RĂ©sultatde la recherche de programmes tĂ©lĂ©visĂ©s: Mes recherches: Au nom de la vĂ©ritĂ©: Manipulations en entreprise. TF1 Series | mardi 12 avril 2022 | 10:30. OĂč regarder. LiveTV. mardi 12 avril 2022 10:30 . dimanche 3 avril 2022 09:05. jeudi 31 mars 2022 11:35. lundi 28 mars 2022 12:40. samedi 26 mars 2022 11:05. SYNOPSIS. Chaque Ă©pisode est une tranche de vie dans

Accueil > Relations humaines > Technique de manipulation les connaĂźtre et s’en servir Ă  bon escient Bienvenue sur Penser et Agir ! Depuis 2012 nous accompagnons les actifs de plus de 30 ans qui veulent prendre leur revanche sur la vie en dĂ©veloppant un projet qui a du SENS. AprĂšs avoir accompagnĂ© plus de 2 500 clients, nous lançons une formation continue gratuite par e-mail Le club des Actionneurs. Entrez votre prĂ©nom et votre email sur la page suivante pour y accĂ©der Cliquez ici pour vous inscrire gratuitement dĂ©jĂ  + de 17 000 inscrits ! C’est gratuit, et vous pourrez vous dĂ©sinscrire Ă  tout moment. Pour contrecarrer les machiavĂ©liques projets d’un manipulateur, vous ne devez pas seulement connaĂźtre une seule technique de manipulation. En effet, les mĂ©thodes sont nombreuses et s’avĂšrent beaucoup plus utilisĂ©es que nous le pensons. Il se peut que vous soyez sous l’emprise d’un de ces individus calculateurs et mal intentionnĂ©s au quotidien. Ceci, sans vous en rendre compte. Certains nous prennent par les sentiments. D’autres nous font croire que nous avions le choix, alors qu’ils nous ont poussĂ©s Ă  faire ce qu’ils voulaient. D’autres encore nous manipulent pour gagner un dĂ©bat, par exemple. Comprendre toutes ces mĂ©thodes est essentiel Ă  notre confort ainsi que notre sĂ©curitĂ©. Apprenez tout de suit 15ans plus tard, au moment oĂč tout le monde se revendique la propriĂ©tĂ© de ce concept jusqu’à des supports digitaux, ou autres qui se
ReplayDocumentaireAu nom de la vĂ©ritĂ©Au nom de la vĂ©ritĂ© - Manipulations en entreprise 18/05/2022 Ă  07h18 ‱ 26min ‱ 3 vuesRĂ©sumĂ©Chacun d'entre nous s'est dĂ©jĂ  retrouvĂ© au moins une fois, au cƓur de la tourmente... "Au nom de la vĂ©ritĂ©" s'attache Ă  des hĂ©ros du quotidien en prise avec une dĂ©cision capitale. Chaque Ă©pisode est une tranche de vie dans laquelle chacun peut s'identifier ou projeter sa propre famille. Ces moments qui dĂ©rapent, ces accidents de la vie, ces histoires secrĂštes qui encombrent notre quotidien... C'est tout l'univers de votre nouvelle sĂ©rie. Replay TV par chaĂźne Replays les plus vus Replays au hasard
épisode12 : Manipulations en entreprise 26min Culture Infos - Téléréalité Henri De Labbey 2014, France Chacun d'entre nous s'est déjà retrouvé au moins
journalisme et vĂ©ritĂ© Vous composerez une synthĂšse concise, objective et ordonnĂ©e des six documents suivants - document 1 Jean-Claude Guillebaud, La dĂ©marche du journaliste Le Nouvel Observateur », 1989 - document 2 Jean Lacouture, Rien que la vĂ©ritĂ© ou toute la vĂ©ritĂ© ? Courrier de l'UNESCO, septembre 1990 - document 3 Jean Dutourd, L'information est le contraire de ce qu'elle veut signifier Le Fond et la Forme, 1958 - document 4 Alain RĂ©mond, Théùtre de papier TĂ©lĂ©rama», 1°' juin 1983 - document 5 Affiche et extrait vidĂ©o du film d'Alfred Hitchcock FenĂȘtre sur cour Rear window, 1954 - document 6 Charte des devoirs professionnels des journalistes français 1918. 1 La dĂ©marche du journaliste Les rapports qu'entretiennent les journalistes avec la vĂ©ritĂ©, le mensonge - et le tragique en gĂ©nĂ©ral - ne sont pas simples ! Et l'on aurait tort d'imaginer que le journalisme tout entier puisse se ramener Ă  je ne sais quel commerce courtois, modeste et scientifique » entre une rĂ©alitĂ© inoffensive, tenue Ă  distance, et son observateur impartial. Le couple est bien plus infernal, plus passionnel que cela ! Plus tragiquement pressĂ© par le temps, aussi, que ne peut l'ĂȘtre le placide historien commerçant avec ses archives et recoupant ses sources dans la tiĂ©deur de son bureau. S'il doit vaincre le temps, le journaliste, terriblement solitaire au plus chaud de l'Ă©vĂ©nement, doit Ă©galement lutter contre la pression diffuse, amicale mais constante, de sa propre rĂ©daction qui le somme de fournir une interprĂ©tation intelligible de l'histoire alors mĂȘme que celle-ci n'est pas encore jouĂ©e. Tous les correspondants en poste Ă  Moscou aujourd'hui confessent les difficultĂ©s qu'ils Ă©prouvaient jusqu'Ă  une date rĂ©cente avec le desk » de leur journal. A Paris, en effet, habitude bien française, on inclinait Ă  vouloir interprĂ©ter idĂ©ologiquement - et hĂątivement - l'Ɠuvre de Mikhail Gorbatchev. Est-il sincĂšre ? A-t-il une chance de rĂ©ussir ? La perestroĂŻka n'est-elle pas une simple ruse ? Les rĂ©dactions n'acceptaient donc pas sans rĂ©sistance les dĂ©pĂȘches beaucoup plus ouvertes et empiriques envoyĂ©es de Moscou, dĂ©pĂȘches moins soucieuses d'interprĂ©ter que de dĂ©crire cet Ă©vĂ©nement prodigieux un dirigeant communiste chevauchant l'imprĂ©visible cyclone qu'il avait lui-mĂȘme fait naĂźtre. Cette pression idĂ©ologique des rĂ©dactions, de l'entourage, des lecteurs eux-mĂȘmes que doit affronter le journaliste de terrain, Ă©tait d'autant plus forte hier qu'on tenait le fait brut pour un rĂ©sidu encombrant et, donc, le reporter pour un gĂȘneur. Pis que cela le personnage du journaliste lui-mĂȘme n'Ă©tait pas flattĂ© par la mĂ©moire collective. L'aurait-on oubliĂ© ? Dans la littĂ©rature française, de Balzac Ă  Nerval en passant par Maupassant, la presse traĂźne une image peu glorieuse corrompue, gangrenĂ©e, mafieuse, peuplĂ©e de ratĂ©s... Dans notre pays a perdurĂ© - jusqu'Ă  une date trĂšs rĂ©cente - une conception dĂ©valorisante du journalisme. Conception dont tĂ©moignaient mille habitudes ou petits travers moins subalternes qu'on ne le croit. Un recrutement et une formation inorganisĂ©s, une docilitĂ© spontanĂ©e, une pratique paresseuse de l'information institutionnelle, un penchant irrĂ©sistible pour la glose et l'Ă©ditorial, une maniĂšre spontanĂ©ment rĂ©vĂ©rencieuse de quĂȘter une respectabilitĂ© d'emprunt en s'amalgamant au milieu qu'on est chargĂ© de couvrir classe politique, institution culturelle, entreprises, etc.. Milieu dont on respectera bien sĂ»r les codes, et surtout les silences. Pour rĂ©sumer le tout, une façon Ă©trange de pratiquer un mĂ©tier, thĂ©oriquement fondĂ© sur l'insolence, en ne dissimulant jamais sa hĂąte d'en sortir. Ah, le syndrome funeste du journaliste-qui-devient-ministre » ou ambassadeur ! Sans vouloir simplifier outre mesure l'histoire, observons que tout a notablement changĂ© voici une quinzaine d'annĂ©es. DĂ©confiture des idĂ©ologies, fin de la guerre civile froide », triomphe de l'audiovisuel voilĂ  que tout conspirait soudain Ă  faire du journaliste, ce galeux d'hier, une maniĂšre de hĂ©ros philosophique pour temps incertains. C'est ce qu'il advint ces derniĂšres annĂ©es. On parut disposĂ©, brusquement, Ă  reconnaĂźtre la validitĂ© d'une dĂ©marche journalistique empirique et fureteuse assez comparable, sur le plan de la vĂ©ritĂ©, Ă  celle des MĂ©decins sans FrontiĂšres ou d'Amnesty International sur le plan de la solidaritĂ©. Puisque les idĂ©es devenaient floues, on pouvait s'intĂ©resser plus naturellement aux faits qui, eux, n'ont que l'inconvĂ©nient d'exister. Mieux que cela on idĂ©alisa si abusivement le journaliste qu'il vit ainsi fondre sur lui un prestige bien lourd Ă  assumer. La presse française redĂ©couvrit en tout cas les vertus du journalisme d'investigation et s'habitua Ă  ce que les reporters ne s'arrĂȘtent plus forcĂ©ment aux silences d'un ministre. Au demeurant, l'affaire du Watergate1, lancĂ©e en 1974 par deux localiers du Washington Post, fournissait - Ă  tort ou Ă  raison - un modĂšle. Les journalistes politiques - y compris Ă  la tĂ©lĂ©vision - renoncĂšrent parfois Ă  la rĂ©vĂ©rence au profit du devoir d'irrespect. La question du mensonge, certes, ne fut pas rĂ©glĂ©e pour autant. Et si les journalistes français on dit maintenant le pouvoir mĂ©diatique », paraissent vivre, intellectuellement, un Ăąge d'or, le journalisme est toujours en quĂȘte d'un statut plus clair. Jean-Claude Guillebaud, Le Nouvel Observateur», 26 octobre-1er novembre 1989. 1 - affaire d'espionnage politique qui entraĂźna la dĂ©mission du prĂ©sident Nixon en 1974. 2 Rien que la vĂ©ritĂ© ou toute la vĂ©ritĂ© ? Le dĂ©bat que le journaliste mĂšne avec sa conscience est Ăąpre, et multiple, d'autant plus que son mĂ©tier est plus flou, et dotĂ© de moins de rĂšgles, et pourvu d'une dĂ©ontologie plus flottante que beaucoup d'autres... [...] En apparence, l'objectif est clair, autant que le serment d'Hippocrate dire la vĂ©ritĂ©, rien que la vĂ©ritĂ©, toute la vĂ©ritĂ©, comme le tĂ©moin devant le tribunal. Mais Ă  ce tĂ©moin, le prĂ©sident du jury ne demande que la vĂ©ritĂ© qui lui a Ă©tĂ© humainement perceptible, celle qu'il a pu apprĂ©hender en un certain lieu, Ă  une certaine heure, relativement Ă  certaines personnes. Au journaliste est demandĂ©e une vĂ©ritĂ© plus ample, complexe, dĂ©multipliĂ©e. En rentrant de dĂ©portation, LĂ©on Blum, qui avait Ă©tĂ© longtemps journaliste, dĂ©clarait devant ses camarades qu'il savait dĂ©sormais que la rĂšgle d'or de ce mĂ©tier n'Ă©tait pas de ne dire que la vĂ©ritĂ©, ce qui est simple, mais de dire toute la vĂ©ritĂ©, ce qui est bien plus difficile ». Bien. Mais qu'est-ce que toute la vĂ©ritĂ© », dans la mesure d'ailleurs oĂč il est possible de dĂ©finir rien que la vĂ©ritĂ© »? La rĂ©volution roumaine de dĂ©cembre 1989 vient de poser, de crier ce type de problĂšme avec une violence suffocante. On sait Ă  quel point la vĂ©rité» fut, en l'occurrence, malmenĂ©e, et sous sa forme apparemment la plus simple, celle des chiffres. L'intoxication qui a fait dĂ©railler une grande partie des mĂ©dias internationaux a donnĂ© lieu aux analyses les plus fines – notamment celle de Jean-Claude Guillebaud qui a su saluer l'admirable retenue d'une journaliste belge, Colette Braekman, osant publier ces mots en apparence infamants je n'ai rien vu Ă  Timisoara1.» Je n'ai rien vu » ne signifie certes pas il ne s'est rien passĂ© ». Mais c'est Ă  partir de cette formule anathĂšme Ă  tout professionnel de la communication, et qui devrait ĂȘtre enseignĂ©e comme un modĂšle absolu dans toutes les Ă©coles de journalisme, que se dĂ©finit et s'exerce la conscience journalistique, le rapport entre le vrai et le vu, le vĂ©ritable et le vĂ©rifiĂ© – antithĂšse et synonyme Ă  la fois du toute la vĂ©ritĂ© » de Blum toute cette ration de vĂ©ritĂ© que vous pouvez apprĂ©hender. L'interrogation du journaliste ne porte pas seulement sur la part de vĂ©ritĂ© qui lui est accessible, mais aussi sur les mĂ©thodes pour y parvenir, et sur la divulgation qui peut ĂȘtre faite. Le journalisme dit d'investigation » est Ă  l'ordre du jour. Il est entendu aujourd'hui que tous les coups sont permis. Le traitement par deux grands journalistes du Washington Post de l'affaire du Watergate a donnĂ© ses lettres de noblesse Ă  un type d'enquĂȘte comparable Ă  celle que pratiquent la police et les services spĂ©ciaux Ă  l'encontre des terroristes ou des trafiquants de drogue. S'insurger contre ce modĂšle, ou le mettre en question, ne peut ĂȘtre le fait que d'un ancien combattant cacochyme, d'un reporter formĂ© par les Petites sƓurs des pauvres. L'idĂ©e que je me suis faite de ce mĂ©tier me dĂ©tourne d'un certain type de procĂ©dures, de certaines interpellations dĂ©guisĂ©es, et je suis de ceux qui pensent que le journalisme obĂ©it Ă  d'autres rĂšgles que la police ou le contre-espionnage. Peut-ĂȘtre ai-je tort. Mais c'est la pratique de la rĂ©tention de l'information qui dĂ©fie le plus rudement la conscience de l'informateur professionnel. Pour en avoir usĂ© et l'avoir reconnu... Ă  propos des guerres d'AlgĂ©rie et du Vietnam, pour avoir cru pouvoir tracer une frontiĂšre entre le communicable et l'indicible, pour m'ĂȘtre Ă©rigĂ© en gardien d'intĂ©rĂȘts supĂ©rieurs » Ă  l'information, ceux des causes tenues pour justes », je me suis attirĂ© de rudes remontrances. MĂ©ritĂ©es, Ă  coup sĂ»r, surtout si elles Ă©manaient de personnages n'ayant jamais pratiquĂ©, Ă  d'autres usages, de manipulations systĂ©matiques, et pudiquement dissimulĂ©es. La loi est claire rien que la vĂ©ritĂ©, toute la vĂ©ritĂ© », mais il faut la complĂ©ter par la devise que le New York Times arbore en manchette All the news that's fit to print », toutes les nouvelles dignes d'ĂȘtre imprimĂ©es. Ce qui exclut les indignes – c'est-Ă -dire toute une espĂšce de journalisme et, dans le plus noble, ce dont la divulgation porte indĂ»ment atteinte Ă  la vie ou l'honorabilitĂ© de personnes humaines dont l'indignitĂ© n'a pas Ă©tĂ© Ă©tablie. Connaissant ces rĂšgles, le journaliste constatera que son problĂšme majeur n'a pas trait Ă  l'acquisition mais Ă  la diffusion de sa part de vĂ©ritĂ©, dans ce rapport Ă  Ă©tablir entre ce qu'il ingurgite de la meilleure foi du monde, oĂč abondent les scories et les faux-semblants, et ce qu'il rĂ©gurgite. La frontiĂšre, entre les deux, est insaisissable, et mouvante. Le filtre, de ceci Ă  cela, est sa conscience, seule. Jean Lacouture, Courrier de l'UNESCO», septembre 1990. 1- ville oĂč l'on fit croire Ă  la presse internationale qu'avait eu lieu un massacre. 3 L'information est le contraire de ce qu'elle veut signifier L'information est une maladie moderne, qui provient Ă©videmment de la rapiditĂ© des moyens de transmission. On sait que les agences de presse du monde se battent pour transmettre une nouvelle trente ou quarante secondes avant leurs concurrentes. On juge d'un bon ou d'un mauvais correspondant sur des diffĂ©rences d'une minute. Dans le fait c'est-Ă -dire si l'on considĂšre l'organisation du monde actuel, sa presse, les prĂ©tendus besoins d'information du public, un tel esprit de compĂ©tition se conçoit. En valeur absolue, cela paraĂźt d'une absurditĂ© complĂšte c'est le jeu de cache-tampon, il faut trouver le premier. Rien de moins naturel que la curiositĂ©, que l'on a inoculĂ©e aux hommes, de savoir le plus vite possible ce qu'il advient sur les divers points du globe; les informations, si dĂ©taillĂ©es qu'elles soient, et si honnĂȘtes, deviennent abstraites dĂšs qu'elles regardent un pays quelque peu Ă©loignĂ©. Une rĂ©volution au Paraguay, pour le lecteur de Paris ou de Toulouse, n'a pas plus de rĂ©alitĂ© que l'intrigue de Bajazet. Racine prĂ©tend Ă  juste titre que l'Ă©loignement des pays rĂ©pare la trop grande proximitĂ© des temps », et que le peuple ne met guĂšre de diffĂ©rence entre ce qui est Ă  mille ans de lui et ce qui en est Ă  mille lieues ». L'information, telle qu'elle se pratique aujourd'hui, comporte quelque chose d'abstrait et d'inactuel qui est exactement le contraire de ce qu'elle veut signifier. Les Ă©vĂ©nements tragiques ou heureux du monde, les crimes, les larmes, les massacres, les sauvetages, les mariages princiers, les pĂȘches miraculeuses, les prouesses de la mĂ©decine, les dĂ©vouements surhumains, les hĂ©roĂŻsmes dĂ©sespĂ©rĂ©s, les cris ou les sourires des peuples, en passant par les tĂ©lĂ©types des agences, semblent se vider de leur substance. De ces bonheurs, de ces souffrances, de ces vacarmes, de cette chair, il ne parvient qu'un rĂ©cit sec et sans couleur, qui ne parle Ă  aucune imagination, et apprend moins que le plus mĂ©diocre roman. Les journalistes mettent leur honneur Ă  ĂȘtre vrais. Mais la vĂ©ritĂ© laisse son Ăąme au bureau du tĂ©lĂ©graphe. La cĂ©lĂšbre phrase Le public a le droit de savoir », n'est, bien entendu, qu'un slogan publicitaire forgĂ© pour lĂ©gitimer le journalisme. Quant aux boniments selon lesquels il faut penser le monde » et ainsi de suite, ils ne signifient rien. Pendant dix mille ans, le public s'est moquĂ© parfaitement de penser le monde. Le seul rĂ©sultat tangible, c'est que jamais autant qu'Ă  notre Ă©poque surpeuplĂ©e et surinformĂ©e, oĂč le moindre fait divers en Mandchourie, le moindre calembour du dernier Canaque de Nouvelle-CalĂ©donie est portĂ© dans les deux heures Ă  la connaissance du public international, on n'a assistĂ© Ă  la consĂ©cration de tant de bĂȘtises. On voit le but de l'information servir la politique des gouvernements, c'est-Ă -dire modeler l'opinion publique, dans l'infaillibilitĂ© de laquelle on feint de croire, tout en sachant qu'elle n'est ni raisonnable, ni morale, ni juste. Je me demande souvent quelle peut bien ĂȘtre l'Ăąme d'un journaliste dont la vie se consume Ă  rechercher des informations. Cette myriade d'Ă©vĂ©nements qui se recouvrent d'un jour sur l'autre, cet effort constant et passionnĂ© pour saisir ce qu'il y a de plus fugace dans l'existence, ce prĂ©sent perpĂ©tuel et morcelĂ©, cette course incessante aprĂšs l'Ă©vĂ©nement pour le lĂącher dĂšs qu'on l'a attrapĂ©, cela doit faire des ĂȘtres tout Ă  fait futiles ou tout Ă  fait dĂ©sespĂ©rĂ©s. Quel enseignement mĂ©taphysique ! Jean Dutourd, Le Fond et la Forme 1958. 4 Théùtre de papier Je ne suis pas sĂ»r que la corporation des journalistes, prise dans son ensemble, ait trĂšs bonne presse auprĂšs de son propre public. Certes, il y a le mythe» le Grand Journaliste qui dĂ©masque l'imposture, rĂ©vĂšle les magouilles, dĂ©nonce les scandales et fait trembler les pouvoirs, Robin des Bois de la machine Ă  Ă©crire. Le cinĂ©ma amĂ©ricain, en particulier en a proposĂ© de multiples spĂ©cimens Ă  l'admiration des foules extatiques... Mais cette recherche du scoop » a son revers, parfaitement illustrĂ© par la pitoyable aventure des Carnets de Hitler. En rĂ©alitĂ©, je crains que ce ne soit cette derniĂšre image qui s'impose auprĂšs de l'opinion celle de journalistes sans scrupules, prĂȘts Ă  tout pour obtenir leur exclusivitĂ© et la vendre le mieux possible. Non sans raison le procĂšs du sensationnalisme, de la rĂ©vĂ©lation, dite aiguĂ«, du scoop » faisandĂ© n'est plus Ă  faire. Mais il faut aller au-delĂ  de ces gĂ©nĂ©ralitĂ©s, de ces clichĂ©s. Comme nous y invitait, l'autre soir, l'interview », de Thierry Nollin, sur FR3. Point de dĂ©part un journaliste de province est chargĂ© d'enquĂȘter sur la tentative d'enlĂšvement du vice-prĂ©sident du CNPF par un jeune ouvrier. Seul parmi ses collĂšgues, il rĂ©ussit Ă  rencontrer le pĂšre de l'apprenti rapteur. Comment l'amener Ă  confier ce qu'il sait de son fils ? Ou, plus brutalement comment le faire parler c'est l'analogie journaliste-flic, si souvent utilisĂ©e ? Tel est le dilemme les lecteurs ont droit Ă  une information plus complĂšte, plus vivante sur ce fait divers qui, demain, fera la une. Il est le seul en mesure de la fournir. Mais jusqu'oĂč peut-il aller pour l'obtenir ? Que vaut ce droit Ă  l'information face Ă  l'intime tragĂ©die d'un homme ? Et pourtant, c'est ainsi que la presse vit. Et c'est ce que rĂ©clament les lecteurs. Ces petits dĂ©tails, ce vĂ©cu » dont ils sont si friands, il faut bien que quelqu'un les dĂ©busque, les obtienne... La rĂ©alitĂ© du journaliste, c'est qu'il est celui qui passe, et puis s'en va. AprĂšs avoir pris Ă  ceux qui restent le pollen dont il fera son miel. Il n'est pas seulement un voyeur. Il est aussi un voleur. Et il ne peut pas faire autrement il est lĂ  pour ramener l'information. Donc pour la prendre. I1 faut bien alimenter la machine. Il est, aussi, truqueur. Pour les besoins de l'histoire, du plaisir des lecteurs Ă  la lire, et du sien propre Ă  l'Ă©crire. La vĂ©ritĂ© avec tous les guillemets correctifs qui s'imposent passe par ses mots. Ce qu'il a entendu, il le recompose, il le rĂ©interprĂšte. ForcĂ©ment, quelque chose se perd en route. Du rĂ©el. RemplacĂ© par le style, la mise en scĂšne. Coups de pouce indispensables de la fiction Ă  la rĂ©alitĂ©. C'est finalement, quelque chose de tout Ă  fait tordu, la presse. Un moyen d'information. Un intermĂ©diaire pour mieux saisir, apprĂ©hender la complexitĂ© du monde. Mais aussi un univers en soi, un organisme protubĂ©rant, envahissant, qui finit par trouver en lui-mĂȘme sa propre finalitĂ©, par imposer ses lois, ses mĂ©canismes. On peut on doit crier haro sur les margoulins, les escrocs, les marchands de soupe et autres brebis galeuses. Reste qu'ils ne sont que les extrĂȘmes d'un systĂšme qui, dans son ensemble, fonctionne selon les mĂȘmes rĂšgles voler et truquer. Et dont nous ne pouvons plus nous passer. Un auto-vampirisme Ă  l'Ă©chelle d'une civilisation. Le monde dĂ©sormais, n'existe plus que mangĂ©, digĂ©rĂ©, recrachĂ© par la presse. Et si nous n'Ă©tions plus que les protagonistes d'une gigantesque fiction, les ombres d'un théùtre de papier, oubliant, peu Ă  peu, ce rĂ©el que nous croyons Ă©treindre ? Alain RĂ©mond, TĂ©lĂ©rama, 1°' juin 1983. Affiche du film d'Alfred Hitchcock FenĂȘtre sur cour Rear window, 1954. ImmobilisĂ© chez lui Ă  cause d'une jambe cassĂ©e, un reporter, obnubilĂ© par la vie privĂ©e de ses voisins d'en face, finit par dĂ©couvrir un meurtre. 5 6 Charte des devoirs professionnels des journalistes français juillet 1918, rĂ©visĂ©e en 1939 Un journaliste, digne de ce nom - prend la responsabilitĂ© de tous ses Ă©crits, mĂȘme anonymes ; - tient la calomnie, les accusations sans preuves, l'altĂ©ration des documents, la dĂ©formation des faits, le mensonge pour les plus graves fautes professionnelles ; - ne reconnaĂźt que la juridiction de ses pairs, souveraine en matiĂšre d'honneur professionnel ; - n'accepte que des missions compatibles avec la dignitĂ© professionnelle ; - s'interdit d'invoquer un titre ou une qualitĂ© imaginaires, d'user de moyens dĂ©loyaux pour obtenir une information ou surprendre la bonne foi de quiconque ; - ne touche pas d'argent dans un service public ou une entreprise privĂ©e oĂč sa qualitĂ© de journaliste, ses influences, ses relations seraient susceptibles d'ĂȘtre exploitĂ©es ; - ne signe pas de son nom des articles de rĂ©clame commerciale ou financiĂšre ; - ne commet aucun plagiat, cite les confrĂšres dont il reproduit un texte quelconque ; - ne sollicite pas la place d'un confrĂšre, ni ne provoque son renvoi en offrant de travailler Ă  des conditions infĂ©rieures ; - garde le secret professionnel ; - n'use pas de la libertĂ© de la presse dans une intention intĂ©ressĂ©e ; - revendique la libertĂ© de publier honnĂȘtement ses informations ; - tient le scrupule et le souci de la justice pour des rĂšgles premiĂšres ; - ne confond pas son rĂŽle avec celui du policier. Plan proposĂ© - ProblĂ©matique le journaliste entretient avec la vĂ©ritĂ© des rapports difficiles et ambigus. Quelles en sont les raisons ? - Plan choisi l'inventaire de ces raisons nous conduit vers un plan thĂ©matique. I/ Dans le domaine professionnel - Il existe bien des chartes plus ou moins rĂ©centes qui insistent sur le respect nĂ©cessaire de la vĂ©ritĂ© et de la justice. - Mais cette dĂ©ontologie reste flottante voire inexistante seul le respect de la vĂ©ritĂ© semble faire l'unanimitĂ© tous les documents emploient le mot. - Pourtant ce rapport de la profession avec la vĂ©ritĂ© reste complexe car son maniement risque de menacer la vie privĂ©e doc. 4 et 5. - Les intĂ©rĂȘts financiers viennent compliquer encore le problĂšme la rivalitĂ© des journalistes dans la course au scoop menace le code d'honneur de la profession et notamment le respect de l'intĂ©gritĂ© financiĂšre et 4. - Enfin les rĂ©dactions jouent parfois un rĂŽle nĂ©gatif en ordonnant au journaliste de commenter l'information voire de la mettre en scĂšne II/ Dans le domaine politique - Le rapport avec le pouvoir menace aussi les rĂšgles morales la presse peut ĂȘtre tentĂ©e d'ĂȘtre rĂ©vĂ©rencieuse Ă  l'Ă©gard des gouvernements et parfois elle sert leur politique - La rĂ©tention de l'information croit servir les gouvernants en dissimulant certains faits, mais elle est condamnable - Le journalisme d'investigation empiĂšte sur les prĂ©rogatives de la justice les chartes rappellent que le rĂŽle du journaliste ne saurait ĂȘtre celui du policier Pourtant ce type de journalisme semble s'imposer et 5, surtout pour des raisons mercantiles - Le journaliste s'est mis Ă  mener de vĂ©ritables enquĂȘtes 2 et 5, passant des grands reportages aux rubriques "people" doc. 5 vidĂ©o, et ces procĂ©dures semblent outrepasser ses droits et ses pouvoirs 4 et 5. III/ Dans le domaine socioculturel - Les exigences du lecteur achĂšvent de compromettre la dĂ©ontologie journalistique le lecteur a besoin de comprendre et le journaliste se voit sommĂ© de commenter les faits et 4 ou d'Ă©carter ceux qui, trop lointains, ne contiennent qu'une vĂ©ritĂ© abstraite - L'image du journaliste s'est amĂ©liorĂ©e dans l'esprit du public, mais au prix d'un statut ambigu - On demande au journaliste une vĂ©ritĂ© ample et dĂ©multipliĂ©e qui lui est peu accessible ou qui ne peut que rester abstraite pour l'opinion publique - Le lecteur est aussi avide de sensations il pousse le journaliste Ă  ĂȘtre un voyeur et 5 et un truqueur l'empĂȘchant de trier selon sa conscience entre ce qui lui paraĂźt vrai ou mensonger RĂ©daction du dĂ©veloppement Jean Lacouture a beau dĂ©plorer qu'aucune instance juridique ne rĂ©glemente le rĂŽle du journaliste, il existe bel et bien des chartes qui rappellent la profession Ă  ses devoirs. Mais, dans ce domaine, l'Ă©tendue des responsabilitĂ©s et les impĂ©ratifs financiers jouent un rĂŽle nĂ©gatif. Ces chartes insistent tout d'abord sur le respect nĂ©cessaire de la vĂ©ritĂ©. Un journaliste, stipulent-elles, ne doit pas user de moyens dĂ©loyaux mensonge, dĂ©formation de faits ou de documents, accusations sans preuves. Mais si tous les documents s'accordent pour faire de la vĂ©ritĂ© un impĂ©ratif essentiel, certains notent l'imprĂ©cision de ses contours. Guillebaud affirme que le rapport du journaliste avec la vĂ©ritĂ© n'est pas chose simple, notamment en raison du temps qui lui est imparti pour rendre compte des faits. Ceux-ci, d'ailleurs, affirme J. Dutourd, pour peu qu'ils soient variĂ©s et Ă©loignĂ©s du public, ne contiennent qu'une vĂ©ritĂ© abstraite et impalpable. J. Lacouture rappelle, pour sa part, que l'on demande au journaliste une vĂ©ritĂ© qui pourrait bien ne jamais ĂȘtre Ă  sa portĂ©e celle d'un tĂ©moin omniscient capable de rendre compte objectivement d'un rĂ©el multiforme. Si la conquĂȘte de la vĂ©ritĂ© est difficile, voire impossible, son maniement risque, d'autre part, Ă  tout moment de violer les vies privĂ©es. C'est le respect de cette part d'intimitĂ© qui doit, selon A. RĂ©mond, limiter le droit Ă  l'information. J. Lacouture confirme cette loi claire mais implicite le journaliste doit se refuser Ă  publier des nouvelles indignes qui portent atteinte aux personnes privĂ©es. Le reporter d'Hitchcock illustre, par l'attention mĂ©ticuleuse dont son regard tĂ©moigne derriĂšre ses jumelles, ce danger d'une intrusion du chercheur d'informations dans la vie des gens. Les intĂ©rĂȘts financiers viennent compliquer encore le problĂšme. Le journal est une entreprise, et si les chartes rappellent son devoir d'intĂ©gritĂ© financiĂšre, il ne se refuse pas toujours Ă  des pratiques commerciales. J. Dutourd dĂ©nonce la compĂ©tition pour le "scoop" et A. RĂ©mond lui fait Ă©cho en s' en prenant aux "marchands de soupe" prĂȘts Ă  tout pour vendre leur marchandise. Cette recherche de l'Ă©vĂ©nement sensationnel installe en outre entre confrĂšres une rivalitĂ© prĂ©judiciable au code d'honneur de la profession que rappellent les chartes le journaliste doit observer Ă  l'Ă©gard de ses pairs courtoisie et fair-play. Enfin l'univers professionnel du journaliste est celui de sa rĂ©daction. Les chartes lui recommandent d'obĂ©ir Ă  cette juridiction. Mais ces comitĂ©s rĂ©dactionnels jouent parfois un rĂŽle nĂ©gatif sur le plan de l'Ă©thique en ordonnant au journaliste de commenter l'information. C'est ce que dĂ©plore Guillebaud qui note la pression idĂ©ologique subie par le journaliste le voici sommĂ© de donner une interprĂ©tation intelligible d'une histoire qui n'est pas jouĂ©e, ou mĂȘme de la truquer, pour reprendre l'expression d'A. RĂ©mond. Si la dĂ©ontologie du journalisme trouve ses limites dans le domaine professionnel, que dire de celles qu'il rencontre sur le terrain politique? Un journal se dĂ©finit souvent, en effet, par ses rapports avec le pouvoir. J. Dutourd voit mĂȘme dans le service qu'elle rend aux gouvernements le but de l'information. Cette infĂ©odation du journaliste aux pouvoirs en place et son empiĂštement sur les prĂ©rogatives de la justice constituent de nouvelles entraves Ă  la dĂ©ontologie. Jean Dutourd conclut, en effet, son article sur le rĂŽle purement servile du journalisme. Il dĂ©plore l'intention plus ou moins avouĂ©e de modeler l'opinion publique. J. Lacouture avoue avoir, lui aussi, contribuĂ© Ă  ce but en pratiquant ce qu'il appelle une rĂ©tention de l'information au nom de l'intĂ©rĂȘt supĂ©rieur de l'État. Mais lui la condamne fermement en y voyant l'atteinte la plus grave Ă  la conscience du journaliste. Guilllebaud date de ces derniĂšre annĂ©es une conception Ă©galement plus libre du journalisme, ayant renoncĂ© Ă  servir le pouvoir pour manifester au contraire son irrespect. Les deux documents se rĂ©fĂšrent d'ailleurs au rĂŽle du Washington Post dans l'affaire du Watergate. Mais c'est dans ses rapports avec la justice que le journaliste risque le plus de faire des accrocs Ă  l'Ă©thique. Les chartes rappellent que son rĂŽle ne saurait ĂȘtre celui celui du policier et qu'il doit tenir le scrupule et le souci de la justice comme rĂšgles premiĂšres. Pourtant le journalisme d'investigation semble s'imposer, comme le remarque Guillebaud, qui y voit une surestimation du rĂŽle du journaliste. A. RĂ©mond et J. Lacouture sont plus sĂ©vĂšres encore le premier y dĂ©cĂšle une intention purement mercantile; l'autre le condamne fermement au nom d'une morale qu'il consent nĂ©anmoins Ă  prĂ©senter comme candide et vieillotte. En effet l'article de Guillebaud considĂšre comme un signe des temps cette conception du journaliste la dĂ©route idĂ©ologique et la toute puissance de l'audio-visuel ont fait de lui une sorte de hĂ©ros, "Robin des bois de la machine Ă  Ă©crire", comme le dĂ©finit plaisamment A. RĂ©mond, popularisĂ© par le cinĂ©ma amĂ©ricain. A ce propos, l'affiche du film FenĂȘtre sur cour prĂ©sente en effet le journaliste comme un policier Ă  l'affĂ»t ciblant dans ses jumelles une danseuse en petite tenue. A n'en pas douter, le mĂȘme procĂšs est intentĂ© par le rĂ©alisateur Ă  ce reporter voyeur, quoi que son enquĂȘte privĂ©e lui permette de dĂ©couvrir. C'est enfin sur un plan socioculturel que la dĂ©ontologie journalistique subit des atteintes le lecteur a sa part de responsabilitĂ© dans le fait que le journaliste outrepasse ses droits et ses pouvoirs. Les chartes rappellent qu'il existe un secret professionnel, mais nos documents montrent qu'il est d'autant plus difficile aux journalistes de le respecter que le lecteur a besoin de comprendre. Le journaliste devient ainsi celui qui interprĂšte, qui ordonne et met en scĂšne un vĂ©ritable "théùtre de papier", selon le mot d'A. RĂ©mond, oĂč la vĂ©ritĂ©, fatalement, se perd. Pour satisfaire les goĂ»ts du public, le journaliste est aussi en quĂȘte de "scoop" et de sensations fortes, comme le regrettent J. Lacouture et A. RĂ©mond. Ce dernier fait du journaliste un voyeur on pense Ă  l'importance du regard dans le film d'Hitchcock dont la finalitĂ© n'est que d'imposer sa loi. J. Dutourd ne croit pas non plus Ă  la volontĂ© de satisfaire le droit que le public a de savoir. Il ne s'agit que d'alimenter une machine qui a sa propre logique de profit. Ce que veut le lecteur, selon A. RĂ©mond, c'est le plaisir de lire. Celui-ci passe par celui de voir clair dans la forĂȘt des Ă©vĂ©nements et de pouvoir goĂ»ter leur sel. C'est pour rĂ©pondre Ă  ce besoin que le journaliste est devenu ce fureteur qu'Ă©voquent J. Dutourd et A. RĂ©mond, occupĂ© Ă  courir aprĂšs l'information ou le dĂ©tail vĂ©cu dont le lecteur est si friand. C'est dans ce dĂ©dale de futilitĂ©s qu'il faut bien rendre signifiantes que la conscience du journaliste pourrait exercer son rĂŽle. Elle est, pour J. Lacouture, le seul filtre capable de trier ce que le journaliste a vu et compris de ce qu'il dispense Ă  ses lecteurs. En dehors de cela, les exigences que le public fait peser sur lui sont trop lourdes il lui faudrait une vĂ©ritĂ© totale et donc hors de portĂ©e d'une simple subjectivitĂ©, ou bien, comme le note J. Dutourd, un modĂšle d'opinion sur lequel se conformer. Le journaliste est ainsi contraint de trier, mais cette opĂ©ration est assimilĂ©e par A. RĂ©mond Ă  un truquage, une mise en scĂšne indispensable oubliant, sans doute, la morale, mais dispensant le plaisir. On comprend que Guillebaud conclue, lui, en constatant que le journalisme est toujours en quĂȘte d'un statut plus clair. Son article Ă©tablit sans doute que le journaliste a reconquis l'estime du public, qui boudait jusqu'Ă  ces derniĂšres annĂ©es son image corrompue. Mais c'est au profit d'une reprĂ©sentation idĂ©ale qui ne rĂšgle en rien le rapport du journaliste avec la vĂ©ritĂ©. J. Dutourd et A. RĂ©mond prolongent enfin ce rĂŽle social du journaliste en l'intĂ©grant l'un et l'autre au contexte plus gĂ©nĂ©ral dans lequel il s'inscrit. Si une morale doit ĂȘtre tirĂ©e, c'est plutĂŽt, selon J. Dutourd, du cĂŽtĂ© de la mĂ©taphysique qu'il faudrait aller le capharnaĂŒm des Ă©vĂ©nements donne, Ă  ses yeux, une image assez juste de l'homme perdu dans un monde absurde. A. RĂ©mond, pour sa part, y voit un autre symbole avalĂ© et recomposĂ© par la presse, notre monde est un "théùtre de papier" dont nous sommes les acteurs ignorants.

DeuxiĂšmeracine de la post-vĂ©ritĂ©, la naissance de l’industrie du mensonge. La professionnalisation des stratĂ©gies de communication et de lobbying a son revers : l’efficacitĂ© accrue des tentatives de manipulation Ă  destination des publics, par mĂ©dias in terposĂ©s.

La loi permet de contrĂŽler et d’encadrer la vie en sociĂ©tĂ©. Ainsi, elle dĂ©finit les droits et devoirs de chaque citoyen dans plusieurs domaines. C’est le cas dans les entreprises oĂč des dispositions existent pour protĂ©ger les diffĂ©rents acteurs et pour punir les cet ordre d’idĂ©es, le Code pĂ©nal prĂ©voit dans ses lignes diffĂ©rentes dispositions applicables aux relations dans le monde des affaires. Quels sont les types d’interventions de l’avocat pĂ©naliste ? L’avocat pĂ©naliste intervient en entreprise pour un certain types de situations dĂ©finies par la loi. Ces dĂ©lits sont punis par la loi et encadrĂ©s par le code pĂ©nal. Il y a donc, les infractions de droits commun ce type d’infraction encadre les comportements abusif des chefs d’entreprise qui s’approprient le droit commun pour en tirer avantage. Les principales caractĂ©ristiques de ces infractions sont du Ă  de l’escroquerie caractĂ©risĂ©e, Ă  un abus de confiance ou Ă  un usage de infractions au droit des sociĂ©tĂ©s rĂ©gie par le code du commerce, la pĂ©nalisation des infraction aux droits de sociĂ©tĂ©s encadre majoritairement cinq comportements dĂ©viants des dirigeants. On trouvera les abus de biens sociaux, l’émission de valeurs mobiliĂšres fictives, la distribution des dividendes, l’abus de pouvoir ou encore la prĂ©sentation de compte falsifiĂ©s pour fuir l’ infractions aux droit social il existe 7 grands types d’infractions aux droits social qui sont rĂ©gies et considĂ©rĂ©es par le code du travail et le code pĂ©nal. Les infractions relatives au code du travail encadre tous les problĂšmes liĂ©s Ă  l’embauche, au travail dissimulĂ©, aux contrats de travail et Ă  la fraude en gĂ©nĂ©ral. Liste des infractions pĂ©nales de l’entreprise Que savoir des infractions pĂ©nales en entreprise ? Quelles sont les diffĂ©rentes catĂ©gories d’infractions pĂ©nales Ă  connaĂźtre en entreprise ? Voici un guide des infractions pĂ©nales Ă  connaĂźtre en entreprise. BON À SAVOIR La premiĂšre partie de ce guide -corĂ©digĂ© par – avocat pĂ©naliste Ă  Lyon – traitera des infractions de droits communs relatives aux entreprises et aux infractions aux droits des sociĂ©tĂ©s. Nous proposerons dans une deuxiĂšme partie la liste complĂšte des infractions aux droits social. Les infractions de droit commun Les affaires pouvant solliciter l’intervention d’un avocat pĂ©naliste en entreprise sont nombreuses. Il existe des listes d’infractions pĂ©nales prĂ©vues dans le droit pĂ©nal des sociĂ©tĂ©s l’escroquerie, l’abus de confiance et le faux et usage de faux. Guide des infractions pour chef d’entreprises L’escroquerie Selon l’article 313-1 du Code pĂ©nal, l’escroquerie revient Ă  tromper une personne physique ou morale sur la base d’une manƓuvre frauduleuse. Les manƓuvres frauduleuses des entreprises condamnĂ©es sont diverses La falsification de bilans ou la prĂ©sentation de faux bilan pour obtenir de prĂȘts des banques ;La modification des donnĂ©es des Ă©tats financiers pour obtenir des aides financiĂšres ;L’établissement des piĂšces fictives pour convaincre un prĂȘteur, etc. Pour ĂȘtre qualifiĂ©e d’escroquerie, l’intention du dirigeant de commettre l’infraction doit ĂȘtre Ă©tablie et mise en cause. Aussi, elle doit ĂȘtre dĂ©terminante dans la rĂ©ussite de l’escroquerie. L’abus de confiance L’abus de confiance est une infraction pĂ©nale Ă©tablie quand un intervenant interne ou externe d’une entreprise abuse, dĂ©tourne ou fait un usage non conforme d’un bien matĂ©riel ou immatĂ©riel Ă  lui confiĂ© dans un but bien prĂ©cis. DĂ©finie par le Code pĂ©nal Ă  son article 314-1, cette infraction est beaucoup plus courante dans le cas d’un dĂ©tournement de fonds de l’entreprise par un dirigeant. Contrairement au cas d’un vol oĂč il s’agit d’une soustraction de bien, l’abus de confiance constate un dĂ©tournement de son usage ou objectif initial. Pour qu’une infraction soit qualifiĂ©e d’abus de confiance, elle se constitue de trois Ă©lĂ©ments importants dĂ©tournement, prĂ©judice et intention. Le faux et usage de faux Le faux et usage de faux est Ă©galement une infraction pĂ©nale. Il consiste en une altĂ©ration de la vĂ©ritĂ© dans un but prĂ©cis de causer un prĂ©judice. Par exemple l’imitation de la signature d’un dirigeant pour expliquer une dĂ©cision fausse ou non excitante. Le faux et usage de faux est prĂ©vu Ă  l’article 441-1 du Code pĂ©nal. Les infractions au droit des sociĂ©tĂ©s Les activitĂ©s des entreprises rĂ©gies par le code de Commerce Ă  ses articles L. 241-1 Ă  L. 248-1, peuvent faire l’objet d’une infraction lorsque le dirigeant de la sociĂ©tĂ© enfreint certaines rĂšgles. Les divers cas d’infractions ainsi que les sanctions que la sociĂ©tĂ© ou son dirigeant encourt sont prĂ©vus par la de biens sociaux Comme son nom l’indique, cette infraction concerne exclusivement un usage abusif des biens de l’entreprise. En effet, le chef d’entreprise doit faire la part des choses entre ses propres biens et ceux de la sociĂ©tĂ©. Exemple d’un d’un abus de bien sociaux commis par une SociĂ©tĂ© Ă  responsabilitĂ© limitĂ©e SARL lorsque les mobiliers de l’entreprise sont utilisĂ©s Ă  des fins personnelles, le dirigeant social risque 5 annĂ©es d’emprisonnement avec une amende dont le prix peut atteindre la limite de 375 000 euros. Cette mĂȘme sanction est valable pour les gĂ©rants lorsqu’ils utilisent les biens de la sociĂ©tĂ© Ă  des fins de mauvaise foi ou encore au profit d’une autre structure commerciale. Dans le cas d’une SociĂ©tĂ© anonyme SA les directeurs gĂ©nĂ©raux, les administrateurs, et mĂȘme le prĂ©sident sont sanctionnĂ©s en cas d’abus de biens sociaux dixit l’article L. 242-6, 3° du Code de commerce. Le Code monĂ©taire et financier, quant Ă  lui, condamne l’utilisation des biens sociaux Ă  des fins personnelles par les dirigeants de la sociĂ©tĂ© de gestion d’une sociĂ©tĂ© civile. Pour dĂ©terminer l’abus de biens sociaux, deux Ă©lĂ©ments doivent ĂȘtre essentiellement rĂ©unis l’intention et la prĂ©sence d’un bien matĂ©riel de l’entreprise. Ce sont les circonstances qui dĂ©terminent si l’accusĂ© a fait preuve de mauvaise foi ou non. Autrement dit, lorsque l’acte a lieu de maniĂšre clandestine, il y a mauvaise foi. Pour finir en ce qui concerne l’abus de biens sociaux, il faut remarquer que lorsqu’une tierce personne au sein de l’entreprise a connaissance de l’acte frauduleux, et si elle ne dĂ©nonce pas la fraude, cette derniĂšre est alors considĂ©rĂ©e comme complice. L’émission de valeurs mobiliĂšres Il n’est pas rare que des administrateurs usent de moyens malhonnĂȘtes pour Ă©mettre des valeurs mobiliĂšres comme l’exemple des bons de souscription d’action. En gĂ©nĂ©ral, ces professionnels mal intentionnĂ©s effectuent l’émission en leurs propres noms ou procĂšdent tout simplement Ă  l’interposition d’une ou plusieurs personnes pour le compte de l’entreprise. Dans l’un ou l’autre des cas, il s’agit d’un acte frauduleux qui est passible d’une sanction pĂ©nale. En effet, le Code de commerce stipule, en son article 241-2, que toute personne reconnue coupable d’une Ă©mission de valeurs mobiliĂšres est condamnĂ©e Ă  6 mois d’emprisonnement avec une amende de 9 000 euros. Cette sanction est toute aussi valable pour le gĂ©rant d’une SARL qui Ă©met des bons de souscription de parts. Personne n’étant au-dessus de la loi, l’article 242-6, 2° du Code de commerce prĂ©voit la mĂȘme sanction pour le prĂ©sident, les directeurs gĂ©nĂ©raux ainsi que les administrateurs de sociĂ©tĂ©s anonymes. La distribution de dividendes fictifs Toujours dans le but de profiter anormalement des biens de l’entreprise, certains administrateurs choisissent de procĂ©der Ă  la rĂ©partition de dividendes fictifs entre les associĂ©s. L’acte ne reprĂ©sente pas une infraction en soi. Par contre, lorsqu’aucune preuve Ă  l’instar d’un inventaire n’est Ă©tablie ou encore lorsque la preuve est de fausse nature, les acteurs risquent des sanctions pĂ©nales. Selon l’article 241-3, 3 ° du Code de commerce, si un gĂ©rant distribue des dividendes Ă  des associĂ©s alors que la somme d’argent n’avait pas vocation Ă  ĂȘtre partagĂ©e, il y a infraction. Ici, la mauvaise foi n’est plus Ă  Ă©tablir dans la mesure oĂč la rĂ©partition des dividendes a Ă©tĂ© effectuĂ©e de maniĂšre intentionnelle. L’acte est puni par une peine de prison de 5 ans avec une amende de 375 000 euros. Pour Ă©viter cette sanction, il faut obtenir l’approbation de l’AssemblĂ©e gĂ©nĂ©rale avant toute distribution. Ensuite, le gĂ©rant doit informer les diffĂ©rents auteurs. la prĂ©sentation de comptes frauduleux constitue une infraction grave La prĂ©sentation de comptes non fidĂšles Tout dirigeant doit pouvoir prĂ©senter les comptes annuels des activitĂ©s de son entreprise Ă  ses associĂ©s. Les Ă©tats financiers doivent ĂȘtre une reprĂ©sentation parfaite du rĂ©sultat des opĂ©rations pour chaque exercice et l’état effectif du patrimoine ainsi que la situation financiĂšre de la sociĂ©tĂ©. Malheureusement, certains administrateurs usent de moyens frauduleux pour dissimuler certaines informations afin de rendre leurs entreprises solvables dans les documents. Cet acte, constituant une entrave Ă  la prise de dĂ©cisions justes aussi bien pour les associĂ©s que pour les crĂ©anciers, une sentence est prĂ©vue pour les gestionnaires fautifs. Selon le Code du commerce et le Code monĂ©taire et financier, tout professionnel qui fait usage du faux dans le cadre de la prĂ©sentation des comptes est condamnĂ© Ă  5 ans de prison et Ă  payer une amende de 375 000 euros. Cette sanction est valable pour les responsables au sein d’une SociĂ©tĂ© Ă  responsabilitĂ©s limitĂ©e SARL, pour les gestionnaires de SociĂ©tĂ© anonyme SA, puis Ă  toute personne devant intervenir dans une SociĂ©tĂ© Anonyme Ă  directoire et conseil de surveillance. En tenant compte des rĂ©sultats erronĂ©s dans la prĂ©sentation de comptes, les associĂ©s ou les porteurs de titres peuvent engager de mauvais investissements. Le plaignant doit ĂȘtre en mesure de justifier que ce sont les comptes non fidĂšles qui ont servi de base Ă  l’évaluation ou l’acquisition des titres. Pour procĂ©der au dĂ©dommagement des crĂ©anciers de la sociĂ©tĂ© fautive, les juges analysent avec soin les comptes concernĂ©s. Ils vĂ©rifient si la valeur qui y figure est effectivement la rĂ©sultante de la manipulation dans les comptes prĂ©sentĂ©s ou publiĂ©s. L’abus de pouvoirs ou de voix L’abus de pouvoirs ou de voix est une infraction qui concerne les dirigeants de sociĂ©tĂ©s. Le problĂšme avec ce type d’infraction, c’est que ces derniers abusent de leurs titres ou de leurs pouvoirs pour servir leurs intĂ©rĂȘts personnels plutĂŽt que les intĂ©rĂȘts de la personne morale. Dans d’autres cas, il arrive mĂȘme que des responsables mal intentionnĂ©s servent les intĂ©rĂȘts d’une autre structure commerciale ou administrative en usant de leurs pouvoirs ou voix. Les juges, pour dĂ©terminer la culpabilitĂ© du dirigeant, accusĂ© d’un abus de pouvoir code pĂ©nal, vĂ©rifient que ce dernier ait effectivement l’intention de nuire aux intĂ©rĂȘts de l’entreprise dans laquelle il occupe un poste de responsabilitĂ©. Lorsque sa culpabilitĂ© est prouvĂ©e, le professionnel encourt une peine de prison de 5 ans ainsi qu’une amende de 375 000 euros. Les infractions au droit social À l’instar des infractions au droit des sociĂ©tĂ©s, les dirigeants peuvent ĂȘtre accusĂ©s de fraudes ou d’infractions au droit social. Ici, la particularitĂ©, c’est que la responsabilitĂ© pĂ©nale du responsable est gĂ©nĂ©ralement vĂ©rifiĂ©e sur la base du code du travail ou du droit pĂ©nal des sociĂ©tĂ©s. Le parquet propose que ce soit la personne morale elle-mĂȘme qui soit poursuivie en justice lorsque les libertĂ©s sociales d’un particulier sont lĂ©sĂ©es. Toutefois, dans la pratique, la personne physique responsable de l’infraction est Ă©galement interpellĂ©e aux cĂŽtĂ©s de la sociĂ©tĂ© pour rĂ©pondre des faits qui lui sont reprochĂ©s. Les infractions au Code pĂ©nal Sont qualifiĂ©s de dĂ©lits tous les actes qui visent essentiellement Ă  nuire Ă  la vie, Ă  la libertĂ©, ou encore Ă  l’intĂ©gritĂ© physique d’une personne. Ainsi, si, dans le cadre de ses activitĂ©s, une entreprise est responsable d’un accident de travail par exemple, elle doit rĂ©pondre face aux instances de justice. Le dirigeant doit comparaĂźtre pour que les rĂ©parations aient lieu en ce qui concerne le chef d’accusation d’homicide involontaire, de blessure involontaire, ou encore de la mort d’autrui. L’entreprise est exclusivement responsable en cas d’homicide involontaire si elle fait preuve de maladresse, imprudence, inattention, nĂ©gligence ou manquement Ă  une obligation de prudence ou de sĂ©curitĂ© imposĂ©e par la loi ou le rĂšglement ». Le Code pĂ©nal, en son article 221-19, estime que le dirigeant de l’entreprise est entiĂšrement responsable de blessures involontaires si la victime de la blessure se retrouve dans l’incapacitĂ© d’exercer son travail comme il se doit pour une durĂ©e supĂ©rieure Ă  3 mois. D’un autre cĂŽtĂ©, si la sociĂ©tĂ©, dans le cadre de ses activitĂ©s, met en danger la vie d’un employĂ© sans prendre des prĂ©cautions ou des mesures de sĂ©curitĂ©, elle encourt une amende. Cette sanction est de 15 000 euros et une peine d’emprisonnement de 1 an. Cette peine est valable, mĂȘme lorsque aucun dommage n’est causĂ© Ă  la victime. Pour constituer le dĂ©lit, le juge vĂ©rifie si le dirigeant a connaissance que le risque correspondant au manquement Ă©voquĂ© est directement en rapport avec le risque auquel il a exposĂ© le travailleur. Les infractions au Code du travail Si au cours de sa relation avec son employĂ©, un dirigeant d’entreprise est responsable d’une infraction au Code du travail, ce dernier encourt des sanctions. Aujourd’hui, il n’est pas rare de constater des cas de harcĂšlement au sein des sociĂ©tĂ©s ; ce qui est contraire aux normes rĂ©gies par le Code du travail. Ainsi, en prĂ©sence des chefs d’accusation de harcĂšlement moral ou sexuel, le dirigeant reconnu coupable est Ă©galement sanctionnĂ©. Il Ă©cope d’une amende de 15 000 euros et d’une peine d’emprisonnement d’un an selon les articles L. 1152-1 et L. 1153-1 du Code du travail. De l’embauche Ă  l’embĂ»che, il n’y a qu’un pas .. L’embauche Ici, les sanctions sont beaucoup plus sĂ©vĂšres dans la mesure oĂč, en gĂ©nĂ©ral, un particulier est privĂ© du droit de mettre ses compĂ©tences au service d’une structure. Si un chef d’entreprise est dĂ©clarĂ© coupable d’infraction lors de l’embauche, ce dernier doit non seulement verser une amende, mais il doit aussi Ă©coper d’une peine d’emprisonnement. Selon les articles L. 1142-1, L. 1142-2 et L. 1144-1 du Code du travail, diffuser une offre d’emploi qui stipule des clauses discriminatoires est un acte rĂ©prĂ©hensible. L’offre d’emploi doit ĂȘtre exempte de toute considĂ©ration sur l’apparence physique, le sexe, l’ñge ou encore la situation familiale. A lire aussi Quelles sont les formalitĂ©s Ă  l’embauche d’un salariĂ©. D’un autre cĂŽtĂ©, il est proscrit, selon les articles L. 1132-1 Ă  L. 1132-4 et L. 1142-1 et L 1142-2 du Code du travail et articles 225-1 et suivants du Code pĂ©nal, d’empĂȘcher une personne de travailler au sein d’une entreprise en raison de son orientation sexuelle, son Ă©tat de santĂ© ou encore ses origines. Pour finir, les articles L. 1225-1 Ă  L. 1225-3 du Code du travail interdisent aussi de recaler une candidate Ă  une offre d’emploi en raison de son Ă©tat de grossesse. Le travail dissimulĂ© Le travail dissimulĂ© est un acte rĂ©prĂ©hensible selon les articles L. 8221-1, L. 8221-2 et L. 8221-3, L 8221-5 du Code du travail. Le dirigeant de sociĂ©tĂ© qui en est reconnu coupable est passible de lourdes sanctions Ă©galement. L’exĂ©cution du contrat de travail DiffĂ©rents aspects du contrat de travail peuvent ĂȘtre violĂ©s. Principalement, il y a les infractions liĂ©es Ă  la durĂ©e lĂ©gale du travail. Les textes de loi prĂ©voient le nombre d’heures de travail par jour. Si un employĂ© doit travailler en dehors de ces horaires, le dirigeant se doit de majorer ses revenus avec les heures supplĂ©mentaires de travail. Aussi, d’autres dispositifs comme le travail Ă  temps partiel ou le travail intermittent sont mis en place par les articles R. 3124-5, R. 3124-8, R. 3124-9 et R. 3124-10 du Code du travail. Les entreprises doivent Ă©galement respecter le repos des salariĂ©s dixit les articles R. 3135-1, R. 3135-2 Ă  R. 3135-4, articles R. 3143-1. Chaque contrat de travail doit respecter le niveau du SMIC ou la garantie de rĂ©munĂ©ration, et surtout l’égalitĂ© des salaires entre les travailleurs occupant le mĂȘme poste, quels que soient leurs sexes. Les rĂšgles d’hygiĂšne et la sĂ©curitĂ© L’article L 4741-1 du Code du travail punit avec la derniĂšre rigueur les atteintes aux normes en matiĂšre de rĂšgles d’hygiĂšne et de sĂ©curitĂ©. En effet, ne pas respecter les diffĂ©rentes prescriptions en la matiĂšre met en pĂ©ril la vie des travailleurs ainsi que l’évolution des tĂąches de l’entreprise. Le dirigeant d’une entreprise peut ĂȘtre accusĂ© de ne pas faire ses devoirs sur le plan des cotisations sociales selon les articles R. 244-4 Ă  R. 244-6 du Code de la sĂ©curitĂ© sociale. La fraude Le dĂ©lit fiscal ainsi que les diffĂ©rents Ă©lĂ©ments qui y sont rattachĂ©s sont punis par la loi. Ainsi, lorsqu’un dirigeant tente de falsifier des documents ou agit dans le but de contourner ses obligations en matiĂšre d’imposition ; il est puni. Il en est de mĂȘme pour les chefs d’entreprise qui ne se dĂ©clarent pas dans les dĂ©lais prescrits ou encore ceux qui essaient de cacher des informations notamment en ce qui concerne des sommes d’argent sujettes Ă  l’impĂŽt. Dans l’un ou l’autre des cas, un emprisonnement de 5 ans ainsi qu’une amende de 375 000 euros sont prĂ©vus par les textes de loi. D’un autre cĂŽtĂ©, si les auteurs des actes frauduleux, procĂšdent Ă  des achats sans factures tangibles ou encore de ventes sans preuve, et rĂ©clament un quelconque remboursement de la part de l’État, une amende 75 000 euros ainsi que 5 ans d’emprisonnement sont prĂ©vus. À titre dĂ©rogatoire, seules les personnes ayant fait preuve de dissimulation et dont la somme dĂ©passe la limite de 153 euros sont condamnables. Pour Ă©viter les sanctions liĂ©es aux diffĂ©rents cas d’infractions Ă©voquĂ©s dans ce dossier, il est recommandĂ© de suivre les prescriptions de la loi Ă  la lettre. En effet, si un professionnel est reconnu coupable devant les juridictions compĂ©tentes, il peut ĂȘtre privĂ© de ses droits civils, civiques et de famille. En dehors des infractions Ă©voquĂ©es dans ce dossier, le chef d’entreprise peut ĂȘtre Ă©galement interpellĂ© pour d’autres fautes. D’autres domaines comme la distribution, la consommation, le droit de l’environnement puis le droit boursier sont aussi importants et doivent ĂȘtre respectĂ©s par chaque acteur de la sociĂ©tĂ©. est le magazine d’un passionnĂ© de l’entreprise. Son auteur Guy BODIN vous livre ses points de vue rĂ©guliers sur des des sujets d’actualitĂ©s et sur la vie des entreprises.
ArrĂȘtĂ©du 28 fĂ©vrier 2000 relatif Ă  l'enregistrement de certains Ă©tablissements et intermĂ©diaires dans le secteur Aller au contenu; Aller au menu; Aller au menu; Aller Ă  la recherche; Menu. Informations de mises Ă  jour; Gestion des cookies; Nous contacter; Activer l’aide sur la page. Droit national en vigueur. Constitution. Constitution du 4 octobre 1958; DĂ©claration
NDLR Voici l’interview rĂ©cente faite par l’équipe de Reiner Fuellmich de l’archevĂȘque Mgr Carlo Maria ViganĂČ. Mgr Vigano est l’un des rares membres Ă©minents de l’Eglise Catholique Ă  s’ĂȘtre Ă©levĂ© contre la gestion de la pandĂ©mie. Il est sans doute aussi celui qui a Ă©tĂ© le plus audible, bien que d’autres – pas assez nombreux – se soient aussi Ă©levĂ©s contre la dictature sanitaire et les injections gĂ©niques Covid Mgr Schneider, le Cardinal MĂŒller, Mgr Raymond Burke, le Cardinal Janis Pujats, Mgr Tomash Peta, Mgr Joseph E. Strickland, Mgr Jan Pawel Lenga, voir aussi la DĂ©claration de BethlĂ©em du 15 dĂ©cembre 2021 et l’appel pour l’Église et pour le monde aux fidĂšles catholiques et aux hommes de bonne volontĂ© de mai 2020 dont on peut voir les premiers signataires ici. Voir aussi la partie 2 de l’interview ici ComitĂ© Corona Votre Excellence, de nombreuses personnes vous connaissent et vous apprĂ©cient beaucoup pour avoir Ă©tĂ© un homme sincĂšre dans un environnement souvent malhonnĂȘte, mĂȘme pendant votre service au Vatican. Vous avez servi comme diplomate de haut niveau, en particulier comme nonce du Vatican aux États-Unis, reprĂ©sentant le pape auprĂšs des Églises locales aux États-Unis. C’est pour nous un grand honneur et une grande joie de pouvoir vous parler aujourd’hui. Mais avant d’entrer dans le vif du sujet et de vous demander votre avis sur la situation politique mondiale, notamment en ce qui concerne la crise dite de Corona, veuillez nous parler un peu de votre histoire personnelle, afin que les spectateurs qui ne vous connaissent pas encore sachent qui vous ĂȘtes. Mgr ViganĂČ Tout d’abord, je voudrais vous adresser mes salutations les plus cordiales, Monsieur l’Avocat Reiner FĂŒllmich, ainsi qu’à tous vos collaborateurs et collĂšgues, et vous rendre hommage pour avoir dĂ©veloppĂ© l’idĂ©e de la Commission Corona. Vos recherches sur la gestion de l’urgence Covid-19 et des essais de masse contribuent largement Ă  rassembler des preuves afin de traduire les responsables en justice et de les punir. C’est une contribution importante en vue de la crĂ©ation d’une alliance antimondialiste, car les auteurs de la farce de la pandĂ©mie sont les mĂȘmes personnes qui veulent aujourd’hui pousser le monde vers une guerre totale et une crise Ă©nergĂ©tique permanente. En ce qui concerne ma carriĂšre », il n’y a pas grand-chose Ă  dire je suis un archevĂȘque catholique qui a occupĂ© diffĂ©rents postes Ă  responsabilitĂ© au Vatican, aussi bien Ă  la SecrĂ©tairerie d’État du Saint-SiĂšge qu’au gouvernorat de l’État de la CitĂ© du Vatican et en tant que nonce apostolique au Nigeria et enfin, par la volontĂ© de BenoĂźt XVI, aux États-Unis. Ma notoriĂ©tĂ© — totalement involontaire — rĂ©sulte de ma position sur le scandale sexuel de l’ancien cardinal amĂ©ricain Theodore McCarrick et d’autres affaires, non moins graves, impliquant des membres haut placĂ©s de la hiĂ©rarchie. En tant que successeur des apĂŽtres, je ne pouvais pas rester silencieux face aux tentatives de dissimulation de ces faits honteux par la soi-disant mafia de la lavande, qui bĂ©nĂ©ficie du soutien et de la protection de Bergoglio. ComitĂ© Corona vous avez un CV impressionnant — mais si l’on cherche votre nom dans les anciens mĂ©dias mainstream, on trouve des articles diffamatoires qui vous accusent, entre autres, de diffuser de la propagande du Kremlin et de faire des dĂ©clarations confuses. En y regardant de plus prĂšs, il nous semble que ce n’est pas du tout le cas, bien au contraire, vous restez plutĂŽt fidĂšle Ă  votre rĂ©putation d’homme sincĂšre mĂȘme dans un environnement peu sincĂšre, mĂȘme si cela vous porte prĂ©judice personnellement. OĂč voyez-vous la cĂ©sure » ou la rupture » dans votre parcours, oĂč cette vertu a Ă©tĂ© transformĂ©e en tare par les anciens mĂ©dias ? Quelle ligne rouge avez-vous franchie ; sur quel sujet votre franchise est-elle devenue un danger pour le rĂ©cit public ? Mgr Vigano Les fausses accusations sont l’un des moyens utilisĂ©s par ceux qui veulent Ă©liminer un adversaire qu’ils craignent et ne peuvent pas combattre loyalement. En l’occurrence, je suis considĂ©rĂ© comme inconfortable tant par les reprĂ©sentants de l’Église profonde que par la cabale bergoglienne, dont je dĂ©nonce les scandales et les dissimulations depuis l’affaire McCarrick. Et je suis tout aussi inconfortable pour l’État profond, qui a pu compter sur la complicitĂ© du Saint-SiĂšge ainsi que de la quasi-totalitĂ© de l’épiscopat mondial dans les Ă©vĂ©nements de ces derniĂšres annĂ©es. La voix dissonante d’un Ă©vĂȘque, en particulier lorsqu’il formule des plaintes fondĂ©es sur des faits irrĂ©futables, risque de remettre en question le rĂ©cit officiel, tant en ce qui concerne le prĂ©tendu renouveau de l’Église sous ce pontificat » que la farce de la pandĂ©mie et la vaccination » de masse. MĂȘme dans la rĂ©cente crise entre la Russie et l’Ukraine, l’élite mondialiste, l’OTAN, l’État profond amĂ©ricain, l’Union europĂ©enne, le Forum Ă©conomique mondial, toute la machinerie mĂ©diatique et le Vatican sont du mĂȘme cĂŽtĂ©. L’intervention de Poutine en Ukraine est considĂ©rĂ©e comme une menace pour le Nouvel Ordre Mondial, qui doit ĂȘtre neutralisĂ©e, mĂȘme au prix d’un conflit mondial. Si je dois donc identifier un point de rupture » sur le front ecclĂ©sial, il a dĂ©finitivement coĂŻncidĂ© avec ma dĂ©nonciation du rĂ©seau de complicitĂ©s et des scandales de clercs et de prĂ©lats corrompus que Bergoglio a dĂ©libĂ©rĂ©ment et obstinĂ©ment tentĂ© d’étouffer. Sur le front civil, la ligne rouge me semble avoir Ă©tĂ© franchie avec mon Appel pour l’Église et le monde d’il y a deux ans [en mai 2020], dans lequel je dĂ©nonçais la menace que reprĂ©sentait le coup d’État silencieux menĂ© Ă  l’aide de l’état d’urgence sanitaire. L’urgence Ă©nergĂ©tique et l’urgence alimentaire font toujours partie, avec l’urgence guerriĂšre, des scĂ©narios » inquiĂ©tants que le Forum Ă©conomique mondial et les Nations unies ont dĂ©crits de maniĂšre trĂšs dĂ©taillĂ©e longtemps Ă  l’avance. Lorsqu’un jour, pas si lointain, un tribunal jugera ces criminels et leurs complices dans les institutions de presque toutes les nations occidentales, ces documents constitueront la preuve de la prĂ©paration du plus grand coup d’État de tous les temps. Et la mĂȘme chose se produira en ce qui concerne les affaires ecclĂ©siastiques, montrant que la dĂ©viation doctrinale et morale qui a commencĂ© avec le Concile Vatican II a créé les conditions nĂ©cessaires Ă  la corruption doctrinale et morale du clergĂ© et Ă  la dĂ©lĂ©gitimation simultanĂ©e de l’autoritĂ© des pasteurs. N’oublions pas que les processus rĂ©volutionnaires se sont toujours appuyĂ©s sur les vices et les faiblesses de leurs reprĂ©sentants, aussi bien pour dĂ©truire l’État que pour affaiblir l’Église. ComitĂ© Corona Votre Excellence, la crise Corona et Measures entre dans sa troisiĂšme annĂ©e ; entre-temps, la conduite de la guerre Ă  l’Est et surtout l’incitation massive Ă  la guerre par la politique et les mĂ©dias sont venues s’y ajouter. Comment jugez-vous cette Ă©volution ? Mgr Vigano Clarifions un point fondamental La crise ukrainienne a Ă©tĂ© sciemment provoquĂ©e par l’État profond afin de contraindre le monde Ă  mettre en Ɠuvre les rĂ©formes du Great Reset, notamment ce que l’on appelle la transition technologique » et le tournant vert ». C’est la deuxiĂšme Ă©tape du coup d’État technocratique mondialiste aprĂšs la farce de la pandĂ©mie. La psychopandĂ©mie Ă©tait la premiĂšre Ă©tape d’une vĂ©ritable attaque visant Ă  prendre le contrĂŽle des gouvernements. En rĂ©alitĂ©, ils ne cherchent aujourd’hui qu’à contourner le pouvoir politique, qui n’était jusqu’à prĂ©sent qu’un simple exĂ©cutant d’ordres. Sous prĂ©texte de pandĂ©mie, ils ont mis en place des systĂšmes de contrĂŽle dĂ©taillĂ© de la population, y compris des systĂšmes de traçabilitĂ© des citoyens individuels inoculĂ©s avec le sĂ©rum gĂ©nĂ©tique expĂ©rimental. Pas plus tard que ces derniers jours, le PDG de Pfizer Albert Bourla a dĂ©clarĂ© au Forum de Davos Imaginez une puce biologique contenue dans une pilule qui, lorsqu’elle est avalĂ©e, passe dans l’estomac et envoie un signal. [
] Imaginez les applications, la possibilitĂ© de rendre les gens dociles. [
] Ce qui se passe dans ce domaine est fascinant » ici. Et Albert Bourla dit ce qui se passe » parce qu’il parle de technologies existantes et non de projets imaginaires. L’existence du graphĂšne et des nanocircuits auto-assemblĂ©s est dĂ©sormais admise mĂȘme par ceux qui, il y a un an encore, traitaient de conspirationnistes » ceux qui tiraient la sonnette d’alarme. Les populations des pays qui ont adhĂ©rĂ© Ă  l’Agenda 2030 sont dĂ©sormais pour la plupart vaccinĂ©es », ou plutĂŽt gĂ©nĂ©tiquement modifiĂ©es, et leur systĂšme immunitaire est dĂ©sormais affaibli de maniĂšre irrĂ©versible. Et peut-ĂȘtre — comme le dĂ©noncent maintenant certains juristes — dĂ©couvrira-t-on qu’on leur a injectĂ©, en mĂȘme temps que le sĂ©rum gĂ©nĂ©tique, des puces capables de contrĂŽler mĂȘme les rĂ©actions des gens, d’influencer leur comportement et de les rendre dociles en cas de troubles, ou violents s’il est nĂ©cessaire d’avoir un prĂ©texte pour des interventions militaires. Nous sommes bien au-delĂ  d’un coup d’État global il s’agit de la plus grande, de la plus retentissante, de la plus inĂ©dite attaque contre la personne humaine contre la libertĂ© de l’homme, sa conscience et sa volontĂ©. On imagine bien le risque qu’il y a Ă  confier Ă  l’OMS le contrĂŽle souverain des systĂšmes de santĂ© de diffĂ©rents pays en cas de pandĂ©mie, alors que ceux qui doivent dĂ©cider des campagnes de vaccination et des traitements, des mesures d’endiguement et de confinement, sont tous financĂ©s par les grands groupes pharmaceutiques et par la Fondation Bill & Melinda Gates, qui thĂ©orise sur la pandĂ©mie Ă©ternelle et le vaccin de rappel Ă©ternel. MĂȘme la rĂ©solution qui devait ĂȘtre votĂ©e Ă  l’OMS — et qui a Ă©tĂ© empĂȘchĂ©e, du moins pour le moment — allait dans le sens d’un contrĂŽle total par la synarchie mondialiste. Il ne faut donc pas s’étonner si l’OMS, dans une tentative lamentable de dissimuler les effets secondaires du sĂ©rum gĂ©nĂ©tique expĂ©rimental, tire maintenant la sonnette d’alarme au sujet de la prĂ©tendue variole du singe, dont la symptomatologie ressemble Ă©trangement Ă  certains des effets secondaires du vaccin » Ă  ARNm ici. Tant l’OMS que l’Agence europĂ©enne des mĂ©dicaments financĂ©e Ă  75 % par BigPharma ont montrĂ© qu’elles se trouvent dans un conflit d’intĂ©rĂȘts Ă©vident et qu’elles sont totalement dĂ©pendantes de l’industrie pharmaceutique. En ce qui concerne la crise russo-ukrainienne, ce qui aurait dĂ» ĂȘtre une opĂ©ration de paix visant Ă  mettre fin Ă  la persĂ©cution ethnique de la minoritĂ© russophone d’Ukraine par des extrĂ©mistes nĂ©onazis s’est dĂ©libĂ©rĂ©ment et coupablement transformĂ© en guerre. Les appels rĂ©pĂ©tĂ©s du prĂ©sident Poutine Ă  la communautĂ© internationale pour qu’elle respecte le protocole de Minsk sont tombĂ©s dans l’oreille d’un sourd. Pourquoi ? Pour la simple raison qu’il s’agissait d’une excellente opportunitĂ©. Tout d’abord, c’était l’occasion de crĂ©er artificiellement une crise Ă©nergĂ©tique mondiale afin de forcer la transition vers des sources d’énergie alternatives, avec tout le business que cela implique. Sans crise, comment imposer l’augmentation des prix du gaz et de l’essence comme instrument pour contraindre les entreprises et les individus Ă  la fameuse transition Ă©cologique » que personne n’a jamais choisie et qui a Ă©tĂ© imposĂ©e par des bureaucrates, eux-mĂȘmes asservis par les Ă©lites ? DeuxiĂšmement, pour dĂ©truire de maniĂšre contrĂŽlĂ©e et impitoyable toutes les entreprises considĂ©rĂ©es comme inutiles ou nuisibles Ă  l’économie globale des multinationales. Des millions d’entreprises artisanales, de petites entreprises qui font l’originalitĂ© des nations d’Europe et de l’Italie en particulier, ont Ă©tĂ© contraintes Ă  la fermeture parce que, aprĂšs les catastrophes provoquĂ©es par les bouclages et les rĂšgles de la psychopandĂ©mie, on a provoquĂ© une hausse des prix du gaz et du pĂ©trole, avec des spĂ©culations criminelles du marchĂ© » et sans que la FĂ©dĂ©ration de Russie n’obtienne un centime de plus. Tout cela a Ă©tĂ© provoquĂ© par l’Union europĂ©enne, sur ordre de l’OTAN, Ă  l’aide de sanctions qui se rĂ©percutent sur ceux qui les ont imposĂ©es. L’effondrement de l’économie traditionnelle n’est pas la consĂ©quence malheureuse d’un conflit inattendu, mais l’action criminelle dĂ©libĂ©rĂ©e d’une mafia mondiale, en comparaison de laquelle la mafia traditionnelle apparaĂźt comme un partenariat avantageux. L’avantage de cette opĂ©ration subversive profite aux multinationales, qui peuvent racheter des entreprises et des biens immobiliers Ă  des prix dĂ©fiant toute concurrence, ainsi qu’aux sociĂ©tĂ©s financiĂšres, qui bĂ©nĂ©ficient de crĂ©dits accordĂ©s Ă  des millions de nouveaux pauvres. LĂ  encore, les objectifs idĂ©ologiques — et diaboliques — de l’élite se servent de la complicitĂ© de potentats Ă©conomiques dont l’objectif est tout simplement de faire du profit. Avec la guerre, l’industrie de l’armement et la non moins florissante industrie des technologies de l’information et des mercenaires ont dĂ©sormais la possibilitĂ© de conclure des affaires lucratives qui leur permettent de rĂ©compenser gĂ©nĂ©reusement les politiciens qui ont votĂ© pour la livraison d’armes et de soutien Ă  l’Ukraine. TroisiĂšmement, la guerre en Ukraine devait notamment servir Ă  Ă©touffer le scandale Hunter Biden qui, avec la sociĂ©tĂ© Metabiota, a financĂ© des laboratoires biologiques dans lesquels sont fabriquĂ©es des armes bactĂ©riologiques de destruction massive. Le siĂšge de l’aciĂ©rie d’Azovstal Ă©tait justement justifiĂ© par la nĂ©cessitĂ© de cacher aussi bien les membres des troupes Ă©trangĂšres de l’OTAN avec les nĂ©onazis d’Azov et de Pravij Sektor que les laboratoires biologiques interdits par les conventions internationales et dans lesquels des expĂ©riences devaient ĂȘtre menĂ©es sur la population locale. QuatriĂšmement, parce que le rĂ©cit de la pseudo pandĂ©mie, malgrĂ© la complicitĂ© des mĂ©dias mainstream, n’a pas pu empĂȘcher la vĂ©ritĂ© d’éclater au grand jour et de se rĂ©pandre progressivement dans des cercles de plus en plus larges de l’opinion publique la crise ukrainienne devait ĂȘtre une opĂ©ration bien organisĂ©e visant Ă  dĂ©tourner l’attention des masses afin d’empĂȘcher que les nouvelles de plus en plus incontrĂŽlables sur les effets mortels du sĂ©rum expĂ©rimental et les consĂ©quences catastrophiques des mesures prises par les nations pendant la pandĂ©mie d’urgence ne soient connues. La falsification des donnĂ©es est dĂ©sormais Ă©vidente ; la dissimulation dĂ©libĂ©rĂ©e des rĂ©sultats de la premiĂšre phase de l’expĂ©rience est admise par les entreprises pharmaceutiques elles-mĂȘmes ; l’inutilitĂ© des masques et du confinement est prouvĂ©e par plusieurs Ă©tudes ; les dommages causĂ©s Ă  l’équilibre psychophysique de la population et en particulier aux enfants et aux personnes ĂągĂ©es sont incalculables, tout comme les dommages causĂ©s aux Ă©tudiants par l’enseignement Ă  distance. Retenir les gens devant la tĂ©lĂ©vision ou dans les mĂ©dias sociaux avec de la propagande antirusse pour les empĂȘcher de comprendre ce qui leur a Ă©tĂ© fait est le moins que puissent faire ces criminels fous, des criminels qui sont autant responsables de la pandĂ©mie que de la crise russo-ukrainienne. Si nous examinons le scĂ©nario de ce drame planifiĂ© par l’élite mondialiste, nous constatons qu’en plus du scĂ©nario de la pandĂ©mie, il existe d’autres scĂšnes planifiĂ©es qui ne sont pas moins inquiĂ©tantes et que nous pouvions dĂ©jĂ  prĂ©voir depuis l’annĂ©e derniĂšre dans les mĂ©dias la crise Ă©nergĂ©tique, qui n’est pas la consĂ©quence regrettable d’une crise imprĂ©visible en Ukraine, mais plutĂŽt un moyen d’imposer d’une part l’ Ă©conomie verte », justifiĂ©e par une urgence climatique inexistante, et d’autre part de dĂ©truire les Ă©conomies nationales, en poussant les entreprises Ă  la faillite au profit des multinationales, en crĂ©ant du chĂŽmage et donc une main-d’Ɠuvre sous-payĂ©e, en obligeant les nations Ă  s’endetter parce qu’on les a dĂ©possĂ©dĂ©es de leur souverainetĂ© fiscale, ou en tout cas Ă  s’endetter durablement Ă  cause des prĂ©lĂšvements obligatoires. L’urgence alimentaire est aussi dans le scĂ©nario de Klaus Schwab elle a commencĂ© pour certains produits aux États-Unis et en Europe, et plus gĂ©nĂ©ralement pour les cĂ©rĂ©ales et les produits cĂ©rĂ©aliers dans de nombreux pays d’Afrique et d’Asie. Nous dĂ©couvrons ensuite que Bill Gates est le plus grand propriĂ©taire terrien des États-Unis lorsqu’il y a une pĂ©nurie de cĂ©rĂ©ales et de produits agricoles ; et que Gates est le patron d’une start-up qui produit du lait humain artificiel » lorsqu’il y a une pĂ©nurie de lait en poudre pour les bĂ©bĂ©s aux États-Unis. Et n’oublions pas que les multinationales de l’agroalimentaire parviennent Ă  imposer l’utilisation de leurs semences stĂ©riles — qu’il faut racheter chaque annĂ©e — et Ă  interdire l’utilisation des semences traditionnelles, ce qui permettrait aux pays pauvres de ne pas ĂȘtre dĂ©pendants d’elles. Celui qui a conçu la sĂ©rie de crises actuelles, dont les racines ont Ă©tĂ© posĂ©es au dĂ©but des annĂ©es 1990 avec la privatisation des entreprises publiques, a Ă©galement veillĂ© Ă  ce que les personnes formĂ©es Ă  cet effet par le Forum Ă©conomique mondial siĂšgent dans les gouvernements, les institutions et les agences internationales, Ă  la tĂȘte des banques centrales et des grands actifs stratĂ©giques, dans les mĂ©dias et dans les principales religions du monde. Regardez les Premiers ministres des principaux pays europĂ©ens, du Canada, de l’Australie et de la Nouvelle-ZĂ©lande ils ont tous Ă©tĂ© recrutĂ©s au sein du groupe des Young Global Leaders for Tomorrow », et le fait qu’ils siĂšgent aux plus hauts niveaux de direction de ces nations, de l’ONU et de la Banque mondiale devrait ĂȘtre plus que suffisant pour les traduire en justice pour subversion et trahison. Ceux qui ont jurĂ© d’appliquer les lois dans l’intĂ©rĂȘt de leurs propres nations commettent un parjure au moment oĂč ils doivent rĂ©pondre de leurs propres actions non pas devant les citoyens de leurs nations, mais devant des technocrates sans visage que personne n’a Ă©lus. Il est facile de rejeter tout cela comme une thĂ©orie du complot », mais un tel rejet n’est plus tenable, pas plus que l’accusation de complicitĂ© » Ă  l’encontre de quiconque exprime sa perplexitĂ© face Ă  la crise russo-ukrainienne et Ă  sa gestion au niveau international. Ceux qui ne veulent pas comprendre l’intrigue, parce qu’ils ont peur de ce qu’ils pourraient dĂ©couvrir, s’obstinent Ă  nier qu’il y ait un scĂ©nario et un metteur en scĂšne, qu’il y ait des acteurs et des figurants, des dĂ©cors et des costumes. Mais peut-on vraiment croire que les personnes les plus riches et les plus puissantes du monde ont acceptĂ© de lancer une telle attaque contre l’humanitĂ© pour rĂ©aliser leur rĂȘve mondialiste dĂ©lirant, en dĂ©ployant une quantitĂ© Ă©norme d’énergie et de ressources, sans avoir tout planifiĂ© au prĂ©alable dans les moindres dĂ©tails et en laissant tout au hasard ? Si les personnes qui veulent acheter une maison ou crĂ©er une entreprise planifient tout avec soin, pourquoi s’agirait-il d’une thĂ©orie du complot » lorsqu’elles rĂ©alisent que l’élite doit recourir au mensonge et Ă  la tromperie pour obtenir des rĂ©sultats inconcevables et criminels ? Si vous me permettez une analogie, je dirais que notre attitude face aux faits actuels est comparable Ă  quelqu’un qui doit assembler un puzzle composĂ© de milliers de piĂšces sans avoir l’image finale devant lui. Ceux qui ont assemblĂ© le puzzle » mondialiste l’ont fait dans l’intention de rendre mĂ©connaissable l’image finale de ce qu’ils veulent obtenir. Mais celui qui voit l’image complĂšte, ou mĂȘme une partie importante, commence Ă  voir comment les piĂšces s’assemblent. Et celui qui a vu l’image finale sait aussi comment interprĂ©ter le silence et la connivence des fonctionnaires du gouvernement et mĂȘme des partis d’opposition, comment expliquer la complicitĂ© des mĂ©decins et des ambulanciers dans les crimes commis dans les hĂŽpitaux contre toutes les connaissances scientifiques, et la complicitĂ© des Ă©vĂȘques et des prĂȘtres qui sont allĂ©s jusqu’à refuser les sacrements aux personnes non vaccinĂ©es. DĂšs que de grandes piĂšces du puzzle seront visibles — et c’est ce qui se passe actuellement —, il sera beaucoup plus facile de mettre les autres piĂšces Ă  leur place. Et alors, Klaus Schwab, George Soros, Bill Gates, les autres conspirateurs et ceux qui dirigent dans l’ombre cette conspiration mondiale criminelle seront en fuite pour ne pas ĂȘtre lynchĂ©s. + Carlo Maria ViganĂČ, archevĂȘque 27 mai 2022 Sources et MPI Cet entretien au format pdf Post Views 216
Lamanipulation en dĂ©mocrature. La diffĂ©rence entre une dictature et une dĂ©mocratie, c’est que la dictature impose ses choix au peuple alors que la dĂ©mocratie influence et manipule le peuple Le Monde Afrique AlgĂ©rie Le fils du mathĂ©maticien Maurice Audin, torturĂ© puis exĂ©cutĂ© par l’armĂ©e française en 1957 durant la guerre d’AlgĂ©rie, a inaugurĂ© Ă  Alger un buste Ă  l’effigie de son pĂšre. Le fils de Maurice Audin, militant anticolonial assassinĂ© par l’armĂ©e française en AlgĂ©rie en 1957, estime que la vĂ©ritĂ© » est plus importante que d’éventuelles excuses de Paris pour les crimes de la colonisation, inexcusables » Ă  ses yeux. Pierre Audin, mathĂ©maticien comme son pĂšre, aujourd’hui Ă  la retraite, vient d’obtenir son passeport algĂ©rien aprĂšs une longue attente. Il se trouve depuis fin mai en AlgĂ©rie oĂč il a assistĂ© dimanche Ă  l’inauguration d’un buste Ă  l’effigie de son pĂšre sur la place qui porte son nom au cƓur de la capitale et qui fut l’épicentre du Hirak, le mouvement de contestation pro-dĂ©mocratie qui a contraint Ă  la dĂ©mission l’ex-prĂ©sident Abdelaziz Bouteflika. Lire aussi Les 60 ans des accords d’Evian Emmanuel Macron veut continuer Ă  apaiser » les mĂ©moires de la guerre d’AlgĂ©rie Dans un geste mĂ©moriel, le prĂ©sident français Emmanuel Macron a reconnu en septembre 2018 au nom de la RĂ©publique française », que le jeune mathĂ©maticien communiste Maurice Audin avait Ă©tĂ© torturĂ© Ă  mort, ou torturĂ© puis exĂ©cutĂ© par l’armĂ©e française » en 1957. Il avait aussi demandĂ© pardon » Ă  Josette Audin, sa veuve. Pour M. Audin, cette reconnaissance n’a que trop tardĂ© J’avais un mois et demi. J’ai 65 ans aujourd’hui. Et lorsque le prĂ©sident est venu chez ma mĂšre j’avais dĂ©jĂ  61 ans et j’étais dĂ©jĂ  Ă  la retraite. Donc j’étais Ă  peine nĂ© quand ça avait commencĂ© et quand le pouvoir français a acceptĂ© de reconnaĂźtre ce qu’il avait fait dans le cas de Maurice Audin, 
 une vie 
 Ă©tait passĂ©e. » Inexcusable » En dĂ©pit de cette reconnaissance et d’autres gestes mĂ©moriels symboliques du prĂ©sident Macron, la France exclut toute repentance » ou excuses » soixante ans aprĂšs la fin de la guerre d’AlgĂ©rie 1954-1962. Il y a un certain nombre de crimes, de mĂ©faits qui ont Ă©tĂ© commis par la France contre l’AlgĂ©rie et les AlgĂ©riens. Ce qui est important, c’est de dire la vĂ©ritĂ©. Mais certainement pas de dire “Je m’en lave les mains, j’ai demandĂ© pardon.” Il n’y a pas de pardon Ă  avoir, c’est inexcusable », a dĂ©clarĂ© Pierre Audin dans un entretien Ă  l’AFP Ă  Alger. Il ne cache pas sa joie de retrouver son pays natal, oĂč il se rend pour la premiĂšre fois en tant qu’AlgĂ©rien. Quand je suis Ă  Alger, la ville la plus belle du monde, je suis bien, je me sens bien. Je me sens chez moi », lance-t-il. Lire aussi Article rĂ©servĂ© Ă  nos abonnĂ©s Torture en AlgĂ©rie le geste historique d’Emmanuel Macron J’ai attendu assez longtemps pour avoir mon passeport. Je n’ai ressenti vraiment le besoin d’avoir cette preuve de ma nationalitĂ© qu’aprĂšs la dĂ©claration du prĂ©sident Macron », ajoute-t-il, espĂ©rant que sa nationalitĂ© algĂ©rienne l’aidera dans la recherche des restes de son pĂšre, jamais retrouvĂ©s. Quelques jours avant le dĂ©cĂšs de ma mĂšre, je lui ai promis de continuer Ă  chercher les restes du corps 
, explique-t-il. Le fait d’ĂȘtre AlgĂ©rien est de m’adresser aux autoritĂ©s de mon pays avec mon passeport vert, c’est quelque chose d’important. » A partir du moment oĂč il y a un doute, je pense ça vaut le coup d’aller faire des fouilles aux divers endroits indiquĂ©s par diffĂ©rents tĂ©moins. C’est un dĂ©but. Il faut que les gouvernements mettent la main dans la main » pour glaner des renseignements sur le sort des AlgĂ©riens qui ont disparu durant la bataille d’Alger, ajoute-t-il. Fine bouche » Depuis 2018, M. Macron a Ă©galement reconnu la responsabilitĂ© de l’armĂ©e française dans la mort de l’avocat nationaliste Ali Boumendjel durant la bataille d’Alger, une stĂšle a Ă©tĂ© Ă©rigĂ©e en France Ă  la mĂ©moire d’Abdelkader, hĂ©ros national algĂ©rien de la lutte contre la colonisation française, et les crĂąnes de rĂ©sistants algĂ©riens du XIXe siĂšcle restituĂ©s Ă  l’AlgĂ©rie. Et en dĂ©cembre 2021, la France a ouvert ses archives sur la guerre d’AlgĂ©rie pour regarder la vĂ©ritĂ© en face ». En dĂ©pit de ces gestes, le dossier mĂ©moriel reste une source de rĂ©currentes tensions entre la Paris et Alger, qui s’apprĂȘte Ă  cĂ©lĂ©brer le 5 juillet le 60e anniversaire de son indĂ©pendance, survenue le 5 juillet 1962, aprĂšs cent trente-deux ans d’occupation française. Il y a beaucoup de pression dans tous les sens concernant la politique mĂ©morielle » initiĂ©e par le prĂ©sident français, regrette M. Audin. Quand M. Macron fait une avancĂ©e dans le bon sens et qu’en face les AlgĂ©riens font la fine bouche, explique-t-il, il n’y a pas de raison qu’il continue alors qu’il subit les pressions de la droite et de l’extrĂȘme droite ». Pour ne rien manquer de l’actualitĂ© africaine, inscrivez-vous Ă  la newsletter du Monde Afrique depuis ce lien. Chaque samedi Ă  6 heures, retrouvez une semaine d’actualitĂ© et de dĂ©bats traitĂ©e par la rĂ©daction du Monde Afrique. Le Monde avec AFP Lappel de l’OMS en faveur d’une alliance de censure Big Tech-OMS ciblant les informations erronĂ©es sur la variole du singe ressemble Ă©trangement Ă  l’alliance de censure qui s’est produite pendant la campagne COVID-19, lorsque l’OMS s’est associĂ©e Ă  YouTube, Facebook, Wikipedia et d’autres pour censurer ou Ă©tiqueter les informations erronĂ©es sur le
Comme le dĂ©montre le traitement mĂ©diatique des guerres civiles en Libye et en CĂŽte d’Ivoire envisager connaĂźtre la vĂ©ritĂ© sur la rĂ©alitĂ© d’un conflit est une entreprise Ă  l’échec presque certain. Petits arrangements ordinaires avec la vĂ©ritĂ© Dans son journal de 20h du lundi 18 avril 2011minute 13 00 la prĂ©sentatrice vedette de TF1 Laurence Ferrrari affirmait au dĂ©tour du lancement d’un sujet sur le conflit en Libye que l’aviation du colonel Kadhafi bombardait les populations civiles Ă  Misrata, la troisiĂšme ville la plus peuplĂ©e du pays oĂč les insurgĂ©s affrontent les forces loyalistes depuis de longues semaines dĂ©jĂ . Pour peu qu’on rapproche ces informations aux dĂ©clarations de l’OTAN sur les pertes infligĂ©es Ă  l’armĂ©e du dictateur, on trouverait aux affirmations de la dame Ferrari des allures de mensonge Ă©hontĂ©. Car mĂȘme en accueillant avec une extrĂȘme mĂ©fiance les propos de l’OTAN il s’avĂšre peu probable Ă  cette pĂ©riode de l’intervention occidentale en Libye que les avions de Kadhafi puissent continuer de survoler impunĂ©ment le ciel libyen pour massacrer les populations civiles. Ce n’est hĂ©las qu’une approximation de plus discrĂ©ditant toujours plus les mĂ©dias de rĂ©fĂ©rence en ces temps oĂč la guerre civile en CĂŽte d’Ivoire et celle encore en vigueur en Libye offre un spectacle dĂ©courageant pour quiconque dĂ©sire comprendre les tenants et aboutissants de ces conflits en tirant profit de la pluralitĂ© des informations disponibles Ă  ce sujet. La quĂȘte de la vĂ©ritĂ© s’apparente mĂȘme Ă  un chemin semĂ© d’embĂ»ches, de leurres oĂč ceux-lĂ  mĂȘme qui sont tenus d’informer le public en portant Ă  sa connaissance les Ă©lĂ©ments permettant de comprendre une situation complexe, ne font que se livrer Ă  de petits arrangements avec la vĂ©ritĂ© au grĂ© des intĂ©rĂȘts du pouvoir. Des procĂ©dĂ©s Ă©culĂ©s d’une redoutable efficacitĂ© Face Ă  ce qui peut ĂȘtre considĂ©rĂ© comme de grossiĂšres opĂ©rations de manipulation de l’opinion publique, il n’est toutefois pas permis de crier Ă  l’imposture car ces mĂ©thodes, pratiquement les mĂȘmes Ă  l’occasion de chaque conflit armĂ© oĂč le pouvoir est engagĂ© comme c’est le cas pour la France en Libye et en CĂŽte d’Ivoire, sont si bien connues et constamment dĂ©noncĂ©es qu’il est Ă©tonnant qu’elles soient toujours d’une effroyable efficacitĂ©. De ces manipulations-lĂ  l’opinion publique semble mĂȘme en ĂȘtre friande car la vĂ©ritĂ© dĂ©naturĂ©e, simplifiĂ©e Ă  l’extrĂȘme et prĂ©sentĂ©e au peuple comme une sĂ©rie d’évidences lui paraĂźt toujours prĂ©fĂ©rable sous cette forme car elle flatte son intelligence. La profusion de nouvelles technologies et donc de sources variĂ©es au service de l’information n’aide en rien Ă  diminuer la crĂ©dulitĂ© des citoyens au contraire, plus grossiĂšre sera une manipulation d’un media dominant plus elle s’avĂšrera redoutable Ă  un point qu’il semble vain et illusoire de s’entĂȘter Ă  vouloir connaĂźtre la vĂ©ritĂ© en temps de guerre. Le citoyen n’a donc d’autre choix que de se rĂ©signer et de contempler la machine implacable faire inexorablement son Ɠuvre. Le scĂ©nario de l’imminence d’un effroyable pĂ©ril Tel est le scĂ©nario livrĂ© aux citoyens crĂ©dules que nous sommes chaque fois que le pouvoir veut faire avaliser une dĂ©cision qu’il sait contraire au droit et aux valeurs qu’hypocritement il prĂ©tend incarner. Le dĂ©clenchement de la campagne de bombardements de la Libye sous l’impulsion du prĂ©sident Sarkozy et celui toujours obscur de la rĂ©sidence de Laurent Gbagbo en CĂŽte d’Ivoire ou encore l’envoi officiel de commandos en appui des insurgĂ©s libyens sont autant de versions de ce scĂ©nario maintes fois rĂ©pĂ©tĂ©, prĂ©visible mais imparable. Au moment oĂč les forces armĂ©es françaises bombardĂšrent les premiĂšres l’armĂ©e libyenne pour selon les autoritĂ©s se conformer Ă  la rĂ©solution 1973 de l’ONU adoptĂ©e prĂ©cipitamment la veille et enjoignant les puissances occidentales Ă  protĂ©ger par tous les moyens nĂ©cessaires les populations civiles, un remarquable travail consistant Ă  prĂ©senter comme une Ă©vidence l’imminence d’un terrible massacre des populations de Benghazi avait dĂ©jĂ  prĂ©parĂ© l’opinion publique Ă  accepter cette entrĂ©e en guerre de la France. Le travail avait Ă©tĂ© si bien fait que nombreux sont ceux qui y ont mĂȘme trouvĂ© le motif de fiertĂ© d’une grandeur retrouvĂ©e de la patrie des droits de l’homme sous la houlette de son dirigeant Ă  la cĂŽte de popularitĂ© chancelante. La dramatique situation en CĂŽte d’Ivoire fut de nouveau l’occasion pour la classe politico-mĂ©diatique de montrer Ă  quel point elle excellait dans cet exercice particulier consistant Ă  convaincre de l’imminence du pĂ©ril. Laurent Gbagbo que les mĂȘmes mĂ©dias prĂ©sentaient comme acculĂ© dans son bunker avec une poignĂ©e d’irrĂ©ductibles au point que la presse quotidienne française c’était mĂȘme hasardĂ© Ă  annoncer sa chute, est du jour au lendemain passĂ© de la reddition certaine Ă  une offensive impitoyable. L’on annonça alors l’avancĂ©e inexorable de ses troupes aidĂ©es d’une artillerie lourde dont Ă©taient dĂ©pourvues les forces pro-Ouattara. On titra sur les premiĂšres frappes de l’hĂŽtel du golf, siĂšge du prĂ©sident reconnu par la communautĂ© internationale et de son gouvernement malgrĂ© la protection de l’ONUCI dont bĂ©nĂ©ficiaient ces derniers. Depuis son bunker donc, le stratĂšge Gbagbo conduisait ses troupes vers son ennemi dont la dĂ©bĂącle Ă©tait devenue inĂ©luctable. Devant l’imminence de ce pĂ©ril-lĂ  aussi une rĂ©solution de l’ONU prĂ©cipitamment adoptĂ©e fit encore l’affaire et justifia le bombardement de la rĂ©sidence de Gbagbo par les forces armĂ©es françaises. L’opinion publique fut soulagĂ©e d’apprendre que les populations civiles Ă©taient enfin protĂ©gĂ©es grĂące Ă  la courageuse dĂ©cision de ses autoritĂ©s et contrairement Ă  ce que pouvaient laisser entendre les Ă©vĂšnements de DoukouĂ©. Mirasta n’y Ă©chappe pas non plus Le citoyen crĂ©dule a beau identifier ces enchaĂźnements soudains d’informations inquiĂ©tantes annonçant l’imminence d’un pĂ©ril, il a beau savoir qu’il vit dans un systĂšme politique oĂč le pouvoir lui appartient en thĂ©orie, c’est quotidiennement qu’il constate qu’il n’a aucune prise sur les dĂ©cisions prises par le pouvoir en son nom. Il sait d’ailleurs que les intĂ©rĂȘts liant le pouvoir aux medias sont tels que l’information qui lui est livrĂ©e en temps de guerre n’est lĂ  que pour le prĂ©parer Ă  accepter des dĂ©cisions radicales du pouvoir. S’il n’est pas d’accord, qu’importe, un bon sondage achĂšvera de le convaincre du caractĂšre marginal de ses convictions. C’est cette implacable logique que semblent suivre les autoritĂ©s lorsqu’elles dĂ©cident de l’envoi des groupes d’officiers de liaison pour conseiller » les insurgĂ©s libyens en apparente violation de la rĂ©solution de l’ONU devenue insuffisante pour renverser le dictateur. LĂ  encore cette dĂ©cision a Ă©tĂ© prĂ©cĂ©dĂ©e d’un minutieux travail de prĂ©paration de l’opinion publique par les mĂ©dias de rĂ©fĂ©rence. L’agonie soudaine et devenue insupportable de Misrata focalisa toute l’attention mĂ©diatique. Il y a pourtant longtemps que la population de cette ville rĂ©siste courageusement aux assauts des forces loyalistes et ses martyrs montrant mĂȘme ce qui se serait probablement passĂ© Ă  Benghazi. Il est certes juste de s’indigner des morts toujours inutiles d’une guerre mais la dramatisation excessive Ă  laquelle se livraient les mĂ©dias n’avait non pas pour but de montrer Ă  quel point la paix est toujours prĂ©fĂ©rable Ă  la guerre et ses atrocitĂ©s, mais de justifier l’enlisement du conflit et de prĂ©parer l’opinion Ă  accepter la nouvelle stratĂ©gie du pouvoir l’envoi de troupes. Face Ă  ce dĂ©luge d’informations contradictoires, parvenir en ces temps de guerre Ă  distinguer dans les medias ce qui relĂšve de la propagande de ce qui relĂšve de l’information vĂ©ritable dans l’optique de connaĂźtre la vĂ©ritĂ© s’avĂšre ĂȘtre une douce utopie. L’inĂ©luctable rĂŽle d’agent de la propagande Dans les rĂ©cits faits de ces conflits, il n’est pas surprenant que le terme propagande soit rĂ©guliĂšrement employĂ© par les journalistes et exclusivement rĂ©servĂ© aux adversaires du pouvoir dont ils discrĂ©ditent les informations. Il est Ă  regretter cependant que l’habiletĂ© que ces professionnels de l’information mettent Ă  dĂ©manteler la rhĂ©torique des adversaires du pouvoir et Ă  susciter l’extrĂȘme mĂ©fiance de l’opinion Ă  leur Ă©gard disparaisse soudainement lorsqu’il s’agit d’étayer les thĂšses du pouvoir afin qu’elles gagnent l’adhĂ©sion de l’opinion. Les medias font par ce biais la preuve qu’il leur est extrĂȘmement difficile de jouer un rĂŽle autre que celui d’agent-double de la propagande celle qu’ils dĂ©noncent chez les adversaires du pouvoir et celle issue du pouvoir qu’ils promeuvent allĂ©grement sans jamais la mentionner. Dans le cas de la guerre en Libye par exemple, la capacitĂ© Ă  mettre en doute les marqueurs temporels des vidĂ©os de Kadhafi, la vĂ©racitĂ© des images que diffuse le pouvoir libyen tout comme la remise en cause systĂ©matique de la rĂ©alitĂ© des chiffres annoncĂ©s sur le nombre de victimes des bombardements alliĂ©s contraste avec l’absence de rĂ©serve concernant les informations diffusĂ©es fournies par les rebelles, par l’OTAN ou les autoritĂ©s françaises. Tout ce travail bien que partial serait Ă  saluer si au mĂȘme moment ces mĂȘmes medias ne s’évertuaient pas Ă  entretenir constamment l’impression qu’ils sont au dĂ©triment de l’opinion publique une piĂšce essentielle de la stratĂ©gie de communication du pouvoir et ses alliĂ©s dans la guerre de l’information qu’il livre Ă  ses adversaires. Le journaliste, un alliĂ© peu fiable dans la quĂȘte de la vĂ©ritĂ© Il est pour cette raison inconcevable d’attendre des journalistes une quelconque Ă©quitĂ© dans le traitement des informations concernant les protagonistes de ces conflits et attendre d’eux qu’ils confrontent systĂ©matiquement les diffĂ©rentes versions d’un fait majeur est illusoire. Il faut reconnaĂźtre que ces exigences sont beaucoup trop Ă©levĂ©es pour une profession qui doit livrer l’information qui convient » Ă  l’opinion tout en mĂ©nageant ses sources de financement dont le pouvoir. Il est toutefois navrant de voir que les journalistes prennent systĂ©matiquement le parti du discrĂ©dit mĂ©ticuleux de leur profession en se livrant Ă  ces acrobaties qui consistent Ă  taire les manipulations de l’opinion par le pouvoir et Ă  rendre extrĂȘmement floue la frontiĂšre entre ce qui relĂšve de l’analyse d’une problĂ©matique et ce qui n’est qu’une vulgaire propagande au service des puissants. Accepter de s’informer auprĂšs des medias de rĂ©fĂ©rence revient Ă  se livrer Ă  l’acquisition de kits de prĂȘt Ă  penser » Ă  l’usage de tous ceux qui veulent s’exonĂ©rer de toute rĂ©flexion critique. Des kits tout aussi indispensables Ă  celui qui prĂ©tend vouloir connaĂźtre la vĂ©ritĂ© sur les tragiques Ă©vĂšnements dont le monde entier est tĂ©moin. Dans cette quĂȘte de la vĂ©ritĂ© le journaliste est un alliĂ© d’autant peu fiable qu’il aime Ă  ĂȘtre parfois embarquĂ© », sur le champ de bataille avec l’un des belligĂ©rants, dans les coulisses du pouvoir pour y recueillir les meilleures confidences et autres indiscrĂ©tions qui donnent de la crĂ©dibilitĂ© Ă  son propos. La multiplication ces derniĂšres annĂ©es des sources d’information aurait pu paraĂźtre comme un gage de succĂšs dans la recherche de la vĂ©ritĂ©. Malheureusement le rĂŽle jouĂ© par les chaĂźnes d’information en continue et les agrĂ©gateurs des sites d’actualitĂ©, loin d’offrir une rĂ©elle diversitĂ© des sources et des points de vue, agissent de maniĂšre encore plus pernicieuse en amplifiant les messages des medias de rĂ©fĂ©rence alimentĂ©s eux par les agences de presse officielles. Il s’en trouve que le message est martelĂ© Ă  l’infini jusqu’à satiĂ©tĂ© et jusqu’à ce qu’il soit nĂ©cessaire au citoyen de fournir des efforts considĂ©rables pour douter d’une information unanimement prĂ©sentĂ©e comme une vĂ©ritĂ©. Ces mĂ©dias crĂ©ent ainsi l’illusion d’une pluralitĂ© d’opinions concordantes qui Ă©garent plus que n’informent. L’interprĂ©tabilitĂ© des rĂ©solutions onusiennes rend la vĂ©ritĂ© tout aussi confuse Il y a pourtant dans les mĂ©dias une prĂ©sence massive d’intellectuels et d’experts censĂ©s avoir analysĂ© et digĂ©rĂ© la complexitĂ© des problĂšmes sous-jacents aux conflits pour livrer aux opinions des avis Ă©clairĂ©s lui permettant de comprendre la situation, de s’approcher de la vĂ©ritĂ© et de se forger des convictions. Cette prĂ©sence est d’autant plus nĂ©cessaire que lorsqu’une situation Ă©chappe Ă  l’entendement le besoin d’arguments qui font autoritĂ© se fait sentir et en cela l’intellectuel, l’expert est un alliĂ© du journaliste. Or on constate que ces experts mettent un point d’honneur Ă  ne rien dire qui aille Ă  l’encontre de la politique Ă©ditoriale du media qui rĂ©guliĂšrement leur offrent des tribunes pour s’exprimer et Ă  atteindre les masses. Lorsque la manipulation devient trop Ă©vidente l’expert se borne Ă  sanctifier ce qui peut ĂȘtre assimilĂ© Ă  un prĂȘche journalistique au lieu d’apporter la contradiction. En Libye comme en CĂŽte d’Ivoire la vĂ©ritĂ© devra un jour parvenir aux peuples sous des formes assez intelligibles pour rendre possible la rĂ©conciliation. Une institution entiĂšrement vouĂ©e au maintien de la paix entre les peuples aurait pu ĂȘtre l’alliĂ© le plus fiable pour faciliter ces rĂ©conciliations. Or le rĂŽle jouĂ© par l’ONU dans ces conflits notamment ses accommodements avec les diktats des puissances occidentales sont tels qu’elle ne peut plus y paraĂźtre comme un juge impartial. Au contraire l’ONU semble mĂȘme parfois haĂŻr son rĂŽle de garant de la paix dans le monde pour lui prĂ©fĂ©rer celui d’instrument de la domination des puissances occidentales sur le reste du monde. Les termes des rĂ©solutions qu’elle Ă©met sont systĂ©matiquement si obscurs qu’elles se conforment Ă  toutes les interprĂ©tations que peuvent en faire les chancelleries occidentales. Cette mascarade ne sert ni la paix, ni la vĂ©ritĂ© et encore moins la confiance que les peuples doivent avoir en cette vĂ©nĂ©rable institution. Le dĂ©sir de savoir, de comprendre en s’informant ne pouvant ĂȘtre refrĂ©nĂ©, vouloir connaĂźtre la vĂ©ritĂ© sur la rĂ©alitĂ© d’un conflit armĂ© est une entreprise comparable Ă  la reconstitution d’un puzzle dont on est sĂ»r de ne disposer que d’un minimum de piĂšces. La quĂȘte de la vĂ©ritĂ© n’est alors que l’art de s’accommoder des mensonges provenant des diffĂ©rents acteurs des conflits. NomeFam Aussi sur mon blog
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Nemanquez pas le numéro Manipulations amoureuses de Au nom de la vérité. Prochaine diffusion le à 11h35 sur TF1 Séries Films
Au menu de cette revue de presse française, mardi 9 janvier, la rĂ©union de hauts reprĂ©sentants des deux CorĂ©e, pour la premiĂšre fois depuis deux ans. La suite de la visite d’Emmanuel Macron en Chine. L’inauguration de la rupture conventionnelle collective dans les entreprises. Et une Ă©tude sur le complotisme
 qui suscite la suspicion. Le + Recevez tous les matins la Revue de presse de France 24 sur votre iPhone ou sur tout autre mobile. Et Ă©galement toujours sur votre PC en devenant fan sur Facebook
Au menu de cette revue de presse française, la rĂ©union, qui a eu lieu ce matin, de hauts reprĂ©sentants des deux CorĂ©e, pour leur premier face Ă  face officiel depuis plus de deux ans.La dĂ©tente est-elle en marche dans la pĂ©ninsule corĂ©enne?», s’interroge le Huffington Post, qui rapporte, notamment, que le Nord a annoncĂ© l'envoi d'une dĂ©lĂ©gation aux JO de Pyeongchang, que SĂ©oul s'efforçait de prĂ©senter comme une "Olympiade de la paix"». D’aprĂšs l’Opinion, le choix par le sud et le Nord de deux chefs de dĂ©lĂ©gation expĂ©rimentĂ©s, indique que ces discussions sont prises au sĂ©rieux des deux cĂŽtĂ©s. Le journal rappelle aussi que les services de renseignement amĂ©ricains reconnaissent pour leur part avoir sous-estimé» la capacitĂ© des Nord-CorĂ©ens Ă  se doter d’une force nuclĂ©aire efficace – le New York Times affirmant hier qu’ils auraient expliquĂ© Ă  la nouvelle Administration Trump, au dĂ©but de 2017, qu’elle disposait de temps, jusqu’à 4 ans, avant que Pyongyang ne possĂšde les moyens de frapper les en Asie, en Chine, Emmanuel Macron s’est ralliĂ© hier aux nouvelles routes de la soie», tout en mettant en garde contre toute tentation hĂ©gĂ©monique de PĂ©kin. Ces routes ne peuvent mettre en Ă©tat de vassalitĂ© les pays qu’elles traversent», si ce sont des routes, elles ne peuvent pas ĂȘtre univoques», a dĂ©clarĂ© le prĂ©sident – dont les Echos Ă©voquent le oui mais» au projet Ă©conomique phare de son homologue Xi Jinping. Les rĂ©serves d’Emmanuel Macron porteraient aussi, notamment, sur le respect des normes sociales et environnementales, l’accĂšs au marchĂ©s publics et la propriĂ©tĂ© intellectuelle. Sa fermetĂ© affichĂ©e plaĂźt en tout cas beaucoup au Figaro, qui estime que la diplomatie française doit s’employer Ă  dĂ©jouer les piĂšges du contre-modĂšle offert par PĂ©kin» - en Europe, prĂ©vient le journal, ses investissements se concentrent sur les pays les plus fragiles, ceux qui pourraient un jour devenir dĂ©pendants Ă©conomiquement de la seconde puissance Ă©conomique mondiale, lĂ  oĂč la tentation d’une dĂ©rive autoritaire plane dĂ©jà».A noter Ă©galement, l’arrestation, hier, Ă  Londres, de l’homme d’affaires français Alexandre Djouhri, visĂ© par un mandat d'arrĂȘt europĂ©en dans l'enquĂȘte sur le prĂ©sumĂ© financement libyen de la campagne prĂ©sidentielle de Nicolas Sarkozy en 2007. Cette information a Ă©tĂ© rĂ©vĂ©lĂ©e par l’Obs, qui affirme qu’Alexandre Djouhri devrait ĂȘtre rapidement dĂ©fĂ©rĂ© par la justice française», qui souhaiterait l’entendre en particulier sur la revente d’une villa lui appartenant Ă  Mougins, sur la CĂŽte d’Azur, au fonds libyen dirigĂ© par BĂ©chir Saleh, l’ex-grand argentier du colonel Kadhafi. Les juges le soupçonnent de s'ĂȘtre entendu avec Saleh pour fixer un prix trĂšs surĂ©valué», et de l’avoir aidĂ© Ă  quitter la France au printemps 2012, alors qu'il faisait l'objet d'un mandat d'arrĂȘt dans son pays, une exfiltration qui lui aurait permis de rejoindre ensuite l'Afrique du Sud. Il est aussi beaucoup question de la prĂ©sentation, hier, par la direction du groupe d’habillement Pimkie, de son projet de rupture conventionnelle collective. Aujourd’hui, ce sera le tour de PSA. D’aprĂšs la Croix, les deux entreprises inaugurent» ce dispositif créé par les ordonnances sur le Code du travail, quinze jours Ă  peine aprĂšs leur entrĂ©e en vigueur – les entreprises n’ont pas traĂźné», relĂšve le journal – qui prĂ©cise qu’il ne s’agit pas de donner un chĂšque en blanc aux employeurs», dans la mesure oĂč les indemnitĂ©s de rupture ne peuvent ĂȘtre infĂ©rieures aux indemnitĂ©s de licenciement et que des mesures de reclassement externe doivent ĂȘtre respectĂ©es. Pour l’HumanitĂ©, la messe est dite en recourant Ă  la rupture conventionnelle collective, Pimkie et PSA se seraient lancĂ©es dans la course aux licenciements low cost», les directions des entreprises pouvant dĂ©sormais rĂ©duire les effectifs sans avoir besoin de prouver le moindre motif Ă©conomique» le licenciement pour convenances financiĂšres peut voir le jour», accuse le journal, tandis que les Echos estiment que c’est sur le contenu concret des accords conclus dans les entreprises, que l’on pourra Ă©valuer la nouvelle procĂ©dure».Un mot, pour terminer, de l’étude de l’Ifop sur le conspirationnisme en France – une enquĂȘte publiĂ©e hier dont il ressortirait que les Français sont de plus en plus sensibles aux thĂ©ories conspirationnistes. D’aprĂšs LibĂ©ration, l’attrait pour le cĂŽtĂ© obscur» toucherait en particulier les plus jeunes et ceux qui votent aux extrĂȘmes – la vĂ©ritĂ© est ailleurs», ironise LibĂ©, qui met en garde contre la tendance consistant Ă  affirmer que la parole officielle n’est que mensonge, et que le contenu des mĂ©dias traditionnels» n’est que manipulation. Ce faisant, on donne un brevet de respectabilitĂ© aux vrais menteurs et aux vrais manipulateurs, qui forment l’internationale informelle et erratique du complotisme», au dĂ©triment de la dĂ©mocratie», s’inquiĂšte le journal. L’HumanitĂ©, lui, est sceptique, mettant en cause Ă  la fois la mĂ©thode et les conclusions de cette analyse – on peut se demander, devant ces conclusions, qui manipule qui, et Ă  quelle fin», critique l’ tous les matins sur France 24 la Revue de presse françaisedu lundi au vendredi, 6h23-7h10-10h40 heure de Paris et la Revue de presse internationaledu lundi au vendredi Ă  9h10 et 13h10. 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Au nom de la vĂ©ritĂ©" Manipulations amoureuses (TV Episode 2013) Movies, TV, Celebs, and more Menu. Movies. Release Calendar DVD & Blu-ray Releases Top 250 Movies Most Popular Movies Browse Movies by Genre Top Box Office Showtimes & Tickets In Theaters Coming Soon Movie News India Movie Spotlight. TV Shows . What's on TV & Streaming Top 250 TV Shows Saison ComĂ©die sociale 25 min 2014 Synopsis - Au nom de la vĂ©ritĂ© SN/AEN/A Chacun d'entre nous s'est dĂ©jĂ  retrouvĂ© au moins une fois, au coeur de la tourmente... Au nom de la vĂ©rité» est une fiction quotidienne de vingt-six minutes qui s'attache Ă  des hĂ©ros du quotidien en prise avec une dĂ©cision capitale. Chaque Ă©pisode est une tranche de vie dans laquelle chacun peut s'identifier ou projeter sa propre famille. Ces moments qui dĂ©rapent, ces accidents de la vie, ces histoires secrĂštes qui encombrent notre quotidien... Prochaines diffusions - Au nom de la vĂ©ritĂ© SN/AEN/A Aucune diffusion de prĂ©vue. Offre Canal+ Le Parisien VOD SĂ©ries UndĂ©passement massif des limites. John Penrose, lĂ©gislateur du Parti conservateur britannique, a proposĂ© un ajout au projet de loi controversĂ© sur la censure d’Internet au Royaume-Uni, baptisĂ© « The Online Safety Bill », qui devient de plus en plus orwellien Ă  chaque nouvel amendement proposĂ©. Comme s’il sortait d’une fiction dystopique, M. Penrose, dĂ©putĂ© de Serhi Lapko, Ă  gauche, et Vitaliy Khrus partagent leur vĂ©cu sur les combats que leurs hommes ont dĂ» mener sur la ligne de front en Ukraine. Yevhen Semekhin pour le Washington Post Sudarsan Raghavan/TWP Par Sudarsan Raghavan – 26 mai 2022 – Traduction DRUZHKIVKA, Ukraine – CoincĂ©s dans leurs tranchĂ©es, les volontaires ukrainiens vivaient d’une pomme de terre par jour tandis que les forces russes les pilonnaient Ă  l’artillerie et aux roquettes Grad sur une ligne de front clĂ© Ă  l’est. En infĂ©rioritĂ© numĂ©rique, sans formation et ne disposant que d’armes lĂ©gĂšres, les hommes ont priĂ© pour que le barrage s’arrĂȘte – et pour que leurs propres chars cessent de cibler les Russes. Ils [les Russes] savent dĂ©jĂ  oĂč nous sommes, et lorsque le char ukrainien tire depuis notre cĂŽtĂ©, cela rĂ©vĂšle notre position , a dĂ©clarĂ© Serhi Lapko, leur commandant de compagnie, se souvenant de la rĂ©cente bataille. Et ils commencent Ă  riposter avec tout – Grads, mortiers. Et vous priez juste pour survivre. » Les dirigeants ukrainiens ont projetĂ© et entretenu une image publique d’invulnĂ©rabilitĂ© militaire – de leurs forces volontaires et professionnelles tenant triomphalement tĂȘte Ă  l’assaut russe. Des vidĂ©os d’assauts contre des chars ou des positions russes sont publiĂ©es quotidiennement sur les mĂ©dias sociaux. Des artistes crĂ©ent des affiches, des panneaux d’affichage et des t-shirts patriotiques. Le service postal a mĂȘme Ă©mis des timbres commĂ©morant le naufrage d’un navire de guerre russe en mer Noire. Les forces ukrainiennes ont rĂ©ussi Ă  contrecarrer les efforts russes pour s’emparer de Kiev et de Kharkiv et ont remportĂ© des victoires sur le champ de bataille dans l’est du pays. Mais l’expĂ©rience de Lapko et de son groupe de volontaires offre un portrait rare et plus rĂ©aliste du conflit et de la lutte de l’Ukraine pour stopper l’avancĂ©e russe dans certaines parties du Donbas. L’Ukraine, comme la Russie, a fourni peu d’informations sur les morts, les blessĂ©s ou les pertes d’équipements militaires. Mais aprĂšs trois mois de guerre, cette compagnie de 120 hommes n’en compte plus que 54 en raison des dĂ©cĂšs, des blessures et des dĂ©sertions. Les volontaires Ă©taient des civils avant l’invasion de la Russie le 24 fĂ©vrier, et ils ne s’attendaient pas Ă  ĂȘtre envoyĂ©s sur l’une des lignes de front les plus dangereuses de l’Ukraine orientale. Ils se sont rapidement retrouvĂ©s dans le collimateur de la guerre, se sentant abandonnĂ©s par leurs supĂ©rieurs militaires et luttant pour survivre. Notre commandement ne prend aucune responsabilitĂ© , a dĂ©clarĂ© Lapko. Ils s’attribuent seulement le mĂ©rite de nos rĂ©alisations. Ils ne nous apportent aucun soutien. » N’en pouvant plus, Lapko et son principal lieutenant, Vitaliy Khrus, se sont retirĂ©s avec des membres de leur compagnie cette semaine dans un hĂŽtel loin du front. LĂ , les deux hommes se sont confiĂ©s au Washington Post, sachant qu’ils risquaient de passer en cour martiale et de passer du temps en prison. Si je parle pour moi-mĂȘme, je ne suis pas un commandant de champ de bataille », a-t-il ajoutĂ©. Mais les gars seront Ă  mes cĂŽtĂ©s, et je serai Ă  leurs cĂŽtĂ©s jusqu’à la fin . Le commandant du bataillon des volontaires, Ihor Kisileichuk, n’a pas rĂ©pondu aux appels ou aux questions Ă©crites du Post Ă  temps pour la publication, mais il a envoyĂ© un message laconique tard jeudi disant Sans ce commandant, l’unitĂ© protĂšge notre terre , dans une rĂ©fĂ©rence apparente Ă  Lapko. Un porte-parole militaire ukrainien a refusĂ© tout commentaire immĂ©diat, affirmant qu’il faudrait des jours » pour fournir une rĂ©ponse. La guerre brise les gens , a dĂ©clarĂ© Serhiy Haidai, chef de l’administration rĂ©gionale de la guerre dans la province de Louhansk, reconnaissant que de nombreux volontaires n’étaient pas correctement formĂ©s parce que les autoritĂ©s ukrainiennes ne s’attendaient pas Ă  une invasion de la Russie. Mais il a maintenu que tous les soldats sont pris en charge Ils ont suffisamment de matĂ©riel mĂ©dical et de nourriture. La seule chose, c’est qu’il y a des gens qui ne sont pas prĂȘts Ă  se battre . Mais les prĂ©occupations de Lapko et Khrus ont Ă©tĂ© reprises rĂ©cemment par une section du 3e bataillon de la 115e brigade, basĂ©e Ă  proximitĂ© dans la ville assiĂ©gĂ©e de Severodonetsk. Dans une vidĂ©o tĂ©lĂ©chargĂ©e sur Telegram le 24 mai, et confirmĂ©e comme authentique par un assistant de Haidai, les volontaires ont dĂ©clarĂ© qu’ils ne se battraient plus parce qu’ils manquaient d’armes appropriĂ©es, de soutien arriĂšre et de leadership militaire. Nous sommes envoyĂ©s vers une mort certaine , a dĂ©clarĂ© un volontaire, lisant un script prĂ©parĂ©, ajoutant qu’une vidĂ©o similaire a Ă©tĂ© filmĂ©e par des membres du 1er bataillon de la 115e brigade. Nous ne sommes pas seuls comme ça, nous sommes nombreux . Les militaires ukrainiens ont rĂ©futĂ© les affirmations des volontaires dans leur propre vidĂ©o mise en ligne, affirmant que les dĂ©serteurs » avaient tout ce dont ils avaient besoin pour se battre Ils pensaient ĂȘtre venus pour des vacances », a dĂ©clarĂ© un membre du service. C’est pour ça qu’ils ont quittĂ© leur poste . Quelques heures aprĂšs que le Post a interviewĂ© Lapko et Khrus, des membres du service de sĂ©curitĂ© militaire ukrainien sont arrivĂ©s Ă  leur hĂŽtel et ont dĂ©tenu certains de leurs hommes, les accusant de dĂ©sertion. Les hommes affirment que ce sont eux qui ont Ă©tĂ© dĂ©serteurs. Attendre la mort Avant l’invasion, Lapko Ă©tait un foreur de puits de pĂ©trole et de gaz. Khrus achetait et vendait des outils Ă©lectriques. Tous deux vivaient dans la ville occidentale d’Uzhhorod et ont rejoint les forces de dĂ©fense territoriale, une milice civile qui a vu le jour aprĂšs l’invasion. Lapko, bĂąti comme un lutteur, a Ă©tĂ© nommĂ© commandant de compagnie dans le 5e bataillon de fusiliers sĂ©parĂ©s, en charge de 120 hommes. Khrus, tout aussi costaud, devient commandant de peloton sous les ordres de Lapko. Tous leurs camarades sont originaires d’Ukraine occidentale. On leur a remis des fusils AK-47 et ils ont suivi une formation qui a durĂ© moins d’une demi-heure. Nous avons tirĂ© 30 balles, puis ils nous ont dit Vous ne pouvez pas en avoir plus, c’est trop cher , raconte Lapko. Ils ont reçu l’ordre de se diriger vers la ville de Lviv, dans l’ouest du pays. Une fois sur place, ils ont reçu l’ordre de se diriger vers le sud, puis vers l’est, dans la province de Luhansk, dans le Donbas, dont certaines parties Ă©taient dĂ©jĂ  sous le contrĂŽle des sĂ©paratistes soutenus par Moscou et sont dĂ©sormais occupĂ©es par les forces russes. Deux douzaines de ses hommes ont refusĂ© de se battre, selon Lapko, et ils ont Ă©tĂ© emprisonnĂ©s. Ceux qui sont restĂ©s Ă©taient basĂ©s dans la ville de Lysychansk. De lĂ , ils ont Ă©tĂ© envoyĂ©s Ă  Toshkivka, un village de premiĂšre ligne bordant les zones sĂ©paratistes oĂč les forces russes tentaient d’avancer. Ils ont Ă©tĂ© surpris lorsqu’ils ont reçu les ordres. Quand nous sommes venus ici, on nous a dit que nous allions ĂȘtre en troisiĂšme ligne de dĂ©fense , a dĂ©clarĂ© Lapko. Au lieu de cela, nous sommes arrivĂ©s sur la ligne zĂ©ro, la ligne de front. Nous ne savions pas oĂč nous allions. » La zone est devenue un point central de la guerre, Moscou concentrant sa puissance militaire sur la capture de la rĂ©gion. La ville de Severodonetsk, prĂšs de Lysychansk, est entourĂ©e sur trois cĂŽtĂ©s par les forces russes. Au cours du week-end, elles ont dĂ©truit l’un des trois ponts menant Ă  la ville, et elles bombardent constamment les deux autres. Les troupes ukrainiennes Ă  l’intĂ©rieur de Severodonetsk se battent pour empĂȘcher les Russes d’encercler complĂštement la ville. C’est Ă©galement la mission des hommes de Lapko. Si Toshkivka tombe, les Russes peuvent avancer au nord vers Lysychansk et encercler complĂštement Severodonetsk. Cela leur permettrait Ă©galement de s’attaquer aux plus grandes villes de la rĂ©gion. Lorsque les volontaires sont arrivĂ©s, leurs rotations dans et hors de Toshkivka duraient trois ou quatre jours. Lorsque la guerre s’est intensifiĂ©e, ils sont restĂ©s au moins une semaine, parfois deux. La nourriture est livrĂ©e tous les jours, sauf lorsqu’il y a des bombardements ou que la situation est mauvaise , explique M. Khrus. Et ces derniĂšres semaines, dit-il, la situation s’est considĂ©rablement aggravĂ©e. Lorsque leurs chaĂźnes d’approvisionnement ont Ă©tĂ© interrompues pendant deux jours par les bombardements, les hommes ont dĂ» se contenter d’une pomme de terre par jour. Ils passent la plupart de leurs journĂ©es et de leurs nuits dans des tranchĂ©es creusĂ©es dans la forĂȘt aux abords de Toshkivka ou dans les sous-sols de maisons abandonnĂ©es. Ils n’ont pas d’eau, il n’y a rien lĂ -bas , a dĂ©clarĂ© Lapko. Seulement de l’eau que je leur apporte tous les deux jours . C’est un miracle que les Russes n’aient pas franchi leur ligne dĂ©fensive Ă  Toshkivka, dit Khrus tandis que Lapko acquiesce. Outre leurs fusils et leurs grenades Ă  main, les seules armes qu’ils ont reçues sont une poignĂ©e de grenades propulsĂ©es par fusĂ©e pour contrer les forces russes bien Ă©quipĂ©es. Et personne n’a montrĂ© aux hommes de Lapko comment utiliser les RPG. Nous n’avions pas d’entraĂźnement appropriĂ© », a dit Lapko. C’est environ quatre RPG pour 15 hommes , dit Khrus en secouant la tĂȘte. Les Russes, dit-il, dĂ©ploient des chars, des vĂ©hicules de combat d’infanterie, des roquettes Grad et d’autres formes d’artillerie – lorsqu’ils tentent de pĂ©nĂ©trer dans la forĂȘt avec des troupes terrestres ou des vĂ©hicules d’infanterie, ils peuvent facilement s’approcher suffisamment pour tuer ». » La situation est contrĂŽlable mais difficile , a dĂ©clarĂ© Khrus. Et quand les armes lourdes sont contre nous, nous n’avons rien pour travailler. Nous sommes impuissants. » DerriĂšre leurs positions, les forces ukrainiennes disposent de chars, d’artillerie et de mortiers pour soutenir les hommes de Lapko et d’autres unitĂ©s le long du front. Mais lorsque les chars ou les mortiers sont tirĂ©s, les Russes rĂ©pondent avec des roquettes Grad, souvent dans des zones oĂč les hommes de Lapko sont Ă  l’abri. Dans certains cas, ses troupes se sont retrouvĂ©es sans soutien d’artillerie. C’est, en partie, parce que Lapko n’a pas reçu de radio, dit-il. Il n’a donc aucun contact avec ses supĂ©rieurs Ă  Lysychansk, ce qui l’empĂȘche d’appeler Ă  l’aide. Les hommes accusent les Russes d’utiliser des bombes au phosphore, des armes incendiaires qui sont interdites par le droit international si elles sont utilisĂ©es contre des civils. Elles explosent Ă  30 ou 50 mĂštres de hauteur et descendent lentement en brĂ»lant tout , a dĂ©clarĂ© Khrus. Savez-vous ce que nous avons contre le phosphore ? » Lapko a demandĂ©. Un verre d’eau, un morceau de tissu pour se couvrir la bouche ! . Lapko et Khrus s’attendent tous deux Ă  mourir au front. C’est pourquoi Lapko porte un pistolet. C’est juste un jouet contre eux, mais je l’ai pour que, s’ils me prennent, je me tire dessus , dit-il. La survie MalgrĂ© les difficultĂ©s, ses hommes ont combattu avec courage, a dĂ©clarĂ© Lapko. Montrant Khrus du doigt, il a dĂ©clarĂ© Ce gars-lĂ  est une lĂ©gende, un hĂ©ros. » Selon son commandant, Khrus et son peloton ont tuĂ© plus de 50 soldats russes dans des combats rapprochĂ©s. Lors d’un rĂ©cent affrontement, a-t-il dit, ses hommes ont attaquĂ© deux vĂ©hicules blindĂ©s russes transportant une trentaine de soldats, les prenant en embuscade avec des grenades et des armes Ă  feu. Leur erreur a Ă©tĂ© de ne pas venir derriĂšre nous , a dĂ©clarĂ© Lapko. S’ils l’avaient fait, je ne serais pas en train de vous parler maintenant ». Lapko a recommandĂ© 12 de ses hommes pour des mĂ©dailles de valeur, dont deux Ă  titre posthume. La guerre a fait payer un lourd tribut Ă  sa compagnie – ainsi qu’aux autres forces ukrainiennes dans la rĂ©gion. Deux de ses hommes ont Ă©tĂ© tuĂ©s, parmi les 20 morts de l’ensemble du bataillon, et beaucoup sont blessĂ©s et en voie de guĂ©rison », a-t-il dĂ©clarĂ©. Et puis il y a ceux qui sont traumatisĂ©s et qui ne sont pas revenus. Beaucoup ont subi un choc d’obus. Je ne sais pas comment les compter, » dit Lapko. Les pertes ici sont largement gardĂ©es secrĂštes pour protĂ©ger le moral des troupes et du grand public. A la tĂ©lĂ©vision ukrainienne, on voit qu’il n’y a pas de pertes , dit Lapko. Il n’y a pas de vĂ©ritĂ© ». La plupart des dĂ©cĂšs, a-t-il ajoutĂ©, sont dus au fait que les soldats blessĂ©s n’ont pas Ă©tĂ© Ă©vacuĂ©s assez rapidement, attendant souvent jusqu’à 12 heures pour ĂȘtre transportĂ©s vers un hĂŽpital militaire Ă  Lysychansk, Ă  15 miles de lĂ . Parfois, les hommes doivent transporter un soldat blessĂ© sur un brancard sur une distance de trois kilomĂštres Ă  pied pour trouver un vĂ©hicule, a dĂ©clarĂ© Lapko. Deux vĂ©hicules affectĂ©s Ă  sa compagnie ne sont jamais arrivĂ©s, dit-il, et sont utilisĂ©s Ă  la place par des personnes du quartier gĂ©nĂ©ral militaire. Si j’avais une voiture et qu’on me disait que mon camarade est blessĂ© quelque part, je viendrais Ă  tout moment le chercher , a dĂ©clarĂ© Lapko, qui a utilisĂ© sa propre voiture dĂ©glinguĂ©e pour se rendre de Lysychansk Ă  l’hĂŽtel. Mais je n’ai pas les moyens de transport nĂ©cessaires pour m’y rendre . Retraite Lapko et ses hommes sont de plus en plus frustrĂ©s et dĂ©sabusĂ©s par leurs supĂ©rieurs. Sa demande pour les rĂ©compenses n’a pas Ă©tĂ© approuvĂ©e. Son commandant de bataillon a exigĂ© qu’il envoie 20 de ses soldats sur une autre ligne de front, ce qui signifie qu’il ne pouvait pas faire la rotation de ses hommes depuis Toshkivka. Il a refusĂ© l’ordre. Le dernier affront est arrivĂ© la semaine derniĂšre lorsqu’il est arrivĂ© au quartier gĂ©nĂ©ral militaire de Lysychansk aprĂšs deux semaines Ă  Toshkivka. Le commandant de son bataillon et son Ă©quipe avaient dĂ©mĂ©nagĂ© dans une autre ville sans l’en informer, dit-il, emportant de la nourriture, de l’eau et d’autres fournitures. Ils nous ont laissĂ©s sans aucune explication , a dĂ©clarĂ© Lapko. Je pense que nous avons Ă©tĂ© envoyĂ©s ici pour combler un vide et que personne ne se soucie de savoir si nous vivons ou mourons . Alors lui, Khrus et plusieurs membres de leur compagnie ont conduit les 60 miles jusqu’à Druzhkivka pour rester dans un hĂŽtel pendant quelques jours. Mes gars voulaient se laver pour la premiĂšre fois depuis un mois, » dit Lapko. Vous savez, l’hygiĂšne ! Nous n’en avons pas. Nous dormons dans des sous-sols, sur des matelas avec des rats qui courent partout. » Lui et ses hommes insistent sur le fait qu’ils veulent retourner au front. Nous sommes prĂȘts Ă  nous battre et nous allons continuer Ă  nous battre », a dĂ©clarĂ© Lapko. Nous protĂ©gerons chaque mĂštre de notre pays – mais avec des commandements adĂ©quats et sans ordres irrĂ©alistes. J’ai prĂȘtĂ© un serment d’allĂ©geance au peuple ukrainien. Nous protĂ©geons l’Ukraine et nous ne laisserons entrer personne tant que nous serons en vie. » Mais lundi, les services de sĂ©curitĂ© militaire ukrainiens sont arrivĂ©s Ă  l’hĂŽtel et ont emmenĂ© Khrus et d’autres membres de son peloton dans un centre de dĂ©tention pour deux jours, les accusant de dĂ©sertion. Lapko a Ă©tĂ© dĂ©mis de son commandement, selon un ordre examinĂ© par le Post. Il est dĂ©tenu Ă  la base de Lysychansk, son avenir est incertain. Joint par tĂ©lĂ©phone mercredi, il a dĂ©clarĂ© que deux autres de ses hommes avaient Ă©tĂ© blessĂ©s sur la ligne de front. Yevhen Semekhin a contribuĂ© Ă  ce rapport. Source Traduction
Desmesures lĂ©gislatives, telles que celles, en France, des deux lois (organique et ordinaire) du 22 dĂ©cembre 2018 relatives Ă  la lutte contre la manipulation de l’information, notamment en relation avec des Ă©lections, ont tentĂ© de confier, Ă  l’autoritĂ© judiciaire et au Conseil supĂ©rieur de l’audiovisuel, des pouvoirs de prĂ©vention et de sanction Ă  l’égard de telles
Remplir une enveloppe, ça paraĂźt en vĂ©ritĂ©, il y a plein de rĂšgles Ă  respecter pour qu'elle arrive Ă  bon port !Bien Ă©crire l'adresse, mettre le timbre au bon endroit...Tous ces points sont trĂšs importants pour que le courrier soit bien pour ĂȘtre sĂ»r de ne pas se tromper, voici le guide facile pour remplir correctement une enveloppe. Regardez 1. Les informations sur l'expĂ©diteurLa rĂšgle de base quand on remplit une enveloppe est de toujours commencer par le nom du destinataire et de finir par la l'ordre, on Ă©crit - le nom, le prĂ©nom et la civilitĂ© du destinataire- le numĂ©ro et le nom de la rue- les informations complĂ©mentaires n° de l'appartement, le nom de la rĂ©sidence, le code postal. Il est trĂšs important de bien mettre les 5 chiffres du code postal... MĂȘme s'il commence par 0. Si vous ne mettez que 4 chiffres, votre lettre risque de se retrouver en Belgique ! Les codes postaux belges n'ont en effet que 4 le nom de la ville- la boĂźte postale et CEDEX si besoin- le pays quand on envoie son courrier Ă  l' on Ă©crit Ă  une entreprise, on commence par mettre en tout premier le nom de l'entreprise, puis le nom du Les rĂšgles de prĂ©sentationMaintenant qu'on sait ce qu'il faut Ă©crire, on va voir comment il faut l' pour faciliter le travail du facteur, il est prĂ©fĂ©rable de respecter certaines rĂšgles de prĂ©sentation. Elles sont valables pour toutes les lettres lettre simple, suivie...- L'adresse ne doit jamais dĂ©passer 6 lignes. Mais c'est en gĂ©nĂ©ral largement Il est prĂ©fĂ©rable d'Ă©crire les 3 derniĂšres lignes en majuscule. Cela permet aux machines de tri de dĂ©chiffrer facilement les Pour la mĂȘme raison, le texte de l'adresse doit ĂȘtre alignĂ©. C'est-Ă -dire que toutes les lignes sont bien les unes sous les autres. Et elles commencent sur une mĂȘme ligne Il ne faut pas mettre de ponctuation dans l'adresse inutile donc d'ajouter une virgule entre le numĂ©ro et la rue, de mettre un point Ă  la fin de la ligne... Ou de souligner le nom du Si vous utilisez une enveloppe prĂ©casĂ©e avec des guides, Ă©crivez l'adresse dans le cadre. Il en va de mĂȘme avec une enveloppe lettre Vous utilisez une grande enveloppe kraft marron ou brune format 4A, une enveloppe vierge toute blanche ou une enveloppe Ă  bulle ? Vous pouvez Ă©crire l'adresse au milieu, tout en respectant les autres Les informations sur l'expĂ©diteurIl est important de mettre l'adresse de l'expĂ©diteur sur l' vous demandez pourquoi ?Il arrive malheureusement qu'un courrier se perdre ou qu'il y ait un problĂšme de adresse, dĂ©mĂ©nagement, adresse illisible... Et la lettre ne peut pas ĂȘtre ce cas-lĂ , La Poste la retourne Ă  celui qui l'a condition d'avoir bien indiquĂ© l'adresse de l'expĂ©diteur !Il faut donc Ă©crire sa propre adresse au dos de l'enveloppe en haut, sur sa fermeture. Comme ça, on ne peut pas confondre l'adresse de l'expĂ©diteur et celle du Poste peut facilement vous renvoyer votre lettre en mettant la raison de sa est Ă©galement possible de mettre l'adresse de l'expĂ©diteur en haut Ă  gauche de l'enveloppe. Mais il faut vraiment que le texte soit Ă©crit en plus petit que l'adresse du destinataire. 4. OĂč mettre le timbre sur l'enveloppe ?Le timbre est la preuve que vous avez payĂ© l'envoi de votre de timbre, pas de lettre envoyĂ©e ! C'est aussi simple que pour cela qu'il est important de le coller au bon France, comme dans beaucoup d'autres pays, on colle le timbre en haut Ă  droite de l' ça, La Poste a la place pour mettre son tampon sur votre enveloppe indique Ă  quelle date et oĂč le courrier a Ă©tĂ© pris en Ă  bien coller le timbre pour qu'il ne se dĂ©tache pas pendant le transport et lors des diffĂ©rentes sĂ»r, si votre enveloppe est dĂ©jĂ  affranchie, ce n'est pas la peine de rajouter un autre le cas notamment des enveloppes dĂ©corer son enveloppe ?Une fois toutes ses Ă©tapes rĂ©alisĂ©es, on peut tout Ă  fait dĂ©corer son enveloppe pour la fait plaisir Ă  la personne qui la reçoit... Et cela fait Ă©ventuellement sourire le facteur qui la sĂ»r, cette pratique n'est recommandĂ©e que si vous connaissez bien la personne !Inutile de dĂ©corer une lettre envoyĂ©e Ă  une administration CPAM, CAF, impĂŽts... ou une entreprise, notamment pour une demande d'emploi !À votre tour...Vous avez testĂ© ce guide pour remplir une enveloppe ? Dites-nous en commentaire si ça a Ă©tĂ© efficace pour vous. On a hĂąte de vous lire ! Partagez cette astuce Vous aimez cette astuce ? Cliquez ici pour l'enregistrer sur Pinterest ou cliquez ici pour la partager avec vos amis sur Facebook. À dĂ©couvrir aussi L'Astuce Pour Envoyer une Lettre Sans une Astuce Pour Ouvrir une Enveloppe SANS l'AbĂźmer !
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Manipulationsen entreprise. Au nom de la vĂ©ritĂ© : Manipulations en entreprise en images Casting RĂ©alisateur : Henri De Labbey . Les autres Ă©pisodes de la sĂ©rie lundi 13 juin Ă  06:25. Au nom de la vĂ©ritĂ© . lundi 13 juin Ă  06:50. Au nom de la vĂ©ritĂ© Les dĂ©bats autour de la publicitĂ© tendent actuellement Ă  Ă©viter la question de la manipulation pour se concentrer sur les produits promus, les impacts Ă©cologiques des dispositifs publicitaires ou l'agressivitĂ© de certaines formes de promotion. Pourtant, Ă  l'heure oĂč les possibilitĂ©s offertes par les Big Data » et le neuromarketing semblent de plus en plus menaçantes, la manipulation est un sujet particuliĂšrement sensible, qu'il s'agit d'apprĂ©hender avec nuances, en Ă©vitant le complotisme ou la glorification du libre arbitre. En effet, lorsque des publicitaires se dĂ©fendent de manipuler » les consommateurs, c'est au moyen d'une dĂ©finition trĂšs simplificatrice de la manipulation elle est dĂ©finie comme le fait de contraindre physiquement quelqu'un Ă  faire quelque chose. Cette dĂ©finition, qui revient Ă  l'Ă©tymologie du terme manipuler signifie mouvoir avec sa main, pousser, modeler, ne permet pas de rendre compte des formes plus subtiles d'influence des comportements auxquelles recourent aujourd’hui les publicitaires. Il importe donc de prĂ©ciser ce qu'on entend par ce terme de manipulation » et de chercher dans quelle mesure l'activitĂ© publicitaire en relĂšve. DĂ©finir la manipulation nous permettra de la distinguer d'autres formes d'influence, et ainsi d'avoir une grille d'analyse prĂ©cise pour dĂ©terminer les diffĂ©rents types de discours qu'utilise la rhĂ©torique publicitaire. Nous analyserons ensuite les techniques publicitaires, ainsi que leurs effets, qu'ils soient directs augmentation de la consommation ou indirects normalisation de la culture de la consommation, brouillage de la frontiĂšre entre vraies et fausses informations.... Qu'est-ce que la manipulation ? Philippe Breton, chercheur en communication au CNRS, la dĂ©finit dans son livre La Parole ManipulĂ©e comme privation de la libertĂ© de l'auditoire pour l'obliger, par une contrainte spĂ©cifique, Ă  partager une opinion ou Ă  adopter tel comportement »1. La manipulation dont nous parlons ici se distingue de la persuasion entendue comme stratĂ©gie rhĂ©torique entre personnes considĂ©rĂ©es comme Ă©gales. Selon Robert-Vincent Joule et Jean-LĂ©on Beauvois, deux psychologues sociaux ayant travaillĂ© sur les notions de manipulation et d'influence, la manipulation est caractĂ©risĂ©e par l'utilisation de techniques qui ne reposent pas sur l'activitĂ© argumentative, mais prĂ©supposent le recours Ă  une technologie comportementale dont le manipulĂ© n'a pas conscience »2. La manipulation mobilise une connaissance fine des mĂ©canismes cognitifs, aboutissant Ă  ce que certaines chercheurses en psychologie sociale appellent une soumission librement consentie » techniques utilisĂ©es auraient pour but de contourner les rĂ©sistances de l'auditoire, afin de rĂ©duire le plus possible [s]a libertĂ© [
] de discuter ou rĂ©sister Ă  ce qu'on lui propose. »4 C'est par l'utilisation de ces technologies comportementales que la manipulation se distingue de l'influence certes, la plupart des messages diffusĂ©s dans l'espace public sont des tentatives d'influencer les rĂ©cepteurrices, mais ces messages ne sont pas manipulatoires s'ils respectent la libertĂ© des rĂ©cepteurrices. Mais comment savoir si la libertĂ© de l’auditoire est respectĂ©e ou non ? C’est un problĂšme car, comme le remarquent Robert-Vincent Joule et Jean-LĂ©on Beauvois, un individu ne peut ĂȘtre efficacement manipulĂ© que s'il Ă©prouve un sentiment de libertĂ©. »5 La manipulation est un processus qui doit rester cachĂ©, la premiĂšre Ă©tape de toute manipulation consist[ant] justement Ă  faire croire Ă  son interlocuteur qu’il est libre. »6 En exploitant des biais cognitifs dont le ou la manipulĂ©e n'a pas forcĂ©ment conscience, elle contourne ainsi ses rĂ©sistances, supposĂ©es ou rĂ©elles. Elle implique une relation asymĂ©trique entre la personne manipulatrice et la victime. Un exemple de technique manipulatoire classique citĂ© par Joule et Beauvois est le pied-dans-la-porte »7. Cette technique en deux Ă©tapes consiste Ă  obtenir un premier consentement peu coĂ»teux, qui prĂ©disposera la personne manipulĂ©e Ă  donner un deuxiĂšme consentement, plus coĂ»teux et qui est en fait celui qu'attendait lea manipulateurrice en premier lieu. Ainsi, si vous cherchez Ă  obtenir une faible somme d'argent d'une personne dans la rue, vous aurez quatre fois plus de chances de succĂšs en leur demandant d'abord l'heure8. Et ce n'est pas parce que leur personnalitĂ© ou leur caractĂšre les portent naturellement Ă  le faire, mais parce qu'ils ont Ă©tĂ© prĂ©alablement conduits Ă  accĂ©der Ă  une premiĂšre requĂȘte si peu coĂ»teuse qu'il n'est venu Ă  personne l'idĂ©e de la refuser »9 Ces techniques sont utilisĂ©es Ă  plus grande Ă©chelle. L'application gratuite » Candy Crush utilise le pied-dans-la-porte » pour inciter » les joueurses Ă  acheter des bonus. Candy Crush est un mini-jeu dont les premiers niveaux, d'abord faciles, puis un-peu-compliquĂ©s-mais-pas-trop », mettent au bout d'un moment les joueurses face Ă  une difficultĂ© devant laquelle ils et elles sont obligĂ©es, pour continuer Ă  jouer, d'acheter des bonus qui sont payants10. Ainsi, de nombreuses personnes, attrapĂ©es » hooked » par le mĂ©canisme de rĂ©compense du jeu, paient pour avoir ces bonus, chose qu'elles n'auraient peut-ĂȘtre pas faite si le jeu s'Ă©tait prĂ©sentĂ© dĂšs le dĂ©but comme payant. C'est le principe du jeu Pay to win Paie pour gagner », qui mobilise l'aversion Ă  la perte pour forcer le paiement »11. Les diffĂ©rentes techniques de manipulation Maintenir l'ambiguĂŻtĂ© entre persuasion et information À propos de la publicitĂ©, Philippe Breton s'oppose Ă  l'idĂ©e selon laquelle la publicitĂ© manipule par essence. »12 Selon lui, le discours publicitaire se positionne sur trois niveaux l'information, la persuasion, et la normalisation d'une culture de la consommation ». Sur quoi repose cette distinction ? Peut-il y avoir une information pure », sans persuasion ? Selon Anthony Galluzzo, maĂźtre de confĂ©rences Ă  l'universitĂ© de Saint-Étienne, spĂ©cialisĂ© dans la culture de la consommation et son histoire, le principe originel » de la rĂ©clame du XIXe siĂšcle Ă©tait d'informer les potentielles clientes sur un produit qui pouvait les intĂ©resser, et de les guider dans un processus d'achat. Ainsi, jusqu'Ă  la fin du XIXe siĂšcle, la publicitĂ©, telle que nous la pensons aujourd'hui, n'existe quasiment pas. On observe dans la presse des annonces, des textes dĂ©crivant physiquement un produit, et indiquant son prix et sa disponibilitĂ©. Lorsque ces annonces dĂ©ploient un argumentaire, celui-ci est descriptif et technique, centrĂ© sur l'objet mĂȘme. »13 Les publicitaires d'aujourd'hui rĂ©pĂštent que leurs crĂ©ations ne font rien de plus qu'informer14. Or, en analysant les contenus des publicitĂ©s, on constate que la dimension informative est trĂšs faible. Des recherches ont essayé de quantifier combien d’éléments d’information économique et de signaux persuasifs sont contenus dans les publicités. Elles indiquent que presque 90% des messages publicitaires aux USA, en particulier à la télévision, ne contiennent aucune information. »15 En France, on peut noter que de plus en plus de campagnes publicitaires en extĂ©rieur ne contiennent elles non plus aucune information, voire aucun message. Pas mĂȘme le nom du produit ou de l’enseigne qui le vend. publicitĂ© pour McDonald's 2018, affichĂ©e en extĂ©rieur Pour Philippe Breton, la dimension manipulatrice dans la publicitĂ© tiendrait prĂ©cisĂ©ment Ă  ce dĂ©faut d'information il y a des publicitĂ©s qui informent, et d'autres qui manipulent. Peu de publicitĂ©s sont dans la zone grise » entre manipulation et information. L'exemple le plus Ă©vident d'une publicitĂ© manipulatrice Ă©tant l'association d'une marque ou d’un produit Ă  un stimulus positif qui n'a finalement rien Ă  voir avec le produit. Cela arrive trĂšs souvent avec des corps, notamment des corps de femmes. Le lĂ©gislateur gagnerait Ă  se servir de ce critĂšre et Ă  dĂ©finir prĂ©cisĂ©ment ce qui relĂšve d'une information et ce qui n'en est pas16. PublicitĂ© pour le soda Orangina. Ici on associe des animaux sexualisĂ©s avec une boisson gazeuse, sans qu'il n'existe aucun rapport entre les deux. Ne pas donner d'information sur un produit permet de lier une marque ou un produit Ă  des valeurs, des modĂšles, des personnalitĂ©s ou des styles de vie » lifestyles », et par lĂ  de lui crĂ©er une forme d'identitĂ©. Le rĂŽle de la publicitĂ© n'[est] plus d'annoncer l'existence du produit, mais d'Ă©laborer une image autour de la version d'une marque particuliĂšre »17. C'est ce qu'on appelle le branding », ou storytelling », procĂ©dĂ© permettant de donner une image particuliĂšre Ă  la marque ou au produit vendu, et ainsi le distinguer de ses concurrents. Les consommateurrices qui se retrouveront dans ces valeurs auront ainsi plus de probabilitĂ©s d'ĂȘtre fidĂ©lisĂ©es Ă  la marque. Les potentielles clientes s'identifiant Ă  cette marque ou Ă  une autre auront ainsi tendance Ă  acheter d'autres produits de la mĂȘme marque, y projetteront des affects et s'opposeront Ă  d’autres marques concurrentes alors mĂȘme qu'elles sont parfois possĂ©dĂ©es par un seul et mĂȘme groupe financier18. Les choix de consommation deviennent ainsi constitutifs de l'identitĂ©. C'est encore un exemple de technique manipulatoire, car l'association entre ces lifestyles et le produit n'existent que par l'action des communicantes. L'utilisation des biais cognitifs La manipulation dans le discours publicitaire peut prendre diffĂ©rentes formes mais repose toujours, comme nous l'avons vu, sur l'utilisation de techniques comportementales. Ces techniques de fabrication du consentement »19 reposent sur l'exploitation de connaissances approfondies sur la maniĂšre dont se prennent les dĂ©cisions, et font donc appel Ă  des notions de psychologie, sociologie et neurosciences. La condition sine qua non de l'efficacitĂ© des mĂ©canismes associant un produit ou une marque Ă  des valeurs est la rĂ©pĂ©tition. Mehdi Khamassi, chercheur en sciences cognitives au CNRS, explique que celle-ci active des biais cognitifs. Les plus connus sont les rĂ©flexes pavloviens, mais ils ne reprĂ©sentent qu'une petite partie de tous ces biais dont on ne peut pas se dĂ©faire, comme par exemple l'effet de simple exposition »20, Ă  la base du matraquage publicitaire. Lorsque l'on est exposĂ©e Ă  un stimulus plus d'une quinzaine de fois, celui-ci nous semble plus familier, et nous sommes alors plus favorablement disposĂ©es Ă  son Ă©gard. Les chercheurses en psychologie sociale insistent d'ailleurs sur l'importance de la familiaritĂ© en tant que telle. »21 Actuellement, nous sommes exposĂ©es en moyenne Ă  plus de 15 000 stimuli commerciaux par jour incluant les logos22. Quiconque en a les moyens peut donc, en utilisant le systĂšme publicitaire, familiariser toute une population Ă  un produit, une marque, une idĂ©e ou mĂȘme une personnalitĂ©. La technique sera encore plus efficace si la personne n'a mĂȘme pas conscience de recevoir un message commercial. C'est sur ce principe que reposent les images subliminales, qui n'ont d'ailleurs Ă©tĂ© que trĂšs peu utilisĂ©es par l'industrie publicitaire car rapidement interdites. Mais d'autres techniques existent et sont autorisĂ©es, tout aussi efficaces selon les chercheurses en psychologie le liminal auquel on ne porte aucune attention peut avoir les mĂȘmes effets »23. Le placement de produit en est un exemple trĂšs connu et mĂȘme socialement acceptĂ© cela consiste Ă  placer » la marque d'un produit, ou un produit dont la marque est apparente, ou Ă©vidente, dans un contexte non publicitaire. Ce contexte peut ĂȘtre mĂ©diatique, culturel, ludique, etc. un film donc, mais aussi un reportage, une Ă©mission de tĂ©lĂ©vision, un roman[24], un jeu vidĂ©o, une chanson et mĂȘme... un tableau. »25 Cette technique permet de toucher des audiences importantes, mais aussi et surtout de passer outre les mĂ©canismes conscients de dĂ©fense. Ainsi, mĂȘme quand on ne les remarque pas, ces publicitĂ©s ont une influence sur notre perception du produit ou de la marque, et ce jusqu'Ă  plusieurs semaines aprĂšs perception du message. Les psychologues dĂ©crivent cela comme un transfert de la positivitĂ© du contexte scĂšne, situation, visages, etc. sur la marque ou sur le produit qui s'y trouve, apparemment par hasard. »26 Au niveau lĂ©gislatif, le placement de produit est encadrĂ© pour les Ă©missions de tĂ©lĂ©vision et les vidĂ©oclips, mais pas pour les films de cinĂ©ma ni les autres mĂ©dias. L'arrivĂ©e des Big Data » permet une connaissance encore plus fine de notre psychologie et donc une exploitation encore plus efficace de nos biais cognitifs. À partir de nos dĂ©placements gĂ©olocalisĂ©s, de notre navigation sur Internet, de nos centres d'intĂ©rĂȘt sur Twitter ou de nos likes » Facebook, des algorithmes en dĂ©duisent sur des bases statistiques nos opinions politiques, nos prĂ©fĂ©rences d'achat... sans mĂȘme que nous en soyons conscientes. L'analyse de nos comportements passĂ©s permet ainsi de prĂ©dire les comportements futurs, et surtout de les influencer. C'est ce que les chercheurses Antoinette Rouvroy et Thomas Berns ont appelĂ© la gouvernementalitĂ© algorithmique, c'est-Ă -dire la rĂ©colte, l'agrĂ©gation et l'analyse automatisĂ©e de donnĂ©es en quantitĂ©s massives, de maniĂšre Ă  modĂ©liser, anticiper et affecter par avance les comportements possibles »27. Les publicitaires se sont immĂ©diatement ruĂ©s sur les nouvelles possibilitĂ©s offertes par ces technologies, en crĂ©ant de nouvelles techniques manipulatoires, comme le smart marketing », marketing individualisĂ© », ou encore le dynamic pricing », c'est-Ă -dire l'adaptation des prix en temps rĂ©el Ă  l'offre et la demande. L'objectif n'est pas tant d'adapter l'offre aux dĂ©sirs spontanĂ©s pour peu qu'une telle chose existe des individus, mais plutĂŽt d'adapter les dĂ©sirs des individus Ă  l'offre, en adaptant les stratĂ©gies de vente la maniĂšre de prĂ©senter le produit, d'en fixer le prix... au profil de chacun. » Un exemple de dynamic pricing vous regardez un billet de train, et quand vous y retournez, quelques heures ou mĂȘme quelques minutes plus tard, le prix du billet a augmentĂ©. Le but est de crĂ©er un sentiment d'urgence, et d'ainsi susciter l'acte d'achat, sur le mode de la rĂ©ponse-rĂ©flexe Ă  un stimulus d'alerte court-circuitant la rĂ©flexivitĂ© individuelle et la formation du dĂ©sir singulier. »28 La mĂȘme rĂ©action Ă  l'urgence est exploitĂ©e lors de grandes opĂ©rations marketing comme le Black Friday » ou les soldes l'usage de prix de rĂ©fĂ©rence artificiellement gonflĂ©s permet de mettre en scĂšne des "dĂ©marques" importantes, mais disponibles seulement pendant 24h, et ainsi d'accĂ©lĂ©rer la dĂ©cision d'achat. Comme le rappelle Mehdi Khamassi, ces biais cognitifs29 sont dus au fonctionnement mĂȘme de notre cerveau. Il est bien sĂ»r possible, en faisant des efforts, de s'en prĂ©munir, mais il est impossible d'avoir une vigilance de chaque instant, surtout lorsqu'on voit l'asymĂ©trie entre les moyens dĂ©ployĂ©s par l'industrie publicitaire 1500 Milliards de dollars de budget de communication mondial en 201930, 530 milliards juste pour la publicitĂ© et le manque de formation des individus Ă  dĂ©crypter les discours manipulateurs et donc Ă  s'en prĂ©munir31. Les effets de la manipulation ...Mais la manipulation, ça marche ? Ces diffĂ©rents exemples peuvent laisser l'impression que la publicitĂ© est toute-puissante. Cependant, une telle conclusion demande Ă  ĂȘtre nuancĂ©e. En effet, les rĂ©sultats scientifiques prĂ©sentĂ©s plus haut sont thĂ©oriques, et ne prennent pas en compte le contexte de rĂ©ception32. Les techniques manipulatoires utilisĂ©es par la publicitĂ© et le marketing, bien que puissantes, s'inscrivent dans un Ă©ventail d'autres facteurs d'influence incontrĂŽlables, notamment la socialisation des consommateurrices et les idĂ©es ou habitudes ancrĂ©es dans leur culture. Anthony Galluzzo insiste sur le fait que lorsqu'un produit se vend bien, c'est souvent grĂące Ă  d'autres variables du mix marketing, peu discutĂ©es car moins perceptibles ; le rapport de forces avec les distributeurs, qui conditionne la valorisation du produit dans les linĂ©aires, l'importance et l'efficacitĂ© de la force de vente, les techniques de promotion, la planification des ventes, l'innovation produit, la politique de prix, le packaging...33 Les dĂ©fenseurs de la publicitĂ© insistent d'ailleurs sur le taux d'Ă©chec particuliĂšrement Ă©levĂ© des nouveaux produits qui sont rĂ©guliĂšrement lancĂ©s sur le marchĂ©. »34 Galluzzo critique d'ailleurs les mythes de manipulateurs omnipotents que se sont construits des personnages comme Edward Bernays, dont l'image publique de scientifique tout-puissant rĂ©sultait largement des discours que ce dernier produisait sur lui-mĂȘme, dans le souci de vendre ses services aux industriels Ă©tats-uniens. Cette image s'est en fait fondĂ©e sur l'accaparement de changements sociĂ©taux dĂ©jĂ  en cours. Lorsque les documentaires retracent ses rĂ©alisations faire fumer les femmes, inventer la tradition du breakfast Ă©tats-unien... ils ont en fait pour source quasi-unique... la bibliographie de Bernays. Bernays et d'autres experts en relations publiques », Ă©taient des consultants se mettre en scĂšne tels des oracles surpuissants leur permettait de faire grossir leur carnet de commandes »35. Ainsi, il est nĂ©cessaire de ne pas caricaturer la manipulation, par une approche mĂ©caniste de la production de dĂ©sirs une publicitĂ© faisant naĂźtre un dĂ©sir, qui engendre un acte d’achat. La rĂ©alitĂ© est plus complexe, car le consumĂ©risme est une culture dans laquelle nous baignons en permanence, et qui nous influence bien au-delĂ  du dĂ©sir ou de l’achat. Les consĂ©quences des techniques manipulatoires ne se limitent pas, comme nous allons le voir, Ă  cette question binaire est-ce que la manipulation a marchĂ© ? » La manipulation a d'autres effets, indirects, qu'il est nĂ©cessaire d'analyser. La promotion omniprĂ©sente d'une culture de consommation » À ces deux premiers niveaux de discours que sont l'information et la persuasion, il faut en ajouter un troisiĂšme le rĂŽle de banalisation et de naturalisation de la sociĂ©tĂ© de consommation. Chaque publicitĂ©, en plus d'informer et/ou de tenter d'influencer le processus d'achat, s'inscrit dans un ensemble d'autres publicitĂ©s allant toutes dans le mĂȘme sens, prĂ©sentant les mĂȘmes sujets, les mĂȘmes thĂšmes, et venant finalement Ă  former un discours cohĂ©rent de valorisation de la consommation, omniprĂ©sent dans la sociĂ©tĂ©. Par les sujets mis en scĂšne les loisirs et l'extrĂȘme richesse » et par ceux qu'au contraire elle invisibilise les vieux objets, le monde de la production et du travail », la publicitĂ© sĂ©lectionne des comportements, attitudes et valeurs favorables Ă  l'intĂ©rĂȘt marchand », et crĂ©e un imaginaire ni rĂ©aliste ni tout Ă  fait fictionnel, sans fractures ni aspĂ©ritĂ©s, qui idĂ©alise le consommateur et cĂ©lĂšbre le confort matĂ©riel d'une vaste middle-class, qui s'impose Ă  la totalitĂ© de l'espace social »36. C’est ce que Michael Schudson appelle le rĂ©alisme capitaliste »37. Ainsi, indĂ©pendamment de la rĂ©ussite ou non d'une campagne publicitaire, cette derniĂšre contribuera un peu plus Ă  implanter et normaliser la culture de la consommation ». La publicitĂ©, en tant qu'outil employable par une entreprise pour Ă©couler ses produits sur un marchĂ©, est potentiellement inopĂ©rante. [...] Cela n'implique pas, cependant, l'impuissance du discours marchand Ă  l'Ă©chelle collective et idĂ©ologique. La force du discours publicitaire rĂ©side dans ses effets cumulatifs et normatifs. La publicitĂ© ou, plus largement, le discours mĂ©diatico-marchand peuvent ĂȘtre dĂ©finis comme un corps de doctrine », l'expression d'une façon de concevoir les valeurs de l'existence et les catĂ©gories de l' Qu'elle fasse augmenter ou non les ventes d'un produit, chaque publicitĂ© participe de la normalisation du consumĂ©risme. Ce message rĂ©pĂ©tĂ© relĂšve, comme nous l'avons vu plus haut, de techniques manipulatoires omniprĂ©sent Ă  tous les niveaux de la sociĂ©tĂ©, il se diffuse sans mĂȘme ĂȘtre identifiĂ© comme tel, passant plutĂŽt comme une composante naturelle » de la sociĂ©tĂ©. Ainsi, ce discours-monopole » impose son agenda, fait et dĂ©fait les modes, et naturalise la consommation comme composante innĂ©e de la sociĂ©tĂ© et fondement du bonheur individuel. Il crĂ©e donc Ă  proprement parler une image du rĂ©el qui a l'air d'ĂȘtre le rĂ©el »39, ce qui est pour Philippe Breton l'essence mĂȘme de la manipulation. En plus d’ĂȘtre omniprĂ©sente, cette culture de la consommation se nie comme manipulation. On le remarque Ă  l'omniprĂ©sence d'un discours vantant la libertĂ© dans le discours publicitaire. Ce discours a notamment Ă©tĂ© analysĂ© par Jean-LĂ©on Beauvois dans l'essai Les illusions libĂ©rales, individualisme et pouvoir social40 oĂč il constate l'omniprĂ©sence des injonctions Ă  la libertĂ© dans la sociĂ©tĂ© capitaliste, et les rapproche de ce concept de soumission librement consentie » dĂ©jĂ  dĂ©veloppĂ© dans d'autres ouvrages. Ainsi, cette injonction constante dans les slogans renforcerait le sentiment de libertĂ© » chez les citoyennes/consommateurrices, les rendant plus permĂ©ables aux techniques manipulatoires des publicitaires. Cet appel constant au libre arbitre et Ă  la libertĂ© des consommateurrices revient aussi dans les discours officiels de l'industrie publicitaire, dĂ©clarations paradoxales venant d'une industrie qui utilise Ă  grande Ă©chelle les savoirs et techniques qui reposent sur la nĂ©gation de ce concept41. Ainsi, on lit dans une tribune rĂ©digĂ©e par un publicitaire que Le rĂ©cepteur n’est pas cet ĂȘtre incapable de discernement, et qui doit ĂȘtre protĂ©gĂ© ». Le consommateur, ce n’est pas l’autre, ce n’est pas un imbĂ©cile manipulable Ă  merci le consommateur, c’est soi-mĂȘme. 
 Jamais n’est Ă©voquĂ©e une Ă©ventuelle intelligence du rĂ©cepteur. Et si par hasard ce consommateur savait ce qu’il fait ?42 L'impact des discours manipulatoires sur la sociĂ©tĂ© Selon Philippe Breton, mĂȘme si la manipulation ne fonctionnait pas, mĂȘme si les citoyennes n'acceptaient pas la culture de la consommation » vĂ©hiculĂ©e par la publicitĂ©, l'omniprĂ©sence des discours manipulĂ©s dans la sphĂšre publique serait tout de mĂȘme problĂ©matique pour la dĂ©mocratie, car elle crĂ©e un climat de mĂ©fiance, un doute constant envers la parole publique. Cette mĂ©fiance pose problĂšme car, dans un rĂ©gime dĂ©mocratique, l'action politique, dans la mesure oĂč elle ne participe pas de la violence, s'exerce gĂ©nĂ©ralement au moyen du langage. »43 Si la parole publique perd sa lĂ©gitimitĂ©, c'est donc la possibilitĂ© mĂȘme du dĂ©bat dĂ©mocratique qui disparaĂźt. La philosophe Hannah Arendt dans toute son Ɠuvre, soulignait dĂ©jĂ  l'importance que prenaient le mensonge public et la manipulation dans le glissement d'une dĂ©mocratie vers des formes d'oligarchie voire de totalitarisme, analyse qu'elle rĂ©sume dans une interview de 1974 Quand tout le monde vous ment en permanence, le rĂ©sultat n'est pas que vous croyez ces mensonges, mais que plus personne ne croit rien. Un peuple qui ne peut plus rien croire ne peut se faire une opinion. Il est privĂ© non seulement de sa capacitĂ© d'agir, mais aussi de sa capacitĂ© de penser et de juger44. Elle avait aussi dĂ©veloppĂ© cette idĂ©e dans son article VĂ©ritĂ© et Politique »45. Partant du postulat de James Madison que tous les gouvernements du monde reposent sur l'opinion »46 et que les faits sont la matiĂšre des opinions », elle en dĂ©duisait que la libertĂ© d'opinion est une farce si l'information sur les faits n'est pas garantie, et si ce ne sont pas les faits eux-mĂȘmes qui font l'objet du dĂ©bat. »47 Le dĂ©bat permet de se mettre Ă  la place de l'autre, d'entendre ses arguments, son vĂ©cu, et d'accĂ©der Ă  ce qu'Arendt appelle une mentalitĂ© Ă©largie », c'est-Ă -dire une opinion prenant en compte d'autres opinions, d'autres visions du monde. En effet pour elle, la qualitĂ© mĂȘme d'une opinion, aussi bien que d'un jugement, dĂ©pend de son degrĂ© d'impartialitĂ©. »48 Son analyse semble encore aujourd'hui trĂšs pertinente lorsqu'on voit que la fabrique du doute » est une des stratĂ©gies centrales de certaines grandes entreprises pour retarder ou annuler des lois contraignant la vente de leurs produits49. Certaines marques alimentent voire crĂ©ent des controverses scientifiques afin de continuer Ă  vendre des produits nocifs pour la santĂ© ou l'environnement tabac, fast-food, alcool, dĂ©sherbants...50. Ces multinationales montent des think tanks, des maisons d'Ă©ditions et des revues scientifiques51 afin de diffuser des Ă©tudes qui contredisent les Ă©tudes dĂ©jĂ  existantes, leur permettant de prolonger le plus longtemps possible la vente de produits nocifs tout en ayant l’air d’autoritĂ©s politique, c'est ce qu'on a pu voir notamment aux États-Unis avec l'utilisation par Donald Trump de faits alternatifs » alternative facts ou la gĂ©nĂ©ralisation des fake news sur Internet, et leur poids dans le dĂ©bat public. En France, Eric Zemmour multiplie les interventions tĂ©lĂ©visĂ©es, avançant avec un air de conviction inĂ©branlable des chiffres inventĂ©s, rĂ©pĂ©tant Ă  l’envi des thĂšmes qui se diffusent dans la sociĂ©tĂ©, par simple habitude de les entendre. De fait, le problĂšme des techniques manipulatoires ne se limite pas Ă  la publicitĂ©. Les techniques manipulatoires que celle-ci utilise se sont transmises peu Ă  peu Ă  tous les espaces du domaine public, de la politique aux mĂ©dias en passant par l’Internet. En politique, les candidates ne peuvent plus se passer de leurs conseilleres en communication. Pour AgnĂšs Chauveau, maĂźtresse des confĂ©rences Ă  l'universitĂ© de Paris X-Nanterre, le marketing politique et l'influence des conseilleres en communication commencent en France en 1965, quand Jean Lecanuet, auparavant presque inconnu du grand public, reçoit 16% des suffrages exprimĂ©s Ă  l'Ă©lection prĂ©sidentielle. Il avait menĂ© sa campagne en utilisant les techniques publicitaires de l'affichage et les spots tĂ©lĂ©visuels, suivant les conseils de l'agence Services et MĂ©thodes, dirigĂ©e par Michel Bongrand52. À partir de lĂ , les conseilleres en communication sont omniprĂ©sentes dans les campagnes, en France comme aux États-Unis. Les techniques de storytelling, de manipulation par le langage, ou de nudge »53, directement importĂ©es du monde de l'industrie, prennent toute la place dans la communication politique, faisant primer la personnalitĂ© des candidates sur leurs programmes et leur volontĂ© de les rĂ©aliser54. Que ces techniques fonctionnent ou non, elles ont contribuĂ© Ă  crĂ©er de nouvelles formes de reprĂ©sentation de la politique » crĂ©ations de plans mĂ©dias », langage simplifiĂ©, phrases courtes, goĂ»t de la formule, gestuelle policĂ©e », mise en avant du corps des candidates55. Le langage politique qui reposait auparavant sur un enchaĂźnement d'arguments devient celui de la publicitĂ©, des slogans. Comme le dĂ©crit avec cynisme Guy Durandin, enseignant-chercheur en psychologie sociale spĂ©cialisĂ© dans les questions de propagande et de publicitĂ©, les candidats [
] savent que s'ils parviennent au pouvoir, ils n'auront en rĂ©alitĂ© qu'une marge de manƓuvre limitĂ©e. Dans ces conditions, les programmes politiques sont, comme les produits, relativement peu diffĂ©rents les uns des autres. Sur quoi va alors se porter la diffĂ©renciation ? Sur la personnalitĂ© et l'image » du Les techniques manipulatoires mises au point par des publicitaires ont transformĂ© la communication politique, remplaçant le dĂ©bat public sur des choix politiques ou sociĂ©taux par des campagnes de communication centrĂ©es sur la personnalitĂ© ou le corps des candidates. Le problĂšme est d'autant plus grave que les mĂ©dias, canaux par lesquels les citoyennes devraient pouvoir s'informer, recourent Ă©galement Ă  des techniques manipulatoires. En effet, de nombreux mĂ©dias sont dĂ©pendants de la publicitĂ© pour leur Ă©quilibre financier. Or le choix pour un mĂ©dia d'ĂȘtre financĂ© par la publicitĂ© n'est pas neutre en acceptant ce modĂšle Ă©conomique, il passe d'un média qui cherche à vendre ses articles et informations à son public à un média qui cherche à vendre son public aux annonceurs57. Les mĂ©dias permettent aux communicantes, publicitaires ou non, d'intĂ©grer leurs messages au milieu d'articles ou de contenus d'information. De mĂȘme que dans le placement de produit, il y a un transfert de positivitĂ© »58 du mĂ©dia vers la marque ou le produit promu dans la publicitĂ©, la publicitĂ© va bĂ©nĂ©ficier d’un environnement non marchand qui transforme son message et rend sa nature publicitaire moins sensible. La plupart des mĂ©dias vont mĂȘme jusqu'Ă  intĂ©grer des contenus sponsorisĂ©s dans leur charte graphique. Cette technique nommĂ©e publicitĂ© native » native advertising » empĂȘche les lecteurrices de bien identifier le message comme publicitaire, et les rend donc plus facilement permĂ©ables Ă  ce message. On reconnaĂźt lĂ  encore la marque d'une technique manipulatoire. Une Ă©tude de l'universitĂ© de Stanford de 2016 montrait que 82% des 7804 Ă©tudiantes de l'universitĂ© ne faisaient pas la diffĂ©rence entre une information et un contenu sponsorisĂ© sur la page d'accueil du site La collusion va parfois plus loin les articles ne sont pas toujours Ă©crits par des journalistes, mais peuvent ĂȘtre des reprises directes de communiquĂ©s de l'industrie. Aux États-Unis, cela reprĂ©senterait de 40 Ă  70% de l'ensemble de l'information diffusĂ©e »60. En France, des mĂ©dias » en ligne comme MinuteBuzz ou Konbini ont pour unique but de crĂ©er des contenus dans lesquels vont s'intĂ©grer les messages publicitaires de leurs clients Orange finance la rubrique d’actualitĂ©s photographiques, la boisson gazeuse amĂ©ricaine subventionne la section Football Stories, d’ailleurs surtitrĂ©e Savoure le football pop avec Coca-Cola et Konbini ». La censure ne se cache pas. À propos de la Coupe du monde de football au Qatar, on voulait faire un article concernant les conditions de travail sur les chantiers, relate Basile, rĂ©dacteur pendant trois ans Ă  Konbini. La rĂ©dactrice en chef a refusĂ©, parce que Coca n’aurait pas acceptĂ© un tel De telles techniques permettent encore une fois de passer outre les dĂ©fenses conscientes du public et de donner de la crĂ©dibilitĂ© Ă  des informations qui n'en auraient pas si elles Ă©taient prĂ©sentĂ©es comme ce qu'elles sont des communiquĂ©s de marque. Elles posent surtout de graves problĂšmes de dĂ©mocratie, confirmant l'analyse d'Hannah Arendt et Philippe Breton. Qui croire, lorsque mĂȘme les mĂ©dias – supposĂ©s ĂȘtre, selon l'expression de Dominique Cardon, des gatekeepers », c'est-Ă -dire les autoritĂ©s lĂ©gitimes qui trient les vraies et fausses informations afin de donner une image la plus neutre possible du monde – sont en fait structurellement dĂ©pendants d'intĂ©rĂȘts financiers ? L'utilisation des techniques de manipulation dans la publicitĂ© est donc dangereuse en soi, c'est-Ă -dire indĂ©pendamment des messages promus. Ce parce qu'elle nous bombarde de messages qui ne sont ni vrais, ni faux, et font perdre toute pertinence Ă  ces notions pourtant indispensables Ă  la tenue d'un dĂ©bat. Ces analyses nous permettent d’établir une distinction entre message informatif et message manipulatoire en publicitĂ©. Un message publicitaire dont le contenu est informatif et qui ne se dissimule pas comme message publicitaire n'est pas manipulatoire. Cependant, ces messages sont trĂšs rares actuellement. Le systĂšme publicitaire actuel repose en effet sur l'utilisation massive de techniques qui sont indĂ©niablement manipulatoires, que ce soit dans le fond des messages aucune information, associations des produits Ă  des valeurs ou des stimuli qui n'ont rien Ă  voir avec le produit... ou dans la maniĂšre dont ceux-ci s'insĂšrent dans l'espace public rĂ©pĂ©tition des messages, intĂ©gration des publicitĂ©s dans des espaces non-publicitaires.... Ces techniques permettent de contourner le jugement et la perception des individus en exploitant leurs biais cognitifs. Le systĂšme publicitaire repose donc bien actuellement sur la manipulation pour exercer son influence. L'asymĂ©trie entre les budgets publicitaires colossaux et le manque d'Ă©ducation des citoyennes sur la communication et ses techniques nous rend vulnĂ©rables Ă  ces messages. De plus, l'imposition par la publicitĂ© de ces techniques dans toutes les sphĂšres de l'espace public espaces physiques dĂ©signĂ©s comme publicitaires, mais aussi mĂ©dias ou Internet62 a des effets sociĂ©taux importants, les rendant directement nocives pour l'environnement et la dĂ©mocratie. Au-delĂ  de la rĂ©ussite ou non de ces manipulations, la rĂ©pĂ©tition de messages poussant Ă  la consommation crĂ©e une normalisation et une survalorisation de celle-ci. MĂȘme une publicitĂ© pour un produit bio » ou Ă©thique » fait baigner les rĂ©cepteurrices du message dans une injonction perpĂ©tuelle Ă  consommer, et participe Ă  enrichir cette culture de consommation ». Le rĂ©sultat est que celle-ci passe pour naturelle et bonne en soi, indĂ©pendamment des produits promus. Or une surconsommation, mĂȘme de produits biologiques ou Ă©thiques, reste une menace pour la planĂšte. Enfin, en normalisant l'usage de ces techniques manipulatoires dans l'espace public, la publicitĂ© menace les conditions d'un vrai dĂ©bat dĂ©mocratique. Cette gĂ©nĂ©ralisation de la manipulation brouille la frontiĂšre entre vrai et faux dans l'esprit des citoyennes, et crĂ©e un doute permanent dans la parole publique. Ce doute empĂȘche le dĂ©bat car celui-ci ne peut plus reposer sur des faits, qui sont Ă  chaque fois mis en doute. Tout cela pose de graves problĂšmes, car le dĂ©bat est la condition mĂȘme d'un rĂ©gime dĂ©mocratique. Sans dĂ©bat, les dĂ©cisions politiques ne sont plus prises en fonction du bien commun, mais en fonction des relations de pouvoir dĂ©jĂ  existantes. La question de la manipulation dans la publicitĂ© touche donc Ă  la possibilitĂ© mĂȘme d'un rĂ©gime dĂ©mocratique, et est particuliĂšrement brĂ»lante dans ce moment d'urgence Ă©cologique et de fascisation de la droite française. À l'heure oĂč le monde de la publicitĂ©, critiquĂ© pour ses injonctions Ă  la surconsommation, prĂ©tend ĂȘtre le bras armĂ© de la transition Ă©cologique »63, il nous semble indispensable de crĂ©er un cadre lĂ©gal normatif et contraignant pour limiter le plus possible l'utilisation de ces techniques manipulatoires et reconnaĂźtre la libertĂ© de non- BRETON, La Parole ManipulĂ©e, 1997, La DĂ©couverte, p. 112Robert-Vincent JOULE et Jean-LĂ©on BEAUVOIS, Petit traitĂ© de manipulation Ă  l'usage des honnĂȘtes gens, Nouvelle version, 2014, Presses Universitaires de Grenoble, JOULE et Jean-LĂ©on BEAUVOIS, La soumission librement consentie, 1998, Presses Universitaires de France4Philippe BRETON, La Parole ManipulĂ©e, op. cit., p. 245Robert-Vincent JOULE et Jean-LĂ©on BEAUVOIS, Petit traitĂ©, op. cit., p. 2916Philippe BRETON, La Parole ManipulĂ©e, op. JOULE et Jean-LĂ©on BEAUVOIS, Petit traitĂ©, op. B. HARRIS, The effects of performing one altruistic act on the likelihood another », Journal of Social Psychology, 88, p. 65-739Robert-Vincent JOULE et Jean-LĂ©on BEAUVOIS, La soumission librement consentie, op. cit., FAVIER, Dopamine, Ă©pisode 3 Candy Crush », Arte 2019 MAUCO, Le marchĂ© des identitĂ©s virtuelles dans le jeu vidĂ©o », in La Revue Lacanienne, 2020/I n°21, p. 139 Ă  15112Interview de Philippe BRETON par Alexandre PICART, Il faut appeler à une moralisation de la publicité », Le Monde, 9 septembre 2004 GALUZZO, La Fabrique du consommateur, 2020, Ă©ditions Zones La DĂ©couverte, p. 17014On lit par exemple dans la tribune Avant d'interdire » Les entreprises travaillent Ă  des dispositifs d’information sur l’impact environnemental de leurs produits pour les rendre encore plus pertinents et fiables, et la publicitĂ© pourrait ĂȘtre un vecteur de diffusion trĂšs efficace de ces informations. » tribune publiĂ©e le 05/10/2020 par des professionnelles de la communication Mercedes ERRA, Franck GERVAIS, Laurent HABIB TURINO, chercheur à l’Université d’Alicante, Advertising and the Aggregate Economy a Critical View on the Available Evidence», conférence donnée au colloque SPIM De l’industrie publicitaire aux relations publiques, les outils d’influence des multinationales», 29-30 Mai 2018. Institut des sciences de la communication, Paris. Lien vers la vidéo de l’intervention de Philippe BRETON par Alexandre PICART, op. KLEIN, No Logo, La tyrannie des marques, Ă©dition augmentĂ©e, 2001, Actes Sud, p. 3318Ainsi, Axe et Dove, deux marques de dĂ©odorants des annĂ©es 1990-2000, se sont créées deux identitĂ©s opposĂ©es, Axe se vantant d'augmenter le pouvoir de sĂ©duction, la virilitĂ©, etc., pendant que Dove se construisait une image fĂ©ministe, valorisant tous les types de beautĂ©. Les deux Ă©taient possĂ©dĂ©es par le mĂȘme groupe, Unilever. cf. Naomi KLEIN, No Logo, op. CHOMSKY, Edward HERMAN, La fabrication du consentement. De la propagande mĂ©diatique en dĂ©mocratie, Marseille, Agone, 200820 JOULE et Jean-LĂ©on BEAUVOIS, Petit traitĂ© , op. cit. p. 27522Source et analyse dĂ©taillĂ©e des diffĂ©rentes mĂ©thodologies utilisĂ©es pour dĂ©finir la pression publicitaire JOULE et Jean-LĂ©on BEAUVOIS, Petit traitĂ©, op. cit., p. 27824Balzac a Ă©tĂ© un des premiers Ă  faire du placement de produit, en plaçant dans ses romans ses fournisseurs tout en leur accolant des Ă©pithĂštes flatteurs, allant mĂȘme jusqu'Ă  donner l'adresse de certains. Source CLOUZOT et VALENSI, Le Paris de la comĂ©die humaine. CitĂ© par W. BENJAMIN dans Paris capitale du XIXe siĂšcle25Robert-Vincent JOULE et Jean-LĂ©on BEAUVOIS, Petit traitĂ©, op. cit., p. 26426ibid, p. 26927Antoinette ROUVROY et Thomas BERNS, GouvernementalitĂ© algorithmique et perspectives d'Ă©mancipation. Le disparate comme condition d'individuation par la relation ? », RĂ©seaux, vol. 177, no. 1, 2013, p. 163-196 ROUVROY et Thomas BERNS, op. plus d'informations sur les biais cognitifs, voir l'article Libre arbitre et publicitĂ© gĂ©nĂ©alogie d’un double discours » de l'association RĂ©sistance Ă  l'Agression Publicitaire FOSSARD, BIG CORPO Encadrer la pub et l'influence des multinationales un impĂ©ratif Ă©cologique et dĂ©mocratique, 202031Mehdi KHAMASSI, constat partagĂ© par Philippe BRETON, voir La Parole ManipulĂ©e, op. BRETON, Serge PROULX, L'Explosion de la communication, Introduction aux thĂ©ories et pratiques de la communication, La DĂ©couverte, 200233Anthony GALLUZZO, op. cit., p. 16734ibid, p. 17735Ibid, p. 16736Ibid, p. 17637Michael SCHUDSON, Advertising, the uneasy persuasion. Its dubious impact on American society, Basic Books, New York, 198338ibid, p. 17739Philippe BRETON, La parole manipulĂ©e, op. cit., p. 1840Jean-LĂ©on BEAUVOIS, Les illusions libĂ©rales, individualisme et pouvoir social, 2005, Presses Universitaires de Grenoble41Sur ce sujet, voir notre article Libre arbitre et publicitĂ© gĂ©nĂ©alogie d'un double discours » issue de la tribune PublicitĂ©s et nouvelles censures. La publicitĂ©, nouveau bouc Ă©missaire » publiĂ©e par le ComitĂ© d'Éthique Publicitaire, organe associĂ© Ă  l'Agence de RĂ©gulation Professionnelle de la PublicitĂ© ARPP ARENDT, La Condition de l'homme moderne, Ă©dition Pocket, 1958, p. 6344Hannah ARENDT, interview avec Roger ERRERA, NY Review of Books, 197445in Hannah ARENDT, La Crise de la Culture, Ă©ditions Folio, 196846James MADISON, The Federalist, citĂ© par Hannah Arendt dans VĂ©ritĂ© et Politique, op. ARENDT, VĂ©ritĂ© et Politique », op. cit., p. 30348Ibid, p. 30849Franck CUVEILLIER & Pascal VASSELIN, La Fabrique de l'Ignorance, Arte, 202050Voir Erik CONWAY et Naomi ORESKES, Les Marchands de doute, éd. Le Pommier, coll. Essais et documents », Paris 2012 ; Stéphane HOREL, Lobbytomie Comment les lobbies empoisonnent nos vies et la démocratie, éd. La découverte, Paris HOREL cite souvent la revue Regulatory Toxicology and Pharmacie comme un tel CHAUVEAU, L'homme politique et la tĂ©lĂ©vision. L'influence des conseillers en communication », VingtiĂšme SiĂšcle. Revue d'histoire, vol. no 80, no. 4, 2003, pp. 89-100. terme nudge » a deux sens, celui du coup de pouce pour attirer discrĂštement l'attention de son voisin, ou celui du coup de pouce pour l'encourager Ă  prendre la bonne dĂ©cision », David COLON, op. cit., p. 13654David COLON, op. cit., p. 161-17155AgnĂšs CHAUVEAU, op. DURANDIN, L'information, la dĂ©sinformation et la rĂ©alitĂ©, 1993, Presses Universitaires de France57"Ce que nous vendons à Coca Cola, c'est du temps de cerveau humain disponible" disait l'ancien PDG de TF1, Patrick Le Lay JOULE, Jean-LĂ©on BEAUVOIS, Petit TraitĂ©, op. cit., p. 26959Stanford History Education Group, Evaluating information the cornerstone of civic online reasoning », 22 novembre 201660David COLON, op. cit., EUSTACHE et Jessica TROCHET, De l'information au piĂšge Ă  clics », Le Monde Diplomatique, aoĂ»t 2017, Zuckerman, fondateur de la fenĂȘtre pop-up et chercheur au MIT, dĂ©clare dans un article de 2015 que l'Ă©tat de dĂ©chĂ©ance de notre Internet est une consĂ©quence directe, involontaire, de choisir la publicitĂ© comme modĂšle par dĂ©faut pour les contenus publicitaires en ligne ». voir Ethan ZUCKERMANN, The Internet's Original Sin », 2015, ERRA, Franck GERVAIS, Laurent HABIB, Avant d'interdire », op. cit.

JusquoĂč peut aller la manipulation politique Home; Blog; Guide ; S’inscrire; Select Page. Jusqu’oĂč peut aller la manipulation politique Posted by Yohann Le Goffe | 19, DĂ©c, 2009 Quand les prĂ©tendus "Grands de ce Monde" se mettent Ă  jouer avec la SantĂ© Publique au nom de la SĂ©curitĂ© de tous, il est peut-ĂȘtre temps de les regarder autrement. Discours polis truffĂ©s de

De quoi les fake news sont-elles le symptĂŽme ? - Ă©pisode 4/9 L’engouement rĂ©cent pour la post-vĂ©ritĂ© » interroge. Des rĂ©alitĂ©s nouvelles seraient-elles apparues pour que de nouveaux mots aient Ă©tĂ© créés afin d’en rendre compte ? Ou un phĂ©nomĂšne ancien, le mensonge, a-t-il su trouver d’autres masques Ă  l’ùre des mĂ©dias numĂ©riques ? PubliĂ© le 28 avril 2017 — Mis Ă  jour le 13 mai 2019 AprĂšs avoir Ă©tĂ© post-matĂ©rialiste, post-moderne, post-industriel, post-68, ou encore post-colonial, le monde serait donc devenu post-vĂ©ritĂ© » ! On attend avec impatience qu’il devienne un jour post-imbĂ©cile. Mais lĂ , ça n’a pas l’air bien parti... Alors, comment comprendre un tel engouement pour la notion ? Faut-il prendre le terme vraiment au sĂ©rieux ? Est-ce un concept ? Ou juste comme un symptĂŽme de changement dans le rĂšgne ancestral du mensonge politique et de la dĂ©sinformation ? Si oui, lequel ? Ce bon vieux couple dĂ©sinformation et propagande Il faudrait beaucoup de myopie historique pour croire que 2016 a marquĂ© un tournant dans l’histoire politique de l’humanitĂ©, faisant Ă©merger pour la premiĂšre fois des dĂ©magogues mentant effrontĂ©ment. Impossible d’expliquer le succĂšs de cette expression par le fait qu’elle rĂ©vĂ©lerait une rĂ©alitĂ© inĂ©dite des hommes politiques mentent et des Ă©lecteurs — sciemment ou inconsciemment — sont bernĂ©s et votent pour celui qui ne dit pas la vĂ©ritĂ©, refusant de croire ceux qui cherchent Ă  leur dessiller les yeux. Il faudrait beaucoup de myopie historique pour croire que l’annĂ©e 2016 a marquĂ© un tournant dans l’histoire politique de l’humanitĂ©, faisant Ă©merger pour la premiĂšre fois des dĂ©magogues mentant effrontĂ©ment et des Ă©lecteurs qui prĂ©fĂšrent leurs croyances et leurs convictions Ă  la dĂ©monstration implacable du rĂ©el tel qu’il est. Platon, dĂ©jĂ , contestait le relativisme des sophistes, capables, par la maĂźtrise et un usage dĂ©voyĂ© de la rhĂ©torique, de dĂ©fendre une idĂ©e et son contraire, de mener par induction des individus vers des raisonnements viciĂ©s, sous les oripeaux de la vĂ©ritĂ©. Machiavel conseillait au XVIe siĂšcle, dans son ouvrage restĂ© cĂ©lĂšbre, Le Prince Il n’est pas nĂ©cessaire Ă  un prince de possĂ©der toutes les vertus Ă©numĂ©rĂ©es plus haut ; ce qu’il faut, c’est qu’il paraisse les avoir », d’oĂč la naissance du terme machiavĂ©lisme ». Et bien plus prĂšs de nous, l’administration Bush a utilisĂ© en 2002 – 2003, des armes de communication massive » pour vendre au peuple amĂ©ricain la nĂ©cessitĂ© de renverser Saddam Hussein, en invoquant, Ă  coup de manipulations grossiĂšres et d’arrangements avec les faits, l’existence d’armes de destruction massive, dont mĂȘme l’armĂ©e amĂ©ricaine a finalement admis l’inexistence quelques mois aprĂšs l’intervention militaire. On ne parlait pas de fake news » Ă  l’époque. Pourtant la chaĂźne ultra conservatrice Fox News se faisait dĂ©jĂ  le relais complaisant de ces mensonges et manipulations, comme le site Breitbart News a pu le faire durant la campagne de Donald Trump. Les effets politiques connus de la dĂ©sinformation Le Program on International Policy Attitudes Pipa, devenu depuis le Program for Public Consultation de l’universitĂ© du Maryland et l’institut d’étude Knowledge network ont publiĂ© le 2 octobre 2003, une Ă©tude de l’opinion publique amĂ©ricaine intitulĂ©e Mauvaises perceptions, mĂ©dias et guerre en Irak ». Ils mettaient au jour une Ă©vidente corrĂ©lation entre soutien Ă  George Bush, erreurs d’apprĂ©ciation sur les dangers rĂ©els de l’Irak rĂ©sumĂ©es sous forme de trois assertions factuelles fautives de l’administration Bush et consommation mĂ©diatique. Ils dressaient une cartographie de la frĂ©quence des fausses perceptions de la rĂ©alitĂ© irakienne dans l’opinion publique amĂ©ricaine en fonction de la source d’information des citoyens. DonnĂ©es issues de Misperceptions, the Media and the Irak War, Program on International Policy Attitudes Pipa, octobre 2003. Deux faits remarquables ressortent. Fox News est la source d’information dont le public est le plus porteur d’apprĂ©ciations fausses, quand les auditeurs ou tĂ©lĂ©spectateurs de la chaĂźne et radio publiques NPR/ PBS, Ă  destination d’une population Ă©tudiante ou cultivĂ©e, sont massivement moins prompts Ă  vĂ©hiculer des fausses perceptions. Le tableau de frĂ©quence des fausses perceptions en % par support d’information est parlant seuls 20 % des spectateurs assidus de Fox News ne vĂ©hiculent aucune intox alors qu’ils sont 77 % chez NPR/PBS, mieux que les lecteurs assidus de la presse Ă©crite. En 2003, les tĂ©lĂ©spectateurs assidus de Fox News Ă©taient onze fois plus nombreux Ă  vĂ©hiculer les erreurs que le public Ă©clairĂ© » de NPR/PBS, qui ne croyait que de façon rĂ©siduelle Ă  toutes ces manipulations. Et les tĂ©lĂ©spectateurs assidus de Fox News Ă©taient onze fois plus nombreux Ă  vĂ©hiculer les trois erreurs que le public Ă©clairĂ© » de NPR/PBS, qui ne croyait que de façon rĂ©siduelle Ă  toutes ces manipulations. À l’époque, le mot propagande » paraissait comme le terme idoine pour dĂ©crire cette situation1 . D’ailleurs, un des candidats Ă  la primaire dĂ©mocrate de 2003 dĂ©nonçait le rĂŽle politique pernicieux de Fox News, avec pour slogan un parallĂšle qui puisait dans les rĂ©fĂ©rences historiques propagandistes pour analyser la situation contemporaine Staline avait la Pravda, Georges Bush a Fox News ! ». De la propagande aux fake news nouveaux ressentis, nouvelle dĂ©nomination Mais alors, qu’est-ce qui a changĂ© ? Pourquoi le terme propagande » s’est-il effacĂ© devant ceux de fake news et de post-vĂ©ritĂ© » ? Mais alors, qu’est-ce qui a changĂ© ? Pourquoi le terme propagande » s’est-il effacĂ© devant ceux de fake news et de post-vĂ©ritĂ© » ? S’il faut adopter un grand scepticisme face Ă  la radicale nouveautĂ© des phĂ©nomĂšnes que cette terminologie recouvre, il faut prendre au sĂ©rieux ce que l’adoption d’une nouvelle dĂ©nomination nous dit de l’état d’une sociĂ©tĂ©, oĂč on ressent plus ou moins confusĂ©ment que quelque chose de diffĂ©rent se joue. Sans tomber dans un quelconque nominalisme, oĂč la dĂ©signation ferait advenir la rĂ©alitĂ© que le mot prĂ©tend dĂ©crire, il est instructif de se pencher sur l’émergence d’un mot, car cela signifie que la rĂ©alitĂ© prĂ©tendument dĂ©crite par lui, est ressentie comme diffĂ©rente, dans sa nature profonde ou dans ses manifestations. C’est d’autant plus Ă  prendre en compte que les mĂ©dias et les autoritĂ©s de mĂ©diation relaient cette nouvelle dĂ©signation. Ainsi, dĂšs 2016, l’autoritĂ© linguistique qu’est le Oxford Dictionary a dĂ©signĂ© la post-vĂ©ritĂ© mot de l’annĂ©e » et a jugĂ© indispensable de l’introduire au plus vite dans ses prestigieuses pages pour la dĂ©finir ainsi circonstances dans lesquelles les faits objectifs ont moins d'influence pour modeler l'opinion publique que les appels Ă  l'Ă©motion et aux opinions personnelles ». Et la rĂ©dactrice en chef du Guardian, Katharine Viner, encore sous le choc de la victoire du leave » au rĂ©fĂ©rendum britannique, acquise lors d’une campagne particuliĂšrement mensongĂšre, dĂ©plorait en juillet 2016 qu’ Ă  l'Ăšre de la politique post-vĂ©ritĂ©, un mensonge pĂ©remptoire peut devenir roi ». Article auquel un Ă©ditorial du New York Times vint faire Ă©cho un mois plus tard, en se dĂ©solant qu’à l'Ăšre de la politique post-vĂ©ritĂ© », la nouveautĂ© ce n'est pas que la vĂ©ritĂ© soit falsifiĂ©e ou contestĂ©e, mais qu'elle soit devenue secondaire ». Cette idĂ©e d’une Ă©tape nouvelle franchie dans les liens aussi incestueux qu’ancestraux entre mensonge, information et manipulation politique correspond Ă  des raisons sociologiques et technologiques c’était le sens de la dĂ©monstration de Katharine Viner sur lesquels nous allons revenir, mais elle a aussi des racines qu’il faut exposer a
parle personnel chargé de la manipulation des cadavres au sein de lexploitation 8. Le plan de lutte contre les nuisibles 9. Le plan de protection vis-à-vis des sangliers pour les exploitations avec passage extérieur entre les bùtiments, ou en bùtiment semi ouvert ou plein-air 10. Le cahier démargement avec lensemble des intervenants extérieurs indiquant date et objet de
Les entreprises qui ont Ă©tĂ© victimes de ces pertes de donnĂ©es l’ont Ă©tĂ© car elles ont souvent agi trop tard. Si 29% de ces pertes de donnĂ©es sont accidentelles, seule une PME sur deux effectue une sauvegarde de ses donnĂ©es, mais 77 % d’entre elles n’en vĂ©rifient pas la validitĂ© et 60 % n’ont pas de copie en dehors de leur site de production. Sans le savoir ou sans y porter d’importance, de nombreuses entreprises courent donc un risque majeur quant Ă  la sauvegarde de leurs donnĂ©es. Ce risque a des consĂ©quences irrĂ©mĂ©diables puisque 80 % des entreprises ayant subi une perte majeure de leurs donnĂ©es informatiques ont fait faillite dans les 12 mois suivants. Quelle est la cause de cette perte de donnĂ©es ? Bien sĂ»r les actes malveillants reprĂ©sentent un risque pour l’entreprise mais d’autres facteurs, internes Ă  l’entreprise doivent ĂȘtre pris en compte. Les facteurs humains tout d’abord. La perte ou le vol d’un systĂšme de sauvegarde tel qu’une clĂ© USB ou un disque dur externe ne sont pas nĂ©gligeables, les mauvaises manipulations, les pannes de matĂ©riel peuvent Ă©galement rendre les donnĂ©es inaccessibles et perturber le fonctionnement de l’entreprise qui en est victime. Les facteurs physiques tels que les sinistres reprĂ©sentent Ă©galement un risque. Incendies ou dĂ©gĂąts des eaux peuvent stopper l’activitĂ© de l’entreprise. Les facteurs logiciels tels que le dysfonctionnement d’une application ou d’un systĂšme d’exploitation peuvent aussi prĂ©senter des risques importants. Quels impacts pour l’entreprise ? La non-anticipation de tous ces risques a des consĂ©quences qui peuvent ĂȘtre irrĂ©mĂ©diables et entrainer un arrĂȘt partiel ou dĂ©finitif de l’activitĂ© de l’entreprise ; la perte d’activitĂ©, la perte de temps, la perte de clients, un coĂ»t financier, voire pire, la faillite de l’entreprise. Sans en arriver Ă  ce point de non-retour, 27 % des entreprises indiquent que leur perte de donnĂ©es la plus rĂ©cente a perturbĂ© un processus mĂ©tier, les empĂȘchant de fournir un produit ou un service Ă  leurs clients. Dans le cas de sinistres, les compagnies d’assurance remplacent les Ă©lĂ©ments matĂ©riels liĂ©s Ă  l’activitĂ© de l’entreprise mais ne peuvent en aucun cas remplacer les informations perdues lors d’un incendie ou d’un dĂ©gĂąt des eaux. Les consĂ©quences de cette perte engendrent un coĂ»t en rĂ©alitĂ© 3 Ă  10 fois supĂ©rieur au montant remboursĂ© par les assurances. Quelles solutions pour anticiper la perte de donnĂ©es ? Face Ă  ces risques des solutions existent pour prĂ©server le systĂšme d’information. Elles ont pour objectif principal d’assurer le patrimoine numĂ©rique de l’entreprise mais Ă©galement d’assurer sa crĂ©dibilitĂ© vis-Ă -vis de ses clients, fournisseurs, actionnaires et collaborateurs. L’étape primordiale est d’établir un plan d’actions visant Ă  assurer la continuitĂ© des activitĂ©s de l’entreprise en cas de risques majeurs. Ce plan vise Ă  permettre Ă  l’entreprise de reprendre les activitĂ©s critiques dans un dĂ©lai imparti et suivant un scĂ©nario dĂ©terminĂ© Ă  l’avance. Pour cela, l’entreprise n’a pas Ă  disposer nĂ©cessairement de ressources internes dĂ©diĂ©es car l’ensemble de cette solution peut ĂȘtre confiĂ©e Ă  un partenaire externe. Elle permettra de rĂ©aliser des sauvegardes adaptĂ©es Ă  l’activitĂ©, en planifiant des sauvegardes ou en les paramĂ©trant en fonction d’élĂ©ments prĂ©dĂ©terminĂ©s. La mise en place de systĂšmes de sauvegarde passe par plusieurs Ă©tapes essentielles Ă  son bon fonctionnement, nĂ©cessitant l’implication des diffĂ©rentes directions mĂ©tiers afin de qualifier leurs besoins. C’PRO vous accompagne dans le dĂ©ploiement et l’intĂ©gration de ce processus et vous propose des solutions de sauvegarde clĂ© en main. Pour lutter contre ce phĂ©nomĂšne de pertes de donnĂ©es, nos experts vous offrent des solutions spĂ©cialement adaptĂ©es aux besoins de votre entreprise. [fc id=’172â€Č type=’popup’ placement=’inline’][/fc] i3YXt8.
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