord urgent de reconduire pour cinq ans la plupart des structures expĂ©rimentales. Il convient ensuite d’Ɠuvrer Ă  ce qu’elles deviennent des centres experts » pour assurer une meilleure diffusion des mĂ©thodes comportementales. Et surtout il faut continuer Ă  ostraciser les approches psychodynamiques de l’autisme et l’Affinity therapy[30]. Telles sont toujours les orientations actuelles de la politique française de management de l’autisme.[1] Lovaas Behavioral tretment and normal educational and intellectual functioning in young autistic children., Journal of Consulting and Clinical Psychology. 1987, 55, 1, pp. 3-9.[2] Shea V. A perspective on the research literature related to early intensive behavioral intervention Lovaas for young children with autism, in Autism 2004 SAGE Publications and the National Autistic SociĂ©ty, vol 8 4, 349-367. Traduction française Shea V. Revue commentĂ©e des articles consacrĂ©s Ă  la mĂ©thode ABA EIBI Early Intensive Behavioral Intervention de Lovaas, appliquĂ©e aux jeunes enfants avec autisme, in Psychiatrie de l’enfant, LII, I, 2009, p. 296.[3] Cruveiller V. Les interventions comportementales intensives et prĂ©coces auprĂšs des enfants avec autisme une revue critique de la littĂ©rature rĂ©cente. Cahiers de PrĂ©aut. 2012, 1, p. 107.[4] CekoĂŻa Conseil. PlanĂšte publique. Evaluation nationale des structures expĂ©rimentales Autisme. CNSA. Rapport final. FĂ©vrier 2015, Ibid., p. 78.[6] Ibid., p. 28.[7] ETP Equivalent Temps Plein.[8] Ibid., p. 29.[9] Ibid., p. 45.[10] Ibid., p. 78.[11] Ibid., p. 13.[12] Ibid., p. 17.[13] Ibid., p. 59.[14] Dawson M. The misbehavior of behaviorists. Ethical challenges to the autism-ABA industry. [2004] En ligne sur No Autistics Allowed.[15] CekoĂŻa Conseil. PlanĂšte publique. Evaluation nationale des structures expĂ©rimentales Autisme, p. 63.[16] Cf Laurent E. La bataille de l’autisme. De la clinique Ă  la politique. Navarin. Champ freudien. 2012, pp. 141-153.[17] CekoĂŻa Conseil. PlanĂšte publique. Evaluation nationale des structures expĂ©rimentales Autisme, p. 82.[18] Ibid., p. 85.[19] Ibid., p. 82.[20] Ibid., p. 86.[21] McEachin Smith T., Lovaas Long term outcome for children with autism who received early intensive behavioral treatment. American Journal of Mental Retardation, 1993, 97, p. 368.[22] CekoĂŻa Conseil. PlanĂšte publique. Evaluation nationale des structures expĂ©rimentales Autisme, p. 34.[23] Ibid., p. 34.[24] 482 enfants accueillis au 31 DĂ©cembre 2013 plus 96 enfants sortis des structures.[25] Ibid., p. 66.[26] Ibid., p. 88.[27] Ibid., p. 84.[28] Cruveiller V. Les interventions comportementales intensives et prĂ©coces auprĂšs des enfants avec autisme une revue critique de la littĂ©rature rĂ©cente, p. 104.[29] Ibid., p. 86.[30] Perrin M. sous la direction de Affinity therapy. Nouvelles recherches sur l’autisme. Presses Universitaires de Rennes. 2015.
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 par Philippe Hellebois Lelaboratoire de recherches en psychopathologie et le Groupe recherche autisme (GRA) de l'universitĂ© Rennes 2 organisent un colloque international intitulĂ© Affinity Therapy, recherches et
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Olivro Affinity therapy: Nouvelles recherches sur l’autisme nos traz, nas palavras da organizadora desta coletĂąnea, “o que hĂĄ de novo no tratamento do autismo” (p. 11). Myriam Perrin parte da constatação deveras reafirmada de que todo autista tem suas fixaçÔes, ritualiza-çÔes, obsessĂ”es, paixĂ”es, para nomear essa particularidade como afinidade. É essa afinidade Affinity therapyNouvelles recherches sur l'autismeTout s'est prĂ©cipitĂ© aux États-Unis Ă  partir du printemps 2014. Le cĂ©lĂšbre journaliste politique Ron Suskind publie le 1er avril Life, animated. Il y dĂ©crit sa rencontre » avec son fils autiste Owen grĂące au monde de Disney. Owen est ainsi sorti de son retrait, il s'est mis Ă  parler et a dĂ©veloppĂ© de nombreuses capacitĂ©s. R. Suskind tĂ©moigne prĂ©cisĂ©ment du soutien des inventions d'un autiste par les membres de sa famille. C'est ce qu'il nomme, fort justement, l'Affinity sont les parents qui parient, souvent contre l'avis des experts, sur les capacitĂ©s auto-thĂ©rapeutiques de leur enfant autiste, accueillant leurs affinitĂ©s quelles qu'elles soient. Nombreux sont les autistes qui tĂ©moignent de l'appui fondamental qu'elles constituent, tout comme le soutien d'un de leurs proches. Il s'agit pour le chercheur, le professionnel et le psychanalyste d'apprendre des consĂ©quences de l'Affinity therapy, non seulement d'Ă©couter les autistes, mais aussi le savoir-y-faire des parents, leurs paroles transmettant inventions et trouvailles de chacun pour crĂ©er du lienL'Ă©cho considĂ©rable dans les mĂ©dias amĂ©ricains et britanniques de l'ouvrage de Ron Suskind contraint aujourd'hui les spĂ©cialistes et chercheurs du monde entier Ă  une modification radicale de la considĂ©ration des obsessions ou fixations, des passions ou intĂ©rĂȘts spĂ©cifiques dans le traitement des autismes, majoritairement fustigĂ©s ou considĂ©rĂ©s comme des lubies passagĂšres, Ă  Ă©radiquer. Cet ouvrage interroge ainsi la considĂ©ration des affinitĂ©s dans diverses approches de l'autisme et ouvre le dĂ©bat quant Ă  la question du diagnostic, de l'Ă©tiologie et du dĂ©terminisme de l'autisme, et plus largement les points de butĂ©es que la science rencontre chez l' visĂ©e majeure de cet ouvrage - visĂ©e politico-clinique - est de montrer l'intĂ©rĂȘt de l'Affinity therapy, d'en dĂ©plier la portĂ©e ainsi que ses accointances avec le traitement de l'autisme mis en oeuvre dans la pratique Ă  plusieurs » s'orientant du discours analytique. En France et en Europe, de nombreuses institutions qui accueillent des sujets autistes prennent en compte dans leur pratique au quotidien l'objet dit autistique, l'affinitĂ© aussi discrĂšte soit-elle, non comme un obstacle mais un objet Ă©lu, une affinitĂ© Ă©lective de l'autistic mind. Elles soutiennent ainsi les inventions de chacun des autistes, les complexifient vers une ouverture au monde, au lien social et aux apprentissages. Cet ouvrage dĂ©finit les principes et la logique d'une telle pratique et dĂ©plie comment ces institutions offrent un mix sur mesure » du triptyque mĂ©dical, pĂ©dagogique et activitĂ©s d' cet ouvrage apporte de maniĂšre trĂšs serrĂ©e ce qu'il en est d'un appui sur les affinitĂ©s et inventions subjectives dans le traitement de l'autisme la prise en considĂ©ration du rĂ©el qui s'impose et des dĂ©fenses Ă©laborĂ©es par le sujet pour y faire face.
BernardGolse, « Les nouvelles nosographies en clinique infantile » 11h15 Pause 11H30 – 13H00 TABLE RONDE DÉBAT « AUTISME, DIAGNOSTIC, SUBJECTIVITÉ » Myriam ChĂ©rel, « Autisme et Affinity Therapy » JĂ©rĂŽme Boutinaud, « Les autismes de l’enfance : perspec-tives thĂ©oriques et cliniques »

Les troubles comportementaux de l’enfant restent certes le théùtre d’une impossibilitĂ© chronique Ă  rentrer en contact avec les objets extĂ©rieurs mais peuvent aussi malgrĂ© tout constituer le lieu oĂč viennent Ă  surgir des tentatives d’établissement de lien plus ou moins abouties et avortĂ©es »20 . Mon expĂ©rience en pĂ©dopsychiatrie m’a amenĂ©e Ă  rencontrer des enfants et des adolescents en souffrance corporel et psychique, repliĂ©s sur eux-mĂȘmes. Entrer dans l’univers singulier de l’autisme c’est se confronter Ă  la difficultĂ© mĂȘme de dĂ©crire ces rencontres. La pathologie reprĂ©sentĂ©e au mieux sous la forme de l’isolement autistique nous renvoie Ă  une barriĂšre qui paraĂźt infranchissable, une impossibilitĂ© de communiquer et d’ĂȘtre en relation. Pourtant, la rĂ©alitĂ© clinique porte Ă  croire que l’enfant autiste, dans ses manifestations et ses expĂ©riences, laisse un espace, aussi infime soit-il parfois, pour l’autre, comme le dĂ©crit Boutinaud. C’est au travers de ces premiers ressentis que j’ai portĂ© ma rĂ©flexion tout au long de cet Ă©crit. L’autisme, dans sa description, touche le sujet dans sa globalitĂ©. Qui laisse une trace, laisse une plaie ». Cette phrase d’Henri Michaux prend son sens dans ma rĂ©flexion sur les rencontres que j’ai faites en hĂŽpital de jour. Dans ses tentatives d’ĂȘtre sujet et de s’inscrire dans le monde laisser une trace, le patient autiste peut ĂȘtre traversĂ© d’angoisses, de crises et de comportements singuliers stĂ©rĂ©otypies, auto agressivitĂ© par exemple. Il n’a pas la capacitĂ© de supporter et de donner du sens Ă  ses expĂ©riences Ă©motionnelles. Il utilise ces mĂ©canismes de dĂ©fense pour ne pas avoir Ă  faire face Ă  une position qui le placerait en tant que sujet. Être en relation, c’est pouvoir se sĂ©parer de quelque chose laisser une plaie, une marque. En disant quelque chose de soi, on s’en sĂ©pare. Pour cela, il 20 75 faut d’abord avoir un ancrage corporel au monde, un corps Ă  soi, appropriĂ©, diffĂ©renciĂ© et habitĂ©. Or, les enfants autistes sont pris dans une difficultĂ© Ă  apprĂ©hender leur corps autant que le monde extĂ©rieur. Ils ne sont pas armĂ©s en termes de reprĂ©sentation et de symbolisation. Pour beaucoup, leurs Ă©motions et leurs rĂ©actions sont bloquĂ©es Ă  un stade d’éprouvĂ©s somatiques, corporel. Le vĂ©cu corporel est archaĂŻque, non mentalisĂ©. De ce fait, la relation Ă  soi, aux autres et Ă  l’environnement est entravĂ©e. La thĂ©rapie psychomotrice offre un espace de relation qui contient les vĂ©cus corporels archaĂŻques oĂč l’on espĂšre qu’ils prendront sens pour l’enfant. Cette pathologie n’a pas un but rééducatif. Elle vise Ă  un mieux ĂȘtre », Ă  accompagner l’enfant pour qu’il puisse habiter son corps et se l’approprier. Dans ce sens, le travail de lien et de mise en relation dans l’approche psychomotrice est central dans la prise en soin des patients prĂ©sentant un TSA, il permet de favoriser les expĂ©riences de rencontre sur des modalitĂ©s plus apaisĂ©es. La psychomotricitĂ© s’intĂ©resse au corps, au corps en relation. La lecture du corps de l’autre permettant alors de s’ajuster pendant la rencontre mais aussi de la mettre au travail. Le cadre institutionnel m’a permis d’affiner mon regard clinique sur l’autisme et ses manifestations. En ressort alors l’importance de l’approche corporelle menĂ©e par la psychomotricitĂ© qui prend en charge le corps de l’autiste. Le psychomotricien tel qu’il se dĂ©finit Ă  des qualitĂ©s propres Ă  sa fonction ĂȘtre prĂ©sent, contenant pour soutenir les expĂ©riences dans et par une mise en lien afin d’apporter une possibilitĂ© d’ancrage au monde. Le travail en Ă©quipe Ă  l’hĂŽpital de jour auquel j’ai pu participer, souligne l’importance d’’ĂȘtre Ă  plusieurs avec ces enfants. Il offre une richesse clinique au vue des diffĂ©rentes professions qui y sont reprĂ©sentĂ©es. Cela permet d’avoir une 76 vision globale du patient, dans ses capacitĂ©s et ses difficultĂ©s, et ainsi de mieux orienter la prise en soin. Enfin, il me semble important de souligner qu’il faut continuer Ă  ĂȘtre en perpĂ©tuel questionnement car rappelons-nous que la clinique de l’autisme nous confronte sans cesse Ă  des solutions singuliĂšres, bien que toujours enseignantes. Dans la relation avec le sujet autiste, c’est lui qui dĂ©tient le savoir et qui nous le livre au travers de son corps, de ses expĂ©riences, de son vĂ©cu dans le lien avec le thĂ©rapeute. 77 BIBLIOGRAPHIE BAIO V. La richesse d’une pratique Ă  plusieurs », Feuillets du courtil N°14 BULLINGER A. Approche sensorimotrice des troubles envahissants du dĂ©veloppement » Contraste N°25, BULLINGER A. A propos du dĂ©veloppement psychomoteur » sur BULLINGER A. Le dĂ©veloppement sensori-moteur de l’enfant et ses avatars » Eres, 2013 BULLINGER A. Les reprĂ©sentations de l’organisme dans l’autisme, perspective dĂ©veloppementale », La revue lacanienne N°14, BOUTINAUD J. PsychomotricitĂ©, psychoses et autismes infantiles » In Press, 2013 CARBONNIER M. Histoire d’Hommes, Histoires de SchizophrĂšnes, l’identitĂ© psychomotrice au service d’une identitĂ© pathologique », Juin 2015 CLUZEAU P. Sur les chemins de la relation patient-psychomotricien Ă©lĂ©ments de rĂ©flexion sur la genĂšse et les fondements de la relation thĂ©rapeutique », Juin 2014 DELION P. 78 DELION P. et GOLSE B. Autisme Ă©tat des lieux et horizons » Eres, 2013 DOLTO F. Tout est langage » Gallimard, 2002 GROLLIER M. Le corps de l’autiste » Bulletin de psychologie N°529, KANNER L. Langage idiosyncrasique et mĂ©taphorique dans l’autisme infantile prĂ©coce », in Bernard Touati et al., PUF le fil rouge », 2007, LACADEE P. 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Les Ă©tats autistiques chez l’enfant » Seuil, 2003 VINOT F. et VIVES Les mĂ©diations thĂ©rapeutiques par l’art » Eres, 2014 WINNICOTT 80 Glossaire Accommodation Action du milieu sur l’organisme qui conduit les schĂšmes d’assimilation Ă  s’adapter aux structures des objets. L’enfant accommode son propre fonctionnement Ă  la rĂ©alitĂ© extĂ©rieure. Assimilation Elle consiste Ă  incorporer des objets dans les schĂšmes de l’activitĂ© propre. L’enfant adapte le rĂ©el Ă  son propre fonctionnement. Divided Line Ligne Ă©tablie par Bergeret qui fractionne les diffĂ©rentes strutures de personnalitĂ© en fonction des stades de l’évolution libidinale. HypothĂ©tico dĂ©ductive Se dit d'un raisonnement dans lequel les principes adoptĂ©s sont considĂ©rĂ©s, les uns comme vrais et assurĂ©s, les autres comme purement hypothĂ©tiques et devant ĂȘtre vĂ©rifiĂ©s Ă  partir des premiers ou en fonction d'eux. Intermodal Qui met en jeu plusieurs moyens. Iodiosyncrasique Relatif Ă  l’idiosyncrasie qui est une maniĂšre d’ĂȘtre particuliĂšre Ă  chaque individu qui l’amĂšne Ă  avoir tel type de rĂ©action, de comportement qui lui est propre. SyncrĂ©tisme SystĂšme archaĂŻque de pensĂ©e et de perception, consistant en une perception globale et confuse de diffĂ©rents Ă©lĂ©ments. Transmodal Se dit de la perception de qualitĂ©s diffĂ©rentes d’un objet ou d’un 81

InAffinity therapy. Nouvelles recherches sur l’autisme, M. Perrin-ChĂ©rel (dir), PUR, novembre 2015 - « La force d’une nomination ». In Affinity therapy. Nouvelles recherches sur l’autisme, M. Perrin-ChĂ©rel (dir), PUR, novembre 2015. Revues spĂ©cialisĂ©es - Affinity therapy : une sollicitation sur mesure, AccĂšs Clinique hors les normes, revue de l’ACF-VLB, septembre 17 - 1L’autisme est un trouble neuro-dĂ©veloppemental RogĂ©, 2003, comportemental BarthĂ©lĂ©my, 2012 et hĂ©tĂ©rogĂšne qui affecte la communication, la socialisation et le comportement. Ces trois domaines constituent ce que l’on appelle la triade autistique Wing & Gould, 1979. D’une maniĂšre plus simple, la nouvelle classification DSM V 2013 a dĂ©fini les troubles du spectre autistique en seulement deux domaines la communication sociale et les comportements restrictifs. Dans la littĂ©rature spĂ©cialisĂ©e, les chercheurs prĂ©fĂšrent parler plutĂŽt des autismes que de l’autisme Ă  cause de l’hĂ©tĂ©rogĂ©nĂ©itĂ© du syndrome, Ă  laquelle se rajoute le caractĂšre unique de chaque individu. En outre, on trouve dĂ©crit dans des rĂ©cits de personnes autistes un certain type de fonctionnement et des difficultĂ©s partagĂ©es perception diffĂ©rente, difficultĂ© Ă  gĂ©nĂ©raliser, fascination pour des objets qui tournent ou brillent, stĂ©rĂ©otypies, rĂšgles et routines pour calmer les angoisses et avoir l’impression de maĂźtriser la situation, peur des Ă©motions, problĂšme de comprĂ©hension et de communication, sentiment de solitude, de diffĂ©rence Chamak, 2005. 2Ce fonctionnement spĂ©cifique est d’autant plus Ă©vident dans l’apprentissage et dans la comprĂ©hension du monde externe, comme en tĂ©moigne Jim Sinclair, adulte atteint d’autisme » Être autiste ne signifie pas ĂȘtre incapable d’apprendre. Mais cela signifie qu’il y a des diffĂ©rences dans la façon dont l’apprentissage se fait. Les entrĂ©es et les sorties d’informations peuvent se faire d’une maniĂšre non standard » Sinclair, 1992, p. 295, traduction libre. 3Pour un Ă©lĂšve avec autisme Ă  l’école, cette maniĂšre de fonctionner diffĂ©remment peut crĂ©er des difficultĂ©s d’ordre relationnel, psychologique et intellectuel, pouvant conduire Ă  des troubles du comportement devant des situations variĂ©es ainsi que diverses difficultĂ©s scolaires. Or, depuis la loi du 11 fĂ©vrier 2005, la scolarisation en milieu ordinaire doit ĂȘtre favorisĂ©e. Comme en tĂ©moigne StĂ©fany Bonnot-Briey, elle-mĂȘme autiste et travaillant dans la scolarisation des enfants avec autisme le scolariser en milieu scolaire ordinaire supposerait avant tout, connaĂźtre ses limites et ses compĂ©tences afin de pouvoir rĂ©aliser son inclusion dans un milieu scolaire. Il est donc nĂ©cessaire de connaĂźtre son fonctionnement et de se sensibiliser aux approches et aux moyens qui peuvent lui permettre de bĂ©nĂ©ficier au mieux d’une vie d’élĂšve Ă  part entiĂšre » Bonnot-Briey, 2012, p. 3. Ainsi, il s’agit pour les enseignants de rendre accessibles les apprentissages en cernant les besoins particuliers de ce type d’élĂšves. 4De nombreuses recherches montrent l’intĂ©rĂȘt des TICE Technologies de l’Information et de la Communication pour l’Enseignement pour les enfants handicapĂ©s Jacquet, 2008, en particulier pour ceux avec autisme Konstantinidis et al., 2009 ; Renaud, 2012. Cependant, toute technique, aussi pertinente soit-elle, ne peut ĂȘtre un outil pĂ©dagogique efficace si elle n’est pas intĂ©grĂ©e aux conceptions et stratĂ©gies pĂ©dagogiques de l’enseignant. 5Adapter son enseignement en utilisant les TICE suppose en effet de la part de l’enseignant, non seulement qu’il connaisse les besoins Ă©ducatifs particuliers de ses Ă©lĂšves mais aussi qu’il soit ouvert Ă  acquĂ©rir de nouvelles compĂ©tences pĂ©dagogiques afin d’adapter son enseignement en utilisant des nouvelles technologies. Comment introduire des TICE de maniĂšre efficace avec les Ă©lĂšves avec autisme quand la diversitĂ© des profils autistiques et des approches pĂ©dagogiques des enseignants est une double source de complexitĂ© ? 6Notre recherche collaborative, impliquant chercheurs et enseignant, vise Ă  mettre au jour le processus d’introduction et d’ajustement d’exercices informatisĂ©s en fonction de la singularitĂ© de chaque Ă©lĂšve et de la pratique pĂ©dagogique singuliĂšre de l’enseignante. Dans un premier temps, une revue de littĂ©rature concernant, d’une part, l’utilisation des TICE avec des enfants avec autisme, et d’autre part, les approches pĂ©dagogiques employĂ©es par les enseignants avec ce type d’élĂšves, est conduite. Les approches thĂ©oriques et mĂ©thodologiques sont ensuite prĂ©sentĂ©es. La mise en Ɠuvre de la recherche collaborative est alors dĂ©crite. Une modĂ©lisation de la recherche collaborative est proposĂ©e avant qu’en conclusion, quelques perspectives soient finalement indiquĂ©es. 1. Revue de littĂ©rature Utilisation des TICE avec des enfants avec autisme 7Dans le cas de l’autisme, les TICE sont depuis quelques annĂ©es utilisĂ©es en classe ordinaire ou spĂ©cialisĂ©e par les enseignants car elles s’avĂšrent particuliĂšrement adaptĂ©es au profil autistique Machalicek et al., 2010 ; Matson et al.,1993. En effet, les ressources numĂ©riques qui utilisent le son, la vidĂ©o et l’interface d’une machine – en l’occurrence l’ordinateur – peuvent faciliter l’apprentissage de la communication sociale d’un Ă©lĂšve atteint d’autisme grĂące Ă  quelques Ă©lĂ©ments essentiels. D’abord, un cadre structurĂ© et limitĂ©, qui invite Ă  la concentration en l’occurrence, l’écran de l’ordinateur ; une stimulation par communication multimodale – son, vidĂ©o, image ; un cadre de dĂ©codification de l’information plus simple que les Ă©motions humaines ; une manipulation appropriĂ©e ; une autonomie et une autoĂ©valuation plus rapides » Dascalu, 2013. 8La littĂ©rature sur les TICE et l’autisme est abondante et concerne principalement l’entraĂźnement dans des domaines pour lesquels les enfants autistes ont des difficultĂ©s particuliĂšres. Les premiers articles sur l’usage de l’ordinateur dans l’éducation des enfants avec autisme sont dus Ă  Colby 1973 avec une Ă©tude pour inciter le langage spontanĂ© par l’écriture d’une lettre sur l’ordinateur et le son simultanĂ© de la lettre par l’ordinateur ; Panyan 1984, Ă  travers une revue de littĂ©rature, montre comment l’ordinateur peut stimuler l’attention et l’interaction chez les enfants avec autisme. La prĂ©sentation de l’information d’une maniĂšre visuelle Bondy & Frost, 1994 ; Whalen et al., 2010 encourage l’apprentissage, favorise la concentration des jeunes avec autisme, diminue l’angoisse et oriente l’élĂšve vers une attention cadrĂ©e sur son objectif Ă©ducatif en Ă©vitant la difficultĂ© de gĂ©rer les interactions avec l’enseignant. Les TICE peuvent ĂȘtre intĂ©grĂ©es dans l’enseignement directement dans la classe ordinaire ou spĂ©cialisĂ©e, soit pour dĂ©velopper des compĂ©tences spĂ©cifiques dans des ateliers variĂ©s sur des diffĂ©rents lieux de prise en charge activitĂ©s scolaires, extrascolaires, ateliers dans des institutions. 9De nombreux programmes relĂšvent de ce qu’on appelle computer aided instruction » CAI, qu’il s’agisse d’approches individualisĂ©es ou en groupe, pour faciliter l’apprentissage dans des domaines divers Golan & Baron-Cohen, 2006 ; La Cava et al.,2007, 2010 ; Silver & Oakes, 2001 ; Grynzspan et al., 2007, 2008 ; Ploog et al., 2013 ; Hourcade et al., 2012 ; Ayres et al., 2013 ; Coldwel, 1991a, 1991b. Les recherches de Heimann et al., 1995 et d’autres recherches comme celle de Whalen et al., 2010 sont comparatives. Cette derniĂšre Ă©tude a montrĂ© l’avantage des CAI par rapport Ă  un apprentissage traditionnel pour la comprĂ©hension des Ă©motions et l’expression du langage. 10Au niveau strictement scolaire, l’écriture, la lecture et l’acquisition du vocabulaire ont Ă©tĂ© des objectifs particuliĂšrement visĂ©s dans les Ă©tudes Ramdoss et al., 2011 ; Pennington, 2010. Certaines recherches portent sur la comprĂ©hension et la construction des phrases Basil & Reyes, 2003, d’autres sur le vocabulaire et l’identification des images Bosseler & Massaro, 2003 ; Colemann-Martin et al., 2005 encore d’autres sur la communication, la lecture, l’expression verbale et les compĂ©tences phonologiques Heimann et al., 1995 ; Da Silva et al., 2011, la lecture des mots dans un temps limitĂ© Williams et al., 2002, le langage expressif, rĂ©ceptif et les compĂ©tences cognitives scolaires Whalen et al., 2010. 11De l’ensemble de ces travaux ressort que la diversitĂ© d’outils, d’applications dans divers domaines, devrait faciliter l’habitude d’intĂ©grer dans l’enseignement ordinaire et spĂ©cialisĂ© les TICE et par consĂ©quent de permettre aux enseignants de crĂ©er des stratĂ©gies Ă©ducatives en concordance avec ces outils. Si les recherches citĂ©es prĂ©cĂ©demment montrent l’intĂ©rĂȘt des TICE pour dĂ©velopper diverses compĂ©tences chez les enfants avec autisme, les outils numĂ©riques utilisĂ©s ne sont pas Ă©laborĂ©s en fonction de la singularitĂ© de chaque enfant mais en fonction d’un Ă©lĂšve autiste gĂ©nĂ©rique et des savoirs gĂ©nĂ©raux sur l’autisme Aresti-Bartolome & Garcia-Zapirain, 2014. De plus, aucune mention quant Ă  l’usage de l’outil par un praticien au regard de sa pratique globale n’est donnĂ©e. 12Or, si la prĂ©occupation est l’intĂ©gration des TICE dans les activitĂ©s scolaires pour les Ă©lĂšves avec autisme, une attention particuliĂšre aux pratiques des enseignants doit ĂȘtre prĂ©sente. Il s’agit Ă©galement de considĂ©rer si, au-delĂ  de l’étiquette autisme, la singularitĂ© de chaque Ă©lĂšve est mise en avant par ces enseignants. 13Voyons donc, mĂȘme au-delĂ  des TICE, quelles sont les pratiques dĂ©clarĂ©es des enseignants français qui travaillent avec des Ă©lĂšves avec autisme. Pratiques pĂ©dagogiques et autisme 14Une recherche Baghdadli et al., 2011 permet de faire le point sur les pratiques dĂ©clarĂ©es des enseignants qui travaillent avec des Ă©lĂšves avec autisme. Il est intĂ©ressant de noter que les enseignants ont, de trĂšs loin, pour objectif premier la socialisation, l’autonomisation des Ă©lĂšves avec autisme, et non les apprentissages scolaires. Les compĂ©tences des Ă©lĂšves sur lesquelles s’appuient les enseignants sont principalement la mĂ©moire visuelle et l’apprentissage par imitation. Ils mettent en avant, au niveau des problĂšmes rencontrĂ©s, le manque d’attention et de concentration, des difficultĂ©s au niveau du comportement et les difficultĂ©s sur le plan de la socialisation. 2 Classe pour l’Inclusion Scolaire. 3 UnitĂ© LocalisĂ©e pour l’Inclusion Scolaire. 15S’ils s’appuient sur des connaissances gĂ©nĂ©rales sur l’autisme, une Ă©crasante majoritĂ© d’enseignants prĂ©tend utiliser des stratĂ©gies pĂ©dagogiques particuliĂšres pensĂ©es pour chaque Ă©lĂšve, en adaptant les consignes ou en mettant en Ɠuvre, notamment en ce qui concerne les enseignants spĂ©cialisĂ©s, des emplois du temps individualisĂ©s et des supports visuels favorisant la communication. Les activitĂ©s sont plus courtes, davantage dĂ©composĂ©es que pour les Ă©lĂšves ordinaires. Des adaptations en termes de temps supplĂ©mentaire ou d’un systĂšme d’évaluation spĂ©cifique sont particuliĂšrement utilisĂ©es en CLIS2ou en ULIS3. 16Le travail de thĂšse de l’un d’entre nous Garnier, 2013, au niveau des enseignants spĂ©cialisĂ©s travaillant avec des Ă©lĂšves avec autisme, permet de saisir qu’étant donnĂ©s les profils variĂ©s des Ă©lĂšves, les enseignants optimisent leur action pĂ©dagogique non en employant un prĂȘt-Ă -porter pĂ©dagogique pour Ă©lĂšves avec autisme » mais cherchent Ă  adapter leurs pratiques pĂ©dagogiques en fonction des besoins Ă©ducatifs particuliers de chacun. C’est d’ailleurs la mĂȘme dĂ©marche que nous avons trouvĂ©e dans les quelques mĂ©moires professionnels d’enseignants consacrĂ©s Ă  l’utilisation pĂ©dagogique des TICE en France avec des Ă©lĂšves avec autisme par exemple Bart-PrĂ©vost, 2012. 17À l’issue de cette double revue de littĂ©rature, nous Ă©mettons l’hypothĂšse que certaines TICE seront davantage employĂ©es par les enseignants travaillant avec des Ă©lĂšves avec autisme si elles permettent, en plus d’une adĂ©quation avec un profil autistique gĂ©nĂ©ral, une adaptation aux besoins de chaque Ă©lĂšve. Une collaboration entre chercheurs spĂ©cialistes des TICE et enseignants spĂ©cialistes de leurs Ă©lĂšves » nous a semblĂ© une voie pertinente pour dĂ©velopper efficacement l’usage des TICE avec des Ă©lĂšves avec autisme dans le cadre scolaire. Pour ce faire, une recherche collaborative utilisant un logiciel permettant une trĂšs forte personnalisation des activitĂ©s a Ă©tĂ© menĂ©e. 2. Approche thĂ©orique La recherche collaborative 18DesgagnĂ© et ses collĂšgues parlent de recherche collaborative pour dĂ©signer des pratiques associant recherche et formation 1997, 2001. En reprenant Lieberman 1986, il s’agit de faire, pour les divers courants s’inscrivant dans cette dĂ©marche, de la recherche avec et non sur les enseignants. Le chercheur incite le praticien Ă  avoir de la rĂ©flexivitĂ© sur ce qu’il fait. Le savoir d’expĂ©rience est ainsi mis en valeur, le dĂ©veloppement professionnel souhaitĂ©. La recherche collaborative rĂ©pond Ă©galement Ă  la critique selon laquelle la recherche universitaire serait Ă©loignĂ©e de la pratique ; elle a pour ambition justement de rapprocher thĂ©orie et pratique, savoirs savants et savoirs d’action. Chercheurs et enseignants explorent ensemble certains aspects de la pratique, et participent Ă  une co-construction de savoirs. 19La co-construction est d’ailleurs selon DesgagnĂ© 1997 autant la rĂ©sultante de la sensibilitĂ© thĂ©orique » du chercheur que de l’expĂ©rience pratique » du praticien. Si la recherche collaborative peut se mener de maniĂšres trĂšs diverses, adopter des approches thĂ©oriques diffĂ©rentes, nous allons nous situer dans la lignĂ©e des travaux de DesgagnĂ© en adoptant l’approche de la thĂ©orie ancrĂ©e. Une recherche collaborative fondĂ©e sur la singularitĂ© 20Notre recherche collaborative est en phase avec ce que l’on peut appeler la triade de l’enseignement spĂ©cialisĂ© singularitĂ©, fonctionnement et besoin, triade suggĂ©rĂ©e par Benoit 2012. Or, l’emploi de certains termes a au fil du temps engendrĂ© des reprĂ©sentations, d’oĂč dĂ©coulaient des stratĂ©gies pĂ©dagogiques qui pouvaient ĂȘtre stigmatisantes. Par exemple, la nuance sĂ©mantique entre diffĂ©rence et singularitĂ© peut conduire Ă  deux modes de scolarisation des Ă©lĂšves avec handicap, l’une relevant du paradigme de l’intĂ©gration, pour lequel c’est Ă  l’élĂšve de faire l’effort de s’intĂ©grer versus le paradigme de l’inclusion, le systĂšme Ă©ducatif s’adaptant alors Ă  la singularitĂ© de l’élĂšve. Ensuite, penser en termes de fonctionnement amĂšne Ă  s’intĂ©resser Ă  la structure globale psychique et comportementale de l’élĂšve et non seulement Ă  la dĂ©ficience qui amĂšne Ă  voir l’élĂšve en Ă©lĂ©ments sĂ©parĂ©s, juxtaposĂ©s Benoit & Sagot, 2008. Une troisiĂšme opposition concerne trouble et besoin. Le terme de trouble fonde une dĂ©marche pĂ©dagogique qui lui devient constitutive, alors que le terme de besoin incite Ă  identifier les obstacles Ă  l’apprentissage de chaque Ă©lĂšve. 4 Nous comprenons ici par style cognitif une certaine maniĂšre de fonctionner du point de vue cognitif ... 21Ainsi, si nous considĂ©rons le couple des termes trouble/besoin, deux maniĂšres diffĂ©rentes de considĂ©rer l’autisme peuvent ĂȘtre envisagĂ©es l’autisme en tant que trouble envahissant /cognitif et l’autisme en tant que style cognitif4, diffĂ©rent du style standard, se dĂ©clinant de maniĂšre singuliĂšre pour chaque individu porteur d’autisme. Cette singularitĂ© peut s’avĂ©rer ĂȘtre fonctionnelle Ă  condition d’adapter l’environnement Ă  ce type de public. 22Notre recherche collaborative sur les TICE se situe dans une optique diffĂ©rente de la majoritĂ© des travaux concernant l’usage des TICE avec les enfants avec autisme. Effectivement, dans la plupart de ces Ă©tudes, les applications et leur intĂ©rĂȘt par rapport Ă  la population considĂ©rĂ©e sont pensĂ©s Ă  travers les troubles, les manques des personnes avec autisme. À l’inverse de ces Ă©tudes basĂ©es exclusivement sur des gĂ©nĂ©ralitĂ©s concernant l’autisme, notre recherche prend en compte le profil cognitif spĂ©cifique de chaque Ă©lĂšve dans la classe, son projet pĂ©dagogique individuel et la pratique d’enseignement particuliĂšre Ă©galement. Tenir compte de chaque profil spĂ©cifique ne suppose pas du tout de crĂ©er des exercices distinctifs pour chaque enfant, mais de crĂ©er des exercices qui englobent une architecture rĂ©pondant Ă  la singularitĂ© cognitive de chaque Ă©lĂšve autiste concernĂ©. À cela, nous avons adoptĂ© Ă©galement une stratĂ©gie personnalisĂ©e, dans l’expĂ©rimentation qui implique d’une part, le choix de certains exercices pour tel Ă©lĂšve et d’autre part, une progression des exercices adaptĂ©s au projet pĂ©dagogique individualisĂ© de chaque enfant. Il est important ici de souligner que tout projet pĂ©dagogique individualisĂ© est conçu non seulement en fonction du projet d’apprentissage liĂ© au niveau scolaire de l’élĂšve autiste mais aussi en fonction de son profil cognitif autistique singulier. 23Aussi, notre prĂ©occupation dans la recherche collaborative est, Ă  partir de la singularitĂ© cognitive et des besoins Ă©ducatifs de chaque Ă©lĂšve avec autisme, de comprendre en quoi et comment des activitĂ©s pĂ©dagogiques sur support informatique peuvent permettre de le mobiliser et de dĂ©velopper ses compĂ©tences. La thĂ©orie ancrĂ©e 24La thĂ©orie ancrĂ©e, ou thĂ©orie enracinĂ©e Grounded Theory est une approche scientifique Ă©laborĂ©e dans les annĂ©es 60 par des sociologues pour marquer une alternative par rapport aux approches classiques positivistes. Glaser et Strauss 1967 souhaitent proposer une autre maniĂšre de faire de la recherche pour favoriser l’innovation scientifique, la crĂ©ation de nouvelles thĂ©ories. Ils inversent la dĂ©marche hypothĂ©tico-dĂ©ductive en thĂ©orisant seulement dans un deuxiĂšme temps, le premier pas Ă©tant consacrĂ© Ă  l’examen attentif des donnĂ©es brutes. PrivilĂ©giant en cela une approche inductive, la thĂ©orie doit Ă©merger des donnĂ©es, et n’est qu’un aboutissement, pas un prĂ©alable. C’est une dĂ©marche de thĂ©orisation » PaillĂ©, 1994 dans laquelle il s’agit de lier dans un schĂ©ma explicatif diffĂ©rents Ă©lĂ©ments d’une situation. Ce qui relĂšve du gĂ©nĂ©ral s’ajuste peu Ă  peu aux donnĂ©es singuliĂšres de l’enquĂȘte. Les chercheurs interprĂštent ainsi progressivement leurs donnĂ©es, dans un aller-retour constant entre celles-ci et les premiĂšres tentatives de catĂ©gorisation et de mise en sens. L’enjeu est de se laisser surprendre par la singularitĂ© des donnĂ©es du terrain, et d’éviter de forcer le rĂ©el Ă  entrer dans des catĂ©gories, des thĂ©ories dĂ©jĂ  Ă©tablies. Le retour constant aux donnĂ©es, voire l’appel Ă  de nouvelles donnĂ©es, permettent de confirmer les premiĂšres constructions thĂ©oriques que le chercheur a Ă©laborĂ©es, ou Ă©ventuellement de les infirmer et donc de les adapter aux observations rĂ©alisĂ©es. Si l’objet de recherche est certes entrevu dĂšs le dĂ©part on a bien une certaine idĂ©e de ce sur quoi on veut enquĂȘter, celui-ci n’est pas pleinement dĂ©fini au dĂ©but de la recherche, et peut Ă©voluer en partie en fonction de ce qui sera relevĂ© du terrain il relĂšve ainsi davantage d’un territoire Ă  explorer » Guillemette, 2006. 3. Aspects mĂ©thodologiques Cadre de l’expĂ©rimentation 5 Seul l’un d’entre nous est allĂ© sur le terrain chercheur 1. L’autre chercheur chercheur 2 a co- ... 25Notre expĂ©rimentation5 a eu lieu dans une CLIS spĂ©cialisĂ©e autisme, accueillant exclusivement des Ă©lĂšves ayant Ă©tĂ© diagnostiquĂ©s autistes, dans laquelle une enseignante spĂ©cialisĂ©e travaille accompagnĂ©e d’une Ă©ducatrice spĂ©cialisĂ©e. Nos sĂ©ances d’observations et expĂ©rimentation quatre ont eu lieu pendant environ vingt heures. 26Les quatre enfants observĂ©s sont des Ă©lĂšves avec autisme ĂągĂ©s entre 7 et 9 ans, qui ont accĂšs Ă  la communication par le verbal et les pictogrammes. Nos deux sĂ©ances d’observation ont permis de nous introduire progressivement parmi les enfants, pour qui une prĂ©sence Ă©trangĂšre crĂ©e de nouvelles craintes. Ces deux sĂ©ances d’observation et d’échange avec l’enseignante et l’éducatrice spĂ©cialisĂ©e ont permis d’avoir quelques idĂ©es d’exercices qui devaient ĂȘtre en accord avec les projets personnalisĂ©s de ces Ă©lĂšves, notamment avec les objectifs pĂ©dagogiques et leurs profils cognitifs. 27AprĂšs deux sĂ©ances d’observation, nous avons commencĂ© Ă  prĂ©senter aux Ă©lĂšves les exercices dĂ©jĂ  existants sur le logiciel utilisĂ© labyrinthe, calcul addition superposĂ©e sans retenue ; calcul euros, lecture reconstruction de phrase ; colorage des mots, mots intrus groupement association formes et couleurs, discrimination visuelle, images Ă  mettre dans l’ordre, numĂ©ration, reconstruction images. Pratiques professionnelles de l’enseignante spĂ©cialisĂ©e 28Les caractĂ©ristiques des pratiques de l’enseignante indiquĂ©es ici sont issues des entretiens que nous avons eus avec elle ainsi que de l’observation en classe. 6 Applied Behavior Analysis Analyse appliquĂ©e du comportement. La stratĂ©gie Ă©ducative est centrĂ©e s ... 7 Treatment and Education of Autistic and related Communication handicapped Children TEACCH est un ... 8 La pĂ©dagogie Montessori est basĂ©e sur une Ă©ducation sensorielle et kinesthĂ©sique. 9 La pĂ©dagogie Freinet est fondĂ©e sur des techniques novatrices. Le principe essentiel de cette pĂ©dag ... 29L’enseignante spĂ©cialisĂ©e de la CLIS Autisme est dans une continuelle recherche des mĂ©thodes Ă©ducatives et pĂ©dagogiques qui pourraient aider ses Ă©lĂšves Ă  progresser. Elle s’inspire dans ses activitĂ©s quotidiennes de plusieurs mĂ©thodes Ă©ducatives ABA6, TEACCH7 et pĂ©dagogiques de type Montessori8, Freinet9. 30Les aspects essentiels de ces approches Ă©ducatives se retrouvent dans l’ergonomie des exercices créés sur GĂ©nex par le chercheur 1. 10 Un renforçateur, dans l’approche Ă©ducative ABA, est une forme de rĂ©compense du travail effectuĂ© par ... 31Si le travail individuel est privilĂ©giĂ©, elle prĂ©voit Ă©galement des temps de regroupement pour aider la socialisation et favoriser la comprĂ©hension globale de ce qui est vĂ©cu. Elle met en place des classeurs de pictogrammes, des sĂ©ances de travail sĂ©quentielles, des renforçateurs pour rĂ©compenser le travail10. Outil informatique utilisĂ© 32Les applications informatiques Ă©voquĂ©es dans la littĂ©rature sur les TICE et l’autisme, si elles peuvent ĂȘtre paramĂ©trables, ont une structure dĂ©finie par les concepteurs qui ne peut ĂȘtre modifiable par les utilisateurs. A contrario, le logiciel GĂ©nex, conçu par Sagot et Durand 2004 que nous avons utilisĂ©, permet la crĂ©ation d’exercices trĂšs personnalisĂ©s. 33GĂ©nex prĂ©sente deux modes de fonctionnement le mode prĂ©paration, qui permet Ă  l’enseignant de crĂ©er ses propres applications pĂ©dagogiques et de les modifier par la suite, et le mode travail, qui permet Ă  l’utilisateur de travailler sur les exercices créés antĂ©rieurement. L’organisation de GĂ©nex est basĂ©e sur la notion d’objet. En effet, rĂ©aliser une activitĂ© avec GĂ©nex consiste Ă  ranger sur l’écran diffĂ©rents objets, auxquels on donne diffĂ©rentes propriĂ©tĂ©s, avec lesquels on crĂ©e des relations entre les uns et les autres, ce qui explique la grande variĂ©tĂ© possible des exercices de GĂ©nex. Il y a six types d’objets Ă©tiquettes, textes, Ă©diteurs, sons, images, boutons d’actions. Ces objets permettent d’agir sur des images, des sons de synthĂšse vocale ou enregistrĂ©s. L’animation et l’interactivitĂ© sont possibles grĂące Ă  des boutons d’action qui dĂ©clenchent des actions en crĂ©ant ainsi une dynamique pĂ©dagogique. Les objets peuvent ĂȘtre dĂ©placĂ©s, redimensionnĂ©s, empilĂ©s. Chaque objet possĂšde plusieurs propriĂ©tĂ©s spĂ©cifiques qui peuvent ĂȘtre changĂ©es en fonction de l’objectif pĂ©dagogique Ă  atteindre. 34GĂ©nex est donc une boĂźte Ă  outils pĂ©dagogique, Ă©ducative et rééducative pour de multiples apprentissages, qui, si elle a Ă©tĂ© Ă©laborĂ©e initialement principalement pour des Ă©lĂšves porteurs de handicap moteur, peut Ă©galement servir aux enfants valides, et Ă©galement adaptable Ă  l’autisme Dascalu, 2011 Ă©tant donnĂ©e la possibilitĂ© de crĂ©er des exercices sur mesure Ă  partir des diffĂ©rents types d’objets. Entre autres, GĂ©nex permet une personnalisation des objets, on peut introduire des sons, des images, de l’écrit et faire ainsi des exercices personnalisĂ©s Ă  un enfant ou Ă  un groupe d’enfant. L’exercice suivant est un exemple. Figure 1 - Exemple d’exercice de reconnaissance du verbe 4. Mise en Ɠuvre de la recherche collaborative MĂ©thode de travail avec GĂ©nex dans la CLIS Autisme 35L’objectif gĂ©nĂ©ral de l’expĂ©rimentation a Ă©tĂ© l’adaptation de GĂ©nex Ă  l’usage des Ă©lĂšves avec autisme, par la crĂ©ation de nouveaux exercices qui rĂ©pondaient aux besoins cognitifs et Ă©ducatifs des Ă©lĂšves observĂ©s. 36En accord avec ces objectifs, notre travail de terrain a Ă©tĂ© divisĂ© en plusieurs Ă©tapes contact avec l’enseignante spĂ©cialisĂ©e, les Ă©lĂšves et observation de la vie de classe pendant plusieurs sĂ©ances ; mise en Ă©vidence des besoins Ă©ducatifs et cognitifs particuliers de chaque Ă©lĂšve et des objectifs Ă©ducatifs et pĂ©dagogiques suite aux Ă©changes avec les professionnels concernĂ©s l’enseignante spĂ©cialisĂ©e et l’éducatrice spĂ©cialisĂ©e ; expĂ©rimentation des exercices exemples de GĂ©nex ; conception des exercices d’apprentissage, adaptĂ©s aux profils cognitifs et besoins Ă©ducatifs particuliers des Ă©lĂšves, avec GĂ©nex ; expĂ©rimentation des exercices créés. Partir des besoins Ă©ducatifs et cognitifs particuliers de chaque Ă©lĂšve 37Afin d’effectuer le travail prĂ©liminaire avec des exercices dĂ©jĂ  existants et par la suite concevoir des exercices adaptĂ©s aux besoins Ă©ducatifs particuliers de chaque Ă©lĂšve, nous avons pris, l’enseignante et nous-mĂȘme, en compte plusieurs objectifs en partant de nos propres observations et de celles de l’enseignante telles qu’indiquĂ©es dans les projets pĂ©dagogiques des Ă©lĂšves en lecture et Ă©criture, tous les enfants ont dĂ©jĂ  travaillĂ© autour d’exercices de catĂ©gorisation et de correspondance son-image. Pour les Ă©lĂšves que nous appellerons Qassim et Étienne, l’objectif Ă©tait de travailler et de concevoir des exercices sur le genre et le nombre masculin/fĂ©minin, pluriel/singulier ainsi que de retrouver le verbe dans une phrase simple comme Le chien boit dans sa gamelle », le tout associĂ© toujours Ă  une image. Pour les Ă©lĂšves que nous nommerons Noah et Cyrille qui ne sont pas lecteurs pour le moment, il s’agirait d’associer des mots identiques dans diffĂ©rentes Ă©critures et de lire des groupes de mots avec le capital-mots appris en classe jours de la semaine, couleurs, lexique de l’alimentation courante... en mathĂ©matiques, Qassim connaissant les nombres jusqu’à 9999, devrait les dĂ©composer, associer, Ă©crire, combiner et trouver tout ce qui fait cent avec un travail combinĂ© sur les retenues pour les additions. Noah et Cyrille connaissant les nombres jusqu’à 50, devraient les dĂ©composer, associer, Ă©crire et combiner les nombres. 38Suite aux objectifs pĂ©dagogiques visĂ©s et aux principes de conception mentionnĂ©s auparavant nous avons créé les types d’exercices suivants, en utilisant des pictogrammes correspondance son-image ; catĂ©gorisation ; questionnement qui, oĂč, comment. Figure 2 - Correspondance son-image 39La consigne est Ă©crite, mais peut ĂȘtre Ă©galement entendue symbole son droite. On trouve deux symboles pour les sons, un bouton de vĂ©rification le bonhomme qui sourit en cas de rĂ©ussite de l’élĂšve, et un bouton pour effacer en cas d’erreur. L’objectif de l’exercice est d’écouter les sons et de faire la correspondance entre les sons et les images. Les sons renvoient au vent et Ă  l’orage. Test des applications conçues en fonction des besoins Ă©ducatifs particuliers des Ă©lĂšves 40Nous avons effectuĂ© une sĂ©ance d’expĂ©rimentation qui a Ă©tĂ© filmĂ©e par l’enseignante spĂ©cialisĂ©e, sĂ©ance d’une durĂ©e de quinze minutes pour chaque enfant. Les enfants avaient dĂ©jĂ  utilisĂ© GĂ©nex dans l’étape prĂ©liminaire de l’expĂ©rimentation ils savaient alors comment dĂ©placer un objet dans une boĂźte et vĂ©rifier l’exercice. Nous avons testĂ© pour chaque enfant les exercices qui correspondaient Ă  son profil cognitif et Ă  ses besoins Ă©ducatifs particuliers, ainsi qu’aux objectifs pĂ©dagogiques de l’enseignante. Par exemple, pour Noah, nous avons proposĂ© un exercice de correspondance son-image, l’enfant devrait chercher parmi deux sons, le son correspondant Ă  l’image. À la suite de cette expĂ©rimentation, nous avons marquĂ© les Ă©lĂ©ments Ă  prendre en compte pour amĂ©liorer la conception de ces exercices afin de mieux rĂ©pondre aux exigences dĂ©jĂ  mentionnĂ©es. Par exemple, nous avons proposĂ© de changer le bouton de validation qui Ă©tait peu clair, Ă©galement les consignes des exercices qui Ă©taient inadaptĂ©es au niveau de comprĂ©hension des Ă©lĂšves. Les sĂ©ances filmĂ©es ont fait l’objet d’un montage sur DVD, ce qui a permis une analyse a posteriori. 5. ThĂ©orisation ancrĂ©e Quelques prĂ©cisions sur la dĂ©marche 41S’il s’agit de comprendre en quoi les Ă©lĂšves ont pu ĂȘtre mobilisĂ©s, voire progresser grĂące aux applications sur GĂ©nex, notre thĂ©orisation concerne l’ensemble de la dĂ©marche de recherche collaborative et a pour visĂ©e de donner de l’intelligibilitĂ© au processus par lequel un outil informatique peut s’intĂ©grer dans la dĂ©marche pĂ©dagogique de l’enseignant travaillant avec des Ă©lĂšves avec autisme. 42Le chercheur 1, a pris rĂ©guliĂšrement des notes aussi bien concernant les observations des Ă©lĂšves qu’au sujet des entretiens menĂ©s avec l’enseignante et l’éducatrice spĂ©cialisĂ©e. Des rĂ©flexions, idĂ©es liĂ©es Ă  l’élaboration d’applications pour GĂ©nex ont Ă©tĂ© notĂ©es au fur et Ă  mesure Ă  chaque moment de l’expĂ©rience, aussi bien en observation en classe, que lors des essais avec les exercices dĂ©jĂ  prĂȘts Ă  l’emploi de GĂ©nex, que lors de la derniĂšre passation avec les exercices créés spĂ©cifiquement pour les Ă©lĂšves. Des observations concernant les rĂ©actions des Ă©lĂšves, leurs rĂ©ussites par rapport aux exercices ont Ă©tĂ© notĂ©es. 43Le chercheur 2 a, dans un premier temps, rĂ©alisĂ© un codage proche du texte original du chercheur 1. Dans un second temps, un deuxiĂšme codage davantage conceptuel a Ă©tĂ© Ă©laborĂ©, certains des codes de dĂ©part Ă©tant englobĂ©s dans un code plus gĂ©nĂ©ral, comme le suggĂšrent les auteurs de la thĂ©orie ancrĂ©e. L’histoire de la recherche a Ă©tĂ© reconfigurĂ©e par un rĂ©cit mis en intrigue Ă  partir de ces concepts Ă©laborĂ©s exemple de concept l’ordinateur comme objet de fascination et d’excitation ». Finalement, pour l’élaboration de la modĂ©lisation thĂ©orique, le chercheur 2 a dĂ©gagĂ©, grĂące Ă  sa sensibilitĂ© thĂ©orique et en suivant la dĂ©marche de la thĂ©orie ancrĂ©e, c’est-Ă -dire, de conceptualisation progressive, le concept de singularitĂ©. En effet, ce concept qui a Ă©mergĂ© globalement de l’ensemble des donnĂ©es, a Ă©tĂ© dĂ©clinĂ© en trois aspects l’un sur le logiciel, l’autre sur le profil des Ă©lĂšves et le dernier sur l’approche pĂ©dagogique de l’enseignante. Puis le chercheur 2 est allĂ© plus loin dans la thĂ©orisation et a Ă©laborĂ© une modĂ©lisation de l’ensemble de la recherche collaborative, qu’il a soumise au chercheur 1 jusqu’à obtenir un consensus. Mise en intrigue de la recherche collaborative Une immersion dans une classe surprenante 44Si l’enseignante a mis en place plusieurs moyens, des stratĂ©gies pĂ©dagogiques et Ă©ducatives, liĂ©es aux caractĂ©ristiques de l’autisme, pour aider ses Ă©lĂšves Ă  Ă©voluer, l’attention du chercheur 1 est attirĂ©e par un certain nombre d’adaptations pĂ©dagogiques l’espace structurĂ©, l’usage des pictogrammes, l’emploi du temps ritualisĂ© qui donne un rythme de vie Ă  l’enfant. La comprĂ©hension des consignes est facilitĂ©e par des dessins simples sur le tableau ou sur une feuille, l’expression verbale des Ă©lĂšves est favorisĂ©e par la prononciation du dĂ©but des mots par la maĂźtresse. Cette derniĂšre utilise du matĂ©riel concret pour apprendre Ă  compter, met en place des ateliers de repĂ©rage dans le temps les jours de la semaine, les saisons. Le chercheur 1 remarque Ă©galement la gestion pĂ©dagogique trĂšs individualisĂ©e des Ă©lĂšves. Chacun fait ce qu’il a Ă  faire ; peu de contacts ont lieu entre eux. Les interactions s’établissent quand l’un d’eux fait du bruit et perturbe l’autre, prend les jouets de quelqu’un d’autre ou sort de son rituel habituel. Le chercheur 1 est surpris par la grande sensibilitĂ© des Ă©lĂšves Ă  la rĂ©ussite ou Ă  l’échec joie trĂšs intense, et au contraire manifestation d’une grande peur de l’échec, aux fĂ©licitations et Ă  la reconnaissance de leurs compĂ©tences dans les tĂąches demandĂ©es. L’ordinateur objet de fascination et d’excitation 45Le chercheur 1 remarque Ă©galement que l’ordinateur de la classe exerce une attraction sur les enfants avec autisme. Elle note la maniĂšre avec laquelle l’usage de l’ordinateur peut aider l’élĂšve dans l’accomplissement des tĂąches et comment il peut augmenter la rĂ©ussite de l’élĂšve par diminution du dĂ©ficit d’attention et par l’augmentation de la concentration. L’ordinateur gĂ©nĂšre en outre beaucoup d’émotions une surexcitation quand les Ă©lĂšves l’utilisent comme pour Qassim et Cyrille, une grande stimulation gestuelle quand ils voient des mouvements des personnages virtuels sur l’écran Qassim ou une rĂ©action de rĂ©pĂ©tition verbale Noah. Un profil d’enseignante favorisant l’introduction de GĂ©nex 46En Ă©changeant avec l’enseignante, celle-ci dit qu’elle s’est rendu compte des grands avantages qu’offre l’usage de l’ordinateur pour ces enfants, et essaye d’utiliser au maximum l’ordinateur ; dans ce sens, elle se montre trĂšs ouverte Ă  l’idĂ©e de conception des exercices avec GĂ©nex adaptĂ©s aux profils de chaque Ă©lĂšve. Influence de l’approche pĂ©dagogique de l’enseignante sur les applications GĂ©nex 47L’observation des Ă©lĂšves ainsi que les Ă©changes avec l’enseignante incitent Ă  la modification des activitĂ©s de base de GĂ©nex le bouton vĂ©rification de la rĂ©ponse Ă  l’exercice » sous l’aspect d’une tĂȘte de bonhomme qui sourit est peu clair pour un enfant avec autisme. En Ă©changeant avec l’enseignante, la nĂ©cessitĂ© d’adapter les consignes en utilisant des pictogrammes ou des messages vocaux, de crĂ©er des images plus grandes et d’avoir moins de boutons Ă  l’écran semble s’imposer pour certains Ă©lĂšves. En effet ces adaptations apportĂ©es dans les exercices créés relĂšvent d’une approche d’apprentissage structurĂ©, visuel et concret, tel que prĂ©sente dans les mĂ©thodes pĂ©dagogiques et Ă©ducatives employĂ©es par l’enseignante et qui par ailleurs rĂ©pondent au profil cognitif et besoins Ă©ducatifs particuliers de l’élĂšve avec autisme. Des constats incitants Ă  des ajustements 48Concernant les rĂ©sultats individuels des enfants, le chercheur 1 observe les points suivants. Pour Qassim les exercices proposĂ©s sont facilement rĂ©solus. Aucune difficultĂ© n’est observĂ©e dans la mise en correspondance des images et des sons. En revanche, l’expression orale suscitĂ©e par l’exercice de correspondance des phrases complĂštes s’avĂšre ĂȘtre compliquĂ©e pour l’élĂšve. Pour Noah il est difficile d’accomplir les exercices notamment en raison d’un langage Ă©cholalique, qui ne lui permet pas de se concentrer sur la tĂąche en soi, mĂȘme s’il connaĂźt bien les rĂ©ponses et fait bien la mise en correspondance des images et des sons. Pour Cyrille l’exercice de catĂ©gorisation de plusieurs objets est compliquĂ© ; Cyrille a des difficultĂ©s Ă  comprendre les consignes alors que l’exercice de correspondance est rĂ©ussi par l’élĂšve. Étienne connaĂźt des difficultĂ©s quand les exercices de catĂ©gorisation se complexifient nombreux objets. 49Toutes ces observations ont bien aidĂ© le chercheur 1 et l’enseignante Ă  percevoir quels Ă©lĂ©ments devraient ĂȘtre changĂ©s Ă  la fois dans la conception des exercices ainsi que dans la mĂ©thode d’apprentissage et d’expĂ©rimentation. Des amĂ©liorations possibles qui vont parfois au-delĂ  de l’application en elle-mĂȘme 50Concernant l’ergonomie du logiciel GĂ©nex, elle rĂ©pond globalement bien, selon le chercheur 1, aux besoins des enfants avec autisme de la classe par exemple au niveau des exercices de correspondance entre son et image. 51La crĂ©ation d’exercices personnalisĂ©s a Ă©tĂ© prĂ©cĂ©dĂ©e par un travail avec chaque enfant sur des exercices anciens de GĂ©nex qui n’étaient pas adaptĂ©s Ă  leurs profils dans le but de voir la capacitĂ© de travail sur certains objectifs catĂ©gorisation, comptage, classification. Cela a rendu possible une crĂ©ation des exercices qui a rĂ©pondu Ă  la fois Ă  des besoins cognitifs et Ă©ducatifs individuels ainsi qu’à une adaptation globale de groupe. Finalement, le chercheur a proposĂ© dans le cadre de l’expĂ©rimentation des exercices plus difficiles pour Qassim par exemple davantage d’images Ă  trier conceptuellement, davantage d’images Ă  faire correspondre aux sons, et moins difficiles pour les autres Étienne, Cyrille, Noah. En plus, l’expĂ©rimentation de ces exercices a dĂ©butĂ© pour les trois derniers enfants avec des exercices plus faciles de GĂ©nex classification des formes dĂ©jĂ  utilisĂ©s par les enfants pour qu’ils soient dans une approche d’apprentissage basĂ©e sur l’encouragement – qui va du facile au plus difficile. 52En outre, l’approche pĂ©dagogique de l’enseignante irrigue les nouvelles idĂ©es du chercheur 1 pour crĂ©er de nouvelles applications. S’il est constatĂ© que les enfants ont eu des difficultĂ©s avec certains exercices ainsi qu’avec la comprĂ©hension des consignes, qui Ă©taient trop compliquĂ©es pour eux, l’utilisation des pictogrammes pour exprimer les consignes et les simplifier semble ĂȘtre la bonne voie. Globalement, au niveau du contenu pĂ©dagogique, les exercices sont considĂ©rĂ©s par l’enseignante et le chercheur 1 comme bien adaptĂ©s aux besoins de chacun des Ă©lĂšves. En revanche, un exercice de catĂ©gorisation des animaux de la ferme est jugĂ© trop compliquĂ© pour tous, par contre d’autres exercices se sont rĂ©vĂ©lĂ©s ĂȘtre difficiles seulement pour certains d’entre eux Noah, Etienne. Nous avons observĂ© Ă  la suite de ces exercices qu’il y a des besoins manifestĂ©s par tous ces Ă©lĂšves autistes, mais Ă©galement des besoins cognitifs et pĂ©dagogiques relevant de la singularitĂ© de chaque Ă©lĂšve. 53Le chercheur 1 prend Ă©galement conscience de certaines insuffisances au niveau de documents explicatifs concernant les applications créées pour certains Ă©lĂšves. Si les consignes des exercices ont Ă©tĂ© conçues pour aider chaque enfant avec autisme Ă  comprendre ce qu’on lui demande de faire, en revanche, l’absence d’une fiche technique individualisĂ©e spĂ©cifiant des explications complĂ©mentaires pour chaque Ă©lĂšve, a engendrĂ© quelques difficultĂ©s. 54Au-delĂ  de l’aspect technique, le chercheur 1 se remet en cause quant Ă  sa maniĂšre d’ĂȘtre avec les Ă©lĂšves, malgrĂ© son expĂ©rience de travail avec ce type de public et malgrĂ© les observations dĂ©jĂ  faites auparavant dans la classe. Elle pense qu’elle a employĂ© trop de paroles, d’explications et que sa tonalitĂ© de voix Ă©tait trop chargĂ©e Ă©motionnellement pour un contact avec ces enfants avec autisme. Un consensus final entre le chercheur 1 et l’enseignante 55MalgrĂ© quelques rĂ©serves de l’enseignante concernant certaines limites techniques de GĂ©nex, par exemple de ne pas pouvoir faire glisser les images sur l’écran, elle convient de l’intĂ©rĂȘt des applications créées spĂ©cifiquement par rapport au profil cognitif et aux besoins Ă©ducatifs particuliers de ses Ă©lĂšves. ModĂ©lisation finale 56Si la dĂ©marche de recherche collaborative a optĂ© pour la singularitĂ© vs. la gĂ©nĂ©ralitĂ©, c’est ce terme que nous avons retenu pour dĂ©finir, d’un point de vue thĂ©orique, trois pĂŽles ayant exercĂ© une influence majeure sur le dĂ©roulement de la recherche la singularitĂ© de l’ergonomie de l’application, la singularitĂ© des profils cognitifs et besoins Ă©ducatifs particuliers de chaque Ă©lĂšve, la singularitĂ© de la pratique pĂ©dagogique de l’enseignante. 57Chaque moment de la recherche a Ă©tĂ© influencĂ© par plusieurs de ces pĂŽles. 58Les nĂ©gociations entre enseignante et chercheur 1 concernant les objectifs partagĂ©s objectifs d’amĂ©lioration d’une pratique et objectifs de recherche lors de la premiĂšre rencontre entre le chercheur 1 et l’enseignante spĂ©cialisĂ©e ont Ă©tĂ© inflĂ©chies par la singularitĂ© de la pratique pĂ©dagogique de l’enseignante elle souhaitait enrichir sa pratique et non pas adopter une approche clĂ© en main » qui lui Ă©tait totalement Ă©trangĂšre et la singularitĂ© de l’ergonomie de l’application les applications ont leurs propres spĂ©cificitĂ©s prĂ©sentation visuelle, modalitĂ©s d’interactions. 59Le chercheur 1 a testĂ© les applications de base de GĂ©nex avec les Ă©lĂšves et a observĂ© les rĂ©actions des enfants. Ces observations sont influencĂ©es par la singularitĂ© de l’ergonomie de l’application et la singularitĂ© des profils cognitifs et besoins Ă©ducatifs particuliers des Ă©lĂšves. 60Suite aux premiĂšres observations en classe et Ă  la lecture des projets pĂ©dagogiques de l’enseignante, des idĂ©es ont Ă©mergĂ© chez le chercheur 1 pour crĂ©er des applications adaptĂ©es inspirations issues de la singularitĂ© des pratiques et de la singularitĂ© des profils cognitifs. 61Une fois les applications personnalisĂ©es et adaptĂ©es créées, ces derniĂšres ont Ă©tĂ© testĂ©es avec les Ă©lĂšves. L’enregistrement vidĂ©o de ces tests permet au chercheur 1 de visionner plusieurs fois les sĂ©ances et de voir la mobilisation, les rĂ©ussites et les difficultĂ©s des Ă©lĂšves avec chaque application personnalisĂ©e singularitĂ© des profils cognitifs et besoins Ă©ducatifs particuliers et singularitĂ© de l’ergonomie applications. 62Finalement, les trois types de singularitĂ©s entrent en interaction lors du bilan final entre enseignante spĂ©cialisĂ©e et chercheur 1 quant Ă  discerner l’intĂ©rĂȘt et les limites des applications Ă©laborĂ©es pour les Ă©lĂšves. Toutefois, ces singularitĂ©s ne peuvent ĂȘtre considĂ©rĂ©es comme Ă©tant de mĂȘme niveau. En effet, la singularitĂ© du profil cognitif de l’élĂšve est une singularitĂ© premiĂšre, avec une part biologique. La pratique de l’enseignante est fonction des singularitĂ©s des Ă©lĂšves elle se construit progressivement en s’adaptant aux spĂ©cificitĂ©s des enfants avec autisme. La singularitĂ© de l’ergonomie de l’application dĂ©pend des deux prĂ©cĂ©dents aspects, chaque activitĂ© pĂ©dagogique sur GĂ©nex a Ă©tĂ© bĂątie en fonction de ces aspects dĂ©jĂ  mentionnĂ©s. Il s’agit en quelque sorte d’un prolongement numĂ©rique de la singularitĂ© de la pratique pĂ©dagogique de l’enseignante. 6. Conclusion 63L’objectif de cette recherche collaborative Ă©tait de comprendre le processus par lequel un outil informatique est introduit dans une classe d’élĂšves avec autisme, tout en visant une adaptation personnalisĂ©e des applications Ă  leurs profils cognitifs et besoins Ă©ducatifs particuliers. Ces aspects sont visibles, dans la crĂ©ation des exercices en fonction du profil personnalisĂ© de l’enfant ainsi que dans la stratĂ©gie personnalisĂ©e d’apprentissage et d’expĂ©rimentation. En cela, elle se diffĂ©rencie de la plupart des Ă©tudes concernant les TICE et l’autisme qui testent des applications Ă©laborĂ©es Ă  partir de savoirs gĂ©nĂ©raux sur l’autisme. Une adĂ©quation progressive entre l’approche pĂ©dagogique spĂ©cialisĂ©e de l’enseignante et l’ergonomie de l’application a Ă©tĂ© mise en Ɠuvre. Conceptions, observations, rĂ©troactions participent Ă  un dĂ©terminisme circulaire qui aboutit Ă  une gestion de plus en plus prĂ©cise de l’outil. Une thĂ©orisation ancrĂ©e a permis de donner de l’intelligibilitĂ© au processus Ă  travers une approche fondĂ©e sur les singularitĂ©s. On remarquera toutefois que l’enseignante Ă©tait Ă  la base favorable Ă  l’introduction des TICE avec ses Ă©lĂšves. Le problĂšme se serait probablement posĂ© diffĂ©remment si tel n’avait pas Ă©tĂ© le cas ou mĂȘme si l’enseignant avait Ă©tĂ© rĂ©fractaire Ă  l’usage des TICE. Cette expĂ©rience, Ă©tant singuliĂšre, demanderait Ă  ĂȘtre menĂ©e dans d’autres contextes. Dans l’optique de la thĂ©orie ancrĂ©e, les nouvelles donnĂ©es pourront constituer un tout avec celles recueillies lors de cette Ă©tude, afin d’approfondir cette recherche. Ce travail pourra ĂȘtre menĂ© dans de futurs travaux, dans une optique comparative avec cette premiĂšre expĂ©rience, qui nous permettront d’affiner voire de modifier notre modĂ©lisation thĂ©orique. 64Il pourrait Ă©galement ĂȘtre envisagĂ© d’élaborer une recherche concernant l’évolution des compĂ©tences des Ă©lĂšves utilisant les applications construites pour eux avec GĂ©nex, Ă  moyen ou long terme.
Affinitytherapy - nouvelles recherches sur autisme par Myriam Perrin aux éditions Pu de rennes. Nouvelles recherches sur l'autisme. Magasins; Académie. Expériences & communautés . Culturaddict; Cultura Créas; Cultura Livres; Cultura Pro; Besoin d'aide ? Cultura - L'esprit jubile Ok. Mon compte. Mes listes. Mon panier. Votre panier est vide Profitez des
Autistics interests and Affinity Therapy VS. French psychoanalysts interests Posted on27 fĂ©vrier 201525 dĂ©cembre 2019Un commentaire No time to write a correct statement » sorry I paste below a message I’ve just sent to Mr. Ron Suskind and his crew. This is about the problematic exploitation of ourselves and our ideas by the psychoanalytic lobby, namely through this Colloque International . Dear Mr. Ron Suskind, dear Jessica, First of all, thanks so Lire plus 

InstallĂ©essur le campus du Solbosch de l’ULB depuis 1958, les Presses Universitaires de Bruxelles sont nĂ©es d’une initiative commune de l’Union des Anciens Étudiants (UAE) et des Bureaux et Cercles d’étudiants qui voulaient faciliter l’accĂšs aux Ă©tudes par l’impression des syllabus de cours et par la crĂ©ation d’une librairie dĂ©diĂ©es aux Ă©tudiants.
Suivi individuel Le suivi individuel est rĂ©alisĂ© par une psychothĂ©rapie psychanalytique. C'est une thĂ©rapie par la parole, qui permet, au-delĂ  de la disparition ou un savoir-vivre avec ses symptĂŽmes, des changements profonds et durables pour ĂȘtre mieux avec soi-mĂȘme et autrui. Le suivi individuel est aussi pour les personnes qui, sans avoir de symptomatologie particuliĂšre, souhaitent mieux se connaĂźtre, mieux se comprendre et ĂȘtre plus Ă©panouis. Ce suivi individuel est pour tous, de l'enfant jusqu'Ă  la personne ĂągĂ©e, quelque soit la problĂ©matique rencontrĂ©e. Suivi pour couples C'est un moyen de rĂ©soudre les problĂšmes relationnels et les conflits du couple, qu'il n'a pas pu rĂ©soudre lui-mĂȘme. Les deux partenaires consultent un professionnel pour discuter de leurs pensĂ©es et de leurs sentiments. Le but est d'acquĂ©rir une meilleure comprĂ©hension d'eux-mĂȘmes et de leur partenaire, de dĂ©cider s'ils souhaitent ou dĂ©sirent faire des changements, et si oui, de les aider Ă  les rĂ©aliser. Je peux rencontrer le couple ensemble et aussi faire des sĂ©ances individuelles selon les demandes. Affinity Therapy pour les enfants autistes "Tout s'est prĂ©cipitĂ© aux Etats-Unis Ă  partir du printemps 2014. Le cĂ©lĂšbre journaliste politique Ron Suskind publie le 1er avril Life, animated. Il y dĂ©crit "sa rencontre" avec son fils autiste Owen grĂące au monde de Disney. Owen est ainsi sorti de son retrait, il s'est mis Ă  parler et a dĂ©veloppĂ© de nombreuses capacitĂ©s. R. Suskind tĂ©moigne prĂ©cisĂ©ment du soutien des inventions d'un autiste par les membres de sa famille. C'est ce qu'il nomme, fort justement, l'Affinity therapy. Nombreux sont les parents qui parient, souvent contre l'avis des experts, sur les capacitĂ©s auto-thĂ©rapeutiques de leur enfant autiste, accueillant leurs affinitĂ©s quelles qu'elles soient. Nombreux sont les autistes qui tĂ©moignent de l'appui fondamental qu'elles constituent, tout comme le soutien d'un de leurs proches. Il s'agit pour le chercheur, le professionnel et le psychanalyste d'apprendre des consĂ©quences de l'Affinity therapy, non seulement d'Ă©couter les autistes, mais aussi le savoir-y-faire des parents, leurs paroles transmettant inventions et trouvailles de chacun pour crĂ©er du lien. L'Ă©cho considĂ©rable dans les mĂ©dias amĂ©ricains et britanniques de l'ouvrage de Ron Suskind contraint aujourd'hui les spĂ©cialistes et chercheurs du monde entier Ă  une modification radicale de la considĂ©ration des obsessions ou fixations, des passions ou intĂ©rĂȘts spĂ©cifiques dans le traitement des autismes, majoritairement fustigĂ©s ou considĂ©rĂ©s comme des lubies passagĂšres, Ă  Ă©radiquer." * * DĂ©but de la prĂ©sentation de l'ouvrage intitulĂ© "Affinity Therapy Nouvelles recherches sur l'autisme" rĂ©digĂ© par Myriam Perrin, aux Presses Universitaire de Rennes en 2015. Qu'est-ce qu'une psychothĂ©rapie d'orientation analytique ? C'est un travail qui sera fait autour des enjeux conscients et inconscients face aux difficultĂ©s rencontrĂ©es. Il s'agit de se remĂ©morer ce qui dans une vie, a pu marquer votre façon d'ĂȘtre. Ce sera l'occasion d'aborder certains Ă©vĂšnements douloureux parfois anciens, de clarifier ce qu'il en est de sa place au sein de la famille, vis Ă  vis d'autrui, de trouver du sens Ă  son parcours de vie. Cela vous permettra par votre dĂ©sir de dĂ©passer certaines difficultĂ©s, certaines rĂ©pĂ©titions qui jalonnent votre vie, certains symptĂŽmes anxiĂ©tĂ©, dĂ©pression, confiance en soi, etc.. Autourdes rĂ©cits de cure de trois enfants avec leur famille, Marie Christine Laznik nous fait part de l'avancĂ©e de sa pensĂ©e sur l'autisme, pathologie qui fait malheureusement l'objet de nombreuses polĂ©miques. ConsidĂ©rer l’autisme comme une maladie neuro-dĂ©veloppementale laisse l’espoir d'enrayer ce dĂ©veloppement par des interventions prĂ©cocissimes en dĂ©pit

Sous la direction de Myriam Perrin Collectif Novembre 2015 Tout s’est prĂ©cipitĂ© aux États-Unis Ă  partir du printemps 2014. Le cĂ©lĂšbre journaliste politique Ron Suskind publie le 1er avril Life, animated. Il y dĂ©crit sa rencontre » avec son fils autiste Owen grĂące au monde de Disney. Owen est ainsi sorti de son retrait, il s’est mis Ă  parler et a dĂ©veloppĂ© de nombreuses capacitĂ©s. R. Suskind tĂ©moigne prĂ©cisĂ©ment du soutien des inventions d’un autiste par les membres de sa famille. C’est ce qu’il nomme, fort justement, l’Affinity therapy. Nombreux sont les parents qui parient, souvent contre l’avis des experts, sur les capacitĂ©s auto-thĂ©rapeutiques de leur enfant autiste, accueillant leurs affinitĂ©s quelles qu’elles soient. Nombreux sont les autistes qui tĂ©moignent de l’appui fondamental qu’elles constituent, tout comme le soutien d’un de leurs proches. Il s’agit pour le chercheur, le professionnel et le psychanalyste d’apprendre des consĂ©quences de l’Affinity therapy, non seulement d’écouter les autistes, mais aussi le savoir-y-faire des parents, leurs paroles transmettant inventions et trouvailles de chacun pour crĂ©er du lien. L’écho considĂ©rable dans les mĂ©dias amĂ©ricains et britanniques de l’ouvrage de Ron Suskind contraint aujourd’hui les spĂ©cialistes et chercheurs du monde entier Ă  une modification radicale de la considĂ©ration des obsessions ou fixations, des passions ou intĂ©rĂȘts spĂ©cifiques dans le traitement des autismes, majoritairement fustigĂ©s ou considĂ©rĂ©s comme des lubies passagĂšres, Ă  Ă©radiquer. Cet ouvrage interroge ainsi la considĂ©ration des affinitĂ©s dans diverses approches de l’autisme et ouvre le dĂ©bat quant Ă  la question du diagnostic, de l’étiologie et du dĂ©terminisme de l’autisme, et plus largement les points de butĂ©es que la science rencontre chez l’autiste. La visĂ©e majeure de cet ouvrage – visĂ©e politico-clinique – est de montrer l’intĂ©rĂȘt de l’Affinity therapy, d’en dĂ©plier la portĂ©e ainsi que ses accointances avec le traitement de l’autisme mis en Ɠuvre dans la pratique Ă  plusieurs » s’orientant du discours analytique. En France et en Europe, de nombreuses institutions qui accueillent des sujets autistes prennent en compte dans leur pratique au quotidien l’objet dit autistique, l’affinitĂ© aussi discrĂšte soit-elle, non comme un obstacle mais un objet Ă©lu, une affinitĂ© Ă©lective de l’autistic mind. Elles soutiennent ainsi les inventions de chacun des autistes, les complexifient vers une ouverture au monde, au lien social et aux apprentissages. Cet ouvrage dĂ©finit les principes et la logique d’une telle pratique et dĂ©plie comment ces institutions offrent un mix sur mesure » du triptyque mĂ©dical, pĂ©dagogique et activitĂ©s d’apprentissages. Ainsi, cet ouvrage apporte de maniĂšre trĂšs serrĂ©e ce qu’il en est d’un appui sur les affinitĂ©s et inventions subjectives dans le traitement de l’autisme la prise en considĂ©ration du rĂ©el qui s’impose et des dĂ©fenses Ă©laborĂ©es par le sujet pour y faire face.

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